Roadtrip

Hawaï, Ouest américain et campervan : le bilan du triple roadtrip

Article rédigé le 24 mai 2023 , mis à jour le 10 novembre 2023

« Le retour à la réalité, ça pique, non ? » Après un roadtrip de 80 jours à Hawaï et dans l’ouest américain (Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Californie, Nevada, Utah, Colorado), il fallait le temps de la digestion. Regarder dans le rétroviseur calmement, repenser à ce que nous avons aimé, moins aimé, pour vous livrer le bilan le plus intéressant possible de ce triple roadtrip (ou roadtriple) : Hawaii d’abord, l’Ouest ensuite et dix jours en campervan en Utah.

« Alors, pas trop dur le retour ? » Vous avez été beaucoup à nous le demander. Faut dire que l’ambiance en France était pas au beau fixe pendant notre absence. Et honnêtement, non, ça va bien, psychologiquement. Tout simplement car ce roadtrip aux Etats-Unis n’est pas le dernier de l’année et nous savons que nous repartons dans quelques semaines. Et que ce sera énorme encore ! Quelque part, nous sommes entraînés maintenant. En revanche, oui, nous sommes rentrés rincés. Comme toujours, et vous le savez, le roadtrip est un sport usant. Alors, le faire pendant deux mois et demi, c’est un marathon. Entre les visites, la route et tout ce qu’il y a derrière (réseaux sociaux, blog, etc…), absolument tous les jours, c’est intense.

Vous trouverez dans ce long bilan notre parcours en détails, des informations pratiques, nos coups de coeur, nos coups de mou, les mythiques moment WTF et les awards avec les meilleurs adresses selon nous. Vous êtes prêts ?

Tout savoir sur ce roadtrip de printemps 2023

Objectif et préparation du trip

L’objectif ? Il s’agissait du deuxième long roadtrip de notre congé sabbatique après la virée Noël à New York, Chicago et au Texas. Le point de départ de ce roadtrip, c’était de dire « allons voir les baleines à Maui ». Delphine en rêvait et nous avons commencé à construire le roadtrip ainsi . Il fallait y être en février. Si c’est pour faire 24 heures de voyage et prendre trois avions jusqu’à Hawaii, autant y rester un peu. Alors, après un premier trip aloha en 2017, nous voulions découvrir les îles que nous ne connaissions pas : Maui, mais aussi Big Island, Molokai et Lanai. Pour finir, on a rajouté Oahu pour chiller un peu. Ça, c’était le Shaka Roadtrip !

Pour compléter ce roadtrip, nous avions envie de retourner dans le sud-ouest, celui que vous adoré, celui qui accueille le plus grand nombre de roadtrips chaque année. Donc cap, en partant du Texas, sur l’Arizona, la Californie et l’Utah, en passant par le sud à l’aller pour avoir un temps clément en mars. Ça, c’était le Shaker roadtrip. Nous avons eu l’opportunité, au milieu de tout ça, de tester un campervan. Les Mighty Five de l’Utah nous semblaient le decorum parfait pour ça. On a ajouté quelques sucreries sur le passage et quelques rares villes que nous ne connaissions pas dans ce secteur (Pagosa Springs dans le Colorado, Yuma en Arizona…), et d’autres facettes des régions que nous connaissions déjà.

L’idée était aussi de voir comment cela avait évolué, particulièrement en Utah et en Californie, où nous n’étions pas retournés depuis la pandémie : prix, ambiance, dynamique…

Enfin, nous n’avions jamais voyagé dans ces régions au printemps. Et pour ça, nous n’avons pas été déçus !

Voici le déroulé du voyage :

Est-ce qu’on a tout réservé ? Comme en décembre où l’on avait peaufiné New York puis laissé libre court à l’improvisation pour le reste, nous avons eu la même politique. Hawaï demande une organisation fine et c’est ce que nous avons fait pendant 4 semaines. Par contre, dès que nous avons mis les pieds dans les « Lower 48 », c’était open bar. On a su qu’on prenait le campervan à peine trois semaines avant. On avait donc le choix pour composer comme on voulait avant et après. Nous avons pris les hébergements entre 5 jours et quelques heures à l’avance. Cela nous a permis de nous adapter aux conditions météo.

Timing et parcours

Au total, nous avons parcouru 8 états en 80 jours. Un rythme qui peut paraître tranquille mais qui pouvait être intense par moment. Quatre semaines à Hawaï (ça c’est idéal) puis les sept autres états dans les 53 jours restants. Pour une découverte complète de ces états (Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Californie, Nevada, Utah, Colorado), il faut bien plus de temps. Mais nous avions des objectifs assez précis.

Nombre d’états traversés : 8. Durée totale : 79 nuits dont une dans l’avion 

  • Hawaï : 26 nuits. 9 sur Maui (5 à Wailuku, 2 à Lahaina, Hana, Kahului), 3 sur Molokai (Kaunakakai), 9 sur Big Island (3 à Kailua-Kona, 2 à Captain Cook, 2 à Volcano, 2 à Hilo), 5 sur Oahu (Honolulu)
  • Texas : 12 nuits. 7 à Austin, Fredericksburg, Ozona, Amarillo, Abilene, Lockhart
  • Nouveau-Mexique : 4 nuits. 2 à Alamogordo, Truth or Consequences, Las Vegas
  • Arizona : 9 nuits. Benson, Phoenix, Ajo, Yuma, Monument Valley, Lake Havasu City, 2 à Prescott, Flagstaff
  • Californie : 11 nuits. Borrego Springs, 2 à San Diego, 5 à Los Angeles, Palm Springs, Twentynine Palms, Lone Pine
  • Nevada : 5 nuits. 3 à Las Vegas, Beatty, Boulder City
  • Utah : 8 nuits. Springdale, 2 à Panguitch, 2 à Escalante, 2 à Moab, Kanab
  • Colorado : 3 nuits. Cortez, 2 à Pagosa Springs

L’itinéraire en détail

Premier chapitre : Hawaï

Carte Deposit photos/Design Lost in the USA (avec Canva)
Maui, Lanai et Molokai
  • J8. Maui. Paia, Route pour Hana, Hana. Nuit au Hana Kai Maui à Hana
  • J9. Maui. Hana, Waiʻānapanapa State Park, Haleakala NP. Nuit au Maui Beach Hotel à Kahuili
  • J10. Maui puis Molokai. Lahaina puis avion pour Molokai. Nuit à The Hotel Molokai à Kaunakakai
  • J11. Molokai. Tour baleines, Kaunakakai. Nuit à The Hotel Molokai à Kaunakakai
  • J12. Molokai. Molokai Plumerias, Kualupu’u, Pala’u State Park, Kaulapapa Lookout, Post a Nut, Maunaloa, les plages de l’ouest, Kaunakakai. Nuit à The Hotel Molokai à Kaunakakai
  • J13. Molokai, Route 450, vallée d’Halawa, Kaunakakai, vol pour Big Island. Nuit au Hale Maluhia à Kailua-Kona

Retrouvez ici le live à Maui, Lanai et Molokai

Big Island
  • J13. Vol pour Big Island. Nuit au Hale Maluhia à Kailua-Kona
  • J14. Big Island. Kailua-Kona, côte ouest. Nuit au Hale Maluhia à Kailua-Kona
  • J15. Big Island. Kona Coast avec Makalawena Beach, Kukio Beach, Kohala Coast, Waimea. Nuit au Hale Maluhia à Kailua-Kona
  • J16. Big Island. Kailua-Kona. Plongée avec les raies manta. Nuit au Dragonfly Ranch à Captain Cook
  • J17. Big Island. Two Step Beach, tour baleines, Kailua-Kona, coffee belt, Kealakekua, Hookena Beach. Nuit au Dragonfly Ranch à Captain Cook
  • J18. Big Island. Two Step Beach, Pu’uhonua O Honaunau National Historical Park, Captain Cook, Coffee Belt, South Point, Punalu’u Beach, Hawaii Volcanoes National Park. Nuit à l’Aloha Crater Lodge à Volcano
  • J19. Big Island. Volcano, Hawaii Volcanoes National Park. Nuit à l’Aloha Crater Lodge à Volcano
  • J20. Big Island. Volcano, Pahoa, Lava Tree State Monument, Isaac Hale Beach Park, Hilo. Nuit au Dolphin Bay Hotel à Hilo
  • J21. Big Island. Hilo, Rainbow Falls, Carlsmith Beach Park, Mauna Loa Mac Nuts, Hamakua Coast (Akaka Falls, Honomu, Honokaa, Waipio Valley), Waimea, Saddle Rd, Mauna Kea. Nuit au Dolphin Bay Hotel à Hilo
  • J22. Big Island. Hilo puis vol pour Oahu. Nuit au Shoreline Waikiki à Honolulu

Retrouvez ici le live à Big Island

Oahu
  • J22. Oahu. Arrivée depuis Big Island. Honolulu, Waikiki. Nuit au Shoreline Waikiki à Honolulu
  • J23. Oahu. Waikiki, croisière coucher de soleil et feu d’artifice. Nuit au Shoreline Waikiki à Honolulu
  • J24. Oahu. Waikiki, côte sud-est et est, Polynesian Cultural Center. Nuit au Shoreline Waikiki à Honolulu
  • J25. Oahu. Waikiki, Kaka’ako, Kaimuki, Honolulu Festival. Nuit au Shoreline Waikiki à Honolulu
  • J26. Oahu. Waikiki, Plantation Dole, Haleiwa, North Shore (Papa’iloa Beach, Laniakea Beach, Shark’s Cove), Honolulu (Chinatown). Nuit au Shoreline Waikiki à Honolulu
  • J27. Oahu. Honolulu puis vol vers Austin, Texas. Nuit dans l’avion

Retrouvez ici le live à Oahu

Deuxième chapitre : du Texas à la Californie

  • J28. Arrivée à Austin, Texas. San Marcos. Nuit chez les amis
  • J29. Texas. Austin. Nuit chez les amis
  • J30. Texas. Austin. South Congress, East Austin, SXSW, 6th St. Nuit chez les amis
  • J31. Texas. Austin. Rodéo d’Austin. Nuit chez les amis
  • J32. Texas. Austin. Récupération de la voiture. East Austin. Nuit chez les amis
  • J33. Texas. D’Austin à Fredericksburg via le Hill Country, Lampasas, Burnet, Llano, Willow City Loop. Nuit au Sunset Inn à Fredericksburg
  • J34. Texas. De Fredericksburg à Ozona via Luckenbach, Willow City Loop. Nuit au Hillcrest Inn & Suites à Ozona
  • J35. Texas et Nouveau-Mexique. D’Ozona à Alamogordo via Fort Stockton, Van Horn, White Sands NP. Nuit au White Sands Motel à Alamogordo
  • J36. Nouveau-Mexique. Alamogordo. Nuit au White Sands Motel à Alamogordo
  • J37. Nouveau-Mexique. D’Alamogordo à Truth or Consequences via Cloudcroft, Ruidoso Downs, Lincoln, Capitan, Ruidoso. Nuit au Desert View Inn à Truth or Consequences
  • J38. Nouveau-Mexique et Arizona. De Truth or Consequences à Benson via Hatch, Willcox et Dragoon. Nuit au Copper Stay Inn à Benson
  • J39. Arizona. De Benson à Phoenix via Tucson, Saguaro NP, Picacho Peak SP, Casa Grande. Nuit à l’Egyptian Motor Hotel à Phoenix
  • J40. Arizona. De Phoenix à Ajo via Glendale, Buckeye, Gila Bend. Nuit au Marine Motel à Ajo
  • J41. Arizona. D’Ajo à Yuma via Organ Pipe National Monument, Why, Dateland. Nuit au Coronado Motel à Yuma
  • J42. Arizona et Californie. De Yuma à Borrego Springs.

Retrouvez ici le live du Texas à la Californie

Troisième chapitre : Californie jusqu’à Las Vegas

  • J42. Arizona et Californie. De Yuma à Borrego Springs via Felicity, les Imperial Dunes, Calipatria, Niland, Slan City, Bombay Beach. Nuit au Palm Canyon Hotel & RV Resort à Borrego Springs
  • J43. Californie. De Borrego Springs à San Diego via Galleta Meadows, Anza Borrego Desert State Park, Julian, Ramona. Nuit au Rambler Motel à Chula Vista
  • J44. Californie. San Diego (Balboa Park, San Diego Zoo, North Park, Barrio Logan, Gaslamp…). Nuit au Rambler Motel à Chula Vista
  • J45. Californie. De San Diego à Los Angeles via Old Town San Diego, La Jolla, Encinitas. Nuit à The Kinney à Venice Beach (Los Angeles)
  • J46. Californie. Los Angeles : Venice Beach, Hermosa Beach. Nuit à The Kinney à Venice Beach (Los Angeles)
  • J47. Californie. Los Angeles : Fox Plaza, Beverly Hills, Sunset Strip, West Hollywood, Hollywood Forever Cemetery, Little Tokyo, Arts District, Olvera St, Downtown. Nuit à The Kinney à Venice Beach (Los Angeles)
  • J48. Californie. Los Angeles : Universal Studios. Nuit à The Kinney à Venice Beach (Los Angeles)
  • J49. Californie. Los Angeles : Hollywood Blvd, tour des stars avec TMZ, Melrose Fairfax, Lake Hollywood Park, Long Beach. Nuit à The Kinney à Venice Beach (Los Angeles)
  • J50. Californie. De Los Angeles à Palm Springs via Venice Beach, Santa Monica, Westwood Memorial Park, Glendale, San Bernardino, Cabazon. Nuit au Inn at Palm Springs à Palm Springs
  • J51. Californie. De Palm Springs à Twentynine Palms via Yucca Valley, Joshua Tree, Joshua Tree NP. Nuit à l’Harmony Motel à Twentynine Palms
  • J52. Californie-Nevada. De Twentynine Palms à Las Vegas via Joshua Tree NP, Yucca Valley, Pioneertown, Yucca Valley, Amboy. Nuit à Las Vegas chez des amis
  • J53. Nevada. Las Vegas : outlets, Arts District, Strip. Nuit au Horseshoe à Las Vegas

Retrouvez ici le live en Californie

Quatrième chapitre : 10 jours en campervan en Utah et Arizona

  • J60. Utah. Canyonlands Island in the Sky, Arches NP. Nuit au Sun Outdoors Downtown à Moab
  • J61. Utah-Arizona. De Moab à Monument Valley via Hole n’the Rock, Monticello, Blanding, Bluff, Valley of the Gods, Mexican Hat, Forrest Gump Point, Monument Valley. Nuit au camping du View à Monument Valley. Pour trouver un hôtel à Monument Valley, regardez par ici
  • J62. Arizona-Utah. De Monument Valley à Kanab via Monument Valley, Page, Old Paria Movie Set. Nuit au Dark Skies à Kanab.  Pour trouver un hôtel à Kanab, regardez par ici.
  • J63. Utah-Nevada. De Kanab au Lake Mead via Kanab, Lake Mead. Nuit au Lake Mead RV Village à Boulder City
  • J64. Nevada. Restitution du campervan. Las Vegas. Nuit chez des amis à Las Vegas

Retrouvez ici le live en campervan

Cinquième chapitre : de Las Vegas au Texas via le Nevada, la Californie, l’Arizona, le Colorado et le Nouveau-Mexique

  • J65. Nevada. De Las Vegas à Beatty via Arts District, Amargosa Valley, Rhyolite. Nuit à l’Atomic Inn à Beatty
  • J66. Nevada-Californie. De Beatty à Lone Pine via la Vallée de la Mort. Nuit au Portal Motel à Lone Pine
  • J67. Californie-Arizona. De Lone Pine à Lake Havasu City via les Alabama Hills, Pearsonville, Randsburg, Yermo, la route 66 (Newberry Springs). Nuit au Island Suites à Lake Havasu City
  • J68. Arizona. D’Havasu Lake City à Prescott via Lake Havasu, Oatman, Sitgreaves Pass, Cool Springs, Seligman, Ash Fork. Nuit au Motor Lodge à Prescott
  • J69. Arizona. Prescott : centre-ville, Watson Lake. Nuit au Motor Lodge à Prescott
  • J70. Arizona. De Prescott à Flagstaff via Seligman, Ash Fork, Williams, Bellemont. Nuit au Greentree Inn à Flagstaff
  • J71. Arizona-Colorado. De Flagstaff à Cortez via Grand Canyon NP, Kayenta. Nuit au Retro Inn à Cortez
  • J72. Colorado. De Cortez à Pagosa Springs via Durango. Nuit au Motel SoCo à Pagosa Springs
  • J73. Colorado. Pagosa Springs et ses sources chaudes. Nuit au Motel SoCo à Pagosa Springs
  • J74. Colorado-Nouveau-Mexique. De Pagosa Springs à Las Vegas via Chama, Heron Lake SP, Abiquiu, Espanola, Santa Fe. Nuit au  Palomino Motel à Las Vegas
  • J75. Nouveau-Mexique-Texas. De Las Vegas à Amarillo via la route 66 (Santa Rosa, Newkirk, Tucumcari, Endee, Glenrio, Adrian, Vega). Nuit au Cactus Cove Inn and Suites à Amarillo
  • J76. Texas. D’Amarillo à Abilene via Lubbock. Nuit au Whitten Inn à Abilene
  • J77. Texas. D’Abilene à Lockhart via Buffalo Gap, Coleman, Brady, Llano, Kingsland. Nuit au Lockhart Inn à Lockhart
  • J78. Texas. De Lockhart à Austin via Kyle. Nuit chez les amis
  • J79. Texas. Austin. Nuit chez les amis
  • J80. Texas. Austin : East Austin. Puis avion pour Amsterdam
  • J81. Arrivée à Amsterdam, correspondance pour Genève. Puis arrivée en France

Retrouvez ici le live du retour Las Vegas-Texas

Et si c’était à refaire ? On en veut toujours plus mais déjà, 80 jours aux US, c’est énorme. Il nous a sûrement manqué un peu de temps en Utah lorsque nous étions avec le campervan. Sequoia, Yosemite ont été écartés en raison des conditions difficiles dans ces parcs cette année.

Je veux faire le même roadtrip, puis-je m’en inspirer ? A votre place, on ne le ferait pas (il n’a pas vraiment de logique!). Là où vous pouvez vous inspirer, c’est sur Hawaï. Sinon, regardez surtout les lieux qui vous plaisent (ou considérez le par chapitres).

Le budget

Vu le roadtrip un peu foutraque et d’une longueur inhabituelle, pas de budget global car cela ne vous donnera aucune indication valable. Et, soyons honnêtes, on a la flemme de calculer tous nos repas sur 80 jours et dépiauter nos dépenses de supermarchés, c’est un boulot de Romains. En plus, ça n’a pas de sens. Mais vous pouvez vous appuyer sur notre désormais célèbre méthode, qui a été mise à jour cette année. Ce papier sur le budget en roadtrip vous donnera toutes les indications nécessaires pour calculer votre budget de roadtrip.

Néanmoins, on vous donne quelques chiffres de différents postes de dépenses, et des éléments qui pourront vous aider à construire votre budget.

Les postes de dépenses

  • Esta : 0. Encore valables (sinon 21$ par personne). Voir notre article ESTA
  • Avion : 680 euros par personne pour un Genève-Maui à l’aller et un Austin-Genève au retour avec deux bagages inclus (bagage supplémentaire à 100 $). Un très bon prix. Mais ce n’était pas tout. Pour les vols intérieurs à Hawaï, c’était variable. 40 $/personne le Big Island-Oahu (comptez 30$ par bagage). C’est souvent ce qu’il en coûte pour aller et venir entre les grandes îles avec Hawaian Airlines. En revanche, aller à Molokai depuis Maui puis partir pour Big Island depuis Molokai avec les mini-avions de Mokulele Airlines nous a coûté plus cher : 290$/personne + bagages. Pour le Maui-Austin, c’était plutôt cher : 400$/personne + bagages (30$ la pièce car c’est considéré comme un vol intérieur)
  • Location de voiture : comme on l’avait évoqué, les prix avaient flambé post-Covid en raison d’une flotte minime pour les loueurs (problème de semi-conducteurs). Cela revient peu à peu à la normale. Pour la longue location sur le continent, on avait trouvé un prix canon : 1800 euros chez Thrifty via Carigami pour un SUV pendant 50 jours. Soit 36 euros/jour. A Hawaï, les locations de voitures sont plus chères (et les voitures plus rincées aussi). Pour un SUV, partez sur 55 à 70 euros/jour. Ça peut être un peu plus cher dès que vous passez à de la Jeep. Sur les petites îles, c’est encore pire. A Molokai, on était du 110 euros/jour. A Lanai, on a loué une Jeep à la journée à 200$ et je vous assure qu’on s’en est pas mal sortis.
  • Location de campervan : chez Escape Campervan la base était de 150$/jour sans assurance, sans options. Une fois tout ça ajouté, comptez entre 180 et 220 euros/jour pour votre location.
  • Essence : entre 4,20 et 6 dollars le gallon (3,78 litres) à Hawaï, entre 2,80 (Texas) et 6 (Californie) en moyenne le gallon dans l’ouest. En deux mois et demi, ça nous a couté environ 1600 euros d’essence
  • Nourriture : il est toujours onéreux de manger dans un restaurant aux US, finalement plus qu’en France, surtout avec des tips qui sont plus proches des 20-25% désormais. Et Hawaï est environ 30% plus cher que le continent pour ça (mais c’est possible de réduire en choisissant les supermarchés et foodtrucks, très courants, ce qu’on a fait régulièrement). Un repas pour deux à Hawaï avec plats et bières, partez sur 80 $. Sur le continent, autour de 55 à 65 $. Bien sûr, les fastfoods sont en dessous, mais vous ne tiendrez pas la longueur. Sur le continent, entre 10 et 25 $ les plats, entre 6 et 10$ la pinte, 3 à 5$ le soda…
  • Hébergement : nous avons passé 79 nuits aux USA. Dont une dans l’avion et 9 chez les amis. Donc il reste 69 nuits payées. La moyenne totale (avec nuits gratuites, 78 nuits) : 152 euros/nuit. La moyenne totale des nuits payées (69 nuits) : 172 euros/nuit. La moyenne pour l’ouest (seulement hôtels/motels, 33 nuits) : 133 euros/nuit. La moyenne pour Hawaï (26 nuits) : 262 euros/nuit. La moyenne pour le campervan (10 nuits d’hébergements) : 65,5 euros/nuit. Hawaï, c’était l’énorme budget de ce trip niveau hébergement. Les nuits sont plus chères qu’ailleurs et la période était particulière : haute saison, post Saint-Valentin et haute période des baleines. Maui, particulièrement, fait mal. Pour le reste, c’est assez classique. Nous avons cherché souvent le moins cher dans l’ouest avec peu d’hébergements insolites, beaucoup de motels indépendants. Seules exceptions : Los Angeles ou un airstream à Borrego Springs.
  • Activités : on vous donne différents exemples : sortie baleines à Hawaï (environ 100$/personne, il y a moins et beaucoup plus cher), kayak à Hawaï(109 $/personne), nage avec les raies (150$/personne), sources chaudes à Truth or Consequences (50$ l’heure) ou Pagosa Springs (à partir de 65$/personne la journée), Universal Studios (130 euros/personne + parking and co), tour des stars avec TMZ à Los Angeles (60$/personne), Polynesian Center avec luau et spectacle (190$/personne)
  • Téléphone : 0 euro avec le forfait de JP. Sinon, pensez aux solutions data illimitée chez Sim USA Mobi ou sur place
  • Parcs : 0 euro pour les parcs nationaux (nous avions déjà le Pass America The Beautiful, sinon c’est 80 dollars pour un an). Pour un state park comme Goblin Valley, nous avons payé 25 $, ce qui est bien trop cher. Nous n’avons rien payé pour Monument Valley, car il n’y avait personne au guichet et nous avons dormi sur place (normalement 8$/personne). Wai’anapanapa SP à Maui, c’est 10/pers. Le reste, c’est peanuts
  • Assurances : assistance 24/24 Chapka, 460 euros avec nos 5% de réduction chez Chapka Assurances
  • Frais bancaires : Nous avions misé une nouvelle fois sur le combo carte BNP (qui permet les retraits à 0 frais dans les ATM Bank of America/Bank of the West et carte Revolut, 10 euros d’activation, pour des paiements par CB gratuits. On conseille, surtout que les paiements CB sont de plus en plus nombreux dans les parcs nationaux)
  • Cadeaux et souvenirs : ne parlons pas de choses qui fâchent/n’ont pas été calculées 🙂

Comment alléger la note ? Ne pas aller à Hawaï lol. On plaisante bien sûr mais c’est un gros poste du voyage, comme New York cet hiver. Quatre semaines à Hawaï, cela a un coût. Il est tout à fait possible de faire un voyage plus abordable à Hawaï en misant notamment sur la camping, qui est assez facile dans les beach parks. Pour la nourriture, il y a assez de supermarchés (Foodland…) ou de stands et foodtrucks (très répandus) pour y réduire la note de nourriture. Par contre, sur la activités et la location de voiture, il n’y a pas grand chose à faire. Globalement, l’avion pour y aller est rarement ce qu’il y a de plus cher. Par ailleurs, toutes les îles n’ont pas le même train de vie. Maui a été la plus chère pour nous, devant Oahu, Big Island et Molokai.

Sur le volet ouest (sans campervan), on a fait au plus serré, notamment pour l’hébergement sauf qu’on voulait un bon hôtel à Los Angeles, donc on a sortirun peu les billets pour avoir le Kinney par exemple.

Enfin, côté campervan, pour bloguer, nous avions besoin d’électricité, ce qui nous a amené sur des sites de campings type RV payants mais il est possible de trouve des sites nature entre 0 et 20$.

Combien de kilomètres ?

Avec Hawaï, c’était la fête de la location de voiture. Une par île (5 voitures), plus une en rentrant sur une longue durée et le van au milieu (en conservant la location de la Kia Sportage). Soit 7 véhicules loués au total. On peut dire que ça nous a aidé à affiner notre connaissance des loueurs, ceux qu’on aiment, ceux qu’on aiment moins.

  • Voiture Maui : location d’une Volkswagen Tiguan chez Sixt. Prix : 675 euros pour 10 jours. Nombre de miles : 690 miles (1110 km)
  • Voiture Lanai : location d’une Jeep Wrangler 2 portes chez un prestataire local (Sunny). Prix : 180 euros pour un jour. Nombre de miles : 50 miles (80 km)
  • Voiture Molokai : location d’une Jeep Wrangler 4 portes chez Alamo. Prix : 452 euros pour 4 jours. Nombre de miles : 210 miles (338 km)
  • Voiture Big Island : location d’une Chevrolet Equinox chez Dollar. Prix : 576 euros pour 10 jours. Nombre de miles : 933 miles (1502 km)
  • Voiture Oahu : location d’une BMW X1 (surclassement) chez Sixt. Prix : 353 euros pour 6 jours. Nombre de miles : 260 miles (418 km)
  • Voiture Southwest : location d’une Kia Sportage chez Thrifty. Prix : 1809 pour 50 jours. Nombre de miles : 6419 miles (10 330 km)
  • Campervan : location d’un van Ford tout équipé toutes options chez Escape Campervan. Prix : 2366 euros pour 10 jours. Nombre de miles : 1596 (2568 km)

Total voiture et campervan : 10 158 miles soit 16 347 kilomètres en 80 jours soit 204 km par jour en moyenne

Prix de l’essence : même si les prix ne sont pas redescendus à leur niveau d’avant, il y a une amélioration par rapport à 2022. A Hawaï, cela tournait entre 4,20 et 6 dollars le gallon. Dans l’ouest, les prix étaient les plus légers au Texas (entre 2,80 et 3,30) et augmentaient progressivement en allant vers l’ouest. La palme pour la Californie bien sûr avec un gallon à 4,50 $ minimum. Mais on a vu jusqu’à 7,5 $ par endroits.

Nos stations préférées : Buc’ees bien sûr, Maverik, que l’on retrouve avec plaisir à chaque fois dans le Sud-ouest et Love’s. Que dire aussi du Russel’s Truck Stop à Endee au Nouveau-Mexique. Dans cette station se cache un formidable musée gratuit de la 66

On a pris aussi : kayak, zodiac, catamaran, outrigger, divers bateaux, tram aérien, funiculaire…

Météo et températures

Il fait quel temps à Hawaï en février-mars ? Et oui, en voilà une question. Alors, le temps sur les îles hawaïennes à cette époque est assez idéal. Pas trop chaud, pas trop froid. 20°C la nuit, 25 environ la journée. Mais quand le soleil tape, ça peut faire mal. Il était possible de se baigner sur les côtes peu exposées au vent. La pluie, comme toujours à Hawaï, peut survenir à tout moment mais ça dure rarement (et ça donne des arcs-en-ciel). Parcourir la route pour Hana à Maui sans prendre une averse, c’est assez rare. Nous avons dû composer dès notre arrivée avec un phénomène météo qui s’appelle le Kona Low, une dépression typique d’Hawaï, amenant pluie, froid et vent.

Il fait quel temps dans le sud ouest en mars-avril ? C’était une saison inédite pour nous et on a A-DO-RÉ. Nous avions fait bien attention de longer par le sud pour éviter d’être en mars dans les coins les plus frais (Utah-Colorado). Nous avons eu des températures entre 15 et 25°C la journée. En Utah, même mi-avril, les températures frôlaient le 0 la nuit alors que nous étions en campervan. Nous avons même eu de la neige en Californie, à Julian, non loin de San Diego.

Pouvoir balader dans des parcs très chauds en été (Saguaro, Organ Pipe, Death Valley, Joshua Tree) par des températures supportables, c’était parfait. Et être là pour le « bloom » (la floraison), c’était génial.

Températures. Entre -1 et 29 °C relevés pendant le voyage.

  • La plus haute température : 34°C à Austin (Fort Stockton, Texas)
  • La plus basse température : 2°c à Panguitch (Utah)

Fuseaux horaires. Quatre au total. Hawaiian Time à Hawaii (- 12h), Central Time au Texas (-7h), Mountain Time au Nouveau-Mexique et Colorado (-8), Pacific Time en Californie, Arizona, Nevada (-9)

Nous avons eu des couchers de soleil entre 19h et 20h30 pendant tout le séjour. Au top pour des journées assez longues.

Parcs nationaux et autres merveilles

Ce trip nous a permis de découvrir deux nouveaux parcs nationaux, ceux d’Hawaï : Haleakala NP (sur Maui) et Hawaii Volcanoes (sur Big Island). Nous sommes retournés voir les parcs nationaux de l’Utah (Zion, Bryce, Capitol Reef, Arches, Canyonlands) en ajoutant quelques autres sur la route (Saguaro, Death Valley, White Sands…) ainsi que des parcs d’état.

Le compteur Lost In The USA : 44 parcs nationaux visités sur 63.

En vrac :

  • 12 parcs nationaux : Haleakala NP (Maui, Hawaï), Hawaï Volcanoes NP (Big Island, Hawaï), White Sands NP (Nouveau-Mexique), Saguaro NP (Arizona), Joshua Tree NP (Californie), Zion NP (Utah), Bryce Canyon NP (Utah), Capitol Reef NP (Utah), Canyonlands NP (Utah), Arches (NP), Death Valley NP (Californie), Grand Canyon NP (Arizona)
  • 2 monuments nationaux : Organ Pipe NM (Arizona), Grand Staircase Escalante NM (Utah)
  • 1 site historique national : Pu’uhonua O Honaunau National Historical Park (Hawaï)
  • 1 National Recreation Area : Lake Mead (Nevada)
  • 1 National Scenic Area : Alabama Hills (Californie)
  • 1 National Preserve : Mojave National Preserve (Californie)
  • 1 parc tribal : Monument Valley
  • Plusieurs State Parks : Pala’au SP (Molokai), Wai’anapanapa SP (Maui), Akaka Falls (Big Island), Oliver Lee Memorial State Park (Nouveau-Mexique), Picacho Peak SP (Arizona), Yuma Territorial Prison State Historic Park (Arizona), Anza Borrego SP (Californie), Goblin Valley SP (Utah)…
  • Et aussi : le Hill Country (Texas), Road to Hana (Maui), Rainbow Falls (Big Island), Mauna Kea (Big Island), Imperial Sand Dunes (Californie), Watson Lake (Arizona), des tonnes de plages…

Qu’est ce qu’on ramène dans nos valises ? 

Plein de trucs, comme toujours. On a ramené de la bouffe (chili de Hatch, noix de macadamia, sel noir, café texan et hawaïen, sauce ranch, mac’n’cheese deluxe…) et plein de souvenirs, chinés dans les antiques (pots, signs, enfin un panneau de rue, curiosités…) ou dans les gift-shops. Des fringues aussi avec des t-shirts collectors, des casquettes, des bijoux uniques, des ex-votos, des cadeaux pour les chats… On revient aussi avec un exemplaire du guide EZ-66 signé par la légende Angel Delgadillo. Priceless.

Les moments blog

Le roadtrip est indissociable du blog et nous passons quelques heures par jour à écrire, trier les photos, faire les stories sur Instagram. UN IMMENSE MERCI d’avoir été si fidèles aux stories, merci pour tous vos messages et commentaires. On sait qu’on vous a accompagné le matin au petit déj, que nos petits délires vous font bien rire (BOOOOOOOOOOM les Roadies !).

Nous avons eu aussi l’occasion d’annoncer au détour d’une story à un Roadie où il partira cette année. Nous avons presque croisé des lecteurs pendant notre trip, particulièrement dans l’ouest. A Monument Valley, une Roadette, en balade avec les Navajos, a même reconnu Apollo et lui a fait de grands signes ! Ce même jour, nous avons croisé 3 ou 4 Roadies sur la route.

Parmi les moments blog, comment de pas parler de l’article dans Le Parisien. Une page après un entretien un matin dans Apollo avec Thomas. Encore merci. On a appris sa sortie à Pagosa Springs et impossible de nous procurer un exemplaire tout de suite. Heureusement, on a pas mal de Roadies abonnés au Parisien qui nous sont tout de suite venus en aide.

On a aimé

Hawaï. Comment ne pas tomber sous le charme ? On était déjà venus en 2017, on a encore fondu en 2023. A l’image de NY, c’est pas vraiment les Etats-Unis mais c’est pas pour ça que ce n’est pas fantastique. Les paysages, les animaux, les plages, l’ambiance détendue, les parfums, la nourriture, l’accueil. Hawaï, c’est une carte postale qui a un goût, des odeurs, des sentiments. Allez-y.

Baleines partout, ennui nulle part. C’était le point de départ de notre trip à Hawaï : aller à Maui à la saison des baleines. Et c’était incroyable, nous en avons vu des dizaines. Lors de nos trois croisières (Maui, Molokai, Big Island) et notre sortie kayak (Maui) mais aussi par ailleurs, depuis le rivage, parfois sans chercher: elles sont partout à cette époque. Elles vous accompagnent lors de chacun de vos déplacements. Vous tournez la tête en longeant la côte, elles sont là. Et ce chant ! On vous prépare un guide pour les voir dans les îles, promis.

Lanai Cat Sanctuary. Un refuge avec plus de 600 chats, comment ça pourrait mal se passer ?

X-raies. A la base, on n’avait pas forcément prévu de faire cette activité. Puis un ami nous a envoyé quelques recommandations sur Big Island, en disant qu’on devait absolument mettre ça au programme. Alors, on a foncé, en optant pour Anelakai et ses outriggers. Et bien, cela a été une de nos plus incroyables expériences sur les îles. Nager avec ces créatures si gracieuses, WA-HOU.

Shaka. La gentillesse des Hawaïens ! Ce sont vraiment des hôtes extraordinaires, avec un niveau de service très élevé. Franchement, il y a avait juste les Texans pour rivaliser sur ce trip.

Les retrouvailles avec Austin. On sait, on vous saoule un peu avec Austin, qui est souvent le point de départ de nos voyages. On y va pour trois choses : retrouver nos amis, payer des locations de voiture moins cher (le Texas est souvent bien placé) et tout simplement car on aodre cette ville et on s’y sent comme chez nous. Oui, ce n’est pas San Francisco, Los Angeles, la Nouvelle-Orléans ou Seattle. Mais Austin est une ville à vivre avec un esprit qui nous correspond et à chaque fois, on y fait de petites découvertes. Qu’on mettra ENFIN dans un article ces prochaines mois. Ça vous dit ?

Notre premier SXSW. Ça tombait bien, on arrivait à Austin en plein South by Southwest. C’est l’un des plus grands festivals des US, protéiforme (cinéma, tech, musique) et assez difficile à aborder. Bref, on a pu faire une journée avec les « off » du festival musique et c’était plutôt cool. Il y a des concerts dans toute la ville et nous avons pu découvrir un jeune talent, AJ Smith, lors d’un concert gratuit au bord du Lady Bird Lake.

Rencontrer des amis sur la route. A Austin (coucou Cécile et Cyril, Audrey et Thierry et les petits), San Diego (Anne-Laure et Nathalie), Hermosa Beach (Anne et Nicolas), Flagstaff (Maxine), Las Vegas (Pat et David)… Ces moments font du bien dans un long voyage.

Le rodéo d’Austin. Non mais qui organise des courses de dindes et de cochons ?

Bluebonnets et bloom. Autre avantage du printemps, nous sommes tombés en pleine floraison, qui était en plus exceptionnelle cette année en raison d’un automne bien pluvieux. Les mythiques bluebonnets (lupins) texans ont pointé le bout de leur nez pile quand on y était, surtout dans le Hill Country et autour de sa capitale, Burnet. Ensuite, dans l’ouest, c’était une année de superbloom avec des fleurs sauvages de partout. Et c’était encore plus impressionnant après que nous ayons quitté la Californie. On a été bluffés dans certains coins, particulièrement désertiques, comme Organ Pipe, Saguaro, Sitgreaves Pass, Death Valley, Anza Borrego SP, San Diego, Randsburg…

Luckenbach, c’est le sang. Cette petite communauté est un must-stop pour nous dans le Hill Country. C’est un excellent résumé de ce qu’est le Texas et en particulier le Hill Country. Musique, détente, bonne humeur, bière. Son ADN.

Smokey Superstar. C’est notre idole US. Smokey, l’ours de la campagne de prévention des incendies aux US. Nous sommes retournés à Capitan (Nouveau-Mexique), dans la Lincoln Forest, où il est enterré et où se trouve son musée. Son histoire est fantastique, sa saga impressionnante.

Chauds sur les sources. Au fil des voyages, c’est une activité que l’on aime de plus en plus : les sources chaudes. Un bon moment de détente entre les miles de bitume. Nous sommes retournés d’abord au Riverbend à Truth or Consequences (Nouveau-Mexique) pour un bain privé pendant une heure. Et nous avons découvert Pagosa Springs pour la première fois. Cette petite ville du sud du Colorado, dans un cadre enchanteur, regorge de sources thermales. Après-midi totale détente au Pagosa Springs Resort.

Ajo. Toujours sous le charme de cette petite ville d’Arizona aux teintes mexicaines à quelques kilomètres de la frontière et d’Organ Pipe. Et Delphine a retrouvé son coussin javelina (raté la dernière fois) !

BOOOOOOOOOOOOOM. Bah oui, vous l’avez dans la tête, hein ?

Spam Musubi. Mais c’est quoi cette diablerie ? Une sorte d’onigiri (sushi) avec un bon gros morceau de jambon spam au teriyaki par dessus. Parfois, on peut y trouver de l’avocat, de l’oeuf, du bacon, des crevettes. C’est franchement bon, ça remplit bien après la baignade et c’est pas cher (2 à 4$). Ici, on est devenus des Spam Musubi fans.

Hana. C’est un peu le bout du monde au bout du monde. Après la route pour Hana, ses centaines de virages et de ponts, voici Hana, un écrin d’une beauté brute battu par les vents et les vagues. Un endroit où venir mourir (au sens poétique du terme hein, c’est pas prévu!).

Atota. Accessoirement, on y trouve un BBQ invraisemblable, dans un camion garé dans la cour d’une maison. C’est Atota, ancien prof de français à Hana, qui régale avec son porc Kailua, ses ribs, son poulet. Le tout dans ces petites barquettes en plastique sur des tables branlantes. Notre étoilé à nous. Inoubliable. Bienvenue chez Braddah’ Hutts à Hana. Et merci au cuisto d’Oregon qui nous a filé l’adresse à Terlingua des mois plutôt, devant un match de la Coupe du monde.

Prendre un cours de lei avec Dick à Molokai. A Molokai, il reste l’une de ces historiques fermes à frangipaniers (plumerias). Pour quelques billets, Dick, le maître des lieux, vous laisse cueillir des fleurs et vous apprend a faire un lei, un collier traditionnel. Précieux moment.

Croaaa. Dès que nous avons mis les pieds au Hale Maluhia à Big Island, nous n’avons entendu qu’elles. Les grenouilles coqui (comme le son qu’elles font). Un son qu’il est difficile de sortir de sa tête et qui devient ensuite indispensable à l’ambiance

Tous les chats. « Non mais vous choisissez vos hébergements en fonctione des chats ? », nous demandent des lecteurs. Non, mais, on en a croisé pas mal. La bise à Lily, du Dragonfly Ranch, ou à notre pote de Molokai.

Poke, taro, ube, fruits, poissons et fruits de mer, mochi cake, café, BBQ, bières, riz, malasadas, teriyaki, furikake, noix de macadamia, banana bread, smoothies, shave ice… La bouffe hawaïenne est vraiment géniale, une respiration healthy (souvent) dans un trip américain, mélange de nourriture polynésienne, asiatique et US.

Texas et ses prix. Hawaï, c’était cool. Mais au bout de quatre semaines, à prendre des tarifs quasi new-yorkais, quel bonheur de retrouver des prix normaux au Texas. La nourriture oui, mais aussi le reste (essence, hébergements, visites…)

Quand Phoenix se colore. Oui, c’est une ville tentaculaire remplie de parkings, où il fait plus de 40 degrés une bonne partie de l’année. Mais il y a des coins sympas à Phoenix : Ro-Ro d’abord. On a kiffé aussi le yarn-bombing sur Grant St et certains graffs, dont un « unbeulivebeule » Prince à lunettes.

Quartier par quartier, San Diego. De retour dans le grande ville la plus au sud de la Californie, nous avons pu découvrir de nouveaux quartiers qui nous ont bien emballé. Barrio Logan (mexicain) et North Park (branchouillou). Et on kiffe toujours Old Town

Los Angeles, baby. Plus on y va, plus on aime. Ses quartiers aux différentes facettes, ses hauteurs. Ville à vivre, ville où il faut prendre le temps. Heureux de tester l’Angels Flight pour la première fois dans le downtown.

Le monde Super Mario à Universal. Trooooop réaliste

Las Vegas, toujours. On sait, on sait. On aime ou on déteste. Nous, on aime, et beaucoup. On a testé le Horsehoe (ex Bally’s) pour la première fois et c’est certain, on poursuivra notre testing des hôtels de Vegas. Toujours emballés par l’Arts District pour respirer un bon coup (hey, l’Able Baker Brewery, on vous love)

Tester la vanlife avec Apollo. C’était tout un chapitre de notre voyage. Vous vous souvenez, en novembre, on commençait à chercher un van rien qu’à nous aux US. Au regard des prix, des déceptions, on s’est dit avant celui-ci qu’on testerait bien avant de cracher les dollars. L’occasion s’est présentée avec EscapeCampervans. On vous explique tout ça ici. On a testé Apollo pendant dix jours en Utah sur une boucle au départ de Las Vegas. Si on est plutôt des vétérans du roadtrip aux US, parés à affronter toutes les éventualités, nous sommes des puceaux de la vanlife et du camping. C’était génial de changer de paradigme pendant ces dix jours. On a pu voir ce qui nous plaisait, ce qui nous plaisait moins, ce dont on avait besoin. Ça a carrément bouleversé notre rythme habituel, notre train-train de roadtrip. Et rien que pour ça, c’était excellent.

Peek-a-Boo et Spooky. Mais qu’est qu’on s’est marrés ! Cette double rando au milieu de la Hole In The Rock Rd (Utah, 26 miles de gravel road bien bumpy – environ 1h depuis Escalante) était exceptionnelle. Entre les acrobaties, la boue, les slots canyons trop serrés, on s’est régalés pendant près de 4 heures. Grandement conseillée, mais prenez vos dispositions.

Yonder Escalante. C’était un de nos stops avec Apollo. Meilleur plan pour le camping. Imaginez que vous payez juste le camping (certes cher, 70$) mais avez accès à tous les services de ceux qui dorment dans des cabanes ou des airstreams. Piscine, jacuzzi, toilettes et douches incroyables (avec des sèche-cheveux Dyson SVP), la grignote offerte au petit dej, un food truck à disposition… Que demander de plus ? Ah oui, un drive-in dans des vieilles bagnoles avec popcorn offert pour regarder le Truman Show. On frôle le 10 sur 10 là. Voir et réserver

Moab, au milieu des rochers rouges. Ville incontournable des fans d’outdoors en Utah, Moab est toujours un camp de base parfait, où il y a tout ce qu’il faut pour rayonner (hormis des restos ouverts tard mais ça, on en reparlera).

Abilene, la bonne surprise. Au Texas, le nord de l’état, entre ranchs et derricks n’a pas une très belle réputation. Et on va dire que Midland, Odessa ou Lubbock n’aident pas vraiment à faire changer d’avis. Mais alors Abilene, pour laquelle nous avions opté au dernier moment comme une nuit d’étape sur la route d’Austin, a été une belle surprise. Oui, c’est pas Austin, Dallas ou San Antonio mais le centre-ville est plutôt agréable, arboré, avec des sculptures. On en refera une ville d’étape avec plaisir.

Kanab, Durango et Lone Pine. Trois jolies villes « camp de base » dans l’ouest

Lake Havasu City. « No bad days, no bad waves », dit-on ici. C’était la première fois qu’on mettait les pieds dans cette ville à la frontière Arizona-Californie, célèbre pour ses springbreaks, son ambiance à la floridienne, son pont anglais… La ville qui a servi de tournage à Piranha 3D est un drôle d’objet non identifié. Delphine adoooooooore, JP est plus réservé. Mais c’est surement l’ambiance balnéaire la plus proche de Phoenix.

Prison break. Première à Yuma pour nous et coup de coeur pour le musée de la prison territoriale

Rencontrer Angel. C’est un peu notre Michael Jackson à nous. Angel Delgadillo est l’homme qui a rallumé la lumière sur la Route 66. Le barbier de Seligman, 96 ans, a pris sa retraite l’an dernier. Jamais on n’avait pu le voir malgré trois passages. Idem lors du 4e malgré nos échanges avec la famille et plein d’échanges de mails. Alors, on a retenté une autre fois deux jours plus tard. Après une attente interminable, il était làààààààà ! Grosse émotion, Delphine aux anges. On a discuté de longues minutes, fait des photos, on lui a fait signer un exemplaire du guide EZ 66.

Vallée de l’amour. Death Valley, c’est une collection de paysages lunaires plus beaux les uns que les autres.

Sweet home Alabama Hills. Ce secteur à quelques minutes de Lone Pine (Californie) est un fantastique terrain de jeu. Et il est encore plus beau quand les cimes de la Sierra Nevada sont généreusement enneigées.

Antiques. Passage obligé chez les brocanteurs désormais. On trouve, avec l’expérience, de plus en plus de pépites. De quoi nous donner des idées…

Le BBQ Texan et ses dilemmes. Pour nous, il n’y a pas de discussion possible. Oui, Caroline du Sud, Kansas, Missouri, Tennessee… C’est bien. Mais ça n’arrive pas au jarret du barbecue texan. Cette fois encore, nous avons pu tester de nouvelles adresses : Brown’s, JNL… Et à Lockhart, la capitale du BBQ texan, avec sa dizaine de restaurants et ses trois références (la « Sainte Trinité », Kreuz, Black’s, Smitty’s), nous avons pu manger dans ce dernier. Du barbecue old school et délicieux.

Buc’ees. Une autre idole, pas super bonne pour notre porte-monnaie. On vous en parlait ici

Paradis blanc. Le White Sands NP. Toujours incroyable, tounjours unique. Une autre planète.

Rainbow. Un peu comme les baleines, les arcs-en-ciel nous ont accompagnés tout le séjour à Hawaii. Over the rainbow bien sûr.

Playa. A Hawaï, ce qu’on aime particulièrement, c’est l’accès rapide aux plages. T’as envie de te baigner, de snorkeller, tu poses ta voiture et c’est parti. Peu de privatisations du littoral, comme ça peut arriver ailleurs. Là, c’est tellement vacances…

Le calme de Molokai. Avant d’arriver dans un coucou 10 places, on nous avait dit: « Vous verrez, Molokai, c’est le vrai Hawaï, le Hawaï du siècle dernier ». C’est vrai, c’est un tout autre visage offert sur cette île au large de Maui. Plus calme, plus reposant, à l’ancienne. Peu de restaurants, d’activités, pas de bouchons, une grande majorité de natifs…

Lahaina, Paia, Makawao, Wailuku, Hana, Kahakuloa, Kailua-Kona, Honomu, Hilo… Nos villes préférées à Hawaï.

La shave ice. Rien ne rafraîchit plus qu’une shave ice. Nous, on l’aime rainbow.

Papa’iloa Beach, six ans après. Il y a six ans, on avait découvert cette plage, accessible par un petit chemin entre deux propriétés. Une « secret beach » d’Oahu où l’on avait rencontré toute une équipe de tortues marines. Comment ne pas y retourner ? Et là encore, le spectacle était là.

Kakaako. Bluffant quartier de graffs à Honolulu

Noix. Une activité sympa comme tout à Molokai. Allez à Ho’olehua, à la poste et vous pourrez envoyer une noix de coco décorée à qui bon vous semble pour 25 à 30 euros. C’est pas la classe?!

Sacré. Selon nous, si il y a un site sacré à visiter sur les îles, c’est celui-ci (prenez votre souffle) : Pu’uhonua O Honaunau National Historical Park sur Big Island. C’est sublime.

Volcanique. C’est pas tous les jours que l’on a l’occasion de côtoyer deux volcans encore en activité : le Kilauea et le Mauna Loa, à Big Island. A quelques semaines près, nous aurions pu être à Big Island en pleine éruption du Kilauea (il fumotait encore un peu).

La parade de Waikiki. C’était un peu long mais bien sympatoche

Lincoln National Forest. Le Nouveau-Mexique a une image un peu biaisée vu depuis ici. Non, ce n’est pas uniquement désertique. Il y a plein de secteurs montagneux, bien plus frais en été. Nous sommes par exemple retournés dans la Lincoln Forest, non loin de White Sands (vous voyez la différence ?). Cloudcroft, Capitan, Ruidoso, Lincoln sont les must du coin.

Le pays des pierres rouges. On vous rassure, l’Utah est toujours aussi beau. Des paysages de magazines. Impossible de rester insensible. C’est carte postale sur carte postale. Des milliers de randonnées devant vous.

La légende. Tellement heureux de retrouver cette autre légende. Monument Valley.

Bryce Canyon sous la neige. Ca lui donne un autre style… Comme un glaçage sur un gâteau

Slab City, Salvation Mountain, Bombay Beach. Une autre idée des Etats-Unis et surtout une autre idée de la Californie

Bisounours texans. Ça bouge pas, le meilleur accueil, avec les Hawaïens, est venu des Texans. Trop gentils.

Las Vegas, Nouveau-Mexique. Toujours aussi belle, cette petite ville, lieu de tournage de No Country For Old Men, Paul ou Longmire

Randsburg. Perdu en Californie, au milieu de rien, cette ancienne ville minière a une âme et est une étape de choix.

La 66. Toujours au top du top. Les lieux, l’histoire, les photos. Ce qu’elle a été, ce qu’elle est aujourd’hui, avec les femmes et les hommes qui lui permettent de tenir encore debout. Car le Covid a été comme la construction d’une deuxième I-40…

Prescott, la discrète. Généralement, les roadtrips se concentrent sur Williams, Flagstaff, Sedona, en esquivant Prescott. C’est une erreur de laisser de côté le siège du comté de Yavapai. Sa place centrale, ses antiques, ses restaurants, Whiskey Row avec le plus vieux saloon de l’état, le Watson Lake… C’est une étape de valeur.

Partir au printemps. Voilà, on l’avait jamais fait dans ce coin et bien c’était archi bien. Températures, fleurs, affluence, durée de jour : tout était bien

Amarillo. La grande ville texane de la Panhandle mérite un peu mieux que sa réputation

Vous avoir avec nous.

On n’a pas aimé

L’avion. Comme à chaque fois qu’Hawaï est dans l’équation, c’est un drame. Bon, il faut déjà plus de 24 heures porte à porte pour y aller et ensuite, il faut prendre des avions entre chaque île. Au total, sur ce voyage, en comptant les correspondances, nous avons pris une dizaine de vols. C’est pas l’empreinte carbone de Bernard Arnault mais c’est pas réjouissant. Il n’y avait pas vraiment d’autre solution (certains liaisons en bateau ne sont désormais plus existantes). Puis, nous avons du faire avec nos chères compagnies aériennes : sièges séparés attribués (American Airlines), check in de trois plombes (American Airlines), impossibilité d’avoir un hublot sans cracher de la thune (KLM), combo petit retard et bagages qui suivent pas (KLM), mega retard (Mokulele Airlines)… Bref, tout ça, c’est un niveau de service calamiteux à moins d’y passer un salaire. Il serait temps de se réveiller.

Mokulele Airlines. Bon, on savait qu’on allait pas avoir une partie de plaisir pour aller à Molokai. Depuis Maui, on ne pouvait partir qu’avec une compagnie qu’on ne connaissait pas, Mokulele. On va vers l’aéroport et on nous dirige vers le « Island commuter ». C’est quoi ? Ah mais c’est pas le gros aéroport là, mais le tout petit truc à côté…. AVEC LES MINIS AVIONS !!!!! Bref, on a pris trois vols avec eux : jamais à l’heure, avec des bonnes turbulences. On avait pris des vols au coucher de soleil, on est à chaque fois partis de nuit. Du haut niveau.

Le Kona Low change nos plans. Bon, les intempéries des premiers jours nous ont obligé à annuler une expédition snorkelling hyper populaire au large de l’île, à Molokini. Avec notre planning, impossible de la replacer. On va devoir y retourner!

Deux dents cassées. Un méga plombage qui se fait la malle à Hawaï, une dent de sagesse qui explose au contact d’un burger à Tucson et voilà JP bien emmerdé. Bon, vu que c’étaient deux dents dévitalisées, pas d’urgence et Delphine se promène toujours avec du Cimadent.

Bates motel. En fait, le Marine Motel à Ajo. Jamais on ne l’aurait pris en temps normal, le souci, c’est qu’il ne restait plus que lui, comme souvent quand on ne s’y prend pas assez tôt à Ajo (Arizona). Catastrophe de A à Z : accueil adorable d’une nana qui ne trouve plus notre réservation (dont on apprendra plus tard que les propriétaires l’ont laissée gérer sans consignes), chambre sale avec poubelle non vidée depuis les précédents, lit douteux, crainte de bed bugs, et une vitre cassée, voisinage étrange… Heureusement, une seule nuit.

Sucre. Le drame. On mange chez Pink’s Hot Dogs à LA, belle adresse au passage, et on embarque nos boissons en bouteille. Bouchon mal vissé et c’est parti pour se déverser entièrement dans le sac de Delphine. On conseille pas le Dr Pepper. Résultat : un appareil photo décédé.

Appareil volant. Autre drame photographique dans un state park d’Hana, sur Maui. Delphine va aux toilettes avec son appareil autour du cou. Elle ne s’en sépare jamais (sauf sous la douche). Comme partout, elle cherche un endroit où l’accrocher et, là, rien. Elle le coince dans une des charnières. Mais pendant qu’elle fait son affaire, elle sent quelque chose qui descend dans le pantalon. Une bestiole, un serpent ? Elle lève les bras, l’appareil s’envole, s’éclate au sol mais, heureusement, la fleur, qui vole en éclats, protège à peu près l’objectif. Ouffffff. Mais c’était quoi dans le pantalon, alors ? Point de serpent. Mais l’applicateur à tampon de la nana d’avant qui avait dû glisser…

« With or without you ». Harmony Motel, Twentynine Palms, aux portes de Joshua Tree en Californie. Nous avons choisi ce motel pour un simple et bonne raison. Le mythique groupe U2 était venu y dormir lors d’un shooting pour l’album Joshua Tree et on a même vu des photos du quatuor devant le panneau. Cool. Bon, on a vite déchanté. L’accueil est glacial et la nana nous parle plus de ne pas cuisiner du poisson et de ne pas jeter des tampons dans les toilettes. « ‘C’était pas prévu, on fait pas ça », on lui répond. Elle le prend mal comme si on avait sous-entendu que sa remarque était raciste envers les Français. Le lendemain, pas de piscine ouverte à l’heure dite, rien pour le petit déj, même pas un put… de café. Bloody Sunday… Et la nana ose rattraper Delphine sur le parking en mode « il faut soutenir les motels indépendants, mettez nous 5 étoiles sur Google ». On déteste ça. Si on met des notes sur Google, c’est de notre propre chef (et là vaut mieux pas qu’on te file une note). Bref, contentez vous d’une photo du panneau.

Le royaume des réservations. C’est une tendance depuis quelques années : la multiplication des réservations. Lever de soleil à Haleakala, accès à Arches, Hanauma Bay, Wa’ianapanapa SP, etc… Mine de rien, cela enlève un peu de spontanéité à un voyage. Dommage mais malheureusement nécessaire.

Les prix à Hawaï. On ne pensait pas l’écrire un jour mais oui, on a trouvé plus cher que New York. Les prix à Hawaï font très mal, particulièrement en haute saison (haute saison qui dure presque toute l’année…). Au firmament, Maui, l’île la plus touristique où il était difficile de trouver des hébergements à moins de 300 euros la nuit. L’avion était presque notre poste de dépense le plus sage, c’est ensuite que ça se gâte et cela touche tout (nourriture, hébergement, location de voiture…).

Quand on nous la fait à l’envers. Quand on paie ces sommes là pour dormir, il suffit de peu pour nous faire dérailler. Exemple au Maui Beach Hotel, un établissement vraiment lambda à Maui, pas loin de l’aéroport. Déjà, le motel est un peu pourri. De deux, ils nous sortent des frais de resort… pour le wifi, l’eau chaude, la piscine, le café de l’accueil et le parking. Non annoncés sur Booking. Boom, réclamation, boom, remboursement.

Pipi please. Généralement, on est très station service pour faire pipi. Sauf qu’à Hawaï, de nombreuses stations n’en ont pas. Pas de WC dans les stations. La solution ? Les plages et parcs.

En supplément. C’est de plus en plus courant aussi. Les « sides » (accompagnements) ne sont pas toujours proposées avec le plat. Des frites en supplément, serious ?

25$. Ce qui est formidable aux US, c’est que le prix du Pass America The Beautiful n’a pas bougé depuis de nombreuses années. Une super affaire à 80$, pour voir tant de merveilles, c’est cadeau. Les prix des parcs d’état, eux, continuent de grimper. Exemple à Goblin Valley SP : 20$… « Ah, non 25 en fait, car c’est le week-end ». Gasp….

Fumer. Oui, on est coupables, on est fumeurs. C’est pas bien. Mais je vous assure, devoir sortir, se parquer, tout vérifier pendant 80 jours pour en griller une, c’est relou. Deux petits exemples hawaïens. On commence par le Kaanapali Beach Hotel, resort énorme de 430 chambres. Pour fumer, un seul endroit dans l’immense jardin avec un banc, mais ATTENTION, pas après 22 heures (mystère). Sinon, les clopeurs, vous avez le droit de vous taper 300 m de marche jusqu’au parking. Deuxième exemple sur Big Island dans notre premier hébergement, le Hale Maluhia, une grande propriété avec des extérieurs mais où le propriétaire interdisait de fumer (même au fond du parking), pour une histoire « de label ». « Alors, on va où ? », lui demande-t-on. « Sur la route », répond-il sans rire. Donc nous avons passé trois jours à cloper dans un virage hyper dangereux avec des Hawaïens qui conduisent comme des mangoustes sous ecstas. Fumer tue.

Coeur. Le drame des lunettes de Delphine. Juste avant de partir, elle perd ses mythiques lunettes coeur et rachète une paire. Nouvelle perte pendant le voyage, à Moab cette fois…

Arriver de nuit dans les campings. C’est un peu notre côté débutant qui est ressorti là. Habitués à tout pouvoir faire (visiter, manger, etc) avant de filer au motel, il fallait cette fois changer nos habitudes. Mais on a eu du mal à faire ça pour avoir le temps de se mettre en place, de se faire à manger…

Tips, jusqu’où ira-t-on ? Nous vous en avions déjà parlé. Ce n’est pas tant les augmentations de % de pourboires qui nous chagrinent (ça, ça se comprend et s’explique), c’est le tout pourboire. N’importe quel paiement, au resto à emporter, à un bar, à plein d’autres endroits, si vous payez par carte, on va vous sortir le terminal avec des propositions à 20, 22 ou 25%. Mais zoooooooob ! Ne donnez pas autant., cliquez sur « custom tip ». Contentez vous du classique (1 ou 2 $ par boisson, un peu plus pour un repas) mais à un moment, il faut arrêter l’engrenage.

Closed. Il y a toujours quelques petites déceptions sur un trip. Notons la fermeture de Iao Valley à Maui (travaux), de Kalaupapa à Molokai (Covid), ou encore du sommet du Mauna Kea inaccessible en raison de la météo

Full. Nous avons croisé trop de monde sur le North Shore d’Oahu et à la Dole Plantation, où nous n’avons même pas pu nous garer. Ça peut arriver.

Akaka Falls. Déception pour ce spot sur Big Island, non loin d’Hilo. Les chutes sont mignonnes mais le monde et le parking anarchique rendent le moment désagréable (hormis un superbe nuage). Préférez Rainbow Falls.

On a coincé sur la bouffe. Au bout de 50-60 jours, on a coincé sur la bouffe US : toujours les classiques US, manger avec les doigts. On a trouvé notre salut en variant nos choix (de plats et de restaurants).

Pas toujours les bienvenus. Les messages d’une minorité d’Hawaïens sont assez clairs sur les bords des routes, particulièrement sur la route pour Hana ou à Molokai. En résumé : « Touristes, vous n’êtes pas les bienvenus ». Ou alors vous êtes les bienvenus mais pour dépenser votre argent et rentrer chez vous après. Merci de ne pas vous installer ici. Message aussi un peu barré aperçu au pied d’une cascade sur la route pour Hana disant en substance que cette eau, seuls les Hawaiens d’origine ont le droit de s’y baigner. On a aussi repéré certains panneaux « Dead End » (impasse) qui étaient des faux, juste pour que vous ne passiez pas dans le voisinage. Il y a, et c’est connu, quelques villages où les touristes ne sont pas toujours les bienvenus.

Nids de poule. On vous l’avait soufflé en story : l’état de l’I40 entre Kingman et Williams quand nous y sommes passés (donc fin avril 2023) était dans un état déplorable. Des nids de poules partout, des crevasses et des poids lourd qui slaloment. Bien sûr, on y a laissé un pare-brise. Si la route n’est pas réparée, privilégiez la route 66 via Hackberry, Valentine, Peach Springs… Et si vous avez le temps, c’est mieux en plus.

6th St à Austin. La rue de la soif à Austin a bien changé. Top pour la fiesta il y a quelques années, l’endroit est devenu bien moins safe et agréable depuis le covid. Ça sent la beuh, ça traîne, ça craint un peu

Galérer pour manger à Moab. L’Utah nous barbe rarement, sauf quand il s’agit de boire ou manger. On n’a jamais compris pourquoi il étai si difficile de trouver un endroit sympa où manger tard à Moab alors que, généralement, les visiteurs profitent des couchers de soleil à Arches ou Canyonlands. Du coup, on a atterri deux fois au même endroit, le Blu Pig. Autre truc, bien particulier en Utah. Sachez-le, il n’est pas possible de boire un verre sans manger dans les restaurants, ce qui donne parfois des scènes fantastiques avec quatre personnes se tapant une bière en commandant une assiette de frites qu’elles ne touchent pas. Well played !

Fentanyl and co. La crise des opioïdes perdure aux USA. Fentanyl, oxycodone, vicodine. Et la crise Covid par dessus. Des campements importants dans de nombreuses villes, des SDF mal en point dans certains quartiers, et plus de 100 000 morts par overdose par an. On a pu voir certains quartiers en meilleur état depuis 2019 (Venice Beach), d’autre en plus mauvais état (downtown LA). Mais ce qui est certain, c’est qu’il s’agit de l’un des plus grands défis des Etats-Unis ces prochaines années.

Les moments WTF

Faux départ. On a bien cru ne jamais pouvoir attraper notre avion à Genève. Trois pannes de voiture à 4h du mat sur la route de l’aéroport, le cauchemar absolu. Grosse performance de Papinou (le daddy de Delphine) pour nous faire arriver à l’heure.

Gossip. Alors qu’on arrive à la sécu, on reçoit un message Instagram avec une photo et un « vu ». Surprise, une photo de nous en train de checker in à Genève. Les Roadies sont partout.

Karaoké d’arrivée. Quand tu te tapes 24 h de voyage, que faire en arrivant ? Se carapater dans un hébergement ou… aller boire un verre alors que t’as les yeux qui ont du mal à tenir ouverts. Réponse 2, avec Delphine qui chope le micro et envoie du « Fireworks », du Abba et « Drôle de vie » à des Hawaïens déchaînés.

Poules et coqs partout. Ils sont les queens et les kings d’Hawaï. #ThugLife

Check in à l’ancienne. A quoi peut bien ressembler le check-in dans un mini avion (10 personnes) de Mokulele airlines pour faire Maui-Molokai ? C’est à l’ancienne. Terminal ouvert au vent, on vous demande votre poids, on pèse vaguement vos bagages, il n’y a pas de contrôle sécurité… Ensuite, on annonce au micro de quel côté du mini terminal vous partez puis on annonce « Delphine and JP, row 1… Cynthia and Frank, row 2 ». Puis tu marches jusqu’à l’avion, le pilote t’attend dehors. C’est mignon.

Un personnage. C’est le genre de personne que tu peux croiser dans un livre. On se retrouve à 5 personnes dans une croisière baleines à Molokai. On peut l’appeler Joan. Toute la croisière a été une masterclass. Son look d’aventurière, son métier de photographe naturaliste, son big zoom, ses histoires de safaris animaliers aux quatre coins du monde, le fait qu’elle enchaîne les croisières à Molokai tous les jours. Dès qu’on voyait un bout de baleine, elle lâchait des grands « Commmmmmmeeeeee on baby, this ain’t my first rodeoooooo ». Et là, le drame. Un coup de vent, ses lunettes se font la malle, plouf, dans l’eau. On la revoit tenter de les rattraper au ralenti. Sa main complètement tendue vers l’eau alors que les binocles devaient déjà être à 4 m de profondeur. Notre rire réprimé… Grand moment. Grand personnage.

Le massacre/Mangouste-gate. Imaginez un endroit paradisiaque. Un cocotier se courbe délicatement vers l’océan, le coucher de soleil. C’est la pub Bounty mais en vrai. Manque que « Over the rainbow » et le décor est parfait. Une poule et ses poussins se promènent sur la plage. Idyllique. ET LA, ATTAQUE DE MANGOUSTE. Elle sort deux fois d’un buisson, bouffe deux poussins, la maman poule est en panique. Trauma niveau « Bambi ».

Skippy. On n’étaient pas vraiment prêts et on a appris ensuite que le coin de Captain Cook sur Big Island, était un repaire de babos. Quand nous sommes arrivés au Dragonfly Ranch, comme l’impression d’arriver dans Problemos. Dans cette cabane dans les arbres, un côté ashram, communauté à la babos, avec un jardin, un illuminarium, des employés logés sur place dans la jungle. Toutes les portes ouvertes, des chats et des graines au petit-déj. Peace.

Coco 1. Vous savez, à Hawaï, les panneaux « chutes de noix de coco » ne sont pas là pour rien. Delphine a failli en faire les frais. Alors que nous étions au nord-est de Big Island, sur un petit arrêt photo, elle a frôlé la mort, une énorme coco tombant juste à côté d’elle. Je vous assure qu’après, on fait attention.

Coco 2. Vous savez l’image ? La voiture, le chien à la fenêtre. A Makawao, sur Maui, on a vécu la version hawaïenne. Alors que JP esquivait la tournée de magasins avec son trick préféré (« Je peux pas entrer, j’ai un café à la main »), IL est apparu. Une vielle bagnole avance dans la rue principale. Et là, posé sur la portière du conducteur, un perroquet ! Pas un chien, un perroquet !

L’arbre à tatanes.

Pluie. Hilo, sur Big Island, c’est 275 jours de pluie par an. On est resté trois jours, pas vu l’ombre d’une goutte. Bol.

Le phallic rock. No comment.

Alamogate. C’est probablement l’un des plus grands WTF de l’histoire des WTF. On en a parlé, on doit prendre notre petit avion pour Molokai au coucher du soleil. Problème, il est en retard; beaucoup de retard. A tort, on ne s’inquiète pas tout de suite de notre location de voiture sur l’île. C’est simple, il n’y a qu’un loueur à l’aéroport, Alamo. Sinon, que dalle à part quelques taxis qu’il faut appeler. C’est le désert quoi… Les heures filent, 19, 20, 21h. L’avion va enfin partir. Vers 20h, on prévient l’hôtel qu’on sera hyper à la bourre, on tente d’appeler Alamo, pas de réponse et on commence à s’inquiéter. Comment va-t-on faire si il n’y a rien à l’aéroport ? L’hôtel, un des seuls de l’île, est à 15 bornes. Qui a envie de se taper 3h de marche sur une île qu’il ne connaît pas ? En prévention, on commence à échanger avec des passagers, en se disant qu’ils pourraient peut-être nous dépanner (mais ils sont tellement énervés par le retard qu’ils sont à moitié réceptifs…). Bref, on arrive à Molokai, il fait nuit, il y a juste une agente de sécurité sur place. On lui demande.

  • « Vous pensez qu’Alamo est encore ouvert ? »
  • « Non, ils partent tôt »
  • « Mais ils peuvent laisser une voiture avec les clés non ? » (On est sur une petite île, elle va pas aller bien loin, quoi…)
  • « Non, je crois pas. Je sais pas… »

Ok, ok… JP va voir de l’autre côté de la route chez Alamo. Peut-être qu’il y aura quelqu’un… Personne. Mais une voiture garée devant l’entrée. C’est une Jeep quatre portes comme celle qu’on a réservée pour quatre jours. Tiens, tiens. Il tente d’ouvrir, ça s’ouvre. Il ouvre la boîte à gants… LES CLÉS ! Voilà le dilemme, prendre cette voiture, même si c’est pas sûr et certain que ce soit la nôtre et aller tranquillement à l’hôtel, et repasser le lendemain régler tout ça. Ou alors, ne pas la prendre et marcher trois heures jusqu’à l’hôtel avec les bagages… « La question, elle est vite répondue » comme dirait l’autre. On prend la caisse, on laisse un mot sur la porte, on envoie un mail, on verra demain.

Le lendemain matin, on commence par une croisière baleines qui était prévue dès 8 h du mat’. Puis on va chez Alamo. A l’accueil, JP explique le déroulé. Et là, elle dit « mais c’est pas notre voiture ». JP devient blanc. On a piqué la bagnole de quelqu’un looooool. Finalement, après une inspection, elle se ravise. C’est bien une de leurs voitures. Mais on n’aurait jamais dû la prendre. En fait, c’est aussi à cause du client qui n’aurait jamais dû laisser les clés dans la voiture.  » Ça va que vous êtes sympas et que vous la ramenez », sourit-elle. Intérieurement, JP se dit surtout qu’on est passé à deux doigts d’une arrestation pour vol. Finalement, on garde la voiture, on remplit les papiers et tout rentre dans l’ordre. OUF. On leur laisse un petit commentaire sur Google.

Art. Ça arrive parfois. On nous contacte sur Instagram pour transformer nos photos en art. Après un élan à Isle Royale transformé en peinture, cette fois, on nous a demandé une photo de coucher de soleil pour réaliser un graff. On attend le résultat.

So french. On se retrouve à Luckenbach (voir plus haut), un lieu qu’on adore dans le Hill Country. Concert, tour de table à base de « d’où venez-vous ? ». « De France ». Votre état préféré « le Texas bien sûr » en montrant notre popsocket Buc-ee’s. C’est bon, ils sont dans la poche. Au moins deux spectateurs viennent nous saluer à la fin, nous remerciant en nous souhaitant le meilleur voyage possible. Bisounours texan.

Bat. C’est pas l’endroit où l’on s’attendait à croiser une. A notre motel d’Alamogordo (Nouveau-Mexique), un bébé chauve-souris avait trouvé refuge sur la moustiquaire de la chambre d’à côté.

Du grand spectacle. Nous sommes à Maui, le coucher de soleil approche. On retourne à Makena Cove, une minuscule plage absolument paradisiaque au nord-ouest de l’île. A notre arrivée, on remarque un gars en chemise hawaïenne avec un gros coquillage. Le temps passe, il attend, nous aussi. Devant nos yeux, un renouvellement de voeux trop chou.

Patel. Si vous voyagez souvent aux US et que vous fréquentez les motels, cela ne vous a pas échappé. Il faut savoir que plus de la moitié des motels aux US sont tenus par des Indiens. Et ce sont souvent des Patel (environ 70% des propriétaires indiens s’appellent ainsi), venant d’une caste du Gujarat. C’est une histoire très intéressante, une ruée vers les motels, qu’on aborde souvent avec nos hôtes. On vous la racontera un jour.

Neige. C’est ce qui nous attire dans ce pays, faire plusieurs voyages en un. Voir des déserts, des baleines et des ours, des forêts, l’océan, la neige et la canicule, tout en un voyage. On peut connaître même ça en une journée. Le matin, nous sommes partis de Borrego Springs (Californie), deuxième plus grand désert de Californie en plein bloom pour rejoindre San Diego, au bord de l’océan. Avant d’y arriver, nous sommes montés jusqu’à Julian, où il neigeait.

Mal de mer. Petite pensée à ce duo mère-fille sur la croisière baleines à Big Island, passé en un éclair de « on claque des photos Insta en haut du bateau » à « on gerbe par dessus bord et on repeint les toilettes ». Même pas eu le temps de voir les baleines.

Universal, un concept. Oui, nous y sommes allés en plein springbreak alors c’était chargé. Mais c’est quand même un concept Universal. Tu paies déjà ton ticket assez cher. Après, t’ajoutes 30, 50 ou 70 $ si tu viens en voiture suivant la proximité du parking. Tu te mets dans des listes d’attentes virtuelles pour accéder à certaines attractions. Puis tu fais la queue, tu fais la queue, tu fais la queue pour 5 minutes d’attraction, tu refais la queue pour manger un mauvais hot-dog à 14$ et boire une bière tiède à 12. Tu finis la journée sur les genoux, en détestant l’humanité. Et tu te dis, c’était cool quand même, on revient quand. Rarement vu un truc aussi maso.

The `Thing. Une des roadside attractions les plus WTF de l’ouest. C’est à Dragoon (Arizona). Il y a des aliens et des dinos

Kelly. On baladait tranquillement dans le secteur de Joshua Tree, sautant de ville en ville. Et après notre visite d’un endroit formidable, le musée international du crochet à Joshua Tree, une followeuse nous prévient. « Tiffani Amber Thiessen y était aussi ». Nooooooon, on a raté Kelly Kapowski (Sauvés par le gong) de quelques minutes. C’est un peu un fantasme d’ado de JP quand même. Immense déception. A quand Slater et Zack ?

Monsieur le maire. Après l’épisode de la chèvre qui boit de la bière, maire de Lajitas (Texas), Clay Henry, on a cette fois croisé Sam, la chèvre maire du Pionneertown. « Et qui était le maire avant ? » « Les deux cactus derrière vous et aussi un chien ». « Ah ok ». Ils en ont fait des t-shirts fantastiques (« I kissed the mayor »).

Horaires hawaïens. Déjà, avec le covid, les horaires, c’était devenu un peu le bordel sur le continent. Mais là, Hawaï, c’est un autre niveau. Ne jamais se fier aux horaires ^^ D’ailleurs, ils s’en amusent (cf le panneau). On a même eu la feuille A4 posée sur l’entrée avec « Hey, je suis partie plus tôt aujourd’hui car il y avait du vent et je préférais rentrer safe chez moi ». So Hawaïan.

Le feuilles-gate. On se pose à la Stone Brewing à San Diego pour souffler un peu dans un nouveau quartier (Liberty Station). On commande. L’endroit est sympa, on s’installe à côté d’une mare avec des canards et des carpes koï. Delphine griffonne et bim, coup de vent, les notes dans la mare, des choses importantes sur le roadtrip. Et les canards qui commencent à se les taper. Delphine est allée demander de l’aide aux serveurs qui sont venus pécher tout ça quelques minutes plus tard. D’ailleurs, on n’a pas payé la bouffe dans ce resto vu qu’ils ont oublié nos plats pendant 45 minutes. Sympa.

Dans le noir, personne ne te verra. Cela faisait à peine deux jours qu’on avait Apollo. On déboule au Riverside Campground à Panguitch. Le cadre a l’air sympa. Mais personne à l’arrivée puis une femme arrive rapidement en voiture. Delphine manque de tourner de l’oeil: où sont les toilettes? « Y’a pas, les tuyaux risquaient de geler, tu poses de nuit, personne le saura, enjoy !« . La douche ? « Non plus ». Mais c’est quoi ce préfabriqué ?  » C’est mon magasin, c’est le bordel, tu veux voir ???« . On arrache un autre emplacement, pas au bord de la rivière mais avec du courant et… des toilettes secrètes qui normalement sont fermées à l’époque du gel (bon, il faut trouver 5 gallons par chasse). On préserve le lieu pendant deux nuits, on trouve des solutions à la station. Quand, le dernier matin, Delphine veut s’en servir. Et là, notre voisin rasta blanc… Enfin bref, il avait bien trouvé le spot. Fuck…

« C’est pas ma guerre ». A Beatty (Nevada), aux portes de la Vallée de la Mort, on cherchait un peu désespérés un resto ouvert tard. On voit le VFW, let’s go. On rentre, accueil correct, ambiance un peu vieillotte. Ça clope au bar. Puis on commence à remarquer quelques détails : des balles et des médailles incrustées dans le bar. Des tireuses à bière faites avec des douilles gros calibre. « Hey, ça veut dire quoi VFW? », demande-t-on à la serveuse, qui devait avoir 22 ans. « Veterans of Foreign Wars », les vétérans des guerres étrangères. Oui, un resto de bons vétérans…

Mener l’enquête au Bagdad Cafe et Hagrid. Oui, c’était fun d’aller démêler les histoires du Bagdad Cafe. Fermé ? Ouvert ? Que devient ce temple français sur la Route 66 ? On vous racontait cette rencontre du 3e type ici. Mais ça ressemblait bien à un moment WTF entre la propriétaire complètement perchée (« Vous pouvez nous donner votre mail ? » Elle nous emmène à la boîte aux lettres), les lieux encore plus poussiéreux qu’avant, les clients qui ne savent pas ce que l’endroit représente et surtout Hagrid. Hagrid, c’est le chien d’Andréa. Et il nous a pas lâché la jambe dès qu’on a voulu partir du Bagdad Cafe. Un sketch qui a duré un bon quart d’heure. Il a essayé une douzaine de fois de se jeter sous les roues. On le comprend en même temps, il habite à Newberry Springs. On a fini entre cris d’énervement et fous rires…

« Not only 5% ». Chez Walmart, il y a toujours des emplois de courtoisie, souvent des personnes âgées qui arrondissent leur retraite. A Prescott, on a eu droit à un contrôle caddie par un vieux monsieur. Il nous a tenu la jambe pendant 10 minutes en mode « Vous savez pourquoi je fais ça ? » « Car ce Walmart est le moins cher de l’état. Not only 5%, but a 100 % », avec le regard en coin. Il la répété au moins trois fois en lâchant aussi « Hey, vous vous êtes acheté un petit pack de Coors »… Ouais, et on s’est aussi acheté de la glace alors ciaoooooooooooo. On l’a imité pendant une semaine tellement il était drôle.

Secret défense chez Sprouts. Sprouts, c’est une chaîne de magasins alimentaires plutôt pas mal, assez saine. Nous n’y étions jamais allés. L’occasion s’est présentée à Flagstaff. Delphine se balade avec son appareil, prend trois photos de rayons pour notre documentation. Et là, un mec sorti de nulle part. « Vous faites quoi ? C’est interdit de prendre des photos… » « Euh, ok, ok, c’était juste pour nous ». Bref, Sprouts, secret défense. Bon, j’imagine que si cela avait été avec un téléphone et pas un reflex, on aurait été tranquille…

Krustyyyyyyyy. A Amarillo (Texas), on a testé un nouvel hôtel, attirés par un tarif à 39 euros la nuit. Nous voici au Cactus Cove (qui a un 2e nom pour les longs séjours). Déjà, on vous dit que ça les mérite à peine, les 39 balles. Un endroit étonnant, assez crado, avec une piscine et un mini golf dans un atrium, ainsi qu’un barbier. L’endroit chelou quoi. Et que dire du petit déj avec trois tables pour des dizaines de chambres et une nana qui se démène pour faire des oeufs et du bacon pour tous les clients. On est tombés en face d’un couple qui racontait sa vie (chiannnnnnte mais chiannnnte). Toutes les deux minutes, le mec gueulait « Kruuuuuuuuuuuuusty » pour faire taire son chien qui était dans sa chambre deux étages plus haut. Un épisode de South Park…

Sharp, vraiment ? Nous sommes à Austin, prêts à prendre l’avion du retour. Sécurité, le sac de Delphine est mis de côté. « Mammmm, do you have something sharp or dangerous in your bag? » (« Avez-vous quelque chose de coupant ou dangereux dans votre sac »). « Euh, non », répond Delphine. En fait, il y avait bien quelque chose de « sharp » dans le sac. Du « sharp cheddar » de Tillamook. Fou rire avec l’agent…

Ukulele. A Haleakala, on passe par le visitor center et on tombe sur un ranger avec un ukulele. Il nous répond en jouant. Comment faire plus hawaïen ?

Taser. Dernière nuit en itinérance à Lockhart (Texas), on attend la pizza qu’on a commandée. JP fait un tour dehors. De l’autre côté de la route, une station-service… puis tout est parti en c…. Un agent de police s’approche de la voiture, ça parlemente, il sort quelque chose, un taser, et commence à tirer. Le flic sort son flingue maintenant. La conductrice sort. Le passager aussi. Mais il se met à courir et tente d’échapper à la police. Dans le motel, un mec à l’étage se marre : « Ohhhhhh, it’s a runner » (« C’est un coureur »). On les voit se courir après. Trois autres voitures de police débaroulent. C’est grand spectacle. PS : ils l’ont chopé… vivant.

Cette boîte à tips. C’est le bocal à pourboires d’un gars qui ouvrait les noix de coco. « Les pourboires sont utilisés pour acheter de nouveaux doigts ».

Les Awards

Le dodo

Sur ce voyage, budget oblige au regard de la durée, on a choisi des hébergements un peu moins clinquants que lors des derniers voyages. On a surtout bagarré pour Hawaï (particulièrement Maui) puis nous avons pris les motels au fil de l’eau, parfois le jour-même, parfois quelques jours en avance. Voici les meilleurs, en deux morceaux pour que ce soit plus facile pour vous.

Les meilleurs hébergements

A Hawaï
  • Old Wailuku Inn (Wailuku, Maui). Un B&B avec des gens adorable. Oui, c’est pas en bord de plage mais tout y était agréable et à taille humaine. Voir et réserver
  • Hana Kai (Hana, Maui). Cet ensemble d’appartements au bout du monde, à deux pas d’une plage, était un refuge idéal. Bon, c’est fait pour y rester plus d’une nuit. Voir et réserver
  • Molokai Hotel (Kaunakakai, Molokai). Un écrin parfait à Molokai avec des petites unités très vacances. Et on n’oublie pas la piscine, le restaurant, la plage toute proche et les excursions proposées. Voir et réserver
  • Hale Maluhia Country Inn (Kailua-Kona, Big Island). La « house of peace » sur les hauteurs de Kailua-Kona est un bed & breakfast charmant dans la propriété d’une famille. Soirée dans le jacuzzi au son des grenouilles coqui. Voir et réserver
  • Dragonfly Ranch (Captain Cook, Big Island). C’est une maison dans les arbres, une communauté alternative, un endroit mignon comme tout à deux pas de Two Step Beach. Au top, mais pas pour tout le monde (faut aimer les trucs décalés, un peu barrés). Voir et réserver
  • Shoreline (Honolulu, Waikiki, Oahu). Ce ne sont pas les hôtels qui manquent à Waikiki. Celui-ci propose un bon compromis qualité-prix-proximité de la plage, et il est très stylé. Voir et réserver

Mention : Dolphin Bay Hotel (Hilo, Big Island)

Dans l’Ouest Américain
  • White Sands Motel (Alamogordo, Nouveau-Mexique). Pour le panneau, la propreté et le secteur, non loin de White Sands. Voir et réserver
  • Copper Stay Inn (Benson, Arizona). La bonne surprise chopée au hasard. Parce qu’il a tout ce qu’on aime/dont on a besoin et un discount au resto d’en face (un Denny’s). Voir et réserver
  • Egyptian Motor Hotel (Phoenix, Arizona). Un motel historique (fraîchement) repris par Best Western et finement décoré. On aime beaucoup. Voir et réserver
  • The Rambler Motel (Chula Vista, Californie). Un motel bien brandé, bien rénové à Chula Vista, à deux pas de San Diego. Une solution qui peut plaire. Voir et réserver
  • The Kinney Venice Beach (Los Angeles, Californie). On le sait, vous avez parfois du mal à trancher pour choisir un hébergement à Los Angeles. On en a fait un article. Cet hôtel, un peu en retrait de la plage est vraiment une valeur sûre (avec piscine et jacuzzi). Un parking protégé, à 15 minutes de la plage, dans un quartier tranquille à la frontière avec Marina del Rey. On valide. Voir et réserver
  • Inn at Palm Springs (Palm Springs, Californie). Une très bonne surprise. Un hôtel à taille humaine sans le côté trop branché (et du coup $$$ et parfois toc) que peuvent avoir certains établissements de Palm Springs. Accueil adorable, piscine au top, machine à boissons en libre service. On aime. Voir et réserver
  • Horseshoe Las Vegas (ex Bally’s, Las Vegas, Nevada). Et un hôtel de plus testé sur le Strip. Le Bally’s est devenu il y a peu le Horseshoe et subit une large rénovation. Pour 90 euros, resort fees et parking compris, on a bien aimé le casino à l’ancienne. Voir et réserver
  • Motor Lodge (Prescott, Arizona). Même s’il nous a moins plu que la première fois (où sont passés les bières d’accueil ? Où sont passés les cookies du matin ?), c’est quand même un super endroit retro pour se poser à Prescott. Voir et réserver
  • Retro Inn (Cortez, Colorado). La méga bonne surprise réservée au hasard (et quelques minutes avant sur la route). Un motel rétro où chaque chambre correspond à une année. On vous rappelle que Cortez est non loin de Mesa Verde NP. Voir et réserver
  • Yonder Escalante (Escalante, Utah). Le tout pile. Cela fait des années qu’on reluquait son drive-in. Racheté, rénové, en pleine expansion, le Yonder a de sérieux atouts. Des places de camping, des cabanes, des airstreams, une super piscine (avec grand jacuzzi), un magasin, des supers espaces communs, des top douches (avec sèche-cheveu Dyson!), des petites attentions… Epatés. Voir et réserver
  • Island Suites (Lake Havasu, Arizona). Encore une bonne surprise. Tout y est pour un tarif plus qu’honnête. Voir et réserver

Mentions : Coronado Motel (Yuma, Arizona), Palm Canyon RV & Resort (Borrego Springs, Californie), Palomino Motel (Las Vegas, Nouveau-Mexique), Motel SoCo (Pagosa Springs, Colorado), Whitten Inn University (Abilene, Texas)…

Spots campings 
  • Yonder Escalante (Escalante, Utah). Pour tout ce qui a été dit au-dessus. La respiration parfaite. Voir et réserver
  • The View Campground (Monument Valley, Arizona). Oui, c’est rustique. Pas d’électricité, pas d’ombre, en plein vent. Juste un bloc sanitaire. Mais cette vue forever ! Voir et réserver
  • Lake Mead RV Village (Lake Mead, Boulder City, Nevada). Au calme avec tout l’équipement et une vue sur le lac Mead. Voir et réserver

Les hébergements un peu pourris

  • Maui Beach Hotel (Kahului, Maui). Pour tout ce dont on a parlé au-dessus. Les fees sortis de nulle part, le prix, la propreté… Seul l’extérieur envoie.
  • Marine Motel (Ajo, Arizona). Le motel dump par excellence. Une cata, on en parle au-dessus aussi. On a testé presque par curiosité et défi, c’était pire que dans les avis internet!
  • Harmony Motel (Twentynine Palms, Californie). Lui aussi a eu son petit résumé acide au-dessus. C’est pas sale, mais l’accueil tout pourri. On ira ailleurs.
  • Atomic Inn (Beatty, Death Valley, Californie). Tu sens le motel à la dérive douce. Le lobby est crado, les employés sont des repris de justesse qui vivent à côté. Drôle d’endroit.
  • Cactus Cove Inn (Amarillo, Texas). Ok, 39 euros avec le petit déj. Mais bon, ça en valait 15.

La bouffe

Parlons un peu de la façon dont nous avons géré la bouffe. Vous le savez, on n’y va pas avec le dos de la cuillère. Il y a d’abord eu Hawaï et il faut se rendre à l’évidence, ça fait partie des états aux US où l’on mange le mieux. Pour le poisson, les fruits de mer, les fruits, les poke, le taro, le mochi cake, le café, les malasadas, le teriyaki, les spams musubis, etc. La cuisine, mélange asiatique-polynésienne-américaine est une réussite. Oui, ça coûte cher de manger au restaurant (30 à 40% de plus que sur le continent) mais vous pouvez aussi vous réfugier dans un supermarché (Foodland, notre préféré) pour choper un poke ou des pupus.

Une fois de retour sur le continent, nous avions un défi, ne pas nous lasser de la bouffe US pendant 50 jours. On sait qu’à un moment, on peut en avoir marre des classiques, de manger avec les doigts. Et on s’est réfugiés vers d’autres cuisines (asiatiques, mexicaines, les deep dish pizzas de Chicago…) pour survivre. Il faut aussi savoir se tourner vers les produits : pistaches à Alamogordo (OMG la glace), chili vert à Hatch, BBQ au Texas (toujours le meilleur du pays…)

Pour les supermarchés, pour pique-niquer un peu, hormis les classiques Walmart, Albertsons, HEB (au Texas) ou autre, on a bien aimé Sprouts et surtout City Market, que l’on a vu à Moab, notamment. La viande à la découpe est de top qualité et si vous n’avez pas testé pour les sandwichs, le pain pretzels est yummy.

Les meilleurs restos

A Hawaï
  • Braddah Chic Stop (Kahakuloa, Maui). Food truck du bout du monde, vue d’exception
  • Tiffany’s (Wailuku, Maui). Repaire de locaux, superbe carte
  • Ku’au Store (Paia, Maui). Supermarché, déli au top à la sortie de Paia, pour aller sur Hana
  • Braddah Hutts BBQ (Hana, Maui). C’est l’histoire d’un food truck qui ne paie pas de mine dans une arrière-cour. Et pourtant Atota y concocte sans doute un des meilleurs barbecues de toutes les îles. Pour vous dire, c’est un Oregonian (cuisto et spécilaiste de la charcuterie) croisé l’hiver dernier à Terlingua (Texas) lors de la demi-finale de la coupe du monde France-Maroc (oui, ça fait un peu Kamoulox) qui nous a filé l’adresse. Merci!
  • L&L BBQ (partout sur les îles). Envie de manger du BBQ hawaïen pas cher ? On a une solution pour dévorer des « lunch plates » abordables.
  • Huggo’s On the Rocks (Kailua-Kona, Big Island). Emplacement parfait sur la baie de Kailua-Kona, les pieds dans le sable avec une carte de bon niveau.
  • Pau Hana Poke (Kailua-Kona, Big Island). C’est juste un magasin à emporter dans la zone industrielle mais probablement le meilleur poke de notre séjour.
  • Pineapples Island Fresh Cuisine (Hilo, Big Island). Un must selon nous avec une cuisine locale bien fraîche (et sur le thème ananas).
  • Luau du Polynesian center (Laie, Oahu). Buffet goûteux pour ce luau du Polynesian Center
  • Duke’s Waikiki (Waikiki, Honolulu, Oahu). Un grand classique à Waikiki, presque les pieds dans l’eau.

Mentions : Cool Cat Cafe (Lahaina, Maui), Down the Hatch (Lahaina, Maui), Cheeseburger in Paradise (Lahaina, Maui), Paddler’s (pour la confiture de tomates, Kaunakakai, Molokai), Lava Lava Beach Club (quel coucher de soleil ! Waikoloa, Big Island), Volcano House/Uncle George Lounge (Volcanoes National Park, Big Island), Hilo Town Tavern (Hilo, Big Island), Suisan (Hilo, Big Island), Shrimp Shack (Haaula, Oahu), Waikiki Brewing (plusieurs adresses, offre buy one get one un jour par semaine à Honolulu, Oahu), Cuckoo Coconuts et Lava Tube (pour le prix et la déco, Honolulu, Oahu)…

Dans l’Ouest américain
  • Ivar’s River Pub (San Marcos, Texas). Un bon resto avec vue sur la rivière. So Texan
  • Hopdoddy’s (Austin, Texas). Classique de classique, on y revient toujours pour un burger juicy
  • Magnolia Cafe (Austin, Texas). Une adresse reconnue à Austin. On s’en était fait une montagne. En fait, c’est un diner à prix tout doux. Et ils font aussi des brunchs
  • Brown’s BBQ (Austin, Texas). BBQ foodtruck sans prétention et forcément, quand on se la pète pas, c’est bon
  • Sparky’s (Hatch, Nouveau-Mexique). Le roi incontesté du burger au chili vert
  • Lou Malnati’s, Giordano’s (Phoenix, Las Vegas). Les rois de la deep dish pizza en mode décentralisé
  • AZ Wilderness (Phoenix, Arizona). A Ro-Ro, une brasserie qui a tout ce qu’il faut
  • Tail’O the Pup (Los Angeles, Californie). Comment résister à ce stand de hot-dogs en forme de hot-dog ?
  • Pink’s (Los Angeles, Californie). La référence du hot dog à Los Angeles et sacré repaire de stars
  • Café 50’s (Santa Monica, Los Angeles). Une diner à l’ancienne juste avant la fin de la Route 66, avec une grande amplitude
  • San Pedro Fish Market (Long Beach, Californie). Vu que l’antenne historique a fermé à San Pedro pour trouver un nouveau lieu, nous sommes allés à celui de Long Beach. Toujours aussi bon. Big up au world famous shrimp tray
  • Grnd Sqrl (Twentynine Palms, Californie). Ce « ground squirrel » a du flair. Bonnes bières, bons burgers, ambiance sympa. Branché du désert
  • Whiptail Grill (Springdale, Zion NP, Utah). Un resto fusion américain-mexicain à deux pas de l’entrée de Zion
  • Blu Pig (Moab, Utah). Pas facile de trouver un resto ouvert tard à Moab. Merci au Blu Pig pour les deux repas. Bon BBQ et big up au « tri tip »
  • Grand Canyon Brewing (Page, Arizona). Installée depuis peu à Page, elle vient garnir la scène culinaire désertique de Page. Bel endroit
  • Peppermill (Las Vegas, Nevada). Etablissement mythique de Las Vegas (tournage de Casino, Showgirls). Un peu cher mais so légendaire
  • Able Baker Brewing (Las Vegas, Nevada). Sûrement la meilleure brasserie de Las Vegas, dans l’Arts District
  • Peggy Sue Diner (Yermo, Californie). Incontournable si vous êtes sur la 66
  • Lazy G’s (Prescott, Arizona). Une brasserie valeur sûre à Prescott
  • Raven Cafe (Prescott, Arizona). Un resto mode et healthy avec plein de bonnes choses et une carte qui change
  • Delgadillo Snowcap (Seligman, Arizona). Iconique (et la bouffe, on s’en fout un peu, sauf du smiley à la patate)
  • Carver Brewing Co (Durango, Colorado). Sur la rue principale de Durango, encore une bonne brasserie. Carte au top et big up aux Mountain Mac (des pâtes bien chargées)
  • Big Texan (Amarillo, Texas). Les rois de la viande sur la 66
  • The Local (Abilene, Texas). Mega bonne surprise à Abilene que ce soit l’endroit, le service ou la cuisine. Taco tuesday
  • Cattle Drive & Bull Cafe (Coleman, Texas). OMG, l’adresse qui sort de nulle part. C’était parfait de bout en bout : le service, le lieu, la gentillesse de la patronne, la viande et même les légumes
  • Smitty’s (Lockhart, Texas). Un des membres de la sainte trinité de Lockhart. BBQ texan à l’ancienne. Pour les fondus de viande

Mentions : Storm’s Drive-in (pour Elvis, Lampasas, Texas), B’s Family Dining (Fort Stockton, Texas), Lescombes Winery (moins pompeux qu’il y paraît, Alamogordo, Nouveau-Mexique), Barrio brewing (Tucson, Arizona), Carlees (Borrego Springs, California), Julian Beer Co (Julian, Californie), Prison Hill brewing (Yuma, Arizona), Pretzels & Pints (San Diego, Californie), Stone brewing (San Diego, Californie), Firestone Walker Brewing Company (Marina Del Rey, Los Angeles, Californie), Bryce Canyon Pines (plus de tartes mais du wifi, Bryce Canyon City, Utah), Escalante Outfitters (Escalante, Utah), Margie’s Merry Go-Round (improbable resto chinois, Lone Pine, Californie), Beaver Street Brewery (Flagstaff, Arizona), La Casita de Cortez (mexicain, Cortez, Colorado), El Camino (resto du motel SoCo à Pagosa Springs, Colorado), The Skillet (Las Vegas, Nouveau-Mexique), JNL BBQ (Austin, Texas)….

Les pires repas

  • Fredericksburg Brewery (Fredericksburg, Texas). Pas bon, pas sympa. Enorme déception pour une brasserie (!) qui a pignon sur rue.
  • Universal (Los Angeles, Californie). On ne s’attendait à rien, on a quand même été déçus. Cher, pas bon. Je me demande ce qu’ils leur passent par la tête. Car c’est toujours comme ça
  • Pique-nique. Bon, on adore les pique-niques et la plupart sont réussis. Mais quand tu te plantes, ça peut être dans les très grandes

Les boissons du roadtrip

Il y a aussi à boire pendant un roadtrip. A Hawaï, les jus de fruits, smoothies et cocktails sont excellents (coucou les Mai Tai). Tout comme une des références du café, le Kona Coffee. On retrouve d’ailleurs une « coffee belt » sur Big Island avec des centaines de producteurs sur quelques miles. Autre boisson à part, cette fois-ci sur le continent, dans le secteur de Palm Springs et de Dateland, les milkshakes à la datte. Si vous avez le bide assez solide, c’est excellent.

Au rayon des bières, la Kona Brewing et sa Big Wave à Hawaï sont des valeurs sûres. On y ajoute l’excellente Lemongrass Luau, trouvable seulement dans les brasseries Kona sur l’île. La Waikiki Brewing assure avec la Hana Hou Hefe ou une bière à l’hibiscus spécialement préparée pour le Royal Hawaian.

Sur le continent, la classique Shiner bock texane, toutes les wheat à la blueberry (dont College Street, Revolver…), la 801 de Firestone Walker brewing company, la Golden road, la Grand Canyon (dont celle à la prickly pear, figue de barbarie des cactus) ou encore la Beachwood Blonde. On a testé la bière verte pour la Saint Patrick, celle au chili vert (à Hatch bien sûr, dans le nouvelle Icebox Brewing) et la bière avec une capsule glacée à Austin, à Domo Alley-Gato.

Happening animal, le top

Hawaï a tenu toutes ses promesses, l’ouest un peu moins. Sur les îles, on a presque tout vu, tout ressenti. Les oiseaux, les lézards, les baleines, les tortues, les poissons multicolores lors de séances de snorkelling… La seule déception, ne pas avoir vu de nene cette fois…

  • Baleines (Maui, Lanai, Molokai, Big Island, Oahu). Elles étaient la raison de notre venue en février et elles n’ont pas déçu. Les baleines à bosse, qui se regroupent à cette période au large de Maui, nous ont offert un spectacle incroyable, depuis l’eau comme depuis la terre.
  • Tortues à Hawaï. C’est un classique des îles hawaïennes : les tortues marines vertes, ou Honu. On en a d’abord vu une à Black Rock Beach (Maui), puis des dizaines sur Hookipa Beach (Paia, Maui) mais aussi dans l’eau (Maluaka beach, Maui) puis à Big Island (Carlsmith Beach). Nous en avons croisé lors de nos croisières, notamment à Molokai. Puis sur un spot qu’on adore, sur Oahu, Papa’iloa Beach.
  • Cerfs axis (Hawaï). Sur certaines îles, on les dit plus nombreux que les habitants. Les cerfs axis sont rois à Hawaï.
  • Mangouste (Hawaï). On va pas revenir dessus, on est encore traumas
  • Raies (Big Island). Une rencontre incroyable avec ces êtres si gracieux, de nuit
  • Dauphins (Big Island). On a mis du temps à en voir mais au retour d’une croisière à Big Island, ils nous attendaient au port
  • Requin (Big Island). Lors de la même croisière, on a suivi pendant plusieurs minutes un requin marteau
  • Phoque moine (Lanai). C’est très rare d’en voir et pourtant, c’est la deuxième fois que nous en observons un à Hawaï. Cette fois, sur une plage de Lanai, Delphine est tombée dessus direct ; il a grogné en mode méchant. Du coup, on a pique-niqué non loin de lui.
  • Poules et coqs (Hawaï). Parle-t-on d’un happening ? C’est une invasion ouais !
  • Wapitis à Ruidoso (Nouveau-Mexique). On ne va pas compter tous les cerfs que l’on croise en voyage, particulièrement à la tombée de la nuit. On a surtout vu une belle brochette de wapitis en pleine ville, à Ruidoso
  • Chiens de prairie à Lubbock (Texas). On en a croisé plusieurs fois sur ce voyage, notamment dans Bryce Canyon enneigé. Mais la plus belle concentration, c’est bien à Prairie Dog Town, un lieu spécifiquement créé pour eux. Mignonnitude au max
  • Serpent à sonnettes à Organ Pipe NM (Arizona). C’est la rencontre qu’on redoute le plus sur un chemin de randonnée. On a eu du bol, on a vu ce diamondback rattlesnake depuis la voiture sur une piste. Dans la foulée, un 4×4 est arrivé à toute allure, on a tenté de le faire ralentir mais il a roulé dessus, et le serpent est allé se planquer dans les buissons
  • Chats. Toujours au rendez-vous les félins. Il y a eu le Lanai Cat Sanctuary bien sûr, un autre sanctuaire à Molokai et les chats du roadtrip : Lilly au Dragonfly Ranch (Big Island), Copper à Benson, Sissy sans queue à Wailuku (Maui), Opi du Dolphin Bay à Hilo (Big Island), Dexter à Phoenix, ou encore Jade et Clea… Et le boss du General Store de Makawao, Puff. Des placebos sympas, Joy et Macaron nous manquant beaucoup (ne leur montrez pas ces photos hein).
  • Perroquets à Glendale (Californie). Nous nous arrêtons juste pour prendre en photo l’iconique Chicken Boy sur la route 66 et on lève les yeux, des dizaines de perroquets sauvages dans un arbre… à Los Angeles. On a souvent cherché des colonies comme ça sans les trouver.
  • Grenouilles coquis (Big Island). Invasive, venue de Porto Rico (elle est désormais plus nombreuse à Big island), on n’entend qu’elle dans certains coins de Big Island
  • Cochon sauvage à Volcano NP (Big Island). Il faisait presque du stop ce petit groin groin
  • Bébé chauve souris à Alamogordo (Nouveau-Mexique). Voir plus haut
  • Chipmunks (Utah). Ils sont archi-mignons et aussi archi-morfales. Toujours
  • Hummingbird (Nouveau-Mexique). Un peu déçus de ne pas en avoir vu plus
  • Bighorns (Zion NP). Sur la magnifique Zion Mount Carmel Hwy, ils étaient posés là, en observateurs des allers et venues des visiteurs
  • Chevaux (Monument Valley). Un coucher de soleil à Monument Valley est déjà un chef d’oeuvre en soi. Ajoutez des chevaux sauvages au panorama
  • Anes à Beatty (Nevada) et Oatman (Arizona). Les mules sauvages d’Oatman (un classique) et de Beatty (moins classique)
  • Hagrid et les autres chiens. La passion des Américains pour les chiens nous fascine à chaque fois. Et on ne parle pas d’Hagrid le taré (lire au-dessus). Ni de tout le merchandisaing autour…
  • Lucioles (Austin, Texas). Le temps suspendu, toujours

Nos plus belles plages à Hawaii

Voici les plages que nous avons particulièrement aimées. Pour certaines (Hanauma Bay, Lanikai Beach à Oahu), nous n’y sommes pas retournés cette fois mais cela reste des valeurs sûres.

  • Maui : Kaanapali Beach, Makena Cove, Makena Beach, Maluaka Beach, Hookipa Beach, Black Sand Beach (Waianapanapa State Park), Kaihalulu Red Sand Beach, Secret Beach près de Paia (20°54’29.5″N 156°25’06.9″W)
  • Lanai : Hulopo’e Beach, Shipwreck Beach
  • Molokai : George Murphy Beach Park (ou Twenty Mile Beach), Papohaku Beach, Kepuhi Beach
  • Big Island : Mahai’ula Beach, Malakawena Beach, Kukio Beach, Two Step Beach, Ho’okena Beach Park, Isaac Hale Park, Carlsmith Beach Park
  • Oahu : Waikiki, Papa’iloa Beach

Les plus belles routes

A Hawaï

  • Road to Hana (Maui) : le mythe d’Hawaï. Plus de 600 virages, près de 60 ponts, des cascades partout pour arriver au bout du monde, à Hana
  • Saddle Rd (Big Island) : des ranchs du nord de Big Island jusqu’au pied du Mauna Kea, avec l’impression d’arriver sur la lune
  • Route 340 ou Kahekili Highway (Maui) : au départ de Wailuku jusqu’au nord de Maui, une aventure en elle-même. C’est un peu la route pour Hana sans la renommée. Le village de Kahakuloa est charmant
  • Route 450 (Molokai) : de Kaunakakai jusqu’à Halawa Valley. Les derniers miles de côte avant d’entrer dans la jungle sont fous
  • Chain of Craters Rd (Big Island) : dans le parc national de Volcanoes, la descente vers l’océan et Holei Arch, une pépite
  • Kalapana-Kapoho Rd/route 137 (Big Island) : la route côtière qui mène au Isaac Hale Park. Luxuriante

Dans l’Ouest Américain

  • Scenic Byway 12 (Utah) : sans aucun doute l’une des routes les plus spectaculaires de l’ouest, entre Panguitch et Torrey. Prenez le temps…
  • Route 24 (Utah) : dans la continuité de la 12, elle est moins connue mais aussi incroyable. Des paysages lunaires parfait pour notre Apollo
  • Zion Mount Carmel Hwy (Utah) : elle est courte mais quel spectacle. Avec un peu de chance, les bighorn sheeps seront là
  • Valley of the Gods (Utah) : le petit Monument Valley
  • Valley Drive (Arizona) : c’est la piste de Monument Valley. Toujours légendaire
  • Movie Road (Alabama Hills, Lone Pine, Californie) : la piste qui serpente au milieu de ces formations rocheuses est une petite merveille
  • Dunes Drive (White Sands NP, Nouveau-Mexique) : rouler entre les dunes de sable blanc, comme l’impression d’être dans un onde parallèle

La playlist

Et voilà une playlist du roadtrip avec les chansons qui nous ont accompagnées sur la route.

On espère que ce bilan a pu vous éclairer ou vous aider les Roadies. Vous avez des questions ? N’hésitez pas à nous demander !

Merci à Chapka d’avoir été avec nous sur ce roadtrip. Vous assurez grave les filles ! Merci aussi à EscapeCampervans qui nous a permis de tester un van gracieusement pendant dix jours (nous avons tout de même réglé notre assurance). Tous les avis et commentaires nous reviennent

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4 commentaires

  1. Génial !!
    Je suis vos aventures depuis quelques mois seulement, et j’adore voyager avec vous.
    Vos recommandations sont excellentes et ça m’aide beaucoup pour préparer mon premier voyage aux USA, le pays de mes rêves, probablement pour 2024…
    Par ailleurs, avez-vous une page dédiée aux lieux de tournage de films sur le site internet ?
    Merci !

    1. Hello Ethan !
      Merci beaucoup pour ton message très sympa. Avec plaisir pour l’aide et n’hésite pas à nous envoyer un mail ou un message si tu as besoin d’aide dans ton organisation.
      Nous n’avons pas de page dédiée aux lieux de tournage mais nous avons de nombreuses références dans nos fiches sur la carte ou même parfois des papiers dédiés (Forrest Gump, Greys Anatomy, Paul, etc…). Si tu as des films ou émissions favorites, hésite pas à nous dire, on saura t’aiguiller !
      Bonne soirée

  2. Quel beau récapitulatif !

    Ça nous donne envie de partir encore et encore.

    Effectivement la I-40 était dans un piteux état, à la limite de s’arrêter pour faire réparer nous même la route #joke.

    Merci encore pour l’aide.

    Et vivement le prochain Road Trip!!

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