Roadtrip de Réveillon à Las Vegas : le live jour après jour

Délivrance. Après vingt mois de « travel ban », après presque deux ans depuis notre dernier voyage (Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans), nous revoilà. Notre quinzième roadtrip sera festif et défoulatoire ou ne sera pas. Donc, nous avons choisi de partir nous dégourdir les gambettes du côté de Las Vegas pour y fêter le nouvel An, le New Year’s Eve. On vous donne le programme par ici.

En résumé… Vu le prix des locations de voiture et qu’on voulait fêter le passage en 2022 à Las Vegas, nous sommes restés une grosse semaine dans la plus grande ville du Nevada. Nous avons profité des jours suivants pour filer en Arizona découvrir (ou redécouvrir en hiver) certains coins. Allez, vous (re)venez avec nous ?

Que faire, que voir, que visiter, où dormir, où manger ? Nous vous donnons quelques pistes dans cet article. Welcome back in the United States, les Roadies.

A suivre ici-même en live et sur les réseaux sociaux : FacebookTwitter et Instagram (pour les stories pleines de bandits manchots)

Besoin d’infos sur Las Vegas et l’Arizona ? Nous y sommes déjà allés plusieurs fois. A retrouver notamment ici 

Roadtrip de comeback entre Las Vegas et Arizona

Las Vegas pour commencer

Dimanche 26 décembre (J1) : de Lyon à Las Vegas

Test antigénique négatif en poche, Esta, AVE, passeport itou, c’est parti pour notre quatorzième voyage outre-atlantique. Nous partons de Lyon avec Air Canada. Delphine papote avec Stéphane, un employé de la compagnie canadienne fan des US, qui nous glisse des sièges « préférence » (avec plus de places pour les jambes). L’hôtesse, en enregistrant notre bagage, vérifie nos tests, notre Ave et s’assure que nous avons bien l’Esta. Après un petit souci technique à l’embarquement, c’est parti pour un premier vol de 8h environ jusqu’à Montréal, bien enneigée.

L’avantage de passer par le Canada est clair : cela permet de passer les Customs & Borders US sur le sol canadien. Beaucoup plus rapide et fluide, puisque nous l’avons fait lors de nos 2h30 de correspondance. Notre deuxième vol accuse un léger retard : l’équipage, en provenance d’Orlando, est coincé… aux douanes US. Nous partons avec une heure de retard, toujours avec AirCanada. Si le premier vol a été très bien, on ne peut pas dire la même chose du second. Un vol de six heures sans écran ? Sérieux ? Pas de repas (sauf à raquer) ? C’est dommage de se caler sur le niveau d’exigence américain pour ces vols qui ne sont pas anodins. Six heures, ce n’est pas rien. Bon, heureusement, on pionce une bonne partie du vol avant d’arrivée à l’aéroport Harry Reid (oui, l’aéroport de Las Vegas ne s’appelle plus McCarran).

Traversée d’un aéroport où les machines à sous ont déjà leur place, bagages, un coup de taxi et nous voilà au Paris Las Vegas, premier hôtel de notre trip. Nous fatiguons un peu mais on part pour un tour dans le casino et à l’extérieur. Delphine se souvient que Giordano’s, un des spécialiste de la pizza de Chicago, donc deep dish, a ouvert ici. Ni une ni deux, on se fait ça. Un goût de paradis ! On discute avec Victoria et Joel, deux anglais en vacances par ici, et cuits, on rentre à l’hôtel pour préparer la journée du lendemain.

  • Notre hébergement : Paris Las Vegas, Las Vegas, Nevada. Note : 7,5/10. Un hôtel de plus à notre collection vegassienne. Très bien situé en face du Cosmopolitan et des fontaines du Bellagio, l’hôtel « à la française » a des atouts. Beau casino sous les étoiles, une tour Eiffel, un arc de triomphe. Que demander de plus ? Voir et réserver
  • Notre resto : Giordano’s. Note : 8/10. Une institution de Chicago à Las Vegas. Nous n’avons pas pu résister à une deep dish pizza. A deux pas du Bally’s
  • Visites : Paris Las Vegas, et un petit bout de Strip

Lundi 27 décembre (J2) : Las Vegas Strip

Décalage horaire oblige, on s’est réveillés tôt ce matin (si si, avant 6 heures). C’était même avant le soleil, qui ici se lève plutôt vers 6h30 en ce moment. On croit souvent (à tort) qu’il fait toujours méga chaud à Las Vegas même en hiver, mais c’est le désert et les nuits sont fraîches en ce moment (là on oscille entre 0 et 6 degrés). Le temps d’aller chercher un café chez Belle Madeleine, de faire le point et de préparer un peu les jours prochains, nous revoilà partis sur le Strip, direction le sud de celui-ci.

Nous avons laissé nos bagages au Paris et « checké out », en se demandant quand même comment on peut désormais payer 50 dollars de frais de resort, quand les piscines sont fermées en raison du Covid. Cap sur le sud du Strip, un coin qu’on avait moins quadrillé que les autres… Le soleil est là, mais c’est toujours bien calme. Nous faisons un saut à Ross-Dress for Less (pour voir, on connaît peu), un retour au magasin Coca (ils sont toujours aussi bons sur les produits dérivés !, 3785 S Las Vegas Blvd), et au M&Ms World voisin (en plus il y a un ATM Bank of America sur place, ce qui nous arrange)…

Tandis qu’un peu de foule nous rejoint, on enchaîne avec le MGM Grand (classique, mais on adore son lion géant), le Tropicana et l’Excalibur. Cet hôtel-casino médiéval nous a énormément plu. On le conseillait souvent aux familles, et si ses extérieurs font un peu peur, l’intérieur est très soigné (le casino en tout cas). Delphine nous a traîné dans un bar-resto assez improbable, le Dick’s Last Resort. Nous nous en sommes rendus compte après, mais nous l’avions repéré de longue date (en flippant un peu d’y aller). C’est un lieu stand-up, où le sarcasme est roi et la moquerie impératrice. Les serveurs vous lancent les serviettes et les couverts, font applaudir la salle quand quelqu’un revient des toilettes et, surtout, vous confectionnent un chapeau/bonnet d’âne personnalisé. Exemples : « Même mes parents savent que je suis facile » sur celui d’une jeune membre d’une table principale, un dessin de seins qui tombent avec le slogan « Le gravy, ça pardonne pas » sur celui d’une autre, un autre encore « Je préfère ses doigts » sur la dame d’un couple… A se tordre de rire. A force de demander le sien, Delphine l’a eu : « perfect wife » avec… juste un trou pour la bouche. On s’est bien marrés. Dick a aussi un challenge de viande, un karaoké et une super terrasse en saison. On en retrouve un autre sur Fremont.

Nous traversons le Strip pour se retrouver au New York New York. Un vraiment chouette endroit, avec un mini Greenwich Village reconstitué hyper chaleureux, une top ambiance, de belles enseignes (dont le magasins Hershey’s !). Le roller-coaster est à l’arrêt à cause du vent fort qui souffle aujourd’hui, mais la salle d’arcade mérite le détour (surtout si vous venez avec des enfants). Delphine se pose quelques minutes à une machine, leurs regards se croisent. Elle le sait, c’est elle, ce sont elles. Delphine sort 5$ de la poche (enfin celle de JP) et joue. Boom, 110 $ en 5 minutes. Tout à fait rentable.

Allons claquer ça chez Hello Kitty. Après quelques photos à l’extérieur du NY NY, et notamment son mini Brooklyn Bridge, nous voilà au MGM Park en face du casino du même nom. Il renferme un petit bijou : un food truck-café Hello Kitty. Il y avait la queue, beaucoup de gâteaux en rupture de stock (et beaucoup de fans) mais on a pu repartir avec 2-3 gâteaux qui feront office de petit déj les prochains jours (puisque malgré leurs frais de resorts, les hôtels ne proposent jamais de petit-déj et même pas une machine à café…). Le temps se couvre vraiment et il commence à cailler. Ça fait bizarre, quand on a l’habitude d’écumer le Strip par plus de 40°C !

Au MGM Park, on tombe sur la boutique de Lady Gaga avec son exposition de costumes : Haus of Gaga. Puis on flâne dans les Crystal Shops et leur flopée de magasins chicos.

Comme hier au Giordano’s, nous allons chercher au Cosmopolitan un truc qui n’existe (normalement) qu’à Nashville et qu’on avait oublié : le poulet frit épicé d’Hattie B’s. Un « simple » corner mais pas trop cher et sympa. Avant de quitter cet hôtel, cap sur l’Ice Park, une patinoire qui donne sur le Strip. C’est très beau mais le prix est tout de même élevé (30$). On verra si on gagne au casino.

La fatigue commence à se faire sentir et nous décidons de rentrer. Déception, pas de spectacle de jets au Bellagio à cause du vent. Snif, il y a des chants de Noël en ce moment. Nous récupérons nos bagages au Paris et nous filons en taxi à notre prochain hôtel pour deux nuits, à Fremont, le nouveau et flamboyant Circa. Magnifique. il y a beaucoup d’ambiance dans le coin (d’ailleurs, ça fait beaucoup de bruit!). Surclassés, nous finissons au 37e étage, avec vue sur le Strip. Le temps de faire le point et de passer en mode blogging, on tombe littéralement. Même pas de dîner, c’est vous dire ! Demain, Fremont et le secteur.

  • Notre hébergement : Circa, Las Vegas, Nevada. Note : 9/10. Le dernier-né des casinos de Fremont, le vieux quartier festif de Las Vegas. Il est tout neuf, tout beau, avec les dernières technologies. Le personnel est adorable et les parties communes au top. Ne manquez pas le panneau de Vegas Vicky dans le grand hall. Voir et réserver
  • Nos restos et nos bars : Dick’s Last Resort, Excalibur, Las Vegas, Nevada. Note : 7/10. Une drôle de franchise où il faut laisser son amour-propre à la porte. Ici, vous vous faites vanner, on vous met des chapeaux ridicules sur la tête et les serveurs sont des têtes de cochon. Bref, vous êtes dans une brasserie parisienne (sauf pour le truc des chapeaux). Hello Kitty Cafe, MGM Park, Las Vegas, Nevada. Note : 6/10 (8 si vous êtes fan). Pour les fans de Hello Kitty, c’est un must. Un container posé dans le park MGM, entre NY NY et le Park MGM, pour des cafés dans des gobelets tout rose et des cookies et donuts avec la tête d’HK. Hattie B’s, Cosmopolitan, Las Vegas, Nevada. Note : 6/10 (c’est meilleur à Nashville). A Las Vegas, toutes les spécialités du pays convergent. Le hot chicken de Nashville a un corner dans le Cosmopolitan. Moins bon que sur place, mai toujours délicieux (et plutôt abordable).
  • Visites : le sud du Strip. Paris Las Vegas, MGM Grand, Tropicana, Excalibur, New York New York, Cosmopolitan

Mardi 28 décembre (J3) : Fremont et Fremont East

Je ne sais pas si c’est la perte d’habitude, la fatigue de la fin d’année, l’effet Vegas (ou pire, l’âge), mais on le sent bien ce jetlag. On tombe, on se réveille vers 2h30, taquets comme jamais, et on finit par replonger… Evidemment, on galère à se réveiller vraiment. Ce matin, on a speedé car on avait un rendez-vous important : une visite privée, juste pour nous deux, du Neon Museum. On était déjà venus en 2015, mais on avait hâte d’y revenir et de découvrir les nouveautés.

Super accueil de Sarah, une « born and raised in Vegas ». On n’a qu’une demi heure devant nous. Du nouveau, il y en a, et de taille : dans le « cimetière » (« boneyard ») principal des panneaux vintage, une guitare géante du Hard Rock Café. Mais surtout un nouveau lieu, juste à côté du premier, la North Unit. Un espace plus petit mais éclairé, le soir, par un son et lumière qui raconte l’histoire des panneaux présentés. une petite merveille (on vous redonnera les infos). Nous y sommes allés et revenus à pied, pour mieux retrouver l’historique Fremont et son ambiance (surtout Fremont East). On s’est adonnés à un sport qu’on adore : la chasse aux graffs. là aussi, il y a de petites merveilles.

Petite pause en mode revival au Atomic Liquors (917 E Fremont St, Las Vegas), un bar historique (1952) qu’on adore et où on a bien tchatché avec le barman. On a aussi déniché un nouveau lieu super sympa, à côté du Fergusons Downtown (1028 E Fremont St, Las Vegas) : une grande propriété, un motel des petits magasins indépendants et des cafés… Immanquable en même temps si vous marchez jusque là, il y a une sculpture avec deux camions entrelacés en plein milieu.

Sur le chemin du retour, un arrêt au Container park (707 E Fremont St, Las Vegas), reconnaissable à la mante religieuse qui a fait le Burning man, elle, sic/lol. Lui aussi a bien évolué et est le repaire des familles. Il y a des galeries d’art, des magasins, des petits cafés et restos… Merci à Miss Art Box qui nous a offert un coeur souvenir en métal (juste pour que vous veniez !) qu’on a accroché sur le coeur géant de l’entrée (vous nous direz s’il est toujours là).

Profitant d’un petit coup de mou (ça y est ce sont des journées à 15000 pas!), on s’est arrêtés manger au célèbre Heart Attack Grill (450 E Fremont St #130) un pèlerinage pour JP qui s’y était arrêté entre potes pour son EVG. On a fait simple, il a fini, il a évité la fessée, le bonheur… Les burgers sont vraiment bons et pas très chers (à partir de 11 dollars, ça nous change du Strip!).

On a ensuite retrouvé Fremont et la Fremont Street Experience : sa canopée lumineuse, les casinos vintage, les magasins à touristes, les figurants qu’il ne faut pas prendre en photo sinon ben faut les payer (notion que Delphine oublie régulièrement)… Pas mal de trucs ont disparu : la photo avec le million de dollars au Binion’s, c’est fini, mais on a fait un coucou à la pépite du Golden Nugget (le premier hôtel où l’on a dormi ici, du temps où la chambre coûtait une trentaine de dollars…)… Il y a aussi le D, le Fremont, le 4 Queens et tous leurs potes.

Retour au Circa, notre hôtel, décidément génial. On a l’impression de ressentir la même excitation que les habitués de Vegas d’une autre époque, pressés d’entrer dans le dernier arrivé des hôtels ! On va prendre un verre au Legacy club (l’un de ces bars un peu classos qu’ils mettent sur les rooftops), car on avait une coupette de champ offerte. Vue incroyable, organisation complexe, bons cocktails et encore les ravages du vent : l’extérieur (et ses feux de camp) était fermé. Encore claqués, on fait une pause à la chambre. Histoire de retrouver un peu de forces pour aller teufer sur Fremont qu’on entend se réveiller (des concerts partout), et profiter encore de l’hôtel…
Demain : on change d’hôtel et on va retrouver Katy Perry, qui fait sa premier au nouveau Resorts world, dans le nord du Strip.

  • Notre hébergement : Circa, Las Vegas, Nevada. Note : 9/10. Voir et réserver
  • Nos restos et nos bars : Heart Attack Grill, 450 E Fremont St #130, Las Vegas, Nevada. Note : 7/10. Le temple du gras, on vous en avait déjà parlé ici. Atomic Liquors, 917 E Fremont St, Las Vegas, Nevada. Note : 9/10. Notre bar préféré à Vegas et le plus ancien. Magnifique carte de bière, ambiance sympa. A relire ici. Legacy Club, Circa, Fremont, Las Vegas, Nevada. Note : 7/10. Le bar au 60e étage du Circa avec sa vue sur le Strip et Fremont. Magnifique. Attention au dresscode et aux (bons) cocktails à 19$.
  • Visites : Neon Museum, East Fremont et Fremont

Mercredi 29 décembre (J4) : Arts District, retour sur le Strip, Resorts World et Katy Perry

Réveil à 7 heures. Ouf, on commence à se recaler, ce qui n’est pas évident ici ! Il y a tellement de soleil, contrairement à ce qui était annoncé, qu’on dirait, à travers les vitres épaisses, que c’est l’été et qu’on pourrait filer à la piscine ! Mais non, il fait toujours aussi frais. Delphine descend chercher le café au bien nommé Jack Pots (« jackpots », vous l’avez?!). Ce soir, c’est le Katy Perry soir, le soir du premier concert de Katy Perry au nouvel hôtel du Strip, le Resorts World, qui nous a conduit ici…. Delphine met « Fireworks » à fond histoire de nous mettre dans l’ambiance !

Ce matin-là, nous sommes presque tristes de quitter le Circa, décidément un superbe hôtel… On n’a pas de droits dessus, mais il est bien fichu, effectivement à la croisée du classique vegassien et du sur-moderne, il y a de l’ambiance… Nous, on s’y est sentis bien. Je ne sais plus si on vous l’a dit mais on a l’impression de revivre la joie des habitués de Vegas à l’ouverture d’un nouvel hôtel… 

Ce matin, on se sépare : JP va cherche la voiture de location (finalement dès maintenant, à la faveur d’une chouette offre alors que les prix sont décadents depuis la pandémie), Delphine fait du shopping NYE en solo sur Fremont St. Pour la voiture, ce sera une Equinox rouge (on en veut une de cette couleur tous les ans sans y arriver), et pour le shopping vous verrez, mais il y a de quoi faire pour avoir l’air festifs…

D’ailleurs, nous n’avons rien prévu pour le soir du 31 : les soirées organisées sont hors de prix et souvent complètes, et on a envie de le vivre « normalement », donc on sera sur le Strip à minuit, on sait où ils tirent les feux d’artifice (depuis huit hôtels) et nous essaierons d’être raccord. NB : on voulait vous offrir un petit message des minettes habillées en meneuses de revue de Fremont, mais comme elles prennent 20 balles (chacune ou à deux, ça dépend, ben y aura pas). On s’enfuit un peu du centre (enfin, du Strip et de Fremont) pour aller au Gold & Silver Pawn Shop (713 S Las Vegas Blvd), célèbre depuis l’émission Pawn Stars. Il y a de plus en plus la queue, Rick et sa famille ne sont pas là mais l’empire (Pawn Plaza) s’est agrandi avec des magasins d’experts, un resto (BBQ), des boutiques, etc… Rick peut même vous enregistrer un message vidéo, c’est écrit sur la façade. Ne manquez pas Rogue Toys (630 S Las Vegas Blvd), de l’autre côté de la rue : un magasin de jouets vintages, dont le propriétaire intervient parfois dans Pawn Stars.

Après un passage sous la nouvelle arche de bienvenue (« Welcome Las Vegas ») qui se trouve au pied de la Stratosphere, on file dans l’Arts District plus précisément, que nous avions visité en 2015, alors qu’il était à ses prémices ou presque. Pause-déjeuner dans l’une des nouvelles brasseries du secteur, l’Able Baker Brewing (1510 S Main St), sorte de clin d’oeil au passé atomique de LV, et son Arts District Kitchen. Endroit vraiment sympa, avec un public varié de locaux et de familles. La bière et la bouffe sont bonnes. L’emblème est un canard, ils vous en offrent un à votre image lors d’une commande « flight »… Nous avons mangé un sandwich banh mi excellent et des fish tacos. Nous avions presque oublié que nous pouvions manger pour 30 dollars à Las Vegas. Une très bonne adresse bien animée comme on les aime.

Nous poursuivons ensuite notre (re)découverte de l’Arts District. C’est vraiment un quartier à découvrir pour décompresser de Fremont et du Strip. Il nous fait un peu penser à Deep Ellum à Dallas. Du street art, des magasins cools, des brasseries et des brocantes. Parfait. On conseillait déjà d’y faire un tour, mais là encore plus. On se fait piéger car on entre dans une brocante, Main St Peddlers Antique Mall (1400 S Main St), et on en ressort la nuit tombée. Il y en a de partout, des objets très sympas qui rappellent aussi le Vieux Vegas. Nous repartons avec une bague, un plateau et des allumettes de vieux casinos. Bonheur.

Mais il est l’heure, il faut filer au Resorts Worlds (3000 S Las Vegas Blvd) pour découvrir ce nouvel hôtel sur le Strip, ouvert le 24 juin 2021 par Hilton. Un ensemble avec un twist asiatique, ce qui se ressent d’ailleurs sur la clientèle. La chambre est prise et on doit filer au concert de Katy Perry, qui joue pour la première fois dans ce resort situé au nord de Strip, à côté du Circus Circus, là où était historiquement le Stardust. Les portes ouvrent à 19 heures pour un concert à 20h. Il n’est pas complet, mais c’est la cohue dans les points de vente d’objets dérivés, il y a des gens « déguisés » dans les différents costumes de la miss partout. Bref, les « Katy Cats » (le nom qu’elle donne à ses fans) ont pris le pouvoir. Ca pique un peu quand même : la bière est à 14 dollars (ouch), l’eau à 8, le coca à 6 (si si), et on vous parle pas de la « Straw-Perry-ta » frozen à 18 dollars, 30 dans un verre collector qui n’est qu’un gobelet de festoche marqué Resorts World… Ni des t-shirts à 50 balles avec une sale coupe.

Katy nous a fait attendre, avec une musique de fond jazzy qui a un peu endormi la salle (assise de toute façon). mais quel show ! Le « Perry Playland » est un lieu magique, avec des décors de fou, des feux d’artifice, une vingtaine de tubes… En pleine forme (et tellement bien lookée), elle joue une poupée dans des décors trois fois plus grands qu’elle. Elle arrive sur un escargot, sort d’un chiotte et chante avec un caca en peluche, avec un masque anti-covid, porte un soutif en canettes dont elle extrait de la bière… Bref, on l’adore (surtout Delphine, en transe totale). OMG, c’était vraiment trop génial d’être là pour son premier soir (et de dormir pas loin d’elle lol). Merci mon chéri.

Ensuite, c’est un parcours du combattant pour trouver à manger. Oui oui, on est à Vegas, mais l’hôtel a surtout un food-court asiatique. Ne manquez pas le speakeasy Here Kitty Kitty, qui est caché derrière les Maneki Neko du Ms Meow’s Mamak Stall (attention, deux cocktails minimum par personne, et plus chers). Tout est fermé à 23h, on trouve finalement Dawg House, un saloon avec un food truck pour gratter un club et un hot dog (pas fous). Crevés, on s’effondre en pensant à Katy Perry et son caca qui chante…. Goodnight Mr Poo…zzzz…. See U, les KatyCats…

  • Notre hébergement :  Resorts World, 3000 S Las Vegas Blvd, Las Vegas, Nevada. Note : 6/10. Voir et réserver Trois hôtels en un : le Hilton, où nous avons dormi, le Crockford et le Conrad. Pour nous, ça manque un peu de fantaisie pour Las Vegas et son emplacement n’est pas optimal, même s’il va complètement rebooster le quartier. Chambre moyenne, avec déjà quelques défauts pour un hôtel ouvert il y a à peine six mois (wifi défaillant, pommeau de douche…)
  • Nos restos et nos bars : Able Baker Brewing, 1510 S Main St, Las Vegas, Nevada. Note : 8/10. Brasserie au top. Choix énorme de bière et bonne bouffe. Dawg House, Resorts World, Strip, Las Vegas. Note : 7/10 pour le bar, 5/10 pour le food truck.
  • Visites : Fremont, Gold & Silver Pawn Shop, Arts District, Resorts World, concert de Katy Perry

Jeudi 30 décembre (J5) : Strip, Arts District et Omega Mart

Vaut-il mieux payer deux cafés (voire un croissant) 20 $ ou multiplier la somme par deux et prendre un vrai petit-déj dans une institution juste à côté ? C’est avec ce vrai cas de conscience qu’on s’est « wake up in » Las Vegas ce matin (comme dirait Katy). Vous nous connaissez, on a fini par voter pour la réponse numéro 2. Le Resorts World a redonné un coup de fouet au bout du Strip; il est juste à côté de l’historique Circus Circus mais aussi du Peppermill (2985 Las Vegas Blvd S, Las Vegas), un diner aussi mythique que fluorescent où on avait rencontré des Roadies lors d’un précédent passage.

Celui qui a servi de lieu de tournage au Casino de Scorsese, entre autres, n’a pas changé, à part quelques décos de Noël qui lui vont à ravir. On se prend un breakfast avant d’aller (re)visiter le Circus Circus (2880 S Las Vegas Blvd, Las Vegas) l’un des hôtels chouchous des familles (il a une fête foraine, fermée à cette heure-ci) et des tours operators (il offre souvent des tarifs intéressants). Le Fontainebleau, interminable projet de casino (depuis 2007 ! Il devrait être fini en 2023/2024), trône en face. Au Circus Circus, il y a encore des machines à pièces, et ça fait ce bruit inimitable de casino… De retour à notre plus feutré Resorts World, on prépare nos affaires : on change encore d’hôtel, mais cette fois pour trois nuits. « We’re back » à notre cher Flamingo. 

Avant, on veut repasser par l’Arts district, dont on n’a pas eu assez. C’est un festival de graffs (magnifique Las Vegas à l’angle de Colorado Ave et Main St), de petits magasins sympas, de boutiques d’antiquité… On vous conseille Antique Alley Mall (1126 S Main St, Las Vegas), Recycled Propaganda (1114 S Main St Suite 120, Las Vegas), The Red Kat (1131 S Main St, Las Vegas) ou Vintage Vegas Antiques (1229 S Main St, Las Vegas).

Pour la première fois, on se prend quelques gouttes de pluie. On va tester une autre brasserie, Hudl Brewing Company (1327 S Main St Suite 100, Las Vegas), au décor sympa et aux boissons houblonnées de très bon niveau.

Et c’est reparti pour l’Area 15 (3215 S Rancho Dr, Las Vegas), un tout nouveau pôle de loisirs qui vient d’ouvrir en retrait du Strip. Nous venons pour une seule chose : Omega Mart, la performance artistique du collectif Meow Wolf, originaire de Santa Fe, au Nouveau-Mexique. Ouvert il y a quelques mois, Omega Mart est un supermarché fake qui doit questionner notre rapport à la consommation. Mais il est aussi le point de départ d’une histoire. Glissez dans un frigo et vous entrerez dans un nouveau monde. Les installations sont spectaculaires, le terrain de jeu immense. Vous cherchez juste le fun, ça le fait. Vous voulez enquêter, c’est possible aussi. Ce qui est certain, c’est que tout est très graphique et photogénique. On passe par le magasin pour ressortir. La plupart des produits sont à vendre ! Comme l’eau en cannette (on dirait un packaging de bière), les cacahuètes salées sans cacahuètes (du sel donc) et plein d’autres bricoles au packaging trop drôle. Comme cette pâte à pancake avec laquelle « on peut faire un immense pancake ou des centaines de tout petits ». Big up au rayon boucherie avec le poulet tatoué. Bémol sur le prix de l’entrée à 55$. Mais des promos se trouvent facilement.

Area 15, dont l’entrée est gratuite, accueille d’autres expériences : réalité virtuelle, simulateur de vol, lancer de haches…. Lorsqu’on en ressort, il fait nuit ! (avant 17 heures en ce moment). On file manger dans l’Arts District (oui encore) dans une nouvelle brasserie, la Nevada Brew Works (1327 S Main St Ste 160, Las Vegas). Burger et pizza au menu. Les deux sont très bons, comme la mousse.

Avant de repartir sur le Strip, on part en mission courses au Smith’s pour éviter de se retrouver coincés dans notre casino avec comme seules options des restaurants blindés ou trop chers. Nous prenons aussi les devants avant notre départ de Las Vegas.

On sent en arrivant sur le Strip qu’on est vraiment entré dans la dernière ligne droite avant le Nouvel An. Le parking du Flamingo (3555 S Las Vegas Blvd, Las Vegas) est plein et, après 40 minutes à tourner, un gardien autorise les véhicules qui tournent à prendre les places réservées. Au check-in, c’est une certaine vision de l’enfer. Du monde, un service à la chaîne, peu agréable. C’est le plus gros rush de l’année.

Mais notre chambre, au 7e étage (seulement), est très bien. Le Flamingo, plus vieil hôtel du Strip, nous convient. Bien sûr, il n’est pas décoré comme d’autres mais il a ce côté Old Vegas qui passe bien. En plus, en dehors de cette période assez folle, ses tarifs sont plutôt doux (et cela déteint sur les commerces et restaurants alentours) et son emplacement parmi les meilleurs. Ce soir, c’est frichti dans la chambre avant une bonne nuit de sommeil.

  • Notre hébergement : Flamingo, 3555 S Las Vegas Blvd, Las Vegas, Nevada. Note : 8/10. Voir et réserver Un de nos classiques sur le Strip. Prix assez doux, emplacement au top, old Vegas touch.
  • Nos restos et nos bars : HUDL Brewing, 1327 S Main St Suite 100, Las Vegas, Nevada. Note : 7/10. Très bonne brasserie. Nevada Brew Works 1327 S Main St Ste 160, Las Vegas, Nevada. Note : 8/10. Juste à côté de l’autre, pizzas et burgers (de qualité) au menu.
  • Visites : Arts District, Area15 et Omega Mart, Flamingo

Vendredi 31 décembre (J6) : c’est le réveillon !

Il y a une agitation particulière aujourd’hui à Vegas : le réveillon du Nouvel An se prépare, et on le sent dès le café. Il y a du monde, ça joue, et tout le monde est apprêté/déguisé. Nous, on y va mollo…

Petite balade de l’autre côté du Strip, avec un pèlerinage : un tour au Mirage, le mythique hôtel en face du Venetian (celui qui est doré, a les dauphins de Siegfried & Roy et le spectacle Love des Beatles et du Cirque du soleil). Sa vente a été annoncée récemment. Le groupe Hard Rock veut installer un hôtel en forme de guitare avec 1000 chambres. Reste à savoir si l’ensemble Mirage sera détruit ou conservé. Quel dommage, on l’a toujours beaucoup aimé, il ne paraît vieux et a une super ambiance. On y joue d’ailleurs quelques dollars et on achète des jetons en souvenir.

Le long du Strip, les showmen et showgirls sont très nombreux : plusieurs Mickey, des père et mère Noël sexy… On continue la tournée des grands Ducs avec le Venetian (un grand classique) et ses gondoles, l’Harrah’s, le Caesar’s palace… Puis on se décide à faire une pause déjeuner. Alors que le Strip va fermer aux voitures dans quelques minutes, ce n’est pas si compliqué à trouver. Nous nous arrêtons en terrasse (chauffée) sur la promenade du Linq, à l’Off the Strip. Plutôt sympa et presque honnête pour le secteur… Nous profitons des dernières décorations de Noël et de la grande roue en arrière-plan… A 17 heures, les premières restrictions entrent en vigueur : la circulation est coupée sur le Strip.

Ce soir, on ne sait pas à quoi s’attendre. Est-ce que ça sera si bondé ? Ils annoncent, comme d’habitude, 300 000 personnes… L’ambiance est montée toute la journée, les gens se sont habillés voire déguisés, ils ont mis des paillettes ou des accessoires de Nouvel An. Nous restons un peu dans notre chambre, on se prépare et on descend vers 21 heures au casino, pour jouer, profiter de l’ambiance… Vers 23h30, on se décide à sortir sur le Strip. Le feu d’artifice doit être tiré à minuit, il y a des restrictions : la circulation donc, interdiction des boissons en verre ou aluminium, des poussettes, des sacs à dos…

Nous avançons plutôt facilement et nous finissons par nous arrêter entre le Bellagio et le Paris… Huit feux vont être tirés simultanément, et pour prendre de la hauteur il aurait fallu réserver une soirée privée, à 200 balles par tête, ou avoir une chambre très bien placée, très haute, ou encore aller trouver un point en hauteur (parking ou autre). On a préféré la faire « nature ». Et l’avancée est étonnement facile. D’où nous sommes, nous voyons ceux du Planet Hollywood, de l’Aria et un peu de celui du Caesar’s… Franchement, c’est presque un peu décevant, du pétard pour du pétard. Il n’y a rien de recherché, par rapport à nos feux d’artifice en France ou même les gros qu’on a vus aux USA pour le 4-Juillet. Et surtout on n’entend pas de musique alors qu’une playlist hyper famous était au programme.

Tandis que la foule se disperse – complètement n’importe comment, cela va sans dire – on se retrouve à devoir prendre la fuite en escaladant les barrières pour ne pas rester plus de 40 minutes dans le froid.

Il y avait du beau monde ce soir à Vegas : Katy Perry au Resorts world, les Village People & co à Fremont, Usher, Maroon Five… et nous ! Hihi. A cause du vent, nous sommes transis de froid et nous nous rencabanons vite au Flamingo. Après le feu, tous les casinos n’accueillent que leurs clients. Nous en profitons pour jouer (et perdre), un magicien (Sky Walker quand même) nous fait un tour… Usés, nous attrapons deux gros burgers au Johnny Rocket’s (pas mal) et on s’endort…

  • Notre hébergement : Flamingo, 3555 S Las Vegas Blvd, Las Vegas, Nevada. Note : 8/10. Voir et réserver
  • Nos restos et nos bars : Off The Strip, Linq Promenade, Las Vegas, Nevada. Note : 7/10. Prix honnêtes pour le Strip, service souriant. Johnny Rocket’s, Flamingo, Las Vegas, Nevada. Note : ?/10. On sait pas trop, il était tard, on avait pris quelques bières. C’était notre kebab ou tacos de fin de soirée.
  • Visites : Mirage, Venetian, Harrah’s, Flamingo, feu d’artifice

Samedi 1er janvier (J7) : le premier jour de 2022 à Las Vegas

Happy New Year ! Bonne année les Roadies ! On a encore eu un sommeil en kit, ce qui nous a permis de nous rendre compte d’à quoi ressemble un réveillon à Vegas : à 5 heures du mat’, il y avait toujours de l’ambiance au casino… Il y a deux « mondes » quand on fête le Réveillon ici : le Strip, avec sa dizaine de feux d’artifice, et Fremont, qui a aussi son feu d’artifice (depuis le Plaza) mais aussi des concerts (les Village People et Vanilla Ice par exemple). Cela donne envie de revenir pour faire le comparatif…

Doucement, nous avons commencé par un bon café et une « petite » bière (à plus de 15 dollars, aïe), ce qui vous situe l’heure de réveil. Le tout au Beer Park, le mini rooftop du Paris (concept que nous venons d’inventer, le Beer Park n’est pas sur le toit, mais surplombe légèrement le Strip). Nous avions très envie de le tester et il faut bien avouer que la vue sur le Strip et les fontaines du Bellagio, même cachées par quelques palmiers, vaut le détour.

L’après-midi commencée, on a repris la voiture pour aller à un endroit qui tenait très à coeur à JP : le Pinball Hall of Fame, à la fois musée et salle de jeux de machines et flippers. Nous y étions déjà allés mais il a déménagé depuis au sud du Strip, juste à côté de l’aéroport et de l’un des célèbres panneaux Las Vegas. Le panneau d’accueil du Pinball Hall of Fame est magnifique et le lieu toujours aussi passionnant. Il manque peut-être un peu de déco, mais pour quelques quarters, vous pouvez vous amuser sur des machines hyper vintage comme des flippers modernes : danse, baby foot américain, jeux de voiture… On a presque eu droit à un coucher de soleil.

A la sortie, il nous restait encore quelques bonnes idées sur notre to-do-list : l’Enchanted Ball Park, sorte de monde de Noël à une quinzaine de kilomètres (mais cher), Boot barn (bientôt fermé)… Nous sommes donc retournés nous garer à l’hôtel, avec toujours de la difficulté. Nous avons refait chauffer les machines d’hier soir (sans plus de succès) et sommes allés voir les fontaines du Bellagio. Aussi fou que cela puisse paraître, entre les alertes au vent et notre programme, on ne les avait pas encore vues ! En ce moment, elles jouent dès midi, et tous les quarts d’heure en soirée. Le dispositif policier est toujours important, les French Cancan Girls et autres personnages sont toujours au taquet pour vous prendre des dollars contre une photo, et on se les pèle toujours un peu…

Le spectacle, lui, est toujours aussi magique même si on a vu surtout des morceaux que l’on connaissait, alors qu’il en existe pour les fêtes. Nous entrons dans le Bellagio pour voir la grosse attraction du moment : le village de Noël et son immense sapin (12 m) et ses plus de 7000 poinsettias (vous savez les fleurs de Noël rouges qu’on voit dans tous les films de Noël!) C’est bondé mais vraiment magnifique… Encore un spectacle des fontaines et on retourne (oui c’est pas bien) chez Giordano’s se taper une pizza de Chicago. On y pense à longueur d’année et de toutes façons ici c’est quand même compliqué de se nourrir… Nous en gardons la moitié pour un autre jour et nous filons au lit. Demain, nous quittons Las Vegas.

  • Notre hébergement : Flamingo, 3555 S Las Vegas Blvd, Las Vegas, Nevada. Note : 8/10. Voir et réserver
  • Nos restos et nos bars : Beer Park, 3655 S Las Vegas Blvd, Las Vegas. Note : 7/10. Vue superbe, belle liste de bières. Prix douloureux. Giordano’s (3619 Las Vegas Blvd S Ste 200, Las Vegas). Note : 8/10. Une institution de Chicago à Las Vegas. Nous n’avons pas pu résister à une deuxième deep dish pizza. A deux pas du Bally’s.
  • Visites : Pinball Hall of Fame, Bellagio

Puis un mini-roadtrip en Arizona

Dimanche 2 janvier (J8) : le premier jour de 2022 à Las Vegas

C’est vraiment vrai, ça ne s’arrête jamais à Vegas. Si ce matin nous partons, l’éternel recommencement… recommence : les machines clignotent et tintent… Nous avons pris le départ assez tôt, pour profiter au maximum de la lumière du jour, en traversant le Strip sous l’un des plus beaux soleils qu’on ait eu jusque là.


Direction Valley of Fire. Ce « petit » parc d’état, le plus ancien du Nevada, se trouve à tout juste une heure de Las Vegas, et le dépaysement est de taille. Les formations rocheuses de toutes les couleurs offrent plein d’endroits où crapahuter (attention il est interdit d’escalader certains rochers). On est tout perturbés de retrouver ces paysages sans qu’il fasse 40°C (il fait plutôt 10 degrés) mais toujours subjugués par la beauté des lieux… Il y a un peu de monde et on rencontre surtout des bighorn sheeps (mouflons) et une roche rouge comme on les adore…La route continue de plus belle, on suit la 167 pour longer le lac Mead, magnifique lui aussi (on peut y randonner, faire une croisière, etc).


Prochain arrêt : l’Hoover Dam, un énorme barrage sur le Colorado ayant entraîné la création du Kake Mead.  Lui aussi se visite de plein de façons, mais on se contente de quelques arrêts photo. Impressionnant. 
Voilà des jours que Delphine fait une fixette sur Boulder City, cette petite ville née justement de la construction du barrage. Cela vient d’une discussion avec un antiquaire du Downtown de Las Vegas, car elle a le titre de (quasi) capitale des antiquités du Nevada. Il faut reconnaître que pour sa taille (15 000 habitants), elle offre de nombreuses opportunités : des magasins rigolos (« le plus grand magasin de produits aliens de l’état »), d’antiquités, des petits bars et restos, encore plein de décos de Noël et des statues et de l’art à chaque coin de rue. Ne manquez pas la statue du « héros » du Hoover Dam, immortalisé avec les rouleaux de PQ qu’il distribuait aux ouvriers !. Elle est toute mignonette-proprette, avec ses rues bordées de palmiers, de jolis panneaux de motels… JP est séduit aussi une fois sur place.

On commence par une petite pause à la brasserie, la Boulder Dam Brewing co. C’est blindé, plutôt sympa et surtout ça y est, on a retrouvé des prix « normaux » : le moindre burger ne coûte plus 20 dollars et la bière 15 comme à Vegas. On est fous, on fête ça avec des onion rings ! On balade dans la ville et dans des boutiques d’antiques géniales: Goatfeathers et Sherman’s, en achetant quelques petits souvenirs. JP a craqué pour un petit Big Boy trop chou. Il y a aussi un hôtel classé, un bar-resto dans une ancienne banque… Pour l’anecdote, c’est la seule ville du Nevada où les casinos sont interdits.

Ce n’est pas le cas de Laughlin. On avait prévu de s’arrêter à une ghost town, Nelson, mais on s’est déjà fait surprendre par la nuit. Direction donc Laughlin, surnommée « la petite Vegas » où l’on doit passer la nuit. On a dégoté une chambre à 29 dollars au New Pionneer…. C’est Vegas en plus petit, moins cher et au bord du Colorado… Il y a un Golden Nugget, un Tropicana, des casinos… Notre motel fera très bien l’affaire. On va jouer (on retrouve nos vieilles machines à 1 cent préférées) et on fait l’erreur de manger sur place. Au lit…

  • Notre hébergement : New Pionneer, 220 S Casino Dr, Laughlin, Nevada. Note : 7/10. Voir et réserver Bon, une chambre à 29$ la nuit, on ne chipote guère. Mais c’est propre, l’accueil sympa et à deux pas de la rivière Colorado.
  • Nos restos et nos bars : Boulder Dam Brewing Company, 453 Nevada Hwy, Boulder City, Nevada. Note : 6/10. Bel emplacement mais service un peu lent. Nourriture ok, bières décevantes. Bumbleberry Flats, dans le Pionneer. Note : 4/10. Pas grand chose à retenir.
  • Visites : Valley of Fire, route 167, Lake Mead, Hoover Dam, Boulder City, Laughlin

Lundi 3 janvier (J9) : route 66 de Needles à Seligman

A Laughlin, ce petit motel à 30 balles la nuit (hyper mal noté sur les sites d’avis de voyageurs) a bien fait l’affaire. En allant chercher un café, on a longé le Colorado sur le riverwalk… Les joueurs peuvent voguer de casino en casino en prenant des water taxis.

C’est parti pour retourner sur la Mother Road, la mythique Route 66 ! On « get nos kicks » et on la récupère à Needles – qu’on parcourt en cherchant les vieux panneaux – et on enchaine avec Oatman, Arizona. La route est magnifique et les descendants des mules des mineurs nous accueillent bien avant l’entrée. Sur le bord de la route, les gens ont utilisé la végétation pour faire de petits sapins de Noël…

La Route a un peu changé depuis notre dernier passage, elle s’est modernisée, on voit de nouvelles choses, et elle est toujours dynamique, même hors saison… On arrive pile pour l’un des célèbres « gunfights » (ou gunshots) devant l’Oatman Hotel. Là même où Clark Gable et Carole Lombard ont passé leur nuit de noces. Il est possible de voir la chambre reconstituée à l’étage, manger ou boire un coup sur place. On va de magasin en magasin. JP vous dira qu’il n’y en a qu’un ou deux de potable, notamment le Dakota leathers & gifts, où il a trouvé de super mason jars. Pour le reste, hormis le magasin du Oatman Hotel, c’est assez moyen, pas toujours de bon goût ni au bon prix…). Cette étape de la 66 est vraiment sympa, et les ânes y sont pour beaucoup (d’ailleurs, désormais, pour les nourrir, il faut acheter des espèces de boulettes d’herbe…).

Nous reprenons la voiture car on est un peu pressés : le jour se couche tôt, tout ferme (hyper) tôt et on veut absolument être au général store d’Hackberry avant 17 heures… Il fait hyper beau et chaud. Bon, ça redescend direct dès qu’on prend de l’altitude, comme le long du magnifique Sitgreaves pass, la seule partie de la mother road qui serpente autant… Au début de la route 66, les Model T de Ford ne pouvaient monter ici, en raison de la pente qui ne permettait pas au moteur d’être correctement alimenté en essence. Alors, les Ford devaient monter en marche arrière !

En bas, on retrouve la magnifique station de Cool Springs, qui a changé de propriétaire en 2018 et s’est développée. Cherry on the cake, on y rencontre Misty, une charmante petite shop-cat lovée dans une voiture de collection. Cette rescapée est devenue la mascotte des lieux: « Elle n’arrête pas d’être sur Youtube! » s’amuse la tout aussi adorable vendeuse (pour plus d’infos sur Cool Springs).

Passage rapide par Kingman, qui a aussi un peu changé : il y a de nouveaux murs peints, de nouveaux lieux à découvrir et où faire des photos-souvenirs. Tadahhh, on arrive à Hackberry 10 minutes avant la fermeture du General Store ! Le lieu est toujours aussi magique, pas loin d’être le plus photogénique de la 66 selon nous. On craque pour quelques plaques d’immatriculation, on immortalise une nouvelle fois les lieux et on fait même la connaissance d’un autre 66-cat !

Le jour commence à tomber, et il mettra le temps, nous offrant un semi coucher de soleil rose et rougeoyant tout au long de la route, jusqu’au Grand Canyon Caverns. Magique. Il y a du blanc un peu partout : des restes de neige. « 

Nous arrivons avant 19 heures à Seligman, berceau de la renaissance de la Mother road, hyper calme. On dort au Historic Route 66 motel. Accueil adorable, et en plus on dort dans une chambre à thème, qu’a occupée Jon Provost (l’acteur de Lassie, excusez du peu). Nous filons manger à l’autre bout du parking, au Roadkill café (il appartient au même propriétaire, donc on a droit à un petit discount sympa). Le lieu est « so 66 » : des plaques, toute la forêt empaillée, un menu et un slogan pleins d’humour (« You kill, we grill »)… En tout cas on se régale d’un burger toast et de ribs car on n’a pas mangé à midi, juste le reste de la Giordano’s au petit-déj. Le bonheur. On rentre à la chambre, il se fait tard (ah non, c’est que 20 heures lol). On se branche sur la radio 66, avis aux amateurs d’oldies : c’est par ici.

  • Notre hébergement : Historic Route 66 Motel, 22750 AZ-66 Scenic, Seligman, Arizona. Note : 8/10. Voir et réserver Bel hôtel historique (c’était l’ancien Navajo). Discount au Roadkill Cafe voisin. Chambre spacieuse et propre.
  • Nos restos et nos bars : Roadkill Cafe, 22830 W, AZ-66, Seligman, Arizona. Note : 8/10. Belle ambiance côté saloon. Très bon sandwich
  • Visites : Laughlin, Needles, Oatman, Cool Springs, Sitgreaves Pass, Cool Springs, Kingman, Hackberry, Peach Springs…

Mardi 4 janvier (J10) : la route 66 de Seligman à Flagstaff via le Grand Canyon

Il a fait froid cette nuit, et tout était gelé quand on a ouvert la porte de notre petit motel de Seligman, où l’on a très bien dormi. Et, ô joie, pour la première fois (si si), il y a une cafetière dans la chambre ! Hors saison, Seligman est endormie, on doit être les seuls à arpenter la rue principale où la plupart des petits magasins sont fermés. Pas le célèbre shop des Delgadillo, heureusement. Mais Angel, qui est l’un de ceux à l’origine de la renaissance de la route 66, n’est pas là. Vous êtes nombreux à avoir eu la chance de l’y croiser, voire de vous faire raser la barbe par cette icône de la 66, mais nous, en trois visites, nous ne l’avons jamais vu. Et à 94 ans, il doit y être moins souvent.

Le resto de son défunt frère Juan, le Snow Cap, est en revanche fermé : « Rien de grave, ils ferment trois mois en hiver et prennent des vacances, nous explique la vendeuse. Ca rouvre le 1er février ». Ouf. Dans les magasins de la rue, c’est un déluge de plaques minéralogiques, de mugs 66, de fringues… Delphine adore évidemment, JP en a déjà le tournis. 

Sous un soleil au zénith (y a une chanson non ?!), on « get nos kicks » et on reprend la route. Ils ont remis les mythiques panneaux rouges à message Burma Shave. La route traverses des ranchs, et on voit traverses des dizaines d’antilopes ! Nous faisons un mini arrêt à Ash Fork, sur la 66, où il n’y a pas grand chose à voir, et même le musée est fermé.

Puis on rallie Williams, alors que la neige est de plus en plus présente et que le décorations de Noël sont encore de sortie. Beaucoup moins bondée qu’en haute saison (et là aussi plein de devantures sont fermées pour travaux), cette charmante petit ville est quand même beaucoup plus vivante ! Passage au Visitor center où l’on fait une razzia de produits dérivés Smokey Bear, le petit ours mascotte de la lutte contre les incendies de forêts, qui a fêté ses 75 ans. C’est reparti pour la tournée des photos, des petits gift-shops et autres magasins de souvenirs… Je crois que si JP voit encore une (fausse) plaque déco en métal où bout de bois à message, on le perd…

Du coup, on se pose à la brasserie (oui encore, on vous dit que ce sont vraiment des valeurs sûres !), l’Historic Barrel House (141 W Railroad Ave, Williams). Un petit burger, une chtite pizza et une surtout une dam good bière (wheat à la myrtille, il y en a peu mais elles sont toujours incroyables). A savoir, la Grand Canyon Brewing company, aussi à Williams, a déménagé depuis notre dernier passage, et elle n’ouvre que l’après-midi.

On ne fait pas de vieux os car tant qu’à être dans le coin, on a décidé d’aller voir le Grand Canyon sous la neige. Là aussi, rien à voir avec la fréquentation de l’été, mais quand même un peu de monde. L’hiver, la rive nord est fermée, donc on va logiquement à celle du sud, qui de toutes façons, est bien plus proche. Si l’Arizona n’impose pas le port du masque, ici, les règles fédérales s’appliquent. Il faut le porter à l’intérieur, aux points de vue et dans les navettes de bus. La plupart des visitor centers sont fermés. Oh, déjà un « mule deer »! Nous faisons un tour au gift shop (là, c’est JP qui demande !) et nous allons de point de vue en point de vue, sur les routes parfois glacées, parfois enneigées. Le GC est magnifique sous la neige, mais déjà presque dans l’ombre… La plupart des animaux hibernent, mais il y a de gros corbeaux, les cerfs mulets and co, des écureuils, des coyotes… qu’on espère bien voir. On enchaîne Mather point et Grandview point. Il y a plusieurs centimètres de neige (il fait autour de 5°C) et la route glisse facilement. C’est déjà l’heure de repartir, le jour tombe.

Nous activons notre vision triple-expert-roadie-affut-d’animaux et on finit par être exaucés : juste avant qu’il ne soit plus possible de faire la moindre photo, on débusque une famille de wapitis dans la forêt, en train de se taper un happy hour de bourgeons. Majestueux. On croisera encore un coyote avant de ressortir du parc. Il nous reste plus d’une heure de route pour notre étape du soir, Flagstaff, une ville qu’on avait littéralement adorée lors de notre dernier voyage dans le secteur. Alors que j’écris dans la voiture, on a failli finir avec un burger d’elk (il y en a un pile au milieu de la route qui oblige JP à freiner à fond). 

Flagstaff, elle aussi au bord de la 66, a un magnifique centre-ville historique, une brasserie un peu gastro que l’on n’a jamais oubliée (la Beaver Street Brewery), un diner 66, de chouettes panneaux (et des magasins sympas). Ce soir, nous dormons au Monte Vista, hôtel historique du centre-ville, au panneau surplombant la ville.

On arrive à Flagstaff qui clignote de 1000 feux. Le check-in est un peu compliqué au Monte Vista. Nous avions pris sans faire gaffe (ou parce que c’était surtout pas indiqué bande de coquins) une chambre avec salle de bains commune. On en prend une autre, avec supplément. Un peu bordélique, quoi. L’endroit est tout de même assez étonnant et bien dans son jus. Forcément, la soirée se poursuit à la Beaver St. Brewery. Accueil au top, bière et plats excellents, what else ? Nous trouvons (encore difficilement) une place sur le parking de l’hôtel (les SUV dans les places pour compacte, ça rentre ?) et nous découvrons notre chambre, so vintage, au nom de Jane Russell (une actrice). Il y a aussi une Bon Jovi, etc… Notre fin de soirée tourne autour d’autres considérations. Il faut trouver un lieu de test pour reprendre l’avion samedi. Et vu la situation, c’est pas gagné.

  • Notre hébergement : Monte Vista, 100 N San Francisco St, Flagstaff, Arizona. Note : 6/10. Voir et réserver Hôtel historique très bien placé. Sans ce couac à l’accueil et à la réservation, on le noterait mieux. Chambre à l’ancienne, au charme d’antan
  • Nos restos et nos bars : Historic Barrel House, 141 W Railroad Ave, Williams, Arizona. Note : 7/10. Belle déco et restauration au niveau. Beaver St. Brewery, 11 S Beaver St #1, Flagstaff, Arizona. Note : 9/10. On adore, rien à redire
  • Visites : Seligman, Ash Fork, Williams, Grand Canyon rive sud, Flagstaff…

Mercredi 5 janvier (J11) : de Flagstaff à Sedona

Aucun de nos hôtels de ce trip (ou presque) ne propose de petit-déj, voire de café. Du coup, ce matin à Flagstaff, on est allés en prendre un « vrai » dans une institution de la Route 66, le Galaxy Diner. Ambiance assurée et tarifs honnêtes. On n’a qu’une obsession depuis hier soir : trouver un test covid (gratuit) pour reprendre l’avion samedi… Et ce n’est vraiment pas une sinécure ! Il faut calculer le rendez-vous au jour voire à l’heure près, trouver le bon type de test, mais il faut s’inscrire sur internet et les formulaires sont à rallonge et bougent régulièrement quand tu es Français (le numéro de téléphone, l’adresse…). Certains coûtent plus de 200 dollars par tête. Nous avons fait chou blanc sur tous nos plan A : Walgreens, CVS, Safeway, labos privés… Il n’y a plus de place avant la semaine prochaine, le pays faisant face au pic de la vague.

La serveuse du diner nous file tout de même un bon plan : un covid drive-thru gratuit, sur le parking du Flagstaff Mall… Après avoir enfourné un chouette petit-déj, nous décidons de nous rassurer et nous passons à Walgreens et à ce fameux test. Notre meilleure chance. Il y a un peu de monde qui se fait triturer le nez dans sa voiture… Drôle de scène quand même. Le mec est cool, il nous explique tout. On n’est même pas obligés de prendre un rendez-vous, mais on n’est pas sûrs d’avoir les résultats avant de monter dans l’avion. « Un million de cas hier, les labos sont pris d’assaut », nous dit-il. Mais si on le fait avant, ça sera trop tôt. Nous misons là-dessus et décrochons un rendez-vous après de multiples essais vains. Cela nous fera faire des allers-retours mais c’est pas-si-pire. Profitons de la journée…

Retour dans le downtown de Flagstaff pour quelques photos et un peu de shopping (cher). Delphine est désemparée: son magasin « préféré de la life », le Black Hound Gallerie (elle y avait trouvé plein de petits bijoux pas chers, des t-shirts pizza-chats…) est fermé jusqu’à la semaine prochaine, « cause Covid ». Flagstaff s’est branchisée depuis notre dernier passage, et l’hiver elle prend des airs de Bend ou de station de ski… Nous nous consolons avec une bière à l’une des meilleures brasseries de la ville, la Dark Sky (117 N Beaver St, Flagstaff). Les bières sont très travaillées et ce qui est rigolo, c’est qu’il faut allumer une ampoule (tactile) pour appeler le serveur…

A peine plus tard, on casse une croûte à l’une de ses homologues, la Lumberyard Brewing co (5 S San Francisco St, Flagstaff), de l’autre côté de la voie ferrée, où des trains passent sans cesse. Elle appartient aux mêmes proprios que notre chère Beaver St. Bon sang, ils font plein de mac’n’cheese, y compris en balls (frites). C’est boooonnn. Requinqués, on fait un arrêt chez Boot Barn, une institution western (santiags, chemines, jeans and co…), chaîne présente à Vegas notamment. Puis au Walmart voisin puisque l’un de nous s’est loupé sur le quota de slips. Refermons cette douloureuse parenthèse…

Nous remontons vite en voiture. Comme le jour tombe tôt, on se dépêche. Direction Sedona, curieuse ville à une heure de Flagstaff. Entourées de formations rocheuses plus rouges les unes que les autres, aux portes d’un terrain de jeu immense pour les randonneurs, elle est 1/3 fascinante, 1/3 bourge, 1/3 méditation-yoga-vortex… On assiste au coucher du soleil depuis le point de vue le plus célèbre, celui de… l’aéroport. Le ciel passe par tous les roses…

Cap sur l’hôtel. A force d’hésiter, de comparer (on voulait dormir au Sky Ranch, tout en haut), on a opté pour le Green Tree Inn, qui est en fait un motel (ça nous va bien) d’une petite chaîne. La piscine (!) et le jaccuzzi sont ouverts, la chambre est sympa, le petit-déjeuner inclus et on a une terrasse (semi-enterrée lol, mais c’est cool). On commence même à trier un peu nos affaires…

Nous jetons quand même un oeil pour voir où manger ce soir (même si on est loin d’avoir déjà faim). OMG, ils ferment tous avant 20 heures ! On file à l’Oak Street Brewing co, dans le « village » de shopping au nom improbable, Tlaquepaque (j’ai trouvé un Pokemon en vérifiant sur Google). Mais la brasserie a fermé pour cause de « rupture de stock alimentaire ». Du coup on se rabat sur l’Hideway House (231 AZ-179, Sedona), un italien qui fait des plats gastro, des pizzas mais aussi des soupes, salades, sandwiches et burgers accessibles. De plus, il ferme à 21 heures ! Soirée très sympa, car les plats sont plutôt bons et sains (et on ne manquerait pas l’occasion de goûter une soupe à la saucisse). Nous rentrons écrire dans la chambre… Demain, c’est jour de test.

  • Notre hébergement : Green Tree Inn, 2991 W State Rte 89A, Sedona, Arizona. Note : 7/10. Voir et réserver Motel de chaîne très propre et bien équipé. On est sur un standard Best Western
  • Nos restos et nos bars : Dark Sky Brewery, 117 N Beaver St, Flagstaff, Arizona. Note : 6/10. Bel endroit, mais les bières sont un peu trop majoritairement sombres pour nous. Lumberyard Brewing Co, 5 S San Francisco St, Flagstaff, Arizona. Note : 8/10. La petite soeur de la Beaver St. On valide. Hideway House, 231 AZ-179, Sedona, Arizona. Note : 8/10. Varié, équilibré, travaillé et malin. Franchement, une bonne adresse
  • Visites : Flagstaff, Sedona

Jeudi 6 janvier (J12) : de Sedona à Prescott

C’est la première fois (et l’unique !) de tout le séjour qu’on a un petit-déj compris dans la réservation de notre chambre… On file avaler des céréales, du yaourt parfait au distributeur et on l’avoue, un burrito-breakfast congelé réchauffé au micro-ondes. Quelque chose nous mine : ces histoires de test. Même si on a notre créneau gratuit à Flagstaff à midi, on flippe de ne pas avoir les résulats à temps pour le vol, vu que le Covid explose ici depuis le réveillon… JP trouve un plan d’enfer (si si, par rapport à ce qui se fait): demain en fin d’après-midi à Las Vegas, 75 dollars par tête mais au moins un résultat dans l’heure avec un test antigénique. On prend le rendez-vous, on s’achète la paix et une journée « normale ».

Du coup, nous pouvons profiter de Sedona, de sa Chapel of the Holy Cross dans la roche, de la scenic byway entre les rochers rouges (la SR 179) iconiques de Sedona (Cathedral Rock et Belle Rock notamment). Nous marchons un tout petit peu mais n’avons pas le temps de tenter le Devil’s trail par manque de temps. La chaleur est au rendez-vous ici. Il y a un micro climat, en plus des vortex : 65°F soit 18°C ! Wow ! On cuit presque et ça fait du bien. Le long de la route, nous tombons sur une pépite: le Son Silver West. Une galerie-magasin avec une collection impressionnante de vieux panneaux incroyables (surtout des gros), de quoi y passer un bon moment. Nous passons devant le seul Mc Do du monde avec un M vert, pour respecter le dress-code local.

Quelques petits magasins dans le touristique Uptown (un peu chers mais trop sympas, on craque), nous tombons sur Laila, une Franco-égyptienne à gouaille qui nous raconte sa vie ici… A savoir à Sedona, la ville, avec son petit côté Santa Fe new age, est divisée en plusieurs parties distinctes (Uptown, West Sedona, Oak Creek Village)… Pas toujours simple de s’y retrouver mais nous n’avons qu’une hâte, revenir plus longtemps et randonner. Nous devons filer car l’heure tourne.

Direction Cottonwood au sud, qui a bien évolué depuis notre dernier passage. Nous mangeons dans une super brasserie, installée pendant le Covid dans une église désaffectée, la Belfry… Lieu cool, bonne bouffe, super bière (et tarifs light). A Cottonwood, tout est photogénique, plein de bars, restos et magasins installés dans d’anciennes stations… Nous faisons un tour chez Larry’s Antiques, 2 acres d’antiquités (absolument géniales) et nous nous retenons pour ne pas faire exploser la valoche ! Deux ans, cela nous avait manqué.

Sinon, nous sommes un peu enrhumés, mais ça doit être le froid des derniers jours (fingers crossed). JP voulait être à Jerome, une ville qu’on adore, avant le coucher de soleil, même si ce dernier a déjà disparu derrière les montagnes. Cette ancienne ville minière (cuivre), accrochée à la montagne, était peuplée de plus de 15 000 habitants au début du XXe. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 450 dans cette ville aux allures western, avec des bâtiments à moitié effondrés, une prison victime d’un glissement de terrain, des rues escarpées. On fait aussi un tour devant la Gold King Mine, fermée. Mais on y retournerait bien un jour.

Presqu’une heure de route nous sépare de notre nuit d’étape à Prescott. Nous sommes obligés de nous arrêter sur la place principale à l’arrivée: un déluge de lumières de toutes les couleurs, incroyable… On check-in dans ce qui sera sûrement notre hébergement préféré de tout le roadtrip, le Motor Lodge. Une nana un peu perchée nous accueille, elle nous a mis des bières au frais, nous conseille d’avoir du fun… On a la chambre numéro 6, la Honeymoon, pleine d’antiques dont la tête de lit et le meuble de salle de bain du feu Stardust de Vegas. Il est temps (je sais c’est chiant) de pré-préparer nos bagages. JP excelle dans cet exercice. Là le linge sale, ici les cadeaux, ça pèse tant…

Puis on sort en ville. Les saloons de la place sont tellement mythiques que c’est là que nous nous dirigeons. Dîner au Palace Saloon, le plus vieux d’Arizona (1877), est assez incroyable (un poil cher, mais bon) et on va finir la soirée chez son voisin dans ce qu’ils appellent le « Whiskey row » et que les locaux adorent, le Matt’s Saloon. Les tarots sont sympas, la musique est bonne, on rencontre le sosie de Julien Doré (mais c’est pas lui, hein), les gens dansent… Nous rentrons nous coucher. Pas envie que ça finisse car c’était une chouette soirée. Demain, nous devons rentrer à Vegas et nous faire tester….

  • Notre hébergement : The Motor Lodge, 503 S Montezuma St, Prescott, Arizona. Note : 9/10. Voir et réserver. Petit motel indépendant magnifiquement décoré. A quelques centaines de mètres du centre. Une très belle découverte
  • Nos restos et nos bars : Belfry Brewery, 791 N Main St, Cottonwood, Arizona. Note : 7/10. Une brasserie ouverte il y a peu dans une église désacralisée. L’endroit est immense et vraiment joli. Palace Restaurant & Saloon, 120 S Montezuma St, Prescott, Arizona. Note : 8/10. Un morceau d’histoire de Prescott sur Whiskey Row dans un décor western parfait. N’y allez pas trop tard pour avoir de l’ambiance. Testez la corn chowder. Matt’s Saloon, 112 S Montezuma St, Prescott, Arizona. Note : 8/10. Encore sur Whiskey Row, on a seulement bu un coup. L’ambiance était sympa et il y avait, un peu plus tôt, des cours de Line Dance
  • Visites : Sedona (Chapel of the Holy Cross, Son Silver West, Uptown…), Red Rock Scenic Byway, Cottonwood, Jerome, Prescott (Whiskey Row)

Vendredi 7 janvier (J13) : de Prescott à Las Vegas

Nous resterions bien plus longtemps dans ce super « motel » (où quelqu’un nous a préparé des cookies ce matin) mais il faut reprendre la route. Las Vegas est à 4 heures de route (sans les arrêts) et nous ne pouvons pas nous permettre de rater notre test ce soir. On note direct de revenir à Prescott, on adore ! Nous repassons par la place principale (et « Whiskey row », trop stylé), nous postons nos cartes postales… Et nous allons voir une des curiosités de la ville, le Watson Lake (et le Willow Lake). Magnifiques, au milieu des roches qui semblent parfois flotter à sa surface… Cela donne envie de randonner à la journée en en faisant le tour. De notre côté, nous ne tentons pas le diable. Après avoir payé les 3$ d’entrée, nous nous contentons des points de vue et de filer le reste de notre pain aux oies et autres canards.

Quand on reprend la route, c’est moitié 66, moitié autoroute. On récupère la 66 à Ash Fork, puis nous enchaînons avec Seligman (checkez le combi turquoise du Copper Cart, Roadie est dessus maintenant), où nous prenons un fameux café-gratuit-du-temps-de-la-grande-époque. C’est à Kingman qu’on choisit de s’arrêter manger. Non, pas au Mr D’z Diner, mais à la Rickety Cricket Brewing. Un endroit très original, mais un peu à la peine comme beaucoup en ce moment : ils n’ont pas trop de personnel, il faut se débrouiller pour commander… Mais leurs bières sont rigolotes (dans le nom, le logo, il y en a même une au chocolat blanc!) et ils font des promos sympas : bière du jour à 4 dollars, pizza du jour à 10, panier de frites et de poulet à 12… Pas hyper bon, mais on s’en sort avec un total de 35 dollars, ce qui fait toujours plaisir. Bon, malgré le manque de personnel, y en avait qu’un qui bossait et les autres avaient llllllargement le temps de discuter…

Delphine est bien malade : nez qui coule, toux, etc. JP avait ouvert le bal mais ça commence à aller mieux. Tout ça nous rappelle la sacrée crève de fin de notre gros roadtrip de 3 mois) et, à quelques heures du test antigénique, on commence à psychoter Covid…. Sur la route, on atteint le record de température de notre voyage : 23°C à Laughlin. A la tombée du jour, on arrive à un lieu très attendu, mais que nous avions raté au début du séjour : la Nelson Ghost Town. Une ville fantôme hyper photogénique, avec des dizaines de vieilles voitures et autres véhicules (avions, camions…).

Ici, de l’or avait été découvert et la principale mine, la Techatticup, a été créée en 1861. Malgré une ville dangereuse, isolée, sans forces de l’ordre, le premier sheriff étant à plus de 200 miles, les mines ont produit plus de 10 millions $ de minerai entre 1864 et 1900. Le filon s’est peu à peu tari et l’extraction a stoppé dans les années 1940. A l’écart de la route principale (la 95, qui mène à Las Vegas), la ville s’est réveillée en 1994, quand Tony et Bobbie Werly ont racheté la ville et ont tout retapé. Plusieurs films ont été tournés, comme Destination Graceland (avec Kevin Costner) ou Breakdown (avec Kurt Russell).

Quand on arrive, il y a des panneaux partout: « Keep out after dark », « area fee »… Le mec se la joue « j’aime pas les gens » mais a quand même ouvert un gift shop et organise des mariages et des shootings photo… Bref, il faudrait qu’il prenne quelques cours de communication ou de marketing. D’ailleurs, on ne peut pas accéder à tout car il y a un mariage ce soir, et comme Delphine a son reflex autour du coup, on doit payer 10 dollars d’entrée en tant que « photographes professionnels ». Agaçant mais franchement, ça vaut le coup. Et vous pouvez déjà claquer des photos en passant juste à travers en voiture, en allant en direction du Colorado.

Nous, on file à Las Vegas, dans le secteur de l’aéroport, pour faire ce fameux test Covid. On trouve difficilement la « clinique » (Pharmatech, 3650 S Eastern Ave Suite 300, Las Vegas). On est en avance, ça dure 5 minutes… Ils nous font les deux narines et avec un « vrai » coton tige et la nana nous dit « dans 30 min max ». Super. Mais on a toujours un dernier doute, alors on attend sur place. Bonne décision car plus d’une heure plus tard, toujours rien. Nous faisons le pied de grue avec une team de Français devant le labo fermé. On tambourine régulièrement, la nana nous rassure… Et nous finissons par avoir la réponse : négatifs. « Youpi c’est cool, ah donc on reste pas 5 jours de plus ? »

Nous filons rendre la voiture de location à l’aéroport et chopons un taxi, un Mexicain trop charismatique, qui nous explique pourquoi il y a tellement d’axes bloqués et de voitures de police : le président Joe Biden est là, arrivé en même temps que nous ! Il vient aux funérailles d’un sénateur-star local, Harry Reid, décédé fin décembre… (il y aura Obama and co mais sorry, on peut pas rester).

Nous arrivons à notre dernier hôtel, le 4 Queens, un historique de Fremont. On est vendredi soir, l’ambiance est tout à fait différente, c’est la grosse teuf… Notre chambre donne sur le Circa et juste au-dessus de la skyline… On rejoint un copain à qui on fait faire la tournée des Grands Ducs. Fremont est en forme : notre cowgirl du Circa bouge la jambe, les groupes de musique sont tops, les artistes de rue hyper nombreux… On fait quelques petits achats de dernière minute (c’est fou le merchandising a été complètement renouvelé en une semaine… dixit Delphine) On casse une croûte, on assiste à une arrestation musclée, on joue une dernière fois… Et nous tombons à 3 heures du mat’. Ahhhh Vegas !

  • Notre hébergement : 4 Queens, 202 E Fremont St, Las Vegas, Nevada. Note : 6/10. Voir et réserver. Un hôtel historique de Fremont. Chambre correcte sans plus mais quelques « personnages » dans les couloirs
  • Nos restos et nos bars : Rickety Cricket Brewing, 312 E Beale St, Kingman, Arizona. Note : 7/10. Immense brasserie dans Kingman. Bons prix, service un long. Flippin’ Good Chicken, Burgers, Beers, 505 E Fremont St, Las Vegas, Nevada. Note : 7/10. Un diner abordable tout près de Fremont
  • Visites : Prescott (Watson Lake), Seligman, Kingman, Nelson Ghost Town, Las Vegas Fremont

Samedi 8 janvier (J14) : le come-back, de Las Vegas à Lyon via Montréal

Nous avons fait sonner le réveil à 5 h (aïe !), retraversé tout le casino avec nos grosses valoches, trouvé un taxi et nous voilà à l’aéroport, alors que le jour se lève timidement sur Las Vegas. Meilleur check-in ever : gens sympas, pas de queue, avion à moitié plein…. Depuis le hublot, on aperçoit Air Force One. Comme à l’aller, nous faisons une halte (longue) à Montréal avant de revenir à Lyon. 

Merci à tous de nous avoir suivis. Et à très bientôt…

Merci à Chapka, référence de l’assurance voyage, de nous avoir accompagné durant ce voyage.

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21 responses à “Roadtrip de Réveillon à Las Vegas : le live jour après jour

  1. Je n’avais pas lu ce beau récit. Ca fait tellement plaisir de voir des gens qui profitent, nous font voyager avec eux, et nous font découvrir les USA dans le tourisme de masse mais (surtout) les USA dans son jus. De mon premier roadtrip, un de mes souvenirs mémorables, qui n’est quasiment jamais (ou si peu) cité dans les libres, c’est le passage à Beatty (NV) en sortie (ou entrée) de la Death Valley. Mémorable, dans son jus, on a croisé Dr HUDSON garé dans un jardin ?

  2. Ah ben ça fait plaisir de voir quelqu’un qui profite aussi des nombreuses brasseries artisanales qui pulullent aux USA. Même pas un petit stop à Bangers Brewing à Fremont Street juste à côté du Heart Grill Attack? ^^
    Merci pour ce feedback. Je dois partir dans 40 jours, Las Vegas au programme aussi, mais je ne fais pas le malin. J’espère que les restrictions ne vont pas se durcir (je ne pense pas) et surtout que ces histoires de tests vont bien se passer, c’est ce qui me stresse le plus.
    Si tout se passe bien, j’irais tester cette taproom à côté de la Stratosphere du coup 🙂

    1. Hello Jérôme,
      Oh oui, nous sommes de grands habitués des brasseries. Elles ont plein d’avantages : la bonne bière bien sûr, des cartes variés, un public jeune, une déco souvent top et des horaires bien étendus. Parfait pour les roadtrips. Pour Bangers, c’était pas ouvert à chaque fois que nous sommes passés mais on l’avait bien repéré !
      Pour les restrictions, on peut être optimistes. Les USA suivent la même courbe que la France à quelques jours près. J’ai l’impression qu’il sont 5-6 jours derrière nous environ avec Omicron.
      Pour les amateurs de brasseries, l’Arts district c’est idéal avec les plusieurs brasseries sur place dont Able Baker, Hudl et Nevada Brew Works. Petite préférence pour Able Baker ! Plus de 30 bières on tap
      A bientôt

  3. Helloooo!

    Ça fait tellement longtemps qu’on attendait de vous lire…j’ai attendu votre retour pour me faire toute la lecture d’une traite … Quel plaisir de revivre des lieux parfois déjà visités, d’en découvrir d’autres….et alors, vos impressions de ce voyage hivernal? Happy? J’ai l’impression que vous avez beaucoup couru sur votre roadtrip en Arizona, me trompe-je? Dans tous les cas, on ressent le plaisir que vous avez eu à fouler de nouveau le US soil…moi j’attends mon tour patiemment …partie remise à 2024… Merci pour ce très bon moment de lecture et de voyage!!!

    1. Hello Ingrid,

      Merci pour ton message. Nous sommes bien sûr ravis, très heureux d’avoir pu repartir. C’est juste génial malgré les restrictions. On n’a pas trop couru en Arizona, en tout cas moins que lorsqu’on part l’été. Tout simplement car le soleil se couchait très tôt : 16h30 au Nevada, 17h30 en Arizona. Et ça change tout ^^
      J’espère que tu pourras partir en 2024 !!!

      A bientôt

  4. Meilleurs voeux de voyages pour cette nouvelle année qui commence.
    Après vous avoir suivi au quotidien sur FB, je viens de vérifier qu’il n’y a pas d’erreurs sur le blog !! ??
    Merci de nous faire voyager !!
    J’espère avoir l’occasion de vous rencontrer sur le salon à Lyon !!
    Sandrine

    1. Coucou Sandrine ! Merci de venir vérifier, on a toujours besoin de ça ^^
      Si tout va bien, on se retrouve à Lyon.
      Au plaisir
      JP

    2. J’arrive un peu en retard mais super compte-rendu. Mille merci de faire vivre ce blog et de prendre du temps tous les jours de votre voyage pour y écrire, ça fait rêver. Je suis allée à Las Vegas une fois pour la Saint-Patrick en 2013 mais j’étais malade donc pas de très bons souvenirs 😉 Hâte de retourner aux États Unis et de profiter de toutes ces craft breweries et hâte de vous lire cet été si vous refaites un voyage.

  5. Bonjour les heureux voyageurs
    Je vous souhaite une bonne année 2022, avec pleins de voyages aux US, en espérant que la pandémie nous lâche un peu.
    Très intéressé par votre trip à LV, car je dois y repasser en mars, et je me faisais du soucis pour le test COVID à faire avant le retour.
    Votre expérience me servira, d’autant plus que la veille du retour je serai aussi à Flagstaff. J’ai bien noté l’adresse de la pharmacie de Las Végas, mais je préfèrerais trouver un free testing. Vous dites que dans les Walgreen et autres, c’est possible, mais il aurait fallu réserver longtemps à l’avance. Le sachant, cela ne devrait pas être un problème !
    Autre question : quelle est la réglé précise pour ces tests antigénique de retour : 1 jour à l’avance, càd la veille, ou 24h précisément à l’avance (mon vol décolle à 15h).
    Merci encore pour votre compte-rendu sympa.
    Au plaisir de vous revoir un de ces jours, sur Lyon.

    Jean-Pierre C. (trois14)

    1. Hello JP !
      Très bonne année également, on te souhaite exactement la même chose 😉
      Pour Walgreens, actuellement, tu ne peux réserver que trois jours à l’avance max. CVS, je me souviens plus des règles. Voici les sites de tests pour l’Arizona (https://www.azdhs.gov/covid19/index.php#everyone-get-tested) et le Nevada (https://www.nvcovidfighter.org/covid-19-vaccine-locator).
      Pour la règle au retour (en France), c’est 48h avant l’embarquement.
      Au plaisir Jean-Pierre

  6. Bonjour à vous deux,

    Tous mes voeux pour cette nouvelle année, santé, bonheur & Road Trip. 😉

    Un très grand merci à vous de nous faire partager toutes vos expériences et de prendre tant de temps pour nous en faire profiter, cela fait quelques mois que je parcours votre blog & vivre ce RT en quasi direct m’a procuré un réel plaisir et j’ai trouvé ça passionnant… Espérant en faire un également pas en été 2023.
    Je vous laisse vous remettre du jetlag, je sais pas si c’est plus compliqué à digérer en hiver ou en été ? Bref, juste MERCI & s’il vous plait, continuez…

    Chaleureusement & amicalement.

    Samuel

    1. Bonjour Samuel !
      Un grand merci et meilleurs voeux également pour cette nouvelle année. Merci pour ton Tipeee également, c’est bien reçu et cela sera utilisé pour un futur trip.
      Ravi que tu aimes nous lire. Tu peux te replonger dans d’anciens roadtrips, c’est aussi très cool. Le jetlag de retour est toujours aussi douloureux, hiver comme été. Pour 2023, tu peux compter sur nous si tu as besoin d’un coup de main dans l’organisation
      Merci encore

      Roadtrippement !

      JP

  7. Hello,

    Top cette première partie de votre roadtrip de retour aux us.

    Concernant Vegas j ai lu pas mal d avis négatifs sur les Buffets depuis la réouverture de certains d entre eux. En avez entendu parlé sur place. J envisage de faire le brunch du Winn cet été mais je me pose la question au vu du prix mais surtout des avis qui sont postés.

    Merci

    Olivier

    1. Bonjour,

      Concernant les buffets, j’ai été très déçue du Cosmopolitan qui était mon préféré avant le covid. 2 heures d’attente et bcp moins de choix qu’avant.

      Déçue également de celui de l Excalibur et du MGM: très peu de choix.

      Par contre, celui du bellagio était vraiment délicieux ?

      Bon voyage !

    2. Hello Olivier !
      Merci pour ton message et merci de nous suivre. Pour les buffets, beaucoup d’avis négatifs car nombre d’entre eux ont fermé à cause du Covid. D’ailleurs, tous ne sont pas rouverts. Je pense que c’est une solution sympa mais assez chère, sauf à prendre le pass buffet.

      Au plaisir
      JP

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