Roadtrip

Roadtrip de Las Vegas au Texas : le come-back badass

Article rédigé le 25 avril 2023 , mis à jour le 10 novembre 2023

Quand il n’y en a plus, il y en a encore. Le voyage continue les Roadies. Voilà plus de deux mois que nous sommes en roadtrip aux Etats-Unis. Après quatre semaines à Hawaï, un roadtrip du Texas jusqu’à Las Vegas via la Californie puis dix jours en campervan dans les parcs de l’Utah et de l’Arizona, on en a encore sous le capot. Et oui, il nous reste un peu plus de quinze jours de roadtrip pour revenir au Texas, à Austin, où notre parcours continental a débuté.

Quel est le programme pour ce nouvel épisode du roadtrip dans l’ouest américain ? A vrai dire, on n’en sait rien. On sait juste que nous avons deux semaines pour retourner à Austin. On a quelques idées, quelques envies mais absolument rien de réservé. Nous avons laissé avec regret notre campervan Apollo pour retrouver notre fidèle SUV.

Alors, partants ? On vous emmène encore avec nous ! Rendez-vous, comme d’habitude, ici pour le compte-rendu en quasi live, sur Facebook ou Instagram

J65. Lost de Las Vegas à la Vallée de la Mort (Beatty)

Vendredi 21 avril 2023. Il nous a bien fallu 24 heures pour atterrir de notre expérience en van avec Apollo, à qui on a dit au revoir sans trop de larmes (mais on n’est pas près de l’oublier). On s’est posés un peu (ça ne fait pas de mal) chez nos amis de Vegas, qui nous ont (encore) grave chouchoutés. Le cocon parfait, loin du Strip cette fois, pour se mettre à jour et reprendre des forces pour la dernière ligne droite (il nous reste deux semaines sur le sol américain). On a fêté tout ça au Peppermint (2985 Las Vegas Blvd S, Las Vegas, Nevada, voir la fiche Lost), adresse vintage comme on les aime, et où revient toujours avec plaisir en pèlerinage.

JP a « dessiné » un brouillon de trajet de retour, qui passerait, principalement, par des coins qu’on ne connaît pas (ou peu). C’est pour ça que ce soir, on a réservé à Death Valley (la Vallée de la mort), qu’on a « ratée » par le passé (notamment à cause d’inondations du siècle ou pas loin en 2015).

Une fois les sacs regroupés, on remonte dans la Kia (il faut se réhabituer). Le long du boulevard Sahara, on recense quelques « world biggest » ou au moins giga panneaux et statues : une statue de la Liberté, un drive McDo avec soda et frites géants, une fontaine à eau…

On a trop envie de retourner dans le downtown/arts district de Vegas. Direction Main street pour s’attabler à l’une de nos brasseries préférées, l’Able Baker Brewing (1510 S Main St Ste. 120, Las Vegas, Nevada). La cuisine est bonne, les bières hyper travaillées et l’emblème un canard (atomique); quand on prend un flight (un plateau échantillon de 4 bières), ils te servent un petit canard qui te ressemble (on a eu un canard licorne et un nounours, bien vu !).

On a retrouvé la chaleur : plus de 100 °F (38°C) quand la voiture reste au soleil. On refait le tour des graffs et des boutiques d’antiquités (comme le Main St Peddlers Antique Mall) qu’on aime beaucoup aussi (très centrées sur le monde du jeu et des casinos). Il y a de petits trésors et nous allons ramener quelques trucs très cool. Dans le même style, on s’arrête aussi au Spinetti’s Gaming Supplies (810 S Commerce St, Las Vegas, Nevada) : 100% jeu avec des boîtes d’allumettes, des dés de tous les casinos, des jetons, ça fait très pro mais ça fait de super cadeaux pour pas cher.

Un tour à la station-service et c’est reparti, on the road again (again again). Deux heures nous séparent de Death Valley. 

Sur la 95, on fait un stop (forcément!) à l’Area 51 Alien Center (5388 US-95, Amargosa Valley, Nevada), à l’entrée d’Amargosa Valley, qui, on est d’accord, n’a rien à voir avec la zone 51 (plutôt vers Rachel), mais bon… C’est toujours un stop marrant, il y a toujours un… bordel à côté, plein de produits à têtes d’aliens, et le plus grand pétard du monde à côté (et, depuis notre dernier passage, une station concurrente en face, flambant neuve).

Le soleil descend sur la route, on croise des ânes sauvages… On traverse Beatty mais on file à la ville fantôme de Rhyolite et au génial Goldwell open air museum pour finir le coucher de soleil. Rose. Top.

S’ensuite un check-in de l’espace au motel, l’Atomic Inn (350 S 1st St, Beatty, Nevada). Trois secondes top chrono, la nana était occupée à fumer un bédo mais nous invite à une teuf demain matin dans le jardin. C’était le dernier truc dispo, mais il est marrant : silhouettes d’aliens, mini chambres en hauteur, déco old school et cosmique, mais chouettes espaces entre les chambres et y a une baignoire…

On n’a pas faim mais il est l’heure d’aller manger si on veut trouver une table ouverte… On hésite entre le Burro (qui fait principalement du chili) et le VFW, hyper bien noté et conseillé par le motel… Va pour le VFW Post (300 Main St, Beatty).

On comprend vite à l’intérieur qu’on va vivre un grand moment, et que « VFW » veut dire… Vétérans des guerres étrangères. C’est un bar de vétérans, avec déco en rapport, rideaux de camouflage, cuisto qui hurle ton nom, tireuse à bière en forme de balles et… clope autorisée !

Les plats arrivent, ça a pas l’air mauvais… Bon, c’est bon mais c’est gras (et il ne leur reste plus grand chose). Mais quelle expérience pour une trentaine de dollars. Retour au motel… On se penche sur la suite du voyage.

  • Notre hébergement : Atomic Inn (350 S 1st St, Beatty, Nevada). Note : 6/10. Ce sont pas les champions de la propreté mais ils sont très friendly. Les chambres à l’ancienne sont bien, les espaces communs aussi. A réserver aux roadtrippers aguerris quand même. Voir et réserver. Pour d’autres hébergements proches de la Vallée de la Mort, voir notre article détaillé
  • Nos bars et restaurants : Able Baker (1510 S Main St Ste. 120, Las Vegas, Nevada). Note : 9/10. Probablement une des meilleures ou la meilleure brasserie de Las Vegas. La bouffe est très bonne en plus. VFW Post (300 Main St, Beatty). Note : 7/10. Pour cette expérience de l’espace dans un restaurant de vétérans de l’armée US. Burgers très honnêtes.
  • Nos visites : Downtown/arts district de Las Vegas (Main Street, Able brewing, Peddler’s antiques, Spinetti’s), Alien center à Amargosa valley, Rhyolite et Goldwell Open Air Museum, Beatty 

J66. Lost dans la Vallée de la Mort (Death Valley), de Beatty à Lone Pine (Californie)

Samedi 22 avril 2023. Quelle drôle de ville que Beatty, décidément ! Un mix assez improbable de gens s’animent dans le motel tandis qu’on le quitte (des voyageurs de tous les genres, des femmes de ménage hommes qui font des pompes en même temps…).

On met un peu d’essence et c’est tout car ils n’ont plus de glace ni pas mal de trucs. On fait un saut à Eddie’s World, et son plus grand magasin de bonbons du Nevada (à vérifier selon nous !).

C’est vrai qu’il y a des centaines de sachets de toutes les couleurs (on prend des cocas et deux trois autres trucs à grignoter sur la route). On rencontre surtout, comme à Oatman sur la 66, un gang d’ânes sauvages (quasi apprivoisés) à la station (trop choux). PS: ce n’est pas nous qui leur avons donné des chips et des bonbons sur les photos (sic).

Ça y est, on part pour la Vallée de la Mort. La température monte au fur et à mesure (dans les 38 au max) qu’on approche (et encore plus une fois dedans).

Le « bloom », la floraison, a explosé dès mi-février mais il y en a encore pas mal le long de la route. C’est magnifique. On s’arrête au visitor center de Furnace Creek et c’est au general store non loin que l’on va s’acheter à manger (un peu cher les magasins ici, mais pour deux sandwiches et une salade, ça ira). On trouve une table à l’ombre du musée du borax et on sympathise avec les voisines, deux copines françaises en vadrouille… On ne s’attarde pas, même pas pour les « world famous milkshakes à la datte » (on a déjà donné lol), car il fait TROP CHAUDDD ! Rien par rapport à l’été, mais c’est déjà trop tard dans la saison pour randonner…

On enchaîne des paysages aussi variés que « waouh », à Zabriskie point, Badwater (85,5m sous le niveau de la mer) et, surtout, Artists drive (et palette), Mesquite Sand Dunes… C’est tellement varié, tellement visuel. Le secteur de Scotty’s Castle est toujours fermé depuis 2015. On ne désespère pas d’y aller un jour.

On s’hydrate un max (4 litres par personne sont conseillés!) et on coupe la clim pour soulager la voiture. A la sortie, après Stovepipe Wells, la route s’élève avant de redescendre dans la vallée de Panamint. Après le Panamint Springs resort, on monte encore au milieu des collines vertes et fleuries à cette époque. On termine par le Father Crowley Lookout ou « Star Wars canyon », car les jets de l’armée viennent s’y entraîner pour voler à basse altitude.

On a a-do-ré revenir à Death Valley ! Prochaine fois (peut-être en hiver), on revient et on dort dedans. Il y a tout de même quatre options dont on vous parlait dans cet article : Où dormir pour visiter la vallée de la Mort.

On reste encore bouche bée tout le reste du trajet, lorsque le soleil se couche sur les montagnes enneigées qui se reflètent dans les lacs… Beau à pleurer comme dirait JP (qui ne pleure pas pour autant, hein). 

On arrive à Lone Pine, Californie, avant la nuit. On checke-in au motel (le Portal Motel), classique et tout petit, et on part en quête d’un dîner. On hésite un peu mais on a un besoin urgent d’autre chose qu’un burger ou d’une salade (on sature des deux). On tente le Margie’s Merry go round (212 S Main St, Lone Pine, Californie), qui, en plus d’avoir un panneau manège génial, est un… resto chinois.

Accueil adorable, nourriture ok. Mais où sont les chinois ? Delphine pose la question, comme beaucoup de monde apparemment, et ils l’emmènent en cuisine rencontrer la chef, une Chinoise.

On est cuits lorsqu’on rentre au motel. Il n’y a pas âme qui vive, à part des scarabées géants. Une fois n’est pas coutume, on allume la TV : sympa, c’est le Maillon Faible (The Weakest Link) spéciale jumeaux avec leur Laurence Boccolini locale, Jane Lynch (Glee, etc). On tombe bien avant minuit… zzzz…zzzz….. 

  • Notre hébergement : Portal Motel (350 S 1st St, Beatty, Nevada). Note : 6/10. RAS. Utile, propre, rien de plus. Voir et réserver. Pour d’autres hébergements à Lone Pine, voir ici. Pour d’autres hébergements proches de la Vallée de la Mort, voir notre article
  • Nos bars et restaurants : Margie’s Merry Go Round (212 S Main St, Lone Pine, Californie). Note : 7/10. Ne vous fiez pas au panneau qui donne l’impression d’un vieux diner car c’est un restaurant chinois. Idéal si vous voulez changer un peu d’alimentation
  • Nos visites : Beatty, Death Valley (Furnace Creek, Zabriskie, Badwater, Devil’s Golf Course, Artist Drive, Mesquite Sand Dunes, Stovepipe Wells, Panamint Springs, Father Crowley), Lone Pine

J67. Lost de Lone Pine à Lake Havasu City (Arizona) via le Bagdad Café

Dimanche 23 avril 2023. Dur dur le réveil ce matin à Lone Pine ! On l’oublie vite en ouvrant la porte et en retrouvant les fantastiques montagnes enneigées de la Sierra Nevada, et, à leurs pieds, les Alabama Hills (tout ça sans avoir froid!).

On refait un tour en ville car les panneaux de la rue principale sont géniaux, on refait une caresse à Blue (le chien du resto chinois) et on va au Native Trading Post (adorable et pas cher). On croyait que les autographes d’acteurs étaient là mais non, il y en a à la chambre de commerce et dans plusieurs restos. 

Lone Pine est un haut-lieu du… cinéma. Du western (La Conquête) mais aussi de films plus récents : Iron Man, Godzilla (le remake), Django Unchained, Star Trek… De nombreuses scènes ont été tournées dans la région, particulièrement dans les Alabama Hills (la liste IMDB). Il y a un Museum of Western Film History (701 S Main St, Lone Pine) qui est très actif.

On a une grosse journée de route (plus de 5 heures), donc on « abandonne » (en se les gardant pour une prochaine) la ville fantôme de Ballarat (on s’en bat pas la ratte) et Trona Pinnacles… Mais pas les Alabama Hills, au pied du Mont Whitney. Ohlalalalala qu’est ce que c’est beau.

Les montagnes enneigées, ces formations rocheuses, les fleurs… Le décor est parfait à cette époque en roulant sur la Movie Rd. On rejoue la scène du test de missile Jericho dans le premier Iron Man. La Mobius Arch est aussi accessible par une petite marche.

Après cette entame parfaite, on prend la route du sud, et on découvre pour une prochaine un hébergement insolite, en forme de citron (le Lemon Inn) à Cartago.

Au milieu de l’explosion de fleurs, il y a aussi une ghost town fermée qui a l’air trop cool, Golden Cactus, et une nouvelle ville fantôme, Pearsonville (où tout est fermé-grillagé aussi), mais qui est la capitale de… l’enjoliveur (Hubcap Capital of the World) ! Tout ça grâce à Lucy Pearson, qui en aurait collectionné plus de 80000 ! Aujourd’hui, il n’y a plus un seul habitant dans cette mini-communauté créée par les Pearson.

Cap sur Randsburg, une petite ville dans les collines de Californie où l’on était passé vite fait et que l’on avait bien aimée. C’est toujours le cas, et elle est très animée ce dimanche. Il y a plein de bikers (et plus encore de drapeaux Trump et anti Biden), mais l’ambiance est très sympa. Vieux bâtiments, petits magasins d’époque sympas… Ils ont installé des squelettes, dans des postures plutôt rigolotes, dans tout le village. 

Encore un peu de route et nous voilà à Yermo, berceau de l’un de nos restos cultes : le Peggy Sue Diner. Comme d’hab, au milieu de nulle part (et en face des chars militaires), c’est blindé. On s’assoit au plus loin de la clim et on commande soft. Oui, c’est fou mais on est prêts pour repartir pour un tour de frites and co. C’est toujours rigolo, pas cher… On commande un Groucho Marx et un Buddy Holly, puis un milkshake et une tarte « cookie cream ». 

De quoi prendre des forces pour assurer notre mission de la journée: découvrir ce qui se passe vraiment au Bagdad café !

Posé au milieu de nulle part sur la Route 66 (à Newberry Springs exactement), ce vieux bar chéri des Français et des Allemands depuis la sortie du film éponyme, quasi incontournable de tout roadtrip dans l’ouest (ce qui, on vous l’avoue, nous dépasse parfois un peu), serait définitivement fermé.

Il aurait été victime d’un incendie et de dégradations pendant le Covid, est marqué  « définitivement fermé » sur Google et l’info commence à tourner sur les réseaux… On a contacté des spécialistes et des officiels ces derniers jours, et leurs infos allaient plutôt en ce sens. 

Mais quand on arrive, ça a bien l’air ouvert… Des Français sont devant, et nous préviennent que « ça a l’air de planer un peu là-dedans ». On entre, bien décidés à faire toute la lumière sur cette affaire…

Bon, c’est aussi simple que compliqué (et on ne peut pas jurer que la véracité de l’information dure plusieurs mois) mais le Bagdad est bien toujours ouvert. Il ya un trou au plafond (inondations), il ne sert plus à manger mais on peut toujours y entrer, boire une bière, coller un autocollant (ce qu’on a refait) et acheter un t-shirt souvenir. Andrea Pruett, la patronne historique, a l’air fatiguée mais est bien là. Ils ont l’air de tomber des nues quand on leur a demandé si c’était fermé.

« Ah oui mais c’est parce qu’on était fermés. On a eu des soucis d’inondations mais on va y remédier, et ça continue ». Mouais, d’autres personnes (y compris des locaux) sont passés pendant qu’on y était pour demander eux aussi si c’était ouvert ou fermé… Le temps d’une bière, de « Calling you » au jukebox et de demander l’email aux proprios (qui nous ont montré la boîte aux lettres), on décide de repartir. C’était sans compter sur Hagrid, le chien d’Andrea, qui s’est littéralement jeté sous la voiture. On a dû s’y reprendre à 5 fois. « Il est fou, il va dessous… Foncez, le plus vite que vous pouvez! ». On a bien cru l’écraser mais on a beaucoup ri. Ca restera un grand moment « WTF » (whah the fuck?!, c’est quoi ce bordel?!).

Conclusion : le Bagdad Café n’est pas définitivement fermé mais il ne vit clairement pas ses meilleures heures, et il est sûrement possible que vous trouviez porte close lors de votre prochain passage, selon le jour, l’heure, la forme de l’équipe… Il reste l’extérieur, toujours photogénique.

Entre temps (plutôt vers le Peggy Sue), on tombe sur un sunday géant. Encore une station Eddie’s World, messieurs, avec des jeux vidéo dans les urinoirs…

Deux heures nous séparent de notre nuit d’étape, à Lake Havasu City (Arizona). Rien à voir avec les chutes, mais un chouette lac. 

On tente de prendre de l’essence sur Goffs Rd (mais 7,50 le gallon et pas de toilettes, faut pas déconner) mais on est obligés d’en mettre un peu à Needles, sur la Route 66 (qu’on retrouvera demain), qui est quand même un dollar en-dessous (6,50 environ, notre plus cher arrêt depuis le début du roadtrip).

On arrive, KO, à Lake Havasu City, après être repassés en Arizona. Le motel, l’Island Suites, est super : grande chambre-suite, piscine, petit-déj… Il est tard, on a la flemme de sortir manger : ce sera sushis du Sho Gun ( 90 Swanson Ave, Lake Havasu City) « at home »… On passe quand même voir le célèbre pont de la ville, le London bridge (on en reparle aussi demain)…

  • Notre hébergement : Island Suites (236 Lake Havasu Ave, Lake Havasu City, Arizona). Note : 8/10. Tout ce qu’on attend d’un motel d’étape. Bien placé, chambre grande et propre, petit dej. Si on doit lui trouver un défaut, pas d’accès direct aux chambres et obligation de passer par un couloir. Voir et réserver. Pour d’autres hébergements à Lake Havasu City, voir ici. On a repéré le Heat et l’historique London Bridge Resort
  • Nos bars et restaurants : Peggy Sue Diner (35654 Yermo Rd, Yermo, Californie). Note : 8/10. Un must un tout petit peu à l’écart de la route 66. Voir notre fiche. Sho Gun ( 90 Swanson Ave, Lake Havasu City, Arizona). Note 7/10. A priori, ce restaurant japonais, c’est THE place to be en ce moment à Lake Havasu. Grosse ambiance, sushis ok.
  • Nos visites : Lone Pine, Alabama Hills, Cartago, Pearsonville, Randsburg, Yermo (Peggy Sue), Newberry Springs (Bagdad Cafe), Lake Havasu City

J68. Lost d’Havasu Lake City à Prescott

Lundi 24 avril 2023. Ca devient dur de se réveiller, je crois qu’on est fatigués… Mais allez allez, comme le dit JP, on se reposera quand on sera m… C’est l’une des rares fois au cours de ce trip (ça devient rare hors chaînes depuis le Covid) qu’on a un petit-déj inclus. Et quel petit-déj, avec la fameuse (et tout aussi rare) machine à pancakes ! (Ils sortent tous seuls).

Il fait hyper chaud à Lake Havasu City, déjà plus de 30°C (et c’est que le matin). On va découvrir la ville, qui semble toute tournée vers l’amusement, si possible aquatique (bateaux, hors-bords, croisières, etc) et le Springbreak Spirit. NB : c’est ici qu’a été tourné et se passe le film popcorn Piranha 3D, d’Alexandre Aja, tout est dit. Leur slogan: « play » comme vous le sentez, pas de mauvais jours/vagues. 

On commence par un petit tour autour du lac, pour voir quelques-uns des… phares. Il y a 23 mini-phares, répliques d’autres phares américains qui ont une Histoire… Etonnant (voir la liste).

Dans ces eaux translucides (et encore un poil fraîches) du Lake Havasu, les gens viennent pêcher, paddler, se baigner, et faire du bateau (sous toutes ses formes). Cela ressemble à un bon défouloir pour les Américains qui adorent faire les keke sur l’eau avec des jet-skis ou des hors-bords. Le lac est un lac de barrage long de 72 km. Au sud, c’est le Parker Dam, le plus profond au monde, qui retient l’eau. On venait surtout pour repérer et voir comment profiter correctement du lac une prochaine fois.

On enchaîne avec le centre de l’animation : l’English Village et le London Bridge. Un pont vraiment londonien : il a été construit sur la Tamise en 1831 puis a été racheté par le fondateur de la ville de Lake Havasu en 1967. Il a été remonté ici. Des inscriptions sur le pont datent de la 2e guerre mondiale et les candélabres fondus avec de l’acier provenant des cannons de l’armée de Napoléon.

Il y a un petit « village anglais », plein de bars et de restos esprit plage. On peut faire les guignols au visitor center avec un photobooth et des masques du gotha anglais… Il y a aussi un bar tellement pet-friendly que le barman (« barktender ») en est ! (That Dane Bar Bark Park & Brew, 2213 W Acoma Blvd, Lake Havasu City).

On termine par un verre au bar qui a l’air d’être l’incontournable du coin, le Kokomo (avec vue et piscine, 1477 Queens Bay, Lake Havasu City). La bière locale à la myrtille nous a mis un petit coup, avec la chaleur !

On a de la route car ce soir on dort à Prescott et on veut refaire un bout de la 66 en y allant. Bon, e même temps, les routes ne sont pas légion.

On repasse par Oatman (sans trop d’ânes), le spectaculaire Sitgreaves pass (encore plus incroyable recouvert des fleurs de printemps), Cool springs… 

Et Seligman, berceau de la renaissance de la Mother road, toujours aussi pimpante (avec un motel en rénovation, le Postcard). On déboule, bien trop tard (17 heures) chez les Delgadillo’s. On voulait absolument voir Angel, le barbier-coiffeur, « père » de cette renaissance, qui a fêté cette semaine ses 96 ans. Tout était calé mais, une nouvelle fois, la rencontre n’aura pas lieu (ça fait bien 5 fois qu’on le loupe).

On va voir comment essayer de revenir… Quelques antilopes du désert et on reprend l’I40. OMG, elle est pleine de trous. Faites attention, c’est vraiment une cata (pourquoi se priver, du coup, du détour par la plus belle station de la 66, Hackberry).

Bon, on ne va pas se le cacher, on commence à être vannés après près 70 jours de trip… Heureusement, on avait prévu de se poser deux jours au même endroit, à Prescott, dans le Motor Lodge (503 S Montezuma St, Prescott, Arizona) qu’on avait adoré (la fiche Lost). Bon, y a personne, on a une micro salle de bain… (on verra demain).

On va, à pied, au « meilleur resto 2022 », la brasserie qu’on avait aussi repérée la dernière fois, la LazyG (220 W Leroux St, Prescott, Arizona). Tout est super, le menu, la bière, le service, et les conseils de la table d’à côté sur les trucs à ne pas manquer (la place principale, le saloon, les lacs).

Demain, on fait quoi ? Pas de réveil. On se repose et on verra.

  • Notre hébergement : Motor Lodge (503 S Montezuma St, Prescott, Arizona). Note : 9/10. Il est vraiment top, c’est notre deuxième fois ici. Voir et réserver. Pour d’autres hébergements à Prescott, voir ici.
  • Nos bars et restaurants : LazyG Brewery (220 W Leroux St, Prescott, Arizona). Note : 9/10. Top brasserie un peu à l’écart de la ville. Bières award winning et cuisine bien exécutée
  • Nos visites : Lake Havasu City (phares, Lake Havasu, English Village, London Bridge, Kokomo), Oatman, Sitgreaves Pass, Cool Springs, Seligman, Prescott

J69. Lost à Prescott (en mode pause)

Mardi 25 avril 2023. Quel bonheur de se réveiller sans réveil (et de trouver un grand soleil dehors !). On a un projet en ce mardi à Prescott : se po-ser. Enfin, selon notre conception: écrire, balader en ville et randonner, mais en ralentissant le rythme.

On commence par déménager de chambre, pour celle juste à côté (plus grande et avec un bain). On traîne jusqu’en début d’après-midi, et on va juste en face, au magasin d’antiquités qu’on avait raté la dernière fois, le Cowgirl Country Antiques (324 S Montezuma St, Prescott, Arizona). Et OMG, la trouvaille. C’est immense, et rempli de trésors! On y passe une plombe…

On va casser une croûte au centre-ville (la ville regorge de bonnes adresses, même si pas mal sont fermées le… mardi). On pousse la porte du Raven Café (142 N Cortez St, Prescott, Arizona), établissement branchouille-bio-VG et commande des tacos et un bowl hyper healthy, avant de faire d’autres antiques (il y en a plein la rue, dont le Cortez Emporium !).

On rentre « vite » au motel : JP veut absolument faire le tour de l’un des lacs qui fait la particularité de Prescott, le Watson Lake et ses superbes formations rocheuses. Le tour complet fait quelque 5 miles (8 km) et dure environ 2 heures. Delphine va se poser tranquillou, pour une aprem girly (manucure + bluette sur Netflix + ordi). Ca fait trop bizarre de se séparer, on est tellement collés-serrés depuis le début du roadtrip! Bon, tout se passe bien des deux côtés.

Côté lac, il faut débourser 3 $ pour le parking et c’est parti. J’attaque par la partie nord, la plus accidentée car je sais que je vais finir dans l’obscurité vu l’heure. Le trail est seulement balisé avec des points de peintures blanches. Pas hyper pratique quand tu as le soleil en pleine poire, mais bon. Les premiers kilomètres au milieu des formations rocheses (Northshore et Over the Hills) sont les plus sympas. On aperçoit le barrage qui a formé ce lac puis on passe derrière, ce qu’il veut dire qu’il faut … traverser la rivière. Un bon moment de solitude avec une jolie gamelle dans l’eau. Après un peu plus d’une heure de trail, alors que le soleil finit de l’écher les rochers, j’arrive dans la dernière partie, plate et ennuyeuse. Bref, préférez le nord, quitte a faire demi-tour.