De San Francisco à Los Angeles, le guide de la route 1

Les Etats-Unis regorgent de routes d’exception, de bandes de bitume offrant des panoramas inoubliables, de petits ou grands bonbons à conduire, et tout en haut de cette liste foisonnante figure, sans contestation, la highway 1 en Californie. Celle qu’on appelle aussi State Route 1 ou Pacific Coast Highway s’étire le long de l’océan pacifique et se retrouve souvent au programme des roadtrips dans l’ouest américain. Elle fait partie de l’ADN de la côte ouest, de toute sa diversité aussi.

Pour en profiter au max, nous vous avons concocté ce guide complet de cette route de légende entre San Francisco et Los Angeles, la portion la plus empruntée. Villes, plages, parcs, roadside attractions, animaux, restaurants : on vous a tout listé en mettant nos préférences, après l’avoir parcouru, en entier ou en partie, à plusieurs reprises (2011, 2013, 2015, 2019…).

Sortez les lunettes de soleil, mettez la musique (California Dreamin’ de préférence), attachez vos ceintures… En voiture les roadies !

La Pacific Coast Highway, étape par étape

Foire aux questions

La Highway 1, c’est quoi ?

C’est quoi ? Le California Dream incarné, le rêve de bitume, tout simplement. Difficile de faire plus californien que la Highway 1, qu’on appelle aussi State Route 1 ou Pacific Coast Highway. Elle va officiellement de Leggett en Californie du Nord à Dana Point/San Juan Capistrano, peu après Los Angeles. Créée en 1934, cette « All-American Road » mesure 882,87 km et n’attend que vous.

Dans cet article, nous allons nous intéresser principalement à la partie la plus parcourue par les roadtrippers, celle entre (suspense… ou pas) San Francisco et Los Angeles. Pour faire les choses bien, vous trouverez aussi un petit pitch en fin de page pour les deux autres portions, donc Leggett-San Francisco et Los Angeles-Dana Point.

La 1 est à ne pas confondre avec la Highway 101. La 101 va d’Olympia (état de Washington) à Los Angeles. D’Olympia à Eureka, elle longe l’océan. Puis à partir de Leggett, c’est la 1 qui longe le Pacifique tandis que la 101 poursuit sa route à l’intérieur des terres.

Dans quel sens la faire ?

Sempiternelle question. On nous la pose encore régulièrement et notre réponse est la suivante : il est, selon nous, préférable de descendre cette portion de côte, donc de SF à LA. C’est simplement une question pratique et esthétique. Vous aurez de bien meilleurs points de vue en roulant côté océan et il sera beaucoup plus simple de s’arrêter quand quelqu’un va crier « OHHHHHH PUT…. T’as vu la vue !? Arrête toi, je veux faire une photo ». C’est un peu moins dangereux aussi.

Mais si jamais vous n’avez pas le choix et que vous devez faire LA-SF, ce n’est pas dramatique non plus.

Combien de temps prévoir ?

Selon nous, pour faire correctement le trajet San Francisco à Los Angeles, il faut trois jours et deux nuits (minimum). Si vous avez plus de temps, pour découvrir et multiplier les activités, c’est bien sûr encore mieux. On peut y passer cinq nuits sans s’ennuyer le moins du monde.

C’est jouable de faire ce trajet avec une seule nuit d’étape mais c’est très rapide et vous devrez faire de nombreux choix.

Enfin, si vous n’avez qu’un jour, vous pouvez oublier et prendre l’autoroute I-5 à l’intérieur des terres, ce qui vous prendra 6 heures environ mais c’est tout moche. Par la 1, il faut environ 10 heures non-stop. Et vous n’avez pas envie de faire ça…

Quel programme ? Où dormir ?

Si vous n’avez qu’une nuit. et deux jours. Déjà, c’est pas de bol.

  • Jour 1. Dans ce cas, le mieux est de partir en zappant la partie San Francisco-Santa Cruz et d’arriver directement dans le secteur de Monterey. Là, voyez suivant vos envies (au choix) : aquarium, Old Fisherman’s Wharf, Cannery Row, Lover’s Point, 17 mile-Drive, Point Lobos puis Big Sur (voir les spots plus bas). Où dormir ? Selon nous, deux possibilités : soit dans le secteur de Big Sur (mais c’est vite cher) ou juste après : San Simeon, Cambria, Cayucos ou Morro Bay. Ou alors, si vous êtes des guerriers : San Luis Obispo, Pismo Beach ou la petit pépite Avila Beach.
  • Jour 2. Suivez la route et profitez d’arrêts comme Solvang ou Santa Barbara

Si vous avez deux nuits. C’est mieux.

  • Jour 1. Si vous partez le matin de SF, vous pouvez soit suivre la route côtière jusqu’à Santa Cruz ou prendre de l’avance et aller directement à Monterey pour une activité (comme l’aquarium, 17-Mile Drive ou Point Lobos). Où dormir ? Une nuit dans le secteur MontereyCarmel.
  • Jour 2. De Monterey, vous pouvez, si vous le souhaitez, faire une croisière baleines tôt le matin (c’est toujours mieux, l’océan est plus calme). Ensuite, découvrir Big Sur. Ne manquez pas le coucher de soleil en bord d’océan. Ne manquez pas aussi les éléphants de mer de Piedras Blancas. Où dormir ? Pismo Beach, Avila Beach, San Luis Obispo (moins cher car à l’intérieur des terres, jetez un oeil au mythique Madonna Inn) ou Morro Bay sont de bonnes options.
  • Jour 3. Moins spectaculaire, la deuxième partie du voyage vous permet de découvrir Solvang, Santa Barbara ou Malibu avant d’arriver à Los Angeles

Si vous avez trois nuits ou plus. C’est plus que bien.

  • Vous allez pouvoir piocher dans toutes les bonnes idées que nous allons vous donner ci-dessous. N’oubliez pas de miser aussi sur les expériences : surf à Half Moon Bay ou Santa Cruz, croisière à baleines à Monterey, randonnée à Big Sur, visite du Hearst Castle, etc… Où dormir ? Avec trois nuits, selon nous, le mieux est de poser la première dans le secteur Santa Cruz, Monterey, Carmel. Pour la seconde, Big Sur si vous trouvez. Sinon, Cambria, San Simeon ou Morro Bay. Pour la dernière, Santa Barbara pourrait être un point d’étape agréable.
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Quelle météo ?

La météo est ok toute l’année sur la côte et les températures sont agréables, jamais caniculaires (25° de moyenne au plus haut, en août, septembre). Même les mois les plus frais (décembre, janvier, février), cela tourne autour de 15 degrés la journée à Big Sur. La meilleure période pour visiter la côte est tout de même d’avril à octobre. Les magasins ont des horaires d’ouverture plus étendus. A savoir tout de même, la brume s’invite plus facilement en été.

Intégration dans un roadtrip

La Highway 1 s’intègre parfaitement dans un roadtrip dans l’Ouest américain via Los Angeles, San Francisco, Las Vegas et les grands parcs. Vous trouverez nos idées de parcours dans cet article.

Vous pouvez également partir sur un roadtrip 100 % californien de ce genre : Los Angeles, San Diego, Palm Springs, Joshua Tree, Sequoia NP, Yosemite, San Francisco, route 1.

Ou alors, et cela se prête plutôt bien à un voyage court hors saison, à un trip côtier San Francisco-Los Angeles-San Diego.

Le conseil en plus

C’est un « piège » dans lequel tombent de nombreux roadtrippers. Le prix de l’essence dans la région de Big Sur (portion entre Monterey et Cambria) est tout simplement délirant. 5, 6 voire 7 $ le gallon à Big Sur, Gorda ou Ragged Point. Notre conseil est de faire le plein à Santa Cruz ou Monterey et ensuite d’attendre Cambria, où les stations retrouvent la raison. Vous êtes prévenus.

Les étapes de San Francisco à Los Angeles : que faire ? Que voir ?

Voici, selon nous, ce qu’il y a à voir le long de cette route mythique, du nord (San Francisco) au sud (Los Angeles). Avec un système de note de 1 à 5 étoiles pour vous aider dans vos choix (5 étant la note la plus élevée, 4 et 5 les incontournables).

San Francisco *****

Votre voyage commence dans la City by the Bay. Il y a bien sûr mille choses à y faire (voir nos articles sur San Francisco ou nos voyages) mais nous allons nous concentrer sur la route. La 1 traverse le parc du Presidio et celui du Golden Gate. Mais on vous suggère plutôt, car c’est bien plus joli que de traverser Daly City, d’accrocher immédiatement la côte. Démarrez par un arrêt à Baker Beach (Battery Chamberlin Rd) pour une vue sublime sur le Golden Gate. Cela lancera votre périple côtier.

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De là, vous pouvez aussi faire un petit détour à Land’s End, la fin de la terre. Une oeuvre à la pointe de tout (prévoir une dizaine de minutes de marche, le début du trail est au croisement de Lincoln Hwy et Legion of Honor Dr).

Suivez Point Lobos avenue pour arriver aux Sutro Baths (1004 Point Lobos Ave), ces bains abandonnés en bord d’océan. La vue est aussi magnifique. Comme celle de la Cliff House (1090 Point Lobos Ave), une institution. C’était un restaurant jusqu’en 2020. En 2022, le NPS, propriétaire du bâtiment, cherchait un nouveau concessionnaire. Juste à côté, sur l’esplanade en face du Seal Rock, vous retrouverez une curiosité : la Camera Obscura, un appareil photo à grande échelle (1096 Point Lobos Ave, 3$ si cela n’a pas changé).

Vous approchez de la sortie de San Francisco. Mais avant, vous allez longer l’immense plage d’Ocean Beach (Great Hwy), prisée des surfers, des cerf-volistes et souvent éclairée avec des feux de camp (à savoir : la Upper Great Highway a été piétonnisée depuis la crise sanitaire, son avenir n’est pas encore fixé). L’environnement peut être vraiment inhospitalier avec des bourrasques violentes. La plage s’achève au niveau du San Francisco Zoo (Sloat Blvd & Great Hwy). Hormis les décombres de Battery Davis, rien à signaler avant d’arriver à Daly City et d’attraper la 1.

Pacifica *

Bye bye San Francisco, le voyage sur la 1 peut commencer. Beaucoup sont ceux qui zappent cette partie entre San Francisco et Monterey, souvent par manque de temps. Et pourtant, il y a quelques pépites à voir.

Première ville côtière, Pacifica n’est pas une pépite mais la route vaut le détour, commence à s’élever et à se tordre. Surtout, il n’est pas rare d’y observer des baleines depuis la côte. Surveillez les points de vue pendant que vous rejoignez Half Moon Bay. Sur la plage de Pacifica, le plus beau Taco Bell du pays. C’est pas une blague. Par contre, beau ou pas, la bouffe est toujours dégueu.

Half Moon Bay *


Une quinzaine de minutes de route vers le sud et vous arriverez à Half Moon Bay, qui n’a pas usurpé son nom (la baie demi-lune). La principale attraction à HMB est Mavericks, spot de surf de renommée mondiale. Ici, on trouve certaines des vagues les plus grosses et plus dangereuses au monde, atteignant régulièrement 7 mètres de haut, pouvant aller jusqu’à 20 mètres. Le spot est très dangereux et très loin du rivage (1 km), et l’eau des toujours froide (15 degrés). Les plus grands s’y sont frottés et certains, comme le big wave rider hawaiien Mark Foo, y ont laissé la vie. Un must pour les surfers d’expérience, une attraction pour les autres. Comment y aller ? Le parking est sur West Point Av et il faut ensuite marcher. Sinon, vous trouverez des surfers en action non loin du port de Pillar Point.

Pescadero *

Poursuivez votre route en longeant de jolies plages comme Poplar Beach ou San Gregorio. Vous êtes en pleine campagne, les traces humaines se font bien plus rares et San Francisco, à seulement une heure de là, paraît bien loin. En retrait de la 1, le petit village mignon de Pescadero. Besoin de victuailles ? L’Arcageli Grocery pourrait vous plaire (287 Stage Rd, Pescadero).

Pigeon Point Lighthouse ***

Un lieu qu’on adore. Ce phare de 35 m de haut, l’un des plus grands du pays, guide sur son promontoire les marins depuis 1872. Pigeon Point (210 Pigeon Point Road, Pescadero) est un parc d’état gratuit, ce qui est assez rare pour être mentionné. Là aussi, vous pourrez observer des baleines, nous y avions vu des dauphins. Des visites guidées sont organisées si le staff est présent. N’hésitez pas à les contacter en amont. Le site

Ah, autre chose. Pigeon Point abrite une auberge de jeunesse. Vu le cadre époustouflant, on s’est toujours jurés qu’on irait y dormir un jour. Pour voir et réserver

Año Nuevo State Park ***

Continuez sur la 1 qui s’appelle Cabrillo Hwy dans le secteur pour rallier un autre joli parc d’état : Año Nuevo SP (1 New Years Creek Rd, Pescadero). Découvert en 1603 par l’explorateur-navigateur espagnol Don Sebastian Vizcaino, ce parc du « Nouvel an »a été récupéré par l’état de Californie dans les années 1950, pour protéger ce site spectaculaire. Il abrite l’une des plus grandes et célèbres colonies d’éléphants de mer (10 000 individus). A noter aussi, le magnifique phare abandonné, qui ne dépareillerait pas dans Shutter Island (il est sur une île, visible seulement depuis la côte).

Concernant les éléphants de mer, on peut les voir en empruntant un trail de 5 kilomètres qui prend environ 2h30 (ou au moins les apercevoir depuis l’Equal access trail de 500 m, accessible PMR). Ils sont présents à l’année à Año Nuevo State Park.

Du 15 décembre au 31 mars, en « haute saison », on peut les voir mais seulement dans le cadre de visites guidées avec des naturalistes (places limitées, inscriptions dès octobre). D’avril à novembre, il faut un permis pour y accéder (places limitées, premier arrivé, premier servi). Plus d’infos sur le site officiel et la fiche Lost In The USA

Davenport *

Davenport est une toute petite ville en bord d’océan avec quelques restaurants. Pas mal pour un verre ou un repas. Sa plage et ses falaises sont aussi photogéniques. Encore mieux, un kilomètre environ après le village , guettez un parking sur la droite (après une « call box »). Il permet d’accéder à Shark Fin Cove. Une minuscule plage avec un rocher percé et un monolithe posé sur l’océan. Magnifique.

Santa Cruz ***

Des champs ainsi que le drôle de rocher de Four Mile Beach vous accompagnent jusqu’à Santa Cruz, grande ville côtière supra détendue, hébergeant l’un des campus de l’Université de Californie.

Décrochez de la 1 pour aller en direction de Natural Bridges State Beach (W Cliff Dr, 10$ par voiture). Une arche naturelle, la dernière encore debout, trône encore sur cette plage. Les papillons monarques sont des habitués des lieux. Le site du parc

Que vous alliez ou non sur la plage, vous êtes au bon endroit. Suivez W Cliff Dr, très jolie route côtière qui suit les falaises de Santa Cruz. Allez jusqu’à Lighthouse Point (700 W Cliff Dr), le phare qui abrite un petit musée du surf. Ce dernier, gratuit, a ouvert en 1986 et rassemble planches de surf, photos, articles… S’il est ici, c’est que nous sommes dans la capitale du surf. C’est à Santa Cruz, en 1885, que trois princes hawaïens ont importé le surf sur le continent. Et puis, nous sommes là juste à côté d’un spot célèbre, Steamer Lane. Observez, ils sont là. Et quelques mètres plus à l’est, sur un petit promontoire, une plaque et des planches sculptées rendent hommage ont surfers passés à trépas. A peine plus loin encore, le Surfers Memorial, statue d’un surfer adossé à sa planche, regard tendu vers l’horizon. La pose normale, quoi…

Après cette introduction à Santa Cruz, en suivant le front de mer, vous arrivez à la plage principale et au Santa Cruz Wharf. Jetée immense (vous pouvez rouler dessus et vous garer), elle accueille magasins et restaurants, dont certains ont très bonne réputation (comme Riva, Stagnaro Bros pour la clam chowder ou Makai). Pour notre part, nous nous étions posé au tout début de la jetée à l’Ideal Bar & Grill, qui donne sur la plage. Petite curiosité sur la jetée : une sculpture de pieuvre (Crazy Octopus), juste après le restaurant Makai.

On reste sur le front de mer pour le Santa Cruz Beach Boardwalk (400 Beach St), un ensemble promenade-parc d’attractions-restaurants au charme un peu suranné. Pas étonnant, c’est le plus ancien parc d’attractions aux Etats-Unis ! Mickey, tu peux aller te rhabiller ! Il y a aussi un drive-in theater, ce qui peut être sympa pour une soirée délicieusement vintage. Les attractions sont bien sûr payantes. Pour le programme et tout ce qu’il y a faire, regardez par ici.

Pour achever votre visite de Santa Cruz avec un peu de shopping, de promenade ou un petit croc, le downtown vous tend les bras. Direction Pacific Avenue. Un marché fermier se tient tous les mercredis après-midi à l’angle de Cedar et Lincoln St.

Dernière chose à signaler : une mission ! La Mission Santa Cruz est sur les hauteurs de la ville (120 Emmett St). Rendez-vous à Mission Plaza. Et c’est gratuit.

Dernière dernière chose : vous aurez l’opportunité de partir en croisière à baleines. Pour nous, même s’il en existe même à Los Angeles, le mieux est de choisir une compagnie entre Santa Cruz et Monterey (les plus célèbres). Les meilleurs spots sur ce coin de côte sont là : la baie de Monterey.

Capitola et Aptos **

Bon, il sera temps de quitter Santa Cruz pour sa proche banlieue : Capitola, Soquel et Aptos. Dans la première, on vous recommande un lieu que l’on a coché plusieurs fois sans pouvoir nous y rendre : Capitola State Beach. Outre une jetée en bois mignonne et la proximité de Soquel Creek, il y a surtout, en bord de plage, des petites maisons colorées qui ne dépareilleraient pas sur votre compte Instagram.

On appelle ça le Venetian Court (se garer sur Cliff Dr), un ensemble de condos dont la construction a débuté en 1924 dans les styles Mediterranean Revival, Spanish Colonial Revival et Mission Revival. Le lieu est inscrit au registre des monuments historiques. Il y a un hôtel dans le lot, le Capitola Venetian Hotel.

A Aptos, vous pouvez aller à la Seacliff State Beach (Las Olas Dr, Aptos). Voir le site (10$ par véhicule). La particularité, hormis les falaises et la plage, c’est le SS Palo Alto échoué au bout de la jetée. Construit pendant la Première Guerre Mondiale, il est sorti trop tard des chantiers pour combattre (1919). Sa particularité ? Il y a notamment du béton dans sa structure, ce qui est rare. Bref, racheté à la fin des années 20, il a été installé à Aptos et une jetée a été construite pour l’atteindre. C’était alors un lieu pour le fun avec dance-floor, café, piscine…

La Grande Dépression a eu raison de la compagnie qui l’avait acquis. L’état de Californie l’a racheté et en a fait une jetée pour les pêcheurs. Dégradé par les tempête, il a fermé au public en 1950. Depuis, il se détériore doucement à Aptos.

Moss Landing **

Poursuivez votre chemin le long des longues plages rectilignes de la baie de Monterey. Moss Landing, avec sa centrale de gaz naturel, n’est pas la plus sexy des villes mais si on vous en parle, c’est que c’est un lieu propice à l’observation de l’une des bestioles les plus cutes de la côte ouest : la loutre de mer. A voir au port, à la Moss Landing State Beach (et son point de vue sur Jetty Rd) ou, mieux, dans l’Elkhorn Slough. L’estuaire et ses paysages de « wetlands » attirent les animaux. Louez un kayak (il y a tout ce qu’il faut le long de la 1, 2370 CA-1), et foncez.

Castroville *

RAS. Sauf qu’il y a un artichaut géant dans le centre (11261 Merritt St). Le resto à côté est pas mal. La ville organise chaque année un festival de l’artichaut (on sait, c’est chelou).

Monterey *****

Hello Monterey. Pour beaucoup de roadtrippers, c’est la porte d’entrée de la 1. Fondée en 1770, puis capitale de la Haute-Californie pendant quelques décennies, cette ville de pêcheurs est un must de la route et un point d’étape classique. La ville de la série Big Little Lies, très (trop) touristique, ne manque pas d’atouts.

Elle est d’abord connue pour son aquarium, l’un des plus célèbres aux Etats-Unis. Si l’entrée coûte une nageoire, il est magnifique, comme son emplacement en bord de baie (886 Cannery Row). Ne ratez pas les loutres de mer. D’ailleurs, vous pouvez en apercevoir depuis les pontons en train de se planquer dans les algues, le kelp.

L’aquarium se trouve au bout de Cannery Row. Cette rue emblématique de la ville abritait dans l’ancien temps toutes les conserveries de sardines. La dernière a fermé en 1973. Maintenant, c’est restaurants et magasins à gogo. Un petit côté Disney tout de même.

Un peu plus à l’est, vous avez dû passer devant l’un des fleurons de la ville, l’Old Fisherman’s Wharf. La vieille jetée, entre les deux marinas, a encore fière allure. Qu’y trouve-t-on ? Encore une pelletée de restaurants de fruits de mer. Testez la clam chowder (on en bave encore – au pire, chopez les samples gratuits). Nous, nous nous étions faits un gros plaisir à l’Old Fisherman’s Grotto (on avait aussi testé une bonne brasserie dans le centre, l’Alvarado Brewery). Tout au bout de la jetée, il y a un point d’observation sur le toit du restaurant « The Big Fish ».

Ah, c’est de là aussi que partent les croisières à baleines de Monterey. On a testé, on a vu des baleines, on peut rien vous dire de mieux ! On vous conseille de caler ça le matin assez tôt, quand l’océan est plus calme. Vous pouvez en réserver par ici sur Ceetiz ou Viator (4 h).

Pacific Grove **

On quitte un peu la route 1 mais on reste dans la baie de Monterey, les Roadies. Pacific Grove est la commune voisine de Monterey. Prenez l’Ocean View Blvd et ses vues magnifiques. Vous allez arriver à un spot que l’on a-dore. Il y a des écureuils partout et parfois des loutres de mer. C’est Lovers Point Park (rien que le nom !). Petit parc, petite plage, quelques rochers pour profiter du coucher de soleil (631 Ocean View Blvd).

Autre lieu à cocher dans votre découverte de Pacific Grove : le sanctuaire des papillons monarques (250 Ridge Rd). Ces papillons aux ailes orange nervurées de noir, sont très célèbres aux Etats-Unis, car ils migrent par plusieurs milliers d’individus chaque année. Ils s’arrêtent notamment ici. Le pic est à la fin de l’automne et au début de l’hiver.

Vous pouvez finaliser votre visite en refilant le long de l’océan (Ocean View Blvd et Sunset Dr).

17-Mile Drive **

Vous êtes maintenant prêts pour la 17-Mile Drive, cette route panoramique serpente entre les demeures cossues et offre des points de vue sublime sur la côte déchirée. Trois points d’entrée : si vous arrivez de Pacific Grove, choisissez l’entrée nord, le Pacific Grove gate (2790 17 Mile Dr, Pebble Beach). Sinon, au sud, il y a le Carmel Gate et à l’est, donnant sur la 1, le Highway 1 Gate. Pourquoi des points d’entrée ? Car il faut payer 10,5$ pour accéder à cette route.

On n’a jamais caché ici que, si on aime ce secteur, on est toujours étonnés que la 17-Mile Drive figure tout en haut des choses à faire. Il y a un côté safari chez les riches qu’on n’aime pas trop. Payer pour accéder à la côte, voir les demeures, les terrains de golf… Ok, mais en fait, la côte est aussi belle – et gratuite – quelques miles plus loin. Alors, financer la tonte des greens nous chauffe moyen. En plus, pourquoi les motards y sont interdits ?

Mais, bref, pourquoi pas. Souvent, on nous demande : 17-Mile Drive ou Point Lobos ? On préfère le deuxième, mon capitaine. C’est un parc d’état et il préserve magnifiquement un bout de côte.

Si jamais, le mieux est de circuler à l’inverse des aiguille d’une montre pour profiter des vues sur la côte. Il faut compter deux heures environ (en mode tranquille) et c’est encore plus joli en soirée, avant le coucher de soleil. Quelques lieux à ne pas manquer : Seal Rock, Sunset Point Beach, Pescadero Point et le plus photographié d’entre tous, le Lone Cypress. Ce cyprès iconique se dresse face à l’océan depuis plus de 250 ans.

Carmel ****

On continue sur cette côte dorée avec la très bourgeoise Carmel. Ou plutôt Carmel-by-the-Sea, prisée des artistes, dont le plus célèbre résident – et maire de 1986 à 1988 – a été Clint Eastwood.

D’ailleurs, il y possède encore le Mission Ranch (26270 Dolores St), un hôtel-restaurant plutôt chic dans un cadre enchanteur : prés au premier plan, l’océan au loin. Qui sait, vous aurez peut-être la chance croiser la légende, l’Inspecteur Harry.

Sinon, Carmel est une petite ville très charmante. Nous y avions passé une nuit agréable au Green Lantern Inn (7th Ave &, Casanova St), et une soirée à l’ambiance méditerranéenne au Dametra Cafe (Ocean Ave. & Lincoln St). Soyez préparés : il y a très peu d’éclairage public donc la nuit, ça peut être un peu rock’n’roll. Autres choses marrantes au sujet de Carmel : il n’y a pas de numéro de rue quand on sort du centre, pas de fast-food et il faut un permis pour y porter des talons hauts. Oui, oui.

Bon, ça c’est pour le folklore. Pour le reste, Carmel jouit d’une plage magnifique (Carmel Beach, au bout d’Ocean Ave) et abrite la Mission San Carlos Borromeo (3080 Rio Rd), l’une des 21 missions espagnoles (franciscaines) en Californie, la deuxième plus ancienne (1770) après San Diego de Alcala (1769). Elle se trouve juste à côté du Mission Ranch de M. Eastwood. C’est tout de même 10 $ l’entrée (par adulte) pour voir l’église et les musées. A titre personnel, nous ne l’avons pas visitée, ayant déjà eu notre quota de mission à San Antonio ou au Nouveau-Mexique. N’hésitez pas à nous dire si ça vaut le coup en commentaire !

N’oubliez pas, Carmel est la dernière ville digne de ce nom avant Big Sur. Les prochaines « petites villes » sont San Simeon, Cambria, Cayucos, à plus de 2 heures de route.

Point Lobos State Natural Reserve *****

L’un de nos endroits préférés sur la côte, un vrai condensé de la nature qu’offre cette région. Et pour 10 $ la voiture, ce qui est toujours un peu moins cher que le safari-millionaires un peu plus au nord (quoi, on fait une fixette), Point Lobos (62 CA-1, Carmel, voir le site) est pour nous un arrêt vraiment intéressant. Ce petit parc se remplit assez vite le matin et peut afficher complet s’ils estiment que tous les parkings sont pleins. Pas grave, insistez ou revenez.

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Au détour d’un rocher, d’une crique, d’une plage dissimulée, vous pouvez y voir des loutres de mer, des phoques, des éléphants de mer, des centaines d’oiseaux. C’est un endroit magnifique pour une balade et/ou un pique-nique. Personnellement, on aime beaucoup Bird Island Lookout, China Cove, Sea Lion Point… On sent ici la côte californienne dans ce qu’elle a de plus profond. Un avant-goût parfait de ce qui vous attend.

Astuce : l’entrée (10$ la voiture) pour permet d’avoir accès, dans la même journée, à tous les parcs d’état de Big Sur : Point Lobos SNR, Garrapata, Andrew Molera, Pfeiffer Big Sur, Julia Pfeiffer Burns, Limekiln

Garrapata State Park **

Carmel est derrière vous et vous entamez le roadtrip dans Big Sur. Les maisons se font rares. C’est l’océan, la route et vous maintenant. Vous n’aurez pas forcément envie de vous arrêter de suite. Mais sachez-le, il y a un premier parc d’état, le deuxième d’une longue série (après Point Lobos). Garrapata SP (34500 CA-1, Carmel-By-The-Sea, voir le site) est tourné vers la côte mais aussi vers l’intérieur des terres avec des vues sublimes sur l’océan. Le plus prisé des chemins : le Soberanes Canyon trail. Cinq kilomètres depuis la côte jusqu’aux hauteurs. Un peu plus loin, la Cala Lily Valley et ses fleurs (calla) magnifiques (floraison de janvier à la fin du printemps).

Astuce : l’entrée (10$ la voiture) pour permet d’avoir accès, dans la même journée, à tous les parcs d’état de Big Sur : Point Lobos SNR, Garrapata, Andrew Molera, Pfeiffer Big Sur, Julia Pfeiffer Burns, Limekiln

Rocky Creek Bridge *

Poursuivez votre route et vous verrez, sur votre droite, un restaurant fort bien placé, le Rocky Point (36700 CA-1, Monterey). Très belle terrasse et tarifs « bigsuriens » (traduire : hors de prix). Mais bon : vue à un million de dollars comme disent les Ricains. A trois kilomètres au sud, au détour d’un virage, le Rocky Creek Bridge. Beaucoup de voyageurs confondent celui-ci et le célèbre Bixby qui est… un kilomètre plus loin.

Bixby Bridge *****

Il est l’emblème de Big Sur. Ou en tout cas la plus célèbre marque de l’humain dans ce paysage côtier déchiré : le Bixby Creek Bridge. Inauguré en 1932, il enjambe élégamment Bixby Creek, et la plage est en contrebas. On le voit dans la scène d’ouverture de la série Big Little Lies.
On va vous avouer un truc. En plusieurs passages là-bas, on n’a jamais pu s’arrêter correctement. Avant, il y a un point de vue (Castle Rock Viewpoint, 27494 Cabrillo Hwy, Monterey). Une fois un tournage, une fois des travaux, et une fois, fameuse, où l’on s’est arrêté au sud du pont. Un panneau a volé, manquant d’assommer Delphine, pour finir par exploser le hayon de notre voiture. Bref, la poisse… Mais on va pas lâcher le morceau.

Point Sur Historic Park **

Les points de vue s’enchaînent dont celui sur Little Sur River Beach. Au loin, on aperçoit déjà Point Sur (voir le site). Sur ce promontoire rocheux se dresse, à 82m au-dessus de l’océan, un phare de 1889. Vous y trouverez aussi un atelier de forgeron et de charpentier (1907), la maison du gardien (1889 puis 1902), celle de son assistant et une grange (circa 1900).

Aux dernières nouvelles, seules les visites guidées du phare étaient payantes (15$, voir ici). A vous de voir. C’est aussi l’un de ces sites plus photogéniques à distance plutôt que directement dessus.

Andrew Molera State Park **

Parc, parc, parc… On enchaîne. Avant d’arriver à Big Sur, encore un parc, Andrew Molera SP (45500 CA-1, Big Sur, voir le site) ce coup-ci. Il s’agit d’une partie du ranch acquis au milieu du 19e siècle par un pionnier John Bautista Rogers Cooper (on y trouve sa cabane historique, construite en 1861-62, la plus vieille structure de Big Sur). Ses petits-enfants, Andrew et Frances Molera ont hérité de la propriété en 1918. Andrew a popularisé la culture de l’artichaut en Californie avant de mourir en 1931. Sa soeur a vendu les terres en 1965, stipulant que le parc, riche par sa faune, sa flore et ses paysages côtiers, devait porter le nom de son frère.

Une randonnée très appréciée de bord d’océan combine ces chemins : Beach, Bluffs, Panorama, Ridge et Creamery Meadow pour un total de 13 kilomètres environ. Certains aiment la faire à l’inverse pour profiter du final en bord d’océan donc : Creamery Meadow, Ridge, Panorama, Bluffs et Beach.

Astuce : l’entrée (10$ la voiture) pour permet d’avoir accès, dans la même journée, à tous les parcs d’état de Big Sur : Point Lobos SNR, Garrapata, Andrew Molera, Pfeiffer Big Sur, Julia Pfeiffer Burns, Limekiln

Big Sur ***

De la vie ? Vraiment ? Des gens habitent par ici ? En fait, vous ne l’avez peut-être pas remarqué mais il y a quelques maisons cachées le long de la 1 entre Carmel et ici. Souvent de belles demeures d’ailleurs.

Et voilà Big Sur, étirée sur plusieurs kilomètres, quelques commerces le long de la 1 quand elle longe la rivière du même nom. Cela vous rappellera Jack Kerouac et son roman éponyme (1962). 1500 personnes environ vivent à Big Sur mais en passant ici, cela ressemble à un village d’à peine 100 âmes. Tout est caché, discrètement, dans les montagnes ou sur le bord de mer.

Alors que faire ici ? Un petit arrêt sera le bienvenu. Vous l’avez compris, ne mettez pas d’essence (sauf si vous êtes au bord de la panne sèche hein). En revanche, on peut y retirer de l’argent (ATM), manger (Restaurant at River Inn, 46840 CA-1, Big Sur, Big Sur Roadhouse, 47080 CA-1, Big Sur, Fernwood Tavern, 47200 CA-1, Big Sur, Big Sur Taphouse, 47520 CA-1, Big Sur, Big Sur Smokehouse, 48123 CA-1, Big Sur), faire quelques courses (Big Sur Deli, 47520 CA-1, Big Sur) et la ville propose aussi quelques hébergements. Ne prenez pas peur. L’endroit est reculé donc les prix historiquement élevés. Mais cela peut valoir le coup, surtout si vous prenez vraiment le temps sur cette côte. Il y a des campings (le Riverside, le Big Sur Campground) et des motels. Le Big Sur River Inn (46800 CA-1, Big Sur), avec son emplacement en bord de rivière (et ses chaises dans l’eau) nous a toujours fait de l’oeil (voir et réserver). Il y a aussi le Fernwood Resort (voir et réserver, 47200 CA-1, Big Sur) ou le Big Sur Lodge (voir et réserver, 47225 CA-1, Big Sur) parmi les valeurs sûres.

Et il y a aussi du grand grand luxe, caractéristique de la région, avec le Ventana (voir et réserver, 48123 CA-1, Big Sur) et le mythique Post Ranch Inn (voir et réserver, 47900 CA-1, Big Sur). La nuit est souvent à quatre chiffres. Mais pour un voyage de noces, ça le fait, non ?

Pfeiffer Big Sur State Park **

Dans le village de Big Sur se trouve un parc, le Pfeiffer Big Sur State Park (47555 CA-1, Big Sur, voir le site). C’est lui qui abrite le Big Sur Lodge dont nous parlions au-dessus. Les meilleures choses à voir ici ? La randonnée combinée Valley View Trail-Pfeiffer Falls (4 km AR) permet de slalomer entre les redwoods géants tout en contemplant Pfeiffer Falls, une chute d’eau de 18m. Le Colonial Tree, 1 100 à 1200 ans, se trouve dans le camping (« day use lot 4« )

Le secteur a été très abimé par le Basin Complex Fire (2008). Il n’y a pas d’accès à la plage. Pfeiffer Beach (ci-dessous) est indépendante.

Astuce : l’entrée (10$ la voiture) pour permet d’avoir accès, dans la même journée, à tous les parcs d’état de Big Sur : Point Lobos SNR, Garrapata, Andrew Molera, Pfeiffer Big Sur, Julia Pfeiffer Burns, Limekiln

Pfeiffer Beach ***

Et voilà Pfeiffer Beach (9100 Sycamore Canyon Rd, Big Sur), à ne pas confondre avec Mc Way Falls et Julia Pfeiffer SP, un peu plus loin. Une petite route de 3 km (Sycamore Canyon Rd) mène à cette crique magnifique, encore plus au coucher de soleil. A ce moment, il n’est pas rare que le soleil perce Keyhole Rock, une arche sculptée par les vagues. Ce n’est pas un parc d’état mais sur le terrain de Los Padres National Forest. L’entrée (prix 2020) est à 12$/véhicule (voir le site).

Nepenthe ***

C’est ce qu’on appelle une vue exceptionnelle, une « one million dollar view » comme on vous en parlait plus haut. Le Nepenthe (48510 CA-1, Big Sur) est restaurant historique (1949), très connu des voyageurs. Et pour cause. L’océan à perte de vue. C’est une pause idéale sur cette route magique. Bien sûr, les tarifs sont un peu exagérés (10$ la bière, 20$ le burger) mais tout sera oublié avec la vue. N’oubliez pas de faire un petit tour au Phoenix Shop.

Julia Pfeiffer Burns State Park et McWay Falls *****

Quelques lacets et points de vue et vous arriverez à l’un des plus célèbres panoramas de la 1 : McWay Falls. Cette crique incroyable (encore plus à la « golden hour », en fin de journée), une plage sur laquelle échoue une fine mais haute (24m) chute d’eau, est un immanquable. Elle fait partie du Julia Pfeiffer Burns SP (52801 CA-1, Big Sur, voir le site) mais on peut tout à fait s’arrêter le long de la 1 (il y a un parking le long de la route un peu en amont) et profiter de la vue.

De toutes façons, il est interdit d’y descendre ou d’y accoster. Le parc d’état propose un chemin, à peine mieux placé, qui la surplombe (McWay Waterfall Trail). Mais cela peut être une bonne solution si le parking qui est en bord de route est plein et que vous avez déjà payé pour une entrée dans l’un des parcs d’état.

Outre cette rareté (une chute d’eau côtière), le parc, qui porte le nom de l’une des pionnières de Big Sur, abrite aussi des séquoias massifs âgés de plus de 2500 ans et une randonnée courte mais exigeante, avec pont en bois et tunnel, pour accéder à une magnifique crique. C’est le Partington Cove Trail (1,6 km AR), dont le départ de situe environ 3 km avant McWay Falls.

Astuce : l’entrée (10$ la voiture) pour permet d’avoir accès, dans la même journée, à tous les parcs d’état de Big Sur : Point Lobos SNR, Garrapata, Andrew Molera, Pfeiffer Big Sur, Julia Pfeiffer Burns, Limekiln

Big Creek Bridge *

Un mini arrêt photo si vous le souhaitez. Encore un pont sur la 1. Pour un bon angle, arrêtez vous juste après. Ou bien un peu plus loin à Big Creek Cove Vista Point (59601-59627 Cabrillo Hwy, Big Sur).

A noter : un glissement de terrain, fin janvier 2021, a coupé la route 1 juste au nord de Big Creek Bridge. Suivre la situation

Limekiln State Park **

Continuez à longer la côte et vous arriverez à Lucia, qui n’est guère qu’un lieu-dit connu pour son hôtel-restaurant, le Lucia Lodge. Vous voilà dans le secteur qui a connu ces dernières années de sérieux glissements de terrain. Limekiln (63025 CA-1, Big Sur, voir le site), est le dernier des parcs d’état de Big Sur.

Ce n’est pas le plus spectaculaire mais il a tout de même un attrait historique. A la fin du 19e siècle, la roche calcaire (limestone) était extraite d’une falaise située non loin et placée dans d’énormes fours (lime kilns) pour produire de la chaux. Cette chaux servait au ciment des bâtiments de Monterey ou San Francisco.

Au bout d’une courte randonnée (1,5 km AR) bien ombragée, vous tomberez sur les quatre fours, faits de pierres et de métal rouillé, qui semblent maintenant hanter la forêt. A un moment, vous pouvez bifurquer pour aller voir les Limekiln falls. A noter aussi, l’accès à l’océan (Limekiln Beach) et les sites de camping.

Astuce : l’entrée (10$ la voiture) pour permet d’avoir accès, dans la même journée, à tous les parcs d’état de Big Sur : Point Lobos SNR, Garrapata, Andrew Molera, Pfeiffer Big Sur, Julia Pfeiffer Burns, Limekiln

Gorda *

Le paysage s’aplatit doucement au fur et à mesure que vous avancez en direction du sud. Points de vue et plages (Sand Dollar Beach, Willow Creek) se succèdent avant d’arriver à Gorda. Oubliez les arnaques (essence et restaurant hors de prix au Whale Watchers). En revanche, il y a ici le Treebones Resort (71895 CA-1, Big Sur) qui, dans un cadre incroyable, est le royaume du glamping. Des yourtes, des tentes équipées, une hutte et même un nid. Oui oui ! Ca a un prix (et il faut y rester deux nuits) mais c’est so Big Sur ! Restaurant de bon niveau également.

Salmon Creek Falls ***

Gorda dans le rétroviseur, vous passerez Mud Creek, lieu d’un immense glissement de terrain en 2017. La route avait été coupée plusieurs mois. Dans un virage en épingle, un petit parking permet d’aller découvrir, au bout d’un court chemin (400m AR) les Salmon Creek Falls, des chutes de 36m de haut. Baignade possible !

Ragged Point *

Avant de sortir de la zone la plus montagneuse de la côte, Ragged Point est un dernier point de ravitaillement, à l’image de Gorda. Il y a une station essence (chère), un restaurant (moyen) mais un chouette hôtel, le Ragged Point Inn (19019 CA-1, Ragged Point, voir et réserver)

Les éléphants de mer de Piedras Blancas *****

San Simeon est la prochaine ville. Dans le secteur de Piedras Blancas, il y a d’abord un joli phare (phare de Piedras Blancas, 15950 Cabrillo Hwy, San Simeon), qui se visite certains jours (10$, voir ici) puis plusieurs parkings pour un immanquable de la route 1 : les éléphants de mer de Piedras Blancas. Ils sont maintenant plus de 25 000 à fréquenter les lieux. Le spectacle est garanti, le bruit et l’odeur aussi.

Plusieurs points de vue sont indiqués le long de la route avant d’arriver à San Simeon. Vous pouvez même vérifier qu’ils sont bien là avec cette webcam.

Hearst Castle ***

Alors que, côté océan, il y a les éléphants de mer, à l’opposé, vous verrez sur les hauteurs le Hearst Castle (750 Hearst Castle Rd, San Simeon). L’ancienne demeure de William Randolph Hearst, l’une des plus grandes fortunes des Etats-Unis, magnat de la presse du début du 20e siècle à la réputation sulfureuse, est unique et complètement extravagante. Construite par Julia Morgan, l’une des premières femmes architectes, la demeure aux 26 pièces a été reprise par l’état de Californie après la mort de William Hearst. Plusieurs visites guidées sont proposées (à partir de 25$), une navette vous emmène en haut de la colline, qui avait abrité un zoo.

Salons, salle de réunion, salle de banquet, salle de cinéma, piscine : tout est clinquant et pas toujours du meilleur goût. Mais quelle vue !

Cayucos **

Après San Simeon et Cambria, qui peuvent être des points de chute pour un dodo, voici Cayucos, jolie station balnéaire. Sa jetée vaut le détour, particulièrement au coucher du soleil (Ocean Front Avenue, Cayucos) et l’on peut apercevoir, au loin, Morro Rock, avant-goût de la prochaine étape. Intéressant aussi pour y dormir.

Morro Bay ***

Morro Bay est une ville reconnaissable entre mille sur le Highway 1. D’une part avec son rocher monumental, le Morro Rock, un beau bébé volcanique de 175m de haut, sublime au coucher du soleil. D’autre part avec sa centrale et ces trois cheminées qui jurent dans ce paysage. Construite dans les années 1950, elle ne fonctionne plus depuis 2014 mais l’ensemble est toujours là.

Bref, vous ne venez pas là pour la centrale. Dans cette ville, qui a servi de cadre au film d’animation Le Monde de Dory (l’Institut de biologie marine – fictif – est à Morro Bay), profitez avant tout du rocher. Si vous arrivez pour le coucher du soleil, direction Morro Strand State Beach. Il y a quelques places sur le parking au bout d’Azure St (150 Azure St, Morro Bay) qui vous permettent d’être aux premières loges (oui, c’est plus joli avec un peu de recul).

Si vous êtes là un peu plus tôt dans la journée, on peut aller au plus proche du rocher en prenant Coleman Dr et se balader sur Morro Rock Beach au pied du monstre.

En cas de petite faim, le port (Embarcadero) fourmille de restaurants. Si vous préférez faire quelques emplettes, le tout dans un bâtiment délicieusement vintage, Morro Bay Antiques (1612 Main St) est l’adresse qu’il vous faut.

San Luis Obispo ***

Légèrement à l’intérieur des terres, San Luis Obispo, ou SLO pour les intimes, l’une des plus grandes villes que vous croiserez sur la route (50 000 habitants environ), est aussi l’une des plus anciennes. La Mission San Luis Obispo de Tolosa (751 Palm St), construite en 1772, est là pour en témoigner. La mission se visite (plus d’infos).

La ville de San Luis Obispo regorge d’ailleurs de bâtiments historiques : la Dallidet Adobe, construite en 1856, l’une des plus vieilles maisons de SLO (1185 Pacific St), le mignon Ah Louis Store (800 Palm St) ou le funky et vintage (particulièrement la nuit) Fremont Theater (1035 Monterey St).

Dans ce centre universitaire, lieu de naissance de Zac Efron, si vous aimez les trucs funs et un peu dégueus, la Bubblegum Alley (733 Higuera St) va vous ravir. Une allée aux murs recouverts de chewing-gums mâchés, le tout depuis les années 50. C’est pas très Covid mais plutôt photogénique, comme le Gum Wall à Seattle.

On vous a gardé le meilleur pour la fin : le royaume du kitch, nous avons nommé le Madonna Inn (100 Madonna Rd). Si vous devez choisir un hôtel à San Louis Obispo, prenez celui-ci. Delphine rêvait d’y dormir, nous l’avons fait en 2019. Dans ce monde rose acidulé, les chambres sont toutes uniques et abracadabrantes. Avec notamment les « rock rooms » et leur salle de bain taillée dans la roche. Ouvert en 1958 comme motel, l’établissement a brulé et a connu le destin qui est le sien grâce à la famille Madonna. Le domaine est assez énorme avec un gros coup de coeur pour la piscine. Franchement, foncez !

Avila Beach ****

C’est le moment pour vous de repartir vers la côte. Et on a une petite pépite à vous partager. Beaucoup ne feront pas le petit détour. Nous, on vous conseille de ne pas le manquer pour vous frotter à une station balnéaire à taille humaine : Avila Beach. Rendez-vous sur la jetée, l’Avila Beach Pier (Front St) où il y a notamment le Inn At Avila Beach (256 Front St). Avila est un bon spot pour dormir.

A l’ouest, vous pouvez longer la côte jusqu’à une autre jetée : Port San Luis. Et un restaurant avec une vue à un million de dollars, le Mersea’s Seafood Restaurant (3985 Avila Beach Dr). Et, encore plus loin, le phare historique de Point San Luis, 130 ans. Charmant.

Enfin, plus à l’écart, à l’est d’Avila Beach, il y a une plage isolée, Pirate’s Cove (Cave Landing Rd) et Smuggler’s Cave et ses drôles de rochers.

Pismo Beach ***

La prochaine ville, Pismo Beach, peut aussi être un bon point d’étape, avant de partir le lendemain sur Los Angeles. Nous l’avions fait il y a quelques années (et avec un repas sympa au Ventana Grill, 2575 Price St) et c’était très agréable, même si la circulation y est plus importante qu’à Avila Beach. Voir les hébergements par ici.

Et sinon, que voir à Pismo Beach ? C’est une station balnéaire typique de la 1, délicatement rétro et prisée des surfeurs. En premier lieu, une plage spectaculaire, Pismo Beach, avec ses falaises à l’extrémité nord et sa jetée de 365 mètres construite en 1928 (Pismo Beach Pier, au bout de Pomeroy Ave.). La plage est connue comme l’une des plus agréables de Californie pour la promenade. .

Comme à Pacific Grove, vers Monterey, les papillons monarques ont leur lieu de prédilection ici au Monarch Butterfly Grove (400 S Dolliver St). Leur migration se déroule de fin octobre à février.

Enfin, Pismo Beach est devenue dans les années 1950 la « Clam Capital of the World », la capitale de la palourde (vous trouverez d’ailleurs de très bonnes « clam chowder », chaudrée de palourdes, en ville). En octobre se déroule d’ailleurs le « Clam festival ». Vous trouverez une statue de palourde géante avec le panneau de la ville sur Price St, à l’entrée sud. Juste à côté, le Pismo Beach Surf Shop (470 Price St, Pismo Beach), plus vieille boutique de surf de la Central Coast, ouverte en 1962.

Rancho Guadalupe Dunes ***

Bon, la note est un peu au pifomètre car c’est l’un des rares endroits que nous n’avons pas visité sur cette côte. Quelques miles au sud de Pismo Beach se trouve un immense secteur de dunes. Au niveau du village de Guadalupe, tournez à droite sur M Street et suivez la route jusqu’au bout. Vous voilà à Rancho Guadalupe Dunes Preserve (6999 W Main St, Guadalupe), parfait pour sa tranquillité. Parking gratuit.

Lompoc **

On passe plutôt vite sur la grande ville de Santa Maria (100 000 habitants), où s’empilent les vignobles et les salons de dégustation, avant d’arriver à Lompoc. La ville et sa vallée sont surtout connues pour les champs de fleurs, en floraison d’avril à septembre. Si les terrains sont privés, vous pouvez claquer quelques photos du bord de la route (W Central Avenue, par exemple).

Juste avant d’entrer dans la ville, vous tomberez aussi sur un drive-in abandonné (Valley drive in theater), transformé en recyclerie, sympa pour quelques clichés (2126-2128 Cabrillo Hwy). A l’est de la ville se trouve La Purisima Mission, une mission espagnole datant de 1787 (la mission originale a été détruite par un tremblement de terre en 1812, et reconstruite sur ce site). Pour quelques dollars, elle se visite : l’extérieur ou l’intérieur avec une visite guidée (voir le site).

Enfin, largement à l’écart (une trentaine de minutes de route), il y a une plage méconnue, la Jamala Beach (9999 Jalama Rd). Lompoc n’est pas sur la côte et une route mène donc à cet écrin isolé. Hormis quelques tentes et RV stationnés face à la plage, la tranquillité est réelle. Et puis, vous pouvez aussi croquer dans le célèbre Jamala Burger vendu au « beach store » qui fait aussi grill. Bref, si vous avez un peu de temps devant vous (et 10$ pour l’accès, voir le site), ce détour vaut le coup.

Solvang ****

Si certains sont tentés d’aller plus au nord à Los Olivos pour aller voir le Neverland Ranch de Michael Jackson, on vous conseille plutôt de prendre la route sud direction Solvang. Car il y a plus à voir qu’un portail fermé.

C’est un petit Copenhague en pleine Californie. Les immigrants danois ont investi le secteur et leur héritage est Solvang, avec ses boulangeries traditionnelles, ses moulins, ses églises mais aussi sa petite sirène (1693 Mission Dr) ou son buste du romancier Hans Christian Andersen (1630 Mission Dr). Rendez-vous sur Alisai Rd, Mission Dr ou Copenhagen Dr pour voir ça.

Après Solvang, deux possibilités. Soit par l’intérieur des terres le long du Cachuma Lake pour reprendre la côte à Santa Barbara, soit vous revenez légèrement en arrière et reprenez la 1 à Gaviota. Les deux sont agréables mais on aime bien longer l’océan (on est là pour ça non ?).

Santa Barbara *****

Vraiment, la côte n’a plus tout à fait le même charme. Gaviota et ses installations pétrolières, les plages qui sont moins attirantes, des villes qui n’en sont pas vraiment avec surtout des terrains de camping. Et puis, vous arriverez vite à Santa Barbara, la patrie des Capwell pour les fans de la série (« Santa Barbara, qui me dira Pourquoi, j’ai le mal de vivre ? »). C’est selon nous un arrêt obligatoire et un avant-goût de ce qui vous attend ensuite.

Que faire à Santa Barbara ? Si la ville est agréable avec son front de mer bordé d’immenses palmiers, la liste n’est pas diablement longue. Le Stearns Wharf (217 Stearns Wharf), la célèbre jetée de SB sur West Beach, est un passage obligé. On adore le restaurant que l’on trouve tout au bout, la Santa Barbara Shellfish Company. Déguster des abalones ou du crabe avec vue sur Santa Barbara sous le regard des pélicans, c’est parfait.

Entre la plage et la 101, il y a ce qu’on appelle le quartier de la Funk Zone (oui, on dirait un complexe pour enfants). Mais il y a ce qu’il faut niveau magasins, restaurants, brasseries pour vous contenter.

Dans cette ville universitaire, vous trouverez aussi l’Old mission Santa Barbara (2201 Laguna St), qui a donné son nom à la ville (voir le site). La « reine des missions » est l’une des seules missions de Californie à être encore occupée par des pères franciscains. Il y a aussi le Santa Barbara Museum of Art (1130 State St), un jardin botanique (1212 Mission Canyon Rd), un autre appelé Lotusland (Cold Spring Rd, Montecito) et le zoo (500 Ninos Dr).

Ventura et Oxnard **

On sent ensuite que l’on s’approche de Los Angeles. Ventura et Oxnard sont simplement des grandes cités balnéaires, plutôt animées. Rien de très notable hormis des plages qui ne sont pas désagréables, particulièrement au coucher du soleil.

A Ventura, la jetée est sympa (mais un peu trop près d’une grosse freeway), il y a une nouvelle mission, Mission San Buenaventura (211 E Main St, Ventura) et on y trouve surtout le meilleur point de départ pour partir à la découverte d’un parc national méconnu : les Channel Islands. On vous raconte cette visite dans ce live si vous voulez vous faire une idée. Il faut prévoir une journée entière pour découvrir une île. A réserver avec Island Packers.

Côté Oxnard ou Port Hueneme, priorité aux plages (Oxnard State Beach ou Port Hueneme Beach Park).

Malibu *

Poursuivez votre route le long de la 1 : Los Angeles approche. A partir du rocher de Point Mugu, vous allez longer l’océan, entre rochers et plages (pas toujours immenses). Sycamore Cove n’est pas désagréable. Et vous arriverez très vite à Malibu… Oui, Malibu d’Alerte à Malibu même si les scènes de plages (et les courses (re)bondissantes…) n’ont pas été tournées ici (essentiellement Santa Monica et Pacific Palisades).

Bref, voici Malibu et ses villas de bord de plage, aussi magnifiques qu’agaçantes. Ben oui, très bel exemple de privatisation du littoral. De nombreuses stars ont élu domicile ici : Courteney Cox, Lady Gaga, Leo Di Caprio, Miley Cyrus…

Malibu se distingue surtout par quelques jolies plages comme Leo Carrillo State Beach mais surtout El Matador Beach, Zuma Beach, Point Dume ou la Malibu Surfrider/Carbon Beach, sur laquelle vous aurez vue sur la jetée.

Santa Monica *****

Après Malibu, voilà Santa Monica, mythique station balnéaire, fin officielle de la route 66 (sur la Santa Monica Pier, Colorado Avenue). La 1 quitte la côte et entre un peu dans les terres.

Toutefois, Santa Monica est un endroit idéal pour passer la soirée avec le parc d’attraction, les restaurants et toute cette agréable animation.

Los Angeles *****

La 1 se noie dans la tentaculaire Los Angeles. La Cité des Anges est une perle aussi, avec tant de choses à faire. Les villes et quartiers balnéaires (Venice Beach, Hermosa Beach, Manhattan Beach, Redondo Beach…), les studios (Universal, Warner, Paramount), le Griffith Observatory, Hollywood Boulevard, Beverly Hills, les lettres Hollywood, les quartiers branchés (Abbott-Kinney, Melrose-Fairfax, Arts District…), les quartiers communautaires, le downtown, les musées…. Vous trouverez des tas d’idées dans nos lives de roadtrips ou sur notre carte.

Voilà, vous avez fait San Francisco à Los Angeles par la mythique 1, l’une des plus belles routes du pays.

De Leggett à San Francisco

Comme on vous l’a expliqué plus haut, la 1 démarre à Leggett en Californie du nord, en se séparant de la 101. Voici, rapidement, les meilleurs spots, selon nous, entre Leggett et San Francisco.

  • Leggett : nous sommes à la sortie du Redwood National & State Parks, paradis de ces immenses arbres, équivalents des séquoias. A voir, le Chandelier Tree (67402 Drive Thru Tree Rd, Leggett), un Redwood que l’on peut traverser (10$/voiture).
  • Fort Bragg : Glass Beach (Noyo Point Rd), sur le site d’une ancienne décharge, une plage où l’on retrouve des cristaux de verre polis. A voir aussi le port (N Harbord Dr), le long de la Noyo River. Nombreux restaurants
  • Mendocino : le phare de Point Cabrillo (45300 Lighthouse Rd, Mendocino) et la très jolie ville de Mendocino
  • Elk : la vue depuis Cuffey’s Cove (4782 CA-1, Elk)
  • Point Arena Lighthouse : un très joli phare (45500 Lighthouse Rd, Point Arena, 5$/personne)
  • Bowling Ball Beach : une plage avec des rochers en forme de boules de bowling. Accès un peu compliqué, avec une corde la dernière fois que nous y sommes allés (le trailhead est à Schooner Gulch)
  • Gualala : petite ville avec vue. Joli « Gualala Hotel » même si l’établissement a fermé en 2020
  • Jenner : un village posé sur la Russian river. A noter, le parc d’état de Goat Rock Beach, avec sa colonie de phoques
  • Bodega Bay et Bodega : à Bodega Bay, comme son nom l’indique, une large baie avec de bons restaurants (on vous conseille vivement Fishetarian, un marché aux poissons/restaurant, 599 CA-1, Bodega Bay) et un magnifique spot pour le coucher du soleil (au bout de Westshore Rd). A Bodega (ne pas confondre), un peu à l’intérieur des terres, c’est la ville du film « Les Oiseaux« , d’Alfred Hitchcock. Vous trouverez l’école et l’église du film (17110 Bodega Ln, Bodega)
  • Inverness : alors que Point Reyes National Seashore se profile, si vous y allez, vous passerez par Inverness, petite communauté sur la Tomales Bay. Principale attraction : l’épave très photogénique du SS Point Reyes (12783 Sir Francis Drake Blvd, Inverness)
  • Point Reyes National Seashore : un parc magnifique, tranquille, entre Ecosse et Normandie. Le phare, les plages immenses, les randonnées, la nature, les animaux (wapitis de tule, bobcats, coyotes, lions des mers…), des fermes, un tunnel de cyprès…
  • Bolinas : une petite ville agréable avec une particularité. Pendant des années, ses habitants ont démonté les panneaux de signalisation pour vivre cachés
  • Stinson Beach : grande plage facilement accessible
  • Mont Tamalpais : la route s’élève en quittant la 1 et le paysage devient spectaculaire sur la Panoramic Hwy. On peut même apercevoir San Francisco. Un state park porte son nom
  • Muir Woods National Monument : un parc de redwoods à deux pas de San Francisco. Le site
  • Muir Beach : nouvelle plage, sable gris, rochers. Cette fois, vous allez quitter la côte pour vous diriger vers San Francisco
  • Golden Gate Bridge : voici San Francisco en vue avec les panoramas du Golden Gate depuis les Marin Headlands. Notre article

De Los Angeles à San Juan Capistrano

A Los Angeles, la route 1 traverse la ville sans être au plus proche de l’océan. Elle y revient à partir d’Huntington Beach. Une côte entre Los Angeles et San Diego peu sauvage car très construite, où la 1 finit par se confondre avec l’I-5 à l’approche de San Diego. A voir tout de même.

  • Huntington Beach : bienvenue à Surf City. Huntington est une légende dans le milieu car il s’y déroule les championnats du monde de surf chaque année. A voir, l’immense plage de 14 km et sa jetée
  • Newport Beach : station balnéaire cossue, théâtre des séries Arrested Development et Newport Beach (mais tournée à Redondo), ambiance très « yacht club ». A voir, la péninsule Balboa et les jetées (Newport et Balboa)
  • Laguna Beach : notre petite préférée (photo) sur la route avec des plages magnifiques et une végétation luxuriante : Victoria Beach, Crescent Bay Beach et Thousand Steps Beach (qui porte bien son nom)

Avant d’arriver à San Diego, on vous conseille aussi un arrêt à Encinitas (et notamment les Meditation Gardens, 215 W K St, Encinitas) et la très belle ville côtière de La Jolla.

Merci et bon roadtrip les Roadies !

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Photos : toutes Lost In The USA sauf Carmel Beach, Mavericks, Davenport, Capitola, Laguna Beach, Bixby Bridge, Aptos, Point Arena, Cayucos par Depositphotos

9 responses à “De San Francisco à Los Angeles, le guide de la route 1

  1. Bonjour 🙂

    Votre itinéraire est vraiment bien. Il y a une chose que j’ai remarqué, il n’y a pas le sequoia national park dans celui-ci. Avec mon conjoint, on veut absolument le faire. Je pensais donc le rajouter au départ de Yosemite avant de revenir sur SF. Qu’en pensez-vous ?

    Merci.

    1. Bonsoir Charlène,
      Oui, c’est faisable. Il y a plusieurs manières de l’intégrer, tout dépend de la façon dont est monté votre parcours. Si on vient de SF, on peut le mettre avant Yosemite. Si vous venez de l’est, ça peut être après. Cela dépend aussi de la période de l’année.

      Bonne soirée
      JP

  2. Bonjour,
    Dans le chapitre sur Monterey, quand vous abordez les croisières à baleines , vous indiquez « vous pouvez en réserver par ici. » Mais il n’y a pas de lien internet disponible 🙁
    Serait-il possible de l’ajouter ?
    Merci beaucoup !
    Belle journée. 😉
    Pauline

  3. Merci pour ces précieuses recommandations
    Une question concernant les state parks présents tout au long de la côte : faut il payer 10$ pour chacun ou un seul paiement par jour dans le premier visité ?

    1. Hello Sophie,

      Je l’ai indiqué dans l’article, il y a une astuce pour les parcs de Big Sur : Astuce : l’entrée (10$ la voiture) pour permet d’avoir accès, dans la même journée, à tous les parcs d’état de Big Sur : Point Lobos SNR, Garrapata, Andrew Molera, Pfeiffer Big Sur, Julia Pfeiffer Burns, Limekiln
      A plus
      JP

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