Roadtrip

Shaker Roadtrip #2 : un printemps en Californie

Article rédigé le 5 avril 2023 , mis à jour le 10 novembre 2023

Un mois et demi de roadtrip et ça continue. Après Hawaï, après la route du Texas jusqu’en Californie, nous arrivons dans un autre chapitre du voyage. Les prochains jours vont être consacrés à la Californie (San Diego, Los Angeles, Palm Springs) puis à Las Vegas. De quoi faire de nouvelles découvertes dans des lieux que l’on connaît déjà bien. Mais, vous le savez, tout a beaucoup changé depuis la pandémie. Alors on a hâte de voir ça.

Pour les futurs voyageurs dans l’ouest américain, cela devrait être intéressant car nous allons refaire quelques classiques pour mettre nos informations à jour !

Alors, partants ? On espère vous emmener avec nous, y’all ! Rendez-vous, comme d’hab, ici, sur Facebook ou Instagram

J42. Lost de Yuma (Arizona) à Borrego Springs (Californie)

Après un nouvel arrêt station, nous quittons Yuma (Arizona). A peine une quinzaine de kilomètres à l’ouest, de l’autre côté de la frontière avec la Californie, voici le centre du monde, Felicity

Voici une roadside attraction qui nous rend hyper curieux, voire dubitatifs. Du coup, JP y va tout seul pendant que Delphine écrit un peu et range la voiture, en apercevant les premiers colibris du séjour et du printemps. Felicity est une utopie créée par un franco-américain, Jacques-André Istel, qui a fait fortune dans les accessoires de parachutisme (chaque année, début mars, ils sautent tous en parachute pour célébrer la création de Felicity !). La ville n’en est pas vraiment une. 13 habitants seulement. C’est surtout un lieu unique, symétrique, avec d’immenses barres de granit où ont été sculptés l’histoire du monde, de l’Arizona, de la Californie, de l’aviation ou encore de la Légion étrangère. Il y a une sculpture de la main de Michel-Ange, qui fait office de cadran solaire, une réplique de la Liberty Bell, une pyramide, une église, un labyrinthe. C’est le centre du monde, autoproclamé, car il n’y a aucune vérité scientifique derrière ceci. Lieu étrange jusqu’au bout. 

A quelques kilomètres, l’autoroute se transforme. Des deux côtés, d’immenses dunes de sable. Les Imperial Dunes, c’est la dune du Pilat mais en trèèèèèèèèèès long. Prés de 65 kilomètres de long sur 8 de large. Les Américains adorent y lancer leurs buggys. On se contente d’une séance photo dans ce paysage impressionnant. C’est d’ailleurs ici qu’ont été tournées des scènes de Star Wars : le Retour du Jedi (ép. 6), notamment quand Luke sauve Han Solo des griffes de Jabba le Hutt. 

On roule un moment dans l’Imperial valley, à travers les champs (dans un tourbillon de paille envolée des camions qui transportent des bottes). Le coin n’est pas top top… On va pourtant y faire une pause: pour casser une mini croute et voir le… plus grand « flagpole » (porte-drapeau, mât) du monde à Calipatria. Bon, en fait, c’est pas vrai. Le plus grand est à Amman en Jordanie (126m contre 54m) alors Calipatria se la râcle un peu… Il y a beaucoup trop de vent pour pique-niquer comme on l’avait prévu : mini-sandwiches (VG) dans la voiture et corn-dogs (oui, des hot-dogs dans un beignet sur un bâtonnet, un classique de station). 

Notre route se poursuit jusqu’à Niland. On la « suivait » de loin, mais voilà 10 ans qu’on n’y était pas revenus : la Salvation Mountain, (« la montagne du salut »), l’oeuvre d’une vie, dédiée à Jésus, de Leonard Knight et aussi oeuvre folk-art multicolore (c’est la montagne de toutes les couleurs qu’on croirait en papier mâché et qu’on voit dans le film Into The Wild)… On est quasi tout seuls, et elle a changé et pas tant que ça : elle est bien entretenue mais des parties sont désormais fermées (la bénévole qui surveille le site nous assure que ça sera rouvert…).

On enchaîne avec Slab City, la drôle de communauté, une zone de non droit à l’arrière de la Salvation Mountain, où vivent ceux qui souhaitent vire en dehors de la société. Un lieu indescriptible, entre campement de fortune, modèle de société, dépotoir aussi… On est bien loin de Malibu ou Carmel by the Sea. Slab s’est beaucoup développée depuis notre dernier passage. La preuve ultime avec « East Jesus », une autre installation « artistique » un mile plus loin… Des agglomérats d’objets en tous genres, archi stylés (nous, on adore, mais peut-être faut-il être un peu préparé ou dans le mood pour pousser jusque-là).

Puisqu’on est dans une journée insolite et hors des clous, on continue avec la Salton Sea et Bombay Beach. Cette mer accidentelle a une histoire tragique. Destination de vacances dans les années 1950 et 1960, elle a connu un lent déclin en raison d’une pollution aux nitrates en raison des immenes champs voisins. Les poissons sont morts, amenant une puanteur sans égale, les villes se sont vidées, ont été abandonnées. Un projet de réhabilitation est en cours. Bombay Beach est un arrêt obligatoire. La ville, à un moment à l’encéphalogramme plat, revit doucement. Les artistes multiplient les graffs et les installations. On fait un grand tour dans la ville et sur la plage.

Allez, après quelques goutes de pluie (si si), on entame la dernière portion de la journée, en direction de Borrego Springs, la ville qui se rêvait Plam Springs, mais qui n’est que Borrego Springs, et c’est très bien comme ça. On s’arrête aux dernières lueurs du soleil en entrant dans l’Anza Borrego State Park, le deuxième plus grand désert de Californie après la Vallée de la Mort. On a réservé dans l’un des resorts (c’est le coin) de la ville, et outre ce qu’on a à faire, on aimerait veiller un peu cette nuit pour voir les étoiles, assez mythiques ici. Check-in rapide et nous voilà dans notre… airstream ! Il est top, hyper bien équipé.

Le Palm Canyon Hotel & RV Resort (221 Palm Canyon Dr, Borrego Springs, Californie) a toutes sortes d’hébergements : chambre d’hôtel classique, emplacement de caravane, tentes et des airstreams vintage, et on a craqué. Vite, trouver à manger: la ville, plongée dans la pénombre, est déjà presque endormie (il est 20 heures passées!).

On va chez Carlee’s (660 Palm Canyon Dr, Borrego Springs, Californie), censée fermer à 22 heures (en fait 21) et on se presse pour avaler nos (super) commandes : sandwich à la dinde et « special » du mercredi, un gros steak (la carte est longue et elle change de l’ordinaire, pour des prix très corrects). On part alors qu’il ne reste qu’une lumière allumée ! Comme des Robinson (enfin, du XXIe siècle), on rentre à la caravane et on profite d’un feu et de la nuit étoilée (aussi pour rafraîchir nos compétences en matière de photos de nuit et de pose lente!).

  • Notre hébergement : Palm Canyon Hotel & RV Resort (221 Palm Canyon Dr, Borrego Springs, Californie). Note : 7/10. Bel ensemble dans le désert. Au calme. Vous pouvez tenter le motel ou les caravanes vintages, au choix. Voir et réserver. Voir les autres hébergements à Borrego Springs. 
  • Nos bars et restaurants : Carlee’s (660 Palm Canyon Dr, Borrego Springs, Californie). Note : 8/10. Pour beaucoup, le meilleur restaurant de la ville. Et franchement, c’était très très bien. Big up aux specials
  • Nos visites : Yuma (prison, Big Wes, Main St), Felicity, Imperial Dunes, Calpatria (le plus grand flagpole au monde), Niland, (Salvation Mountain, Slab City, East Jesus), Bombay Beach, Salton Sea, Borrego Springs

J43. Lost de Borrego Springs à San Diego, via… de la neige !

Jeudi 30 mars 2023. La nuit a été un peu difficile dans l’airstream de Borrego Springs : on a eu froid, on est tombés comme des masses, on a été réveillés par la pluie (quoique le bruit sur la tôle ne soit pas désagréable)… Bref, on fatigue. Normal vu notre rythme, on savait qu’on devrait lever le pied, et on se laisse toujours entraîner par les merveilles de ce pays… Du coup, on voit un lever de soleil assez grandiose, avec deux arcs-en-ciel…

On voulait traîner pour travailler mais on décide de partir : pas assez de wifi pour bosser et la piscine et le jacuzzi n’ouvrent que dans deux heures ! Alors direction Anza Borrego state park. On commence par lui, qu’on connaît déjà mais qu’on n’a pas vu depuis 10 ans. Ce parc d’état n’est pas forcément facile à appréhender, puisqu’il est en plusieurs morceaux… Il y a de nombreux trails, même des hot springs (pas vraiment naturels mais intérieurs et extérieurs, et gratuits, à l’Agua Caliente County park), des animaux (plutôt du côté du Coyote canyon et des campings) et, surtout, un « bloom » incroyable en ce moment : des milliers de fleurs, de toutes les couleurs, poussent au milieu du désert… Le parc, qui a déjà des couleurs fantastiques d’habitude, se pare de nuances irréelles.

Delphine est irréveillable ce matin et, soyons francs, d’une humeur de chien (de prairie, quand même); JP balade un peu tout seul. Nous passons par le Visitor Center, par un petit bout de la marche pour Palm Canyon avant de trouver des tapis de fleurs à Coyote Canyon. On enchaîne avec les Galleta meadows, ces incroyables sculptures de métal au milieu du… désert (oui, encore le mot « désert »). Le temps est hyper bizarre : la moitié de l’horizon est bleue, l’autre grise et brumeuse, et on se les pèle encore un peu. Mais le spectacle est fantastique.

On fait aussi un arrêt au monument de Peg Leg Smith. Un panneau au fond d’un camping pour ce menteur patenté qui disait avoir trouvé des champs d’or dans les montagnes. Mais, il ne se souvenait plus où. C’est ballot. Le panneau indique : « Que ceux qui cherchent l’or de Peg Leg ajoutent dix pierres à ce tas ».

Peu après midi, après avoir remis de l’essence (prix californiens, hein), on prend la route, et on monte en altitude, pour passer par Julian, petite ville spécialiste de la pomme (sous forme de tartes, de cidre…)

Et là, le choc : qu’est-ce qui tombe, tu crois que c’est ce que je crois?! Oui, c’est de la neige, et de la drue. Tout le monde est habillé comme pour aller au ski et fait des bonshommes de neige (sauf nous, évidemment).

On se rhabille fissa pour s’arrêter manger un bout, alors qu’il y a plusieurs centimètres d’un manteau blanc (et autant d’eau). Il y a du monde à la Julian Beer Co (2307 Main St, Julian, Californie). C’est plutôt bon, mais agité avec d’énormes tablées d’Américains bien bruyantes.

Encore un peu de pataugeoire pour reprendre la voiture et on repart… Le temps s’arrange doucement et on fait un arrêt photo à Ramona, pour son bar historique à panneau dinde (le Turkey inn, ancien fleuron local de l’époque où Ramona n’était pas moins que la « capitale mondiale de la dinde » (!)) et on approche de San Diego.

On arrive à San Diego sous la pluie. Il est tôt (16h30) et c’est notre 4e visite, même si la dernière remonte à de nombreuses années. On va s’installer dans le motel qu’on a choisi pour les deux prochaines nuits (The Rambler Motel, 225 Bay Blvd, Chula Vista, Californie) et… on ne bouge plus. On rattrape notre retard, on se pose enfin un peu et on potasse ce qui a changé depuis la dernière fois (on doit aussi rencontrer des Roadettes locales). On en profite pour faire une lessive et, peut-être pour la première fois, on se fait livrer une pizza, direct à la porte…

  • Notre hébergement : The Rambler Motel (225 Bay Blvd, Chula Vista, Californie). Note : 8/10. Motel décoré funky à Chula Vista, dans le sud de l’agglomération. Très pratique Voir et réserver. Voir les autres hébergements à San Diego 
  • Nos bars et restaurants : Julian Beer Co (2307 Main St, Julian, Californie). Note : 7/10. Notre refuge par temps de neige. Très bonne bière, pizzas et BBQ
  • Nos visites : Borrego Springs, Anza Borrego SP, Galleta Meadows, Peg Leg Monument, Julian, Ramona

J44. Lost à San Diego (Balboa park, North Park, Barrio Logan, Gaslamp…)

Vendredi 31 mars 2023. Le mauvais temps est oublié ce matin (mais pas la fin de la pizza de Papa John !). On a fait notre petit programme, à base d’incontournables et, surtout, de quartiers qu’on ne connaît pas avec, en ligne de mire, la rencontre ce soir de deux Roadettes expatriées qu’on a trop hâte de rencontrer ! On commence par le zoo (San Diego Zoo), avec les places les moins chères que l’on trouve chez Expedia. Oui, c’est un zoo, mais un modèle du genre : il est immense, l’association à but non lucratif derrière participe à la sauvegarde de plein d’espèces, il y a historiquement une vraie recherche du « bien-être » animal (je laisse quand même des guillemets), etc. Bref, une référence mondiale.

Les fois précédentes, en plein été et vers la fin de journée, on l’avait parfois eu pour nous tout seuls ou presque… pas aujourd’hui ! C’est les vacances, et la foule des (très) grands jours ce vendredi. Dur de circuler entre les poussettes SUV ! Il est tellement grand qu’ils ont mis des bus et un téléphérique. Bon, clairement, il est génial, mais il reste des animaux qui n’ont rien à faire là (#oursblancsencalifornie), même s’ils sont rescapés…

Les oiseaux sont incroyables, et le show du grizzly dans son bain (lui aussi enlevé des environs du Yellowstone avant une mort certaine parce que sa mère s’approchait trop des humains) mémorable. Et c’est toujours étonnant de voir les visiteurs s’enfiler des bières et des margaritas dans les allées…


North Park. Après un petit tour dans Balboa Park (lui aussi blindé – il y a une problématique parking à San Diego), on va découvrir le quartier de North Park qui, comme son nom l’indique, est au nord de Balboa Park. ALERTE BRANCHOUILLISATION !

On est venus pour les graffs, on n’était pas prêts pour cet étalage incroyable d’hipsterittude. On en complexerait presque tellement ils sont tous lookés (jusqu’aux arrêts de bus !). On balade un peu dans les rues, on rentre dans quelques magasins, dont Artelexia (3803 Ray St, San Diego), qu’on recommande chaudement, puis on fait une pause au déjà culte « Pretzels and Pints » (tout est dans le titre, 3812 Ray St, San Diego). 

Le quartier mexicain, conseillé par nos Roadettes locales (plutôt conseillé en journée et à éviter le soir), nous attend. Se Llama Barrio Logan. Lui aussi en cours de branchouillitude, surtout sur Logan Avenue, avec taquerias, graffs et magasins.

Un peu plus bas, le Chicano Park rassemble quelque 80 oeuvres et graffs, sous les arches du pont de l’autoroute (insolite).


Mais vite, le soleil va se coucher. Quel meilleur endroit que le bord de l’eau, aux côtés de l’USS Midway (qui se visite, tickets ici) et face à la statue géante du baiser (controversé) de la Libération, Unconditional Surrender (43-99 Tuna Ln, San Diego, appelé aussi Kissing Statue)… Magnifique. Non loin, vous trouverez le mémorial dédié à l’acteur Bob Hope.

Juste à côté, à quelques centaines de mètres, se trouve le bar de Top Gun (qui vit sur cette com’ depuis 1986), le Kansas City BBQ (600 W Harbor Dr, San Diego).

On prend la direction du centre festif de la ville, le Gaslamp Quarter. C’est là qu’on s’est donné rendez-vous, avec les Roadettes de « Traveler Crossing », Anne-Laure et Nathalie.

Bon, on avait tous zappé que c’est vendredi et soir de match, l’ouverture de saison de baseball des « Padres » (qui ont perdu). On tourne, on tourne, avant de finir au parking (30 balles la soirée). On refait le monde (France/USA) au pub irlandais, réputé pour ses burgers (The Field, 544 Fifth Ave Apt. A, San Diego).

Dehors, c’est la fiesta et un défilé assez improbable de tenues qui laissent peu de place au mystère… Au lit! 

Ah et au fait, c’était le 1er avril ! (chez vous). Et vous êtes quand même pas mai à croire qu’on allait laisser Roadie in the corner (never!). On ne change pas de logo.

Ici, on appelle ça un « April’s fool ». Pour avoir quelques exemples de cette année, c’est par ici.

  • Notre hébergement : The Rambler Motel (225 Bay Blvd, Chula Vista, Californie). Note : 8/10. Motel décoré funky à Chula Vista, dans le sud de l’agglomération. Très pratique Voir et réserver. Voir les autres hébergements à San Diego 
  • Nos bars et restaurants : Pretzels and Pints (3812 Ray St, San Diego, Californie). Note : 7/10. Tout est dans le titre. Et c’est réussi. The Field (544 Fifth Ave Apt. A, San Diego, Californie). Note : 7/10. Un pub sur l’animée Fifth Avenue. Ambiance garantie, volume sonore aussi. Les burgers glissent tout seuls
  • Nos visites : San Diego, San Diego Zoo (voir chez Expedia), North Park, Barrio Logan, Unconditional Surrender, Gaslamp

J45. Lost de San Diego à Los Angeles

Samedi 1er avril 2023. Réveil en douceur, avec un petit café vanille… Vu qu’on a « teufé » hier soir, on rattrape et on traîne un peu pour réfléchir à la journée, qui va nous emmener à Los Angeles où on va poser nos valises plusieurs jours.

Mais avant, on a bien l’intention de profiter encore de San Diego. C’est samedi, c’est le bordel au centre (décidément, c’est compliqué de se garer ici, il faut le prendre en compte). Petit tour dans le downtown pour quelques graffs supplémentaires (c’est encore la fête autour du stade des Padres). Et c’est toujours flippant de voir les avions traverser les gratte-ciel…

Changement de décor pour un peu de shopping dans le « plus grand magasin d’antiquités » de la ville (San Diego’s Largest Vintage and Antique Mall, 3602 Kurtz St, San Diego, California). C’est vrai que c’est immense, et il y a même des enchères en cours (et quelques trucs chouettes). 

Mais le principal objectif du jour était Old Town. Ce quartier historique, un peu coincé entre les autoroutes est le premier lieu d’installation des Européens dans la ville et dans toutes la Californie en 1769. Nous n’avion que survolé ce state park lors de nos précédentes visites, on décide de s’en payer une bonne tranche.

Là aussi, il y a du monde. C’est très animé le week-end, avec des concerts, des bénévoles en costumes d’époque… et il faut s’armer de patience pour trouver une place (au moins, le parking est gratuit). Un arrêt vraiment sympa, on se croirait au Mexique. On y trouve des bâtiments historiques, des jardins (oh un lapin), une place d’armes, des magasins, des restaurants, un magasin de pipes et de cigares. Et une maison hantée, soit disant la plus hantée des Etats-Unis, la Whaley House.

Avant de chercher un endroit où manger, on fait aussi un petit crochet dans le quartier de Mission Hills pour voir un jardin sculpté, le Harper’s Topiary Garden (3549 Union St, San Diego).

A la bouffe, il est plus de 14 heures. On se ferait bien une petite brasserie, la ville est connue pour ça (Ballast, Mission, etc). Mais OMG, il y en a trop (lol!). JP tranche pour l’une des adresses de la Stone Brewery (qu’on a goûtée et bien aimée). Mais où sommes-nous tombés ?! Nous arrivons à Palace Station, un ancien centre d’entraînement de la Navy transformé en centre de vie avec restaurants et magasins. C’est à la fois beau et fake.

A la Stone Brewery (2816 Historic Decatur Rd UNIT 116, San Diego, Californie), il y a un mariage dans le jardin, un bassin avec des canards, une tortue, des carpes koï et… notre commande n’arrive jamais.

Une heure plus tard, toujours rien, malgré plusieurs rappels. Le barman (ah l’Amérique) nous annonce qu’il nous a déjà remboursé, mais que ça va quand même arriver… (c’est vrai, avec un pretzel imprévu et mal dirigé en plus!). Au moins, c’était bon.

Catastrophe entretemps. Les feuilles du cahier de blog de Delphine où elle consigne tout s’envolent au vent. Bim, dans le bassin avec les carpes Koï qui tentent de se les taper. Le manager va les repêcher à l’épuisette, plié en quatre. Très drôle, c’était le chapitre des moments « what the fuck?! ».


Los Angeles nous attend, à environ 2 heures de là (sans compter les potentiels mais quasi sûrs bouchons, coucou l’I-5 et la 405). Sur la route, on s’arrête d’abord à la Jolla (enfin, s’arrêter est un bien grand mot, car là aussi se garer est mission impossible!), pour faire un coucou aux lions de mer de La Jolla Cove. Un peu plus bas, c’est à la plage de La Jolla Shores qu’on trouve une place de parking. Mais le coucher de soleil se fera à Encinitas. Très beau spectacle.

On a bien tergiversé pour réserver notre hébergement et fini par trancher pour un hôtel cool à Venice Beach, The Kinney (737 Washington Blvd, Venice, California)… Il est la frontière avec Marina Del Rey, un peu en retrait de la plage pour plus de calme. Si vous cherchez un hébergement à LA, lisez notre guide « Dans quel quartier dormir à Los Angeles« . On arrive, on file chercher un truc un peu sain chez l’asiatique d’à côté, Pho Mdr ( 2928 Washington Blvd, Marina Del Rey, Californie) et à nous LA. On n’a pas encore de programme déterminé, on s’y colle!

  • Notre hébergement : The Kinney (737 Washington Blvd, Venice, California). On voulait être à Venice sans être dans le box du bord de mer. Alors, on a trouvé The Kinney. Déco stylé mais qui a un peu vieilli. Chambre grande et propre. Les parties communes sont tops avec une petite piscine (avec jacuzzi) qui fait la différence. Parking souterrain à 20$ la journée. Gratuit pour nous en étant membres Silver Hotels.com Note : 8/10. Voir et réserver. Voir les autres hébergements à Los Angeles
  • Nos bars et restaurants : Stone Brewery (2816 Historic Decatur Rd UNIT 116, San Diego, Californie). Note : 6/10. Bon, drôle d’expérience. Le lieu est sympa, les serveurs adorables mais ça a pris trois plombes pour être servi. Finalement, ils nous ont offert le repas. Donc 6. Pho Mdr ( 2928 Washington Blvd, Marina Del Rey, Californie). Note : 6/10. Des pho, des pad thaï, des soupes. Tout ce qu’il faut pour manger sain
  • Nos visites : San Diego, antiques, downtown, Old Town, Liberty Station, La Jolla, Encinitas

J46. Lost à Los Angeles (Venice et Hermosa)

Dimanche 2 avril 2023. Relâche ce matin à Venice Beach : pas de réveil, piscine-spa et programmation. De quoi s’arracher les cheveux… On dit direct adieu à Disney (300 balles par tête, c’est pas Mickey) et on checke Universal Studios (presque pareil, et surtout très compliqué de comprendre comment accéder au nouveau monde de Mario, complet, sur queue virtuelle…). Mais on se décide, on ira mardi. On travaille aussi sur le blog et sur la suite du voyage.

Ces hôtels, comme le Kinney, sont faits pour chiller, et il y a de quoi : qu’est-ce qu’on est bien, au soleil, entre deux graffs, un coup dans le jacuzzi, un coup dans la piscine chauffée ! On se décide quand même à bouger en début d’après-midi, pour aller se balader dans le quartier de Venice. Les canaux d’abord, bucoliques à souhait. C’était le grand projet d’Abbot Kinney, magnat du tabac et fondateur de Venice. Il voulait lui donner un petit goût de Venise. La déco a un peu changé, il y a toujours des promeneurs mais on voit rarement des habitants, ni, malheureusement, de logements à louer.

On rejoint Venice Beach et son carnaval de gens qui veulent être vus, de montreurs de serpents, de bodybuilders qui se gonflent à Muscle Beach… La foule hétéroclite est au rendez-vous, l’odeur d’herbe aussi, les skateurs affolent les bowls et la piste cyclable ne désemplit pas.

Les campements de SDF sont moins nombreux qu’en 2019, certains ont été déplacés vers l’intérieur des terres. On s’assied rapidou au Venice Beach Bar & Kitchen (323 Ocean Front Walk, Venice, Californie) où on avale un hot dog devant un concert de rue (et des rencontres de chiens). Quel phénomène ici, ils sont partout ! A San Diego, ils se regroupent une fois par an au stade pour un « bark at the park » (ils aboient en même temps) et ici, hier, il y avait un rassemblement de corgis sur une plage canine (le Corgi beach day, « plus grand planétaire de corgis », et ce n’était pas un corgi d’avril)…  

Page Facebook du SoCalCorgiBeachDay

Bref, on prend un Uber pour rentrer plus vite à l’hôtel car l’heure a tourné plus vite que prévu et on a rendez-vous à Hermosa Beach en fin d’après-midi pour des retrouvailles bières-sushis-sunset-sur-rooftop avec nos amis Anne et Nico, qu’on ne voit que trop peu souvent ! Fantastique… on a fait de si jolies rencontres grâce à Roadie, et elles durent dans le temps…

Fin de soirée studieuse. Demain, le programme sera bien plus chargé.

  • Notre hébergement : The Kinney (737 Washington Blvd, Venice, California). On voulait être à Venice sans être dans le box du bord de mer. Alors, on a trouvé The Kinney. Déco stylé mais qui a un peu vieilli. Chambre grande et propre. Les parties communes sont tops avec une petite piscine (avec jacuzzi) qui fait la différence. Parking souterrain à 20$ la journée. Gratuit pour nous en étant membres Silver Hotels.com Note : 8/10. Voir et réserver. Voir les autres hébergements à Los Angeles
  • Nos bars et restaurants : Venice Beach Bar & Kitchen (323 Ocean Front Walk, Venice, Californie). Note : 7/10. On y a juste avalé un hot dog et bu une bière mais l’endroit, un poil à l’écart du tumulte de Venice Beach nous a bien plus
  • Nos visites : Venice Beach, Hermosa Beach

J47. Lost à Los Angeles, de Venice au Downtown

Lundi 3 avril 2023. Mais… c’est tout gris ce matin à Venice et la nana du magasin d’alcool nous reprend de volée en nous disant de ne pas fumer dans le… « lot » (son parking quoi). Mais euh c’est l’espace public là… On a moins de difficultés qu’avant (vu que ça fume de la weed), mais ce genre de demandes venues de nulle part nous fascine toujours (elle nous conseillait, gentiment bien sûr, d’aller au quartier d’en face, lol). Le « mauvais temps » ne sera que de courte durée, et on est plutôt reposés pour attaquer une bonne journée de… comment appeler ça, roadtrip de ville ?! Sauts de puce ?! On adore : on a une liste (permanente, sur une carte) de lieux qu’on veut voir, et on va de l’un à l’autre, gaiement. Et le programme du jour est alléchant, entre panneaux rigolos, maisons insolites, trucs à manger, street-art…) 

Premier arrêt à Century City devant le Fox Plaza (2131-2149 Avenue of the Stars, Los Angeles). Comme ça, il ne vous dira peut-être rien mais si on dit Nakatomi Plaza. Bien sûr, Piège de Cristal, le premier Die Hard. Bruce Willis aka John Mc Lane, Hans Gruber, Yipikai pauvre con… et tout ça ! Cet immeuble est l’une des stars du film.

On pousse à peine plus loin jusqu’à Beverly Hills et la Spadena House (516 Walden Dr, Beverly Hills), une maison de sorcière de contes de fée (avec l’histoire de cinéma qui va bien derrière). C’est un directeur artistique qui l’a conçue puis elle a été déplacée dans ce quartier cossue. En 1997, elle a été sauvé par un agent immobiliser qui la retape progressivement.

On bascule sur le Sunset Strip et West Hollywood. Avec la « statue » de cartoons célèbres (Rocky et Bullwinkle, 61 Holloway Dr, West Hollywood) qui a été réinstallée il y a peu.

Juste en face, une salle de concerts mythique, le Whisky-a-gogo, qui a connu les débuts de tonnes de groupes de rock (dont les Doors). Lisez l’épisode des Doors qui se sont fait virer de cette salle.

Un drôle d’engin nous « suit » sur Sunset boulevard : c’est un cyber livreur ! Tenez-vous prêts, si ça arrive chez nous. 

Puis on fait un stop culte au Tail O’ the Pup (la queue du chiot, 8512 Santa Monica Blvd, West Hollywood), un resto de hot-dogs des années 40 qui a remis récemment son stand en forme de hot-dog ! En plus, il est bon (il y en a même en forme de… chien).

Cap sur l’Hollywood Forever Cemetery (6000 Santa Monica Blvd, Los Angeles), un cimetière de stars et de « lambdas » à l’histoire torturée. Il y a des paons, des canards, des chats, et des carrés de différentes communautés… C’est la dernière demeure de Rudolph Valentino, du réalisateur Cecil B DeMille, Mickey Rooney, les Ramones (la tombe de Johnny est assez collector même si ce n’est pas sûr qu’il soit dedans)… Il y a aussi Joe Dassin, Kristie Alley, Judy Garland, Anne Heche, Bugsy Siegel (entre beaucoup d’autres). Comme toujours (ou presque), le tour hommage se fait en voiture…

Bon, si vous avez notre âge, vous allez comprendre : on a enchaîné avec le manoir de Charmed (1329 Carroll Ave, Los Angeles), la série avec les sorcières, Alyssa Milano, Shannen Doherty, Rose McGowan, Holly Marie Combs. Leur maison est absolument magnifique, même si c’est l’une des moins belles de toute la rue (elles sont toutes classées).

A quelques maisons de là, il y a celle du clip Thriller de Michael Jackson (1345 Carroll Ave, Los Angeles). Bon, en vrai, c’est surtout JP qui regardait (si si lol). 

Il est temps de faire une pause: direction Little Tokyo, le quartier japonais voisin de l’Arts District où l’on se souvient avec émotion des… sushis (et comme on est dans un triptyque healthy, ça nous dit). C’est ici qu’aurait été inventé le California Roll. On se fait péter la panse au même endroit que la dernière fois, chez Maruya (104 Japanese Village Plaza Mall, Los Angeles) au milieu d’une foule de visiteurs en mode fans de mangas… Tout le monde se tape les corndogs (hot-dogs beignets sur un bâton) revisités de « Two Hands » (de LA, from Seoul) et des trucs avec des machins qui bougent… Chouettes boutiques.

On reprend la voiture et quelques rues plus tard, nous revoilà à l’Arts district, qu’on avait visité juste avant de rentrer lors de notre roadtrip de miel. Nous avions choisi à l’époque une visite guidée en français d’Alex.

Les graffs n’ont pas tellement changé, mais l’ambiance un peu, si; un mélange de branchouillisation et de homeless sous opioides qui campent le long des rues… C’est le cas dans plusieurs quartiers, et le Covid n’a pas arrangé les choses. En gros, les quartiers craignos d’avant ne sont pas forcément ceux d’aujourd’hui, et inversement…

On n’était jamais allés à Olvera Street, c’est désormais chose faite. Une enclave mexicaine à deux pas du centre-ville, là où la ville de Los Angeles est née… C’est là qu’il y a la plus ancienne maison, l’Avila Adobe (1818). C’est aussi une allée de magasins mexicains (avec des trucs chouettes); au bout, il y a la queue, avant le match des Dodgers, chez Cielito Lindo, world famous taquitos.

Dans le downtown tout proche, ça faisait longtemps qu’on voulait prendre l’Angels Flight (le vol des anges, 351 S Hill St, Los Angeles), le plus petit funiculaire du monde (moins 100 m !). On y va, et on kiffe (la montée/descente coûte 1 dollar); on se croirait dans La La Land (une scène y a été tournée alors que le funiculaire était à l’arrêt depuis plusieurs années).

On saute dans la voiture, on passe devant l’hôtel Cecil (brrr), pour un dernier arrêt (d’importance!) avant le coucher du soleil : un panneau vintage mythique de Felix le Chat, au-dessus d’un garage Chevrolet centenaire (3330 S Figueroa St, Los Angeles)… Trop beau.

Le soleil finit de se coucher tandis qu’on rentre à la « maison », à Abbot Kinney. On finit la soirée à la brasserie du bout de la rue, la Firestone Walker (3205 Washington Blvd, Marina Del Rey), en plein match de basket (ils ont perdu).

Un petit tour au jacuzzi et au lit. Demain, une grosse journée nous attend aux studios Universal ! 

  • Notre hébergement : The Kinney (737 Washington Blvd, Venice, California). On voulait être à Venice sans être dans le box du bord de mer. Alors, on a trouvé The Kinney. Déco stylée mais qui a un peu vieilli. Chambre grande et propre. Les parties communes sont tops avec une petite piscine (avec jacuzzi) qui fait la différence. Parking souterrain à 20$ la journée. Gratuit pour nous en étant membres Silver Hotels.com. Note : 8/10. Voir et réserver. Voir les autres hébergements à Los Angeles
  • Nos bars et restaurants : Maruya (104 Japanese Village Plaza Mall, Los Angeles). Note : 7/10. C’est un peu cher mais les sushis sont tellement bons. Firestone Walker (3205 Washington Blvd, Marina Del Rey). Note : 7/10. 7 aussi, service un peu étrange et bon burger (attention à l’assaisonnement les gars). Bières assez spéciales. Big up à la 805
  • Nos visites : Fox Plaza, Spadena House, Whisky a Go go, Rocky et Bullwinkle statue, Tail o The Pup, Hollywood forever Cemetery, maisons de Charmed et de Thriller, Little Tokyo, Arts District, Olvera St, Angels Flight, Felix Sign  

J48. Lost in Los Angeles à Universal Studios Hollywood

Mardi 4 avril 2023. On a mis sonner ce matin, car une grosse journée nous attend aux studios Universal. On en a fait pas mal (Warner Bros pour le dernier en date) et on voulait se remettre à jour puisque que nous étions venus la dernière fois en 2011… L’affaire nous occupe depuis plusieurs jours, pour réserver (en essayant de trouver des réducs, sans succès, on est passés par Ceetiz qui a honnêtement les meilleurs prix), voir ce qu’il y avait de nouveau (pas mal depuis notre dernière visite) et, surtout, comprendre le fonctionnement du nouveau parc, sur le thème de Nintendo et de Super Mario Bros, qui fait le buzz (c’est ouvert depuis fin février, c’est le 2e au monde après le Japon et le film sort demain…).

Ils ont créé ce nouveau monde où l’on peut accéder de trois façons : avoir un pass express ou VIP, payer un supplément pour une early visit le matin (à 7h, à partir de 20$/pers) ou alors auquel on peut aussi accéder, en fonction de la fréquentation, par réservation virtuelle sur l’application , une fois dans le parc… Vous suivez ?! JP a grave galéré mais a eu la main heureuse en arrivant et a réussi à dégoter le seul créneau de la journée disponible (entre 10h10 et 10h40). On fait la route, on se gare (au plus loin/moins cher, 30$, sinon, il y a 50 ou 70), on traverse le très réussi CityWalk (sorte de Disney village à l’entrée) et on fait la queue…

Ca sera notre leitmotiv de la journée ! On y est restés 11 heures, et on a beaucoup fait la queue, pour tout : les attractions, certes, mais aussi la moindre photo, le moindre stand et même le pipiroom (normal, mais franchement épuisant). On rappelle que c’est les vacances ici.

Nous voilà donc au monde Mario, au Lower Lot, et waouh : ils ont fait un truc fantastique on se croirait dans le jeu, avec les pièces qui tournent, les fleurs qui sortent des tuyaux pour vous croquer, le château de la princesse Peach et celui de Bowser… Il y a bien sûr des magasins et plein de gens portent des chapeaux personnages et des bracelets connectés (les power up bands, 40$) qui leur permettent de jouer et de cumuler des points (pièces) virtuels… Il y a plein de personnages prêts à poser pour la photo, différentes aires de jeux, un café (complet pour la journée). On va direct à l’attraction-phare : Mario Kart, Bowser Challenge. Ca nous prend plus de 2 heures (!). Les décors fantastiques aident à patienter… On nous visse une casquette Mario sur la tête et, une fois dans le kart, une visière. Franchement (et c’est le cas partout), ce n’est pas hyper bien expliqué, ni traduit ni sous-titré, mais en gros il faut jouer à Mario Kart, être dans la team Mario, dégommer des ennemis et récupérer des pièces, en visant avec la tête mais en tirant avec une manette… Delphine a rien compris (comme dans Buzz l’éclair à Paris!) mais ça reste sympa….

Dernier tour du monde (ou il y a Jurassic Park aussi) et on en change.

Enfin, d’abord, on ressort pour fumer. On a pris des Nicorette lol, mais le parc a fermé sa seule aire fumeurs, donc il faut jouer comme ça au chat et à la souris, toute la journée, en repassant bien sûr la fouille et tout… Etape suivante (qu’on a aussi réservée virtuellement) : l’attraction « Comme des bêtes », comme le dessin animé.

La queue dure aussi un bon moment, mais elle est agréable, à travers les différents appartements d’un immeuble occupé par plein d’animaux. Il y a plein d’endroits où s’asseoir, des trucs à regarder (même un teckel qui se fait masser la saucisse par le mixeur!). Je crois que c’est jour d’adoption, et que c’est nous qui, transformés en chiens, tentons l’aventure… C’est très sympa, et hyper bien fait (une balade en voiturette-carton de déménagement).

En sortant, on traverse le quartier français et on cherche un truc à se mettre sous la dent. Rien ne nous fait rêver, il y a la queue partout, alors on ne va pas plus loin qu’un hot-dog-chips (au prix d’un repas de resto, comme prévu, et qui ne nous cale même pas…)

On veut assurer ce qui reste, pour nous, l’attraction incontournable: le studio tour, d’une heure, à travers les studios, les décors et les trucages de légende. C’est un peu comme ça que le parc a commencé, il y a plus de 100 ans. Ca va vite, en plus, et c’est désormais Jimmy Fallon (toujours aussi drôle) qui se colle à la présentation vidéo… Quelques trucs ont changé depuis la dernière fois, mais c’est toujours extraordinaire: on voit des décors, ils expliquent les effets spéciaux, on rencontre King Kong… tout ça au milieu de studios où des tournages ont lieu ! 

Allez, il y a moins de monde, on continue. Séance 4D gentillette de Kung-Fu Panda dans le Dreamworks theatre puis on va tenter notre chance aux Simpson’s, une attraction toujours plébiscitée. Il y a encore une bonne heure de queue (c’est quand même dingue ce qu’on est prêts à faire, lol, nous je parle des gens) et ça caille en plus, le soleil s’est couché. On finit par arriver à Krustyland et à faire son grand 8 (virtuel), toujours au top.

Il est bientôt 21 heures, on jette un oeil au monde d’Harry Potter (il y a un événement spécial le soir, et tout est illuminé). Mini (mais alors mini) tour de magasins et on rentre. Bilan : 11 heures, 5 attractions, sans vraiment d’arrêts repas ni spectacle… Il est possible de faire mieux un jour avec une moindre affluence (ou des billets express ou VIP). Pour les billets d’ailleurs, on recommande toujours Ceetiz avec son deuxième jour gratuit. Ils ont les meilleurs prix. Les tarifs ont gonflé depuis la dernière fois, d’autant qu’on est haute saison. C’est les vacances, le Springbreak = c’est encore plus cher, comprendre plus de 100 dollars l’entrée « simple » sans le parking et tout le reste.

On finit par quitter Universal. C’était fantastique, mais éreintant: il faut toujours être acteur du truc, se renseigner (finies les cartes maps papier, tout se fait par téléphone, donc tu payes plus pour avoir moins, et il faut prévoir une recharge tél!…) On passe à la Golden Road Brewing, qu’on adore, pour acheter des bières. Les horaires ne sont pas à jour: ça ferme à 22 heures mais la cuisine arrête bien avant… et on finit au Cafe 50’s (11623 Santa Monica Blvd, Los Angeles), « le dernier diner sur la route 66 » à Santa Monica, qui ferme à minuit. Une vraie réussite. Il est magnifique et la nourriture est très correcte. Allez, au dodo.

  • Notre hébergement : The Kinney (737 Washington Blvd, Venice, California). On voulait être à Venice sans être dans le box du bord de mer. Alors, on a trouvé The Kinney. Déco stylé mais qui a un peu vieilli. Chambre grande et propre. Les parties communes sont tops avec une petite piscine (avec jacuzzi) qui fait la différence. Parking souterrain à 20$ la journée. Gratuit pour nous en étant membres Silver Hotels.com. Note : 8/10. Voir et réserver. Voir les autres hébergements à Los Angeles. Il peut être opportun de dormir au plus près des studios (pour éviter les bouchons le matin, gagner du temps dans le parc et économiser le parking). Voir les hébergements à Universal City 
  • Nos bars et restaurants : Universal Studios. Note : 2/10. C’est de la malbouffe et c’est cher. Cafe 50’s (11623 Santa Monica Blvd, Los Angeles). Note 8/10. Pour la déco, pour le menu, pour les shakes
  • Nos visites : Universal Studios (en direct ou sur Ceetiz)

J49. Lost à Los Angeles entre Hollywood, quartiers des stars et Long Beach

Mercredi 5 avril 2023. Debouuuut là-dedans ! C’est notre dernier jour complet à Los Angeles, il faut « prioriser » comme le dit JP. Il reste sur notre liste des good times, des trucs rigolos de bord de route, des coups d’oeil à des quartiers, un plateau géant de crevettes (on y reviendra!), quelques magasins dont des antiquités et les cimetières… On commence par réserver un « dream-come-true » pour Delphine : une visite people, genre minibus qui te fait faire le tour des maisons de stars et des lieux célèbres. En plus, tout le monde se demande à quoi ça ressemble vraiment…

Bien sûr il y en a plein, de tous les genres (et çà tous les prix, du vieux bus décapoté à l’hélico !). Après étude fouillée, on choisit (JP a voulu venir) celui de TMZ, le média people iconique (qui a révélé la mort de Mickael Jackson, celle de Kobe Bryant…) lancé par un ancien avocat, Harvey Levin, qu’on voit régulièrement en vidéo durant le tour. C’est 59$ par tête et c’est un partenariat avec l’énorme compagnie de bus BigBus.

On a rendez-vous à 13h15 (un quart d’heure en avance) au Hard Rock Café d’Hollywood Boulevard. La plupart des bus touristiques partent d’Hollywood boulevard. On se dépêche de prendre un parking (il y a celui du centre commercial, l’Ovation maintenant, ticket à valider pour payer moins cher) mais on se pose à un autre, derrière l’Hôtel Roosevelt (pour 10 dollars la journée, ce qui reste hyper correct dans le secteur).

On traverse le Walk of Fame sur Hollywood Boulevard, on passe devant les empreintes au pied du Chinese Theatre. Cette rue, c’est toujours la grande foire entre personnages déguisés, concerts, stands de bouffe, les gars qui harcèlent avec leur CD ou leur tour. Pas toujours agréable mais incontournable. Une fois à bord d’un bus sans vitre rouge et rutilant (de 25 places), aux couleurs de TMZ (qui veut dire Thirty Miles Zone, une référence au rayon de 48km dans laquelle l’industrie du cinéma faisait tous ses tournages ou presque), pass VIP autour du cou (sympa, il donne droit à des discounts dans une vingtaine d’enseignes du coin, restos et magasins), les consignes données, on prend la route.

2 heures haletantes, animées à la one-woman-show par notre guide Lane, sans arrêt, à parcourir les lieux people (pas les maisons pour celui-ci) : appartements, rues, restaurants, magasins, bars… On est invités à participer, paparazzer, jouer même (des photos déformées de stars qu’il faut retrouver pour gagner des t-shirts). Le tour commence par une présentation de chacun : d’où on vient, quelle star on aimerait voir… On est les seuls non Américains (et on verrait bien Katy Perry ou Ben Affleck sans J-Lo), les autres sont plutôt the Rock, Cardi B, Rihanna, Beyonce…

Lane ne nous promet rien, mais nous rappelle qu’on est à LA: tout peut arriver. La particularité de ce tour, c’est qu’ils ont une caméra prête à être dégainée, et que les potentielles images de stars saisies lors d’un tour servent à l’émission du soir ! Attention, niveau d’anglais assez élevé. Gros débit, second degré, anecdotes, gens qu’on ne connait pas forcément… On n’a pas tout compris. Ni vu de stars, mais on a appris plein de trucs qu’on n’aurait pas su tout seuls. C’est un peu comme la croisière Voici (2e rêve de Delphine!). La dimension people est différente de chez nous : les gens font coucou au bus, et ils reçoivent vraisemblablement pas mal d’infos…

On parcourt les coins de stars: Hollywood, West Hollywood, Sunset boulevard, Vine, Beverly Hills, Rodeo Drive… Qu’il s’en est passé ici ! C’est là que Marylin et JFK se retrouvaient (Hôtel Roosevelt), que Josh Hartnett a eu la chtouille (il appelle le 911 et elle nous passe l’enregistrement!) au Château Marmont. On apprend les ficelles pour chasser la star, leurs lieux de prédilection (les soirées post Oscar, le Saddle Ranch Bar, l’Improv…)… On a les lieux des histoires les plus glauques comme Hugh Grant avec une prostituée, la sextape de Paris Hilton, l’arrestation bourrée de Lindsay Lohan… On apprend comment Elon Musk a essayé de privatiser sa rue avec 6 maisons dans le quartier le plus chic. On voit le resto du premier boulot de Brad Pitt, déguisé en poulet. Bref, un tour des lieux de star (sans les maisons) et de vrais tips pour les « chasser » (du coup, on croira voir Rihanna and co toute la journée lol!).

De retour, on reste le moins possible sur Hollywood Boulevard (JP va craquer lol) et on n’a même pas vu le bad Bob l’Eponge, (Bernard) le seul personnage qu’on ne souhaite pas croiser ici tellement il est odieux (et s’est battu plusieurs fois).

La question est : où va-t-on? Il est 16h30, les cimetières sont quasi déjà fermés (on voulait en visiter) et on n’a pas mangé (aucun lien). Il est temps d’aller chez Pink’s (709 N La Brea Ave, Los Angeles, Californie), temple des world famous hot-dogs au chili… Certains ont des noms de stars. Et d’ailleurs, les murs sont tapissés de stars qui sont venus manger un dog ici.

La guide nous en a parlé, et il y avait (comme souvent) beaucoup trop la queue lors de notre dernier passage. Mais là… personne ! Wouhou. On commande un La la land et un Marlon Brando. Très bons, c’est vrai.

On vous passe le moment drama du Dr Pepper mal fermé dans le sac de Delphine (pas drôle et trop long à nettoyer, sans compter les pertes électroniques qu’on attend de voir…)

Bon, il est trop tard pour les cimetières. On refait un tour par Melrose Fairfax, ou Melrose Arts district, qui s’est encore branchouillisé depuis notre dernier séjour dans le coin. Graffs et magasins. Il faut retrouver du jus…

C’est un moment où retrouver les collines et le panneau Hollywood pour le coucher de soleil… La route nous rappelle plein de trucs (on avait dormi dans une super baraque de vendeurs de weed dans le secteur), on s’était perdus en montant au panneau…

On commence au Jerome C. Daniel Overlook sur Mulholland Dr, on termine au Lake Hollywood park, la vue la plus-proche-facile qu’on n’avait jamais faite. C’est top, il y a tout : le panneau, le sunset en face (et, encore, plein de chiens qui s’ébattent!). On redescend par Beachwood Dr (très belle vue du panneau aussi) et on prend l’autoroute; la tombée de la nuit est magique, avec une lune énorme.

En parlant d’énorme, ça tombe bien. On roule jusqu’à Long Beach pour un arrêt food important : le world-famous shrimp tray (le plateau de crevettes géant) du San Pedro Fish Market, qui nous avait laissé un souvenir impérissable (y a plus de crevettes là-dedans que dans Forrest Gump!). Il y a quelques années, nous étions allés à leur restaurant d’origine à San Pedro mais il a fermé en mars 2023 car le bail prenait fin. Ils cherchent un autre lieu à San Pedro mais en attendant, leurs deux autres adresses tournent. Celle-ci à Long Beach (6550 E Marina Dr, Long Beach, Californie) et une autre à Wilmington (QPHP+8Q Wilmington, Los Angeles, Californie).

On arrive à moins d’une heure de la fermeture, tout tremblants (si si, à force) et, miracle, on va nous servir ! Ohlala, c’est gros, c’est bon ! On n’en peut plus, on boxe… et on prend la route du retour (à une bonne demi-heure quand même). Ahhhh, LA, c’est quand même fantastique, autant d’histoire(s) dans une seule et même ville (bien qu’immense)… 

  • Notre hébergement : The Kinney (737 Washington Blvd, Venice, California). On voulait être à Venice sans être dans le box du bord de mer. Alors, on a trouvé The Kinney. Déco stylé mais qui a