J’ai fait mon enterrement de vie de garçon à Las Vegas

“Si je me marie, on va à Las Vegas”. Finalement, je sais pas si mes potes croyaient vraiment en cette proposition de Very Bad Trip, s’ils me pensaient un peu taré, s’ils se disaient “ouais, c’est ça, ça va finir en Ardèche avec babyfoot, Heineken et slip de borat”. En tout cas, il paraît que j’annonçais cela depuis bien longtemps.

Voilà, en 2019, je me suis marié et on est allés à Sin City, comme promis, pour mon enterrement de vie de garçon. Un roadtrip express dans l’ouest américain, nerveux, en une semaine, construit en quelques jours, avec un seul objectif : profiter entre amis. Entre Californie et Nevada, il fallait en voir le max en un minimum de temps. Un roadtrip un peu bourrin, un vrai roadtrip en fait. Est-ce que je suis revenu avec un singe ? Une dent en moins ? Un tatouage maori sur la joue ?  Est-ce qu’on m’a oublié sur le toit du Caesars ? Est-ce que quelqu’un nous a filé des roofies ? (que des questions authentiques…). Un peu plus de deux mois après le retour, c’est l’occasion de faire le bilan. Bachelor party ? C’est parti.

 

Ps : désolé pour la quali des photos. Sans Delphine, c’est smartphone only 😉 

 

 

 

 

Roadtrip d’enterrement de vie de garçon : Viva Las Vegas !

Objectif et préparation du trip 

L’objectif ? Défouloir. La préparation : pas évidente. En effet, il fallait être souple, trouver la bonne date pour espérer emmener un maximum d’amis. Pas évident de concilier tous les agendas. Pas évident aussi de dégager, ce qui est compréhensible, sept jours pour un EVG. Finalement, on arrive à trouver le parfait terrain d’entente et la bonne durée. Nous sommes six au départ, nous serons cinq au final, le dernier ayant un impair pro à gérer.

 

 

Les billets d’avion ont été réservés en novembre, soit huit mois avant. La voiture et les hébergements l’ont été entre mars et mai. D’expérience, on sait que juin n’est pas la période de la haute saison la plus prisée pour les roadtrips. Moins que juillet-août-septembre et bizarrement, mois que mai également. Aucune difficulté à ce niveau, même pour trouver une suite sur le Strip !

 

 

Le timing et le parcours

D’où partir ? Vénaux que nous sommes, c’est l’argent qui a dicté le roadtrip et le parcours. A la fois pour nous, qui avions un mariage à payer, et pour les potes, qui n’avaient pas à mettre des milles et des cents dans un EVG, il fallait faire au plus économique. Et donc, cela a commencé avec le billet d’avion. Comme souvent ces dernières années, Las Vegas était hors de prix (autour de  900 euros), Los Angeles un peu élevé (600), on a finalement trouvé notre bonheur dans un Paris-San Francisco à 350 euros A/R par tête de pipe.

 

 

Après, il fallait être malin et construire un roadtrip express entre Californie et Nevada leur permettant d’en voir un max (trois des quatre n’avaient jamais mis les pieds aux Etats-Unis) tout en allant jusqu’à Las Vegas se mettre une ou deux mines. C’était quand même l’objectif.

Et puis, on a du composer avec l’ouverture tardive de la Tioga Rd. Une petite sucrerie qui rajoute 2 heures de route au bas mot. Tout ce roadtrip allait être speed mais on n’étaient pas là pour enfiler des perles.

 

 

Le parcours en détail

 

 

 

 

 

Quelle voiture, combien de kilomètres ? A l’aéroport de San Francisco, nous avons récupéré chez Alamo, grâce à une location à bon prix trouvée sur le comparateur Carigami, une Nissan Armada pour sept personnes. Un bon gros bateau qui nous a permis de voyager assez confort, même si celui au dernier rang était parfois un peu serré par les valises.

Concernant le parcours, émaillé de deux parcs nationaux (Yosemite, Death Valley), nous avons parcouru environ 2800 kilomètres pendant ces 7 jours, sachant que 900 l’ont été lors d’une seule journée entre Las Vegas et San Francisco, avant de reprendre l’avion.

 

 

Puis-je faire le même ? Si c’est un EVG pourquoi pas. Mais si c’est un roadtrip de découverte, on ne le recommande pas. Ou alors, ajoutez une à deux nuits à SF, une au Yosemite, et une suit la route entre Las Vegas et SF, peut-être dans le secteur de Sequoia NP.

 

 

Le budget

Comme dit plus haut, il fallait faire au mieux. Et à cinq, ce qui peut coincer, c’est l’hébergement. Mais un peu d’astuce, on a trouvé facilement des parades pour toujours être ensemble

  • Esta : 13 euros x 5 = 65 euros
  • Ave : 5 euros x 5 = 25 euros
  • Avion : 350 euros x 5. + un bagage soute A/R 160 euros = 1910 euros
  • Voiture : 396 euros pour une Nissan Armada avec Carigami
  • Essence : 350 euros environ
  • Hébergement : 1750 euros
  • Repas : 1100 euros environ
  • Cadeaux, jeux, boissons et activités : en bonus

Un total de 5596 euros soit : 1119 euros par personne (environ 160 euros par jour et par personne)

 

 

Et la mariée, elle a fait quoi ? 

Vous avez été nombreux à nous demander ou à plaindre Delphine. Il fallait pas. Beaucoup moins loin, pas loin de chez nous, elle a passé une journée licorne-enregistrement d’un single-soirée de meufs puis pool party avec ses copines.

 

 

 

 

 

 

 

 

On a aimé

Maîtriser une visite de San Francisco en 8 heures. Je pensais pas qu’on allait y arriver mais on a mis San Francisco dans notre poche en moins de 8 heures. En arrivant tard dimanche soir, on a simplement pu lever le coude et avaler un burger au Mels Diner avant de s’achever au bar. Le lendemain, on a fait les machines. De notre motel sur Lombard Street (qui gardait notre voiture jusqu’à 15 heures), un choix toujours judicieux pour son emplacement, on a enchaîné. A pied, on a fait Pier 39 (déserte à 8h, ce qui est pas mal) et ses lions de mer, le Fisherman’s Wharf et le Musée Mécanique, la Coit Tower, les Filbert Steps, Chinatown, Lombard Street avant de reprendre la voiture. La suite ? Alamo Square pour les Seven Painted Ladies puis le Golden Gate à Fort Point et Battery Spencer (trop de brouillard sur Hawk Hill) pour finir à Sausalito. Et hop, voilà un chouette aperçu de la City by the Bay en quelques heures (en vrai, on recommande trois jours 😉 ).

 

 

 

 

Le grand huit des paysages. Je savais que ça allait marcher. Passer en trois jours des rues de San Francisco à Badwater dans la Vallée de la Mort via les chutes d’eau du Yosemite et la neige au Sonora Pass, c’était dépaysement garanti. So USA.

 

 

 

Vernal Fall. J’en profite pour mettre trois lignes sur cette rando fort agréable, quoiqu’un peu trop prisée. Aussi connue sous le nom de Mist Trail quand on enchaîne avec Nevada Fall, c’est un petit bonheur de rafraîchissement. Les chutes, énormes à cette période, faisaient l’effet d’un brumisateur géant. Top. Pour le reste, on a fait quelques viewpoints dans la vallée et le traditionnel Tunnel View, toujours efficace.

 

 

 

Découvrir le Sonora Pass. Avec une Tioga Rd enneigée, nous n’avions pas le choix. Passer par le sud était inenvisageable vu le timing, alors on a croisé fort les doigts pour que la 108 ouvre avant notre arrivée. Cette route, au nord de la Tioga et du Yosemite, permet de joindre Sonora à Bridgeport. Et vous savez quoi, la 108 est magnifique. Ca vaut pas la Tioga mais pas loin. Et que dire de la neige qu’on a trouvé au sommet, à 2933m. Un bon coup de frais avant de redescendre sur Bridgeport et de se baigner dans les sources chaudes de Travertine Hot Springs.

 

 

 

Alabama Hills, coup de foudre au premier regard. De ce roadtrip express, je connaissais quasiment tout. Mais pas les Alabama Hills, que j’avais esquivé, je ne sais comment, à chaque passage dans la région. Et bien, on va être clair, ces formations rocheuses à quelques kilomètres de Lone Pine, avec la Sierra Nevada et le Mont Whitney en toile de fond, régalent la rétine. Vous posez la voiture et vous partez à la découverte… 20 minutes, 1 heure ou 3 heures. Photos de couverture d’album garanties

 

 

 

Le meilleur four au monde. 48 degrés. Vallée de la Mort. Voilà. (Rhyolite en bonus)

 

 

 

La suite du Flamingo. Pour un bon Very Bad Trip, il fallait une suite. Et c’est au Flamingo, un classique de Lost, qu’on l’a trouvée. 870 $ les deux nuits pour une suite immense au dernier étage avec vue sur le High Roller, la grande roue du Linq. Deux chambres (une avec deux lits, une avec un seul), deux salles de bains (avec écran TV dans les miroirs), un coin bar et un gigantesque salon. Le camp de base idéal

 

 

 

Se coucher au lever du soleil. Las Vegas, c’est une ville qui vous bouffe, qui vous avale, et vous recrache complètement rincés. La plupart d’entre vous connaissent bien ça. Donc, c’est ce que nous avons fait. En 36 heures, on a tout pris, du Strip à Fremont, des machines à sous aux bars et boîtes, en passant par la piscine. Simple, j’ai l’impression d’avoir passé 36 heures éveillé non stop, d’avoir perdu tout repère temporel (c’est ce qu’ils veulent en même temps). Et on a fini dans un diner H24 à manger comme des gros avant de voir le soleil se lever sur le Strip. Las Vegas, je déteste t’aimer.

 

 

 

Le Heart Attack Grill, temple du gras. C’est un lieu comme seuls les Américains savent en faire. Cauchemar des vegans, ennemi de la “healthy food”, le “grill de la crise cardiaque” a pignon sur rue à Las Vegas depuis 2011, sur Fremont Street. C’est ici, dans ce restaurant que John Basso (Dr John) vend du gras à la pelle. Menu simple (burgers avec un, deux, jusqu’à huit steaks, frites, sodas, bières, shots…), hypercalorique, ambiance hôpital (vous enfilez une blouse, les serveuses sont déguisées en infirmières, il y a des seringues pour les shots, et des perfusions pour le vin), américain jusqu’on bout des ongles bien gras. Et si vous ne finissez pas votre repas, c’est la fessée. La spécialiste, c’est “nurse Lola”, de petite taille, qui ne rigole pas avec son centre de gravité parfait pour vous faire rougir la croupe. Bien sûr, j’y ai eu droit, mais pas de Lola. Je pensais pouvoir finir un triple… Quelle erreur. En tout cas, cette virée nous a flingué la soirée. On était écrasés après ce repas.

A noter aussi, la déco assez fun (magnifique cène avec Basso et ses apôtres dont le Col. Saunders, Wendy’s et Ronald McDonald) et la haine du patron pour les taxes gouvernementales (regardez la note, tout en bas).  Bon à savoir : les clients pesant plus de 350 livres (159 kg) mangent à l’oeil.

 

 

 

Tester l’hélico au-dessus du Grand Canyon. Il le fallait. Vu que Delphine est pas hyper partante pour l’hélico d’habitude (c’est pas le moyen de transport qui la rassure le plus on va dire), il fallait profiter de ce voyage entre potes pour tester ce grand classique d’un trip dans l’ouest. En plus, c’était gracieusement offert par Delphine (pourquoi se priver ^^). Ben et Miky étaient partants, on a réservé ça deux jours avant d’arriver à Sin City avec Papillon, l’un des experts des vols en hélico. Le jour J, lendemain de cuite, on avait rendez-vous avec la navette en bas de notre hôtel. Direction Boulder City et la base de Papillon. Au menu, pesée, réservation des sièges, brief avant de décoller avec trois autres français. En en une petite trentaine de minutes, passant au-dessus du Hoover Dam et du Lake Mead, on arrive au Grand Canyon, secteur West. Je pense que l’expérience en hélico est plus spectaculaire, même si le vol est moins long, en partant de Tusayan et en faisant Grand Canyon South (on a plus l’impression de “plonger dans le vide”). Il n’en reste pas moins que l’expérience est unique. Cela a été l’occasion de voir le Skywalk de près (on a fait un arrêt là-bas) et je vous confirme que ça fait pas envie. Vive le National Park !

On a d’ailleurs pris un peu de retard car l’hélico voulait pas repartir. Trop de vent (j’ai entendu “trop gros cul”)…. Un autre hélico est arrivé de Boulder pour nous ramener. On vous fera un article, promis. En 4-5 heures environ, c’était plié. Plusieurs tours au départ de Las Vegas

 

 

 

La caisse de Bonnie & Clyde. Ben ouais, j’avais oublié cette petite roadside attraction pour égayer la route entre Las Vegas et Barstow. Au casino Whiskey Pete’s, à Primm, vous trouverez dans le lobby la voiture dans laquelle Bonnie & Clyde ont fini leur cavale mortelle. Rattrapés par Frank Hamer et ses acolytes à Gibsland, Louisiana et criblés de balles.

 

 

 

Raccrocher un mini bout de 66. Malgré le speed de ce trip, nous avons tout de même réussi à prendre quelques miles de la Mother Road. Le temps d’aller coller un sticker et boire une bière au Bagdad Cafe, de poser devant l’un des mythiques signs, et de se mettre dans l’ambiance au Peggy Sue Diner de Yermo.

 

 

 

La route, les potes, la vie. Voilà

 

 

 

 

On n’a pas aimé

Foutage de gueule des compagnies aérienne US : cas d’école. Vous nous connaissez. Hormis peut-être Delta, on aime les compagnies aériennes américaines autant qu’un cheesecake au caca. On vous rappelle nos antécédents : bagages perdus (jamais retrouvés), retards multiples, toujours un temps d’avance sur les petits plus à payer, confort approximatif, hôtesses et stewards idem… Malheureusement, avec la multiplication d’accords entre compagnies, on tombe de plus en plus sur des offres incluant United, American Airlines, US Airways… Et là, pour un tarif très attractif avec un billet émis par Air Canada, United Airlines assurait les vols. Petit frisson. Je passe sur le colis suspect à Marne-la-Vallée qui a bloqué notre train et failli nous faire rater le premier enregistrement. Ce n’était qu’un hors d’oeuvre. On s’enregistre finalement, mais on nous donne seulement le premier billet. “Correspondance longue”, nous dit l’hôtesse. Ok, peut-être, on a 5h30 à Toronto. Le vol se passe.

Mais à Toronto, c’est le drame. On arrive, on ne voit pas notre vol sur les panneaux. Et au guichet United, on ne nous retrouve pas. “Allez voir Air Canada, ce sont eux qui ont émis le billet”. Et le vol, en fait, il a été avancé de deux heures. GoToGate, l’intermédiaire (on ne conseille pas bien sûr) ne nous a pas prévenus alors que l’horaire a changé depuis plusieurs mois. Mais bon, on se dit qu’on a le temps. Mouais, chez Air Canada, la queue est interminable, l’heure tourne. On commence à flipper. Il ne reste plus qu’1h30 avant le vol quand on accepte de nous prendre. “On peut rien faire. Vous avez payé vos places mais United a oublié de les réserver sur notre vol”, nous dit un grand blond. Stupeur. On est défaits, on va rester coincés à Toronto, ça va foutre en l’air le planning millimétré, Las Vegas s’éloigne…. On s’explique que c’est “bachelor party”, on montre notre déception, on supplie. Finalement, notre sauveur, un jeune asiatique se pose derrière l’écran. In extremis, il nous dégote cinq places dans l’avion. NOTRE SAUVEUR, NOTRE IDOLE… Merci Air Canada. United, xioisiç(“)@&usjhjh&àç”&é’à’!”‘çé(‘… Voilà.

 

 

 

La qualité moyenne des repas. Dans mon idée, je voulais leur faire découvrir quelques endroits où l’on bouffe bien. Mais, on a surtout masterisé en mal-bouffe. Avec notre planning serré, on s’est retrouvé à chercher des restaurants assez tardivement. Et les restaurants ouverts tard sont rarement autre chose que des diners ou des pizzérias. Petite aparté : au Mels Diner (SF) et au Peggy Sue (Yermo), si la déco est au top, on peut mieux faire en cuisine. Ci-dessous, le dernier repas detox à Mountain View. Régal

 

 

 

L’étrange politique tarifaire des bars de Las Vegas. Faire passer de la Kronenbourg blanche pour de la bière de luxe à 8,5 $. Done. A quand la Pelforth au menu sur lounge du Mandalay ?

 

 

 

Les squatteurs de photo. J’adore ces gens qui ne se rendent pas compte qu’ils sont sur la photo. Et ça peut durer trèèèèèèès longtemps.

 

 

 

Quand Coy conduit. Tout le monde était ok là-dessus. Plus souple la conduite STP

 

 

Manquer un tout petit peu de temps à Las Vegas. Avec ce mini-roadtrip, nous avons passé environ 40 heures à Las Vegas, le temps de bien s’éclater tout de même. Il nous aurait fallu un peu plus de temps. Pour aller au panneau Las Vegas et avoir le temps de faire la queue, pour profiter un peu plus des casinos, pour se faire un rooftop, pour jouer encore, pour un musée (Mob Museum ou Neon Museum), pour une ou deux activités. D’ailleurs, on retrouve de tout à Las Vegas : séances de tir, survols de la ville en hélico, spectacles, tyrolienne, buggy dans les dunes, bulldozer, les vertigineuses attractions de la Stratosphere, zipline Slotzilla sur Fremont, vol en avion de voltige, saut en parachute, pilotage, skydiving… Du très lourd

 

 

 

Le canapé-lit. Oui, étant 5, on a cherché des chambres à cinq ou plus. Et souvent, il résulte que le 5e couchage est un canapé-lit. Peu confortable, parfois à l’hygiène douteuse, ce n’était pas toujours idéal. SVP, faites un effort.

 

 

Travertine Hot Springs, hot spot. Depuis quelques années, on sait que ces sources chaudes, à Bridgeport (Californie), sont de plus en plus prisées. Mais on les adore quand même. Alors toi, oui toi, je l’ai vu ton regard narquois quand tu croyais que tu squattais avec tes potes le bassin principal, genre « Et ouais, je suis là, je suis posey avec mes amis et je vais pas bouger de sitôt, rhabillez-vous ». Chaton, je connais un peu les lieux et il y a d’autres bassins bien cachés. Alors, à nous le coucher de soleil.

 

 

 

 

 

L’avis des autres !

Forcément, il fallait leur laisser le clavier pour qu’ils donnent leurs impressions. Trois des quatre n’avaient jamais mis les pieds dans l’ouest. Qu’en ont-ils pensé ?

 

 

Ben

 

Ce que j’ai préféré

Si on parle de spots, en vrac :

  • Le musée mécanique de San Francisco
  • Les panoramas incroyables du Golden Gate
  • La balade qui mène au Vernal Fall
  • La route qui mène au Sonora Pass
  • Le coucher de soleil à Travertine
  • Les Alabama hills
  • Las Vegas by night
  • Le survol en hélico
  • Le Peggy Sue’s

Mais ce que j’ai aimé par-dessus-tout, c’est le road-trip en tant que tel : dévorer des pancakes le matin, kiffer le décor le nez contre la vitre, se laisser « porter » sans savoir où on va mettre les pieds.

Ce que j’ai « détesté »

  • La piscine du Flamingo (trop bling-bling)
  • Les ronflements de Coy et JP
  • Les tours opérateurs qui pourrissent certains spots comme dans le Yosemite

Ce qui m’a étonné

Je ne pensais pas voir autant de spots en une semaine. Tout était timé et en même temps, je n’ai jamais eu la sensation de courir. Bref, c’était juste mortel.

 

 

 

Mimi

 

Les point positifs

  • Point vraiment ++ c est ton organisation et connaissances du territoires, leurs us et coutumes, les ptites anecdotes ou choses du quotidien, les coins à dénicher à côté desquels on passerait en “simple touriste” et que l’on a vu grâce à toi (ou que l’on verrait grâce a votre blog).
  • Fascinant d’avoir changé de “tableau” 4 fois en 7 jours !
  • La belle San Francisco, ses rues-collines, ses couleurs, son port, ses phoques mastards xxl, Alcatraz en fond et le mythique Golden Gate !
  • Yosemite et ses montagnes, sa ptite rando un peu sportive jusqu’à la cascade gavée d’eau à cette époque de l’année, le légendaire El Capitan !
  • La route jusqu’à la vallée de la mort et encore la route interminable et tant mieux au fond de cette vallée-fournaise ! Ville abandonnée, Bagdad café et désert à 48 degrés !
  • Las Vegas ! Sa démesure; infatigable et usante ! Casinos, jeux de lumières et mises en scènes incroyables ! Burgers xxxl musique jetons et danseuses ! Mais aussi là où la richesse côtoie la pauvreté et l’addiction.

Un trip entre pote speed mais palpitant !

Les points négatifs

  • Point négatif cette démesure à l’américaine où tout le monde roule seul dans son gros pickup V12 suçant 20 a 30L / 100km ; le royaume de la conso à usage unique; la sur conso du confort parfois bien inutile de tout…
  • Passer d ailleurs à côté d’un élevage sur intensif (et puant le méthane a 20 bornes) de boeuf sur la highway entre Las Vegas et SF en aura été un exemple de plus (si il en fallait après Vegas ! ;-))

 

 

Coy

 

Que dire de ce roadtrip ? Imaginez, vous arrivez au restaurant et le serveur vous propose la meilleure des recettes, vous doutez c’est normal, mais vous tentez, et là vous passez une semaine les yeux grands ouverts plein d’étoiles. Une visite de San Francisco personnalisée avec la douce mélodie des éléphants de mer, le mythique Golden Gate, non vous ne regardez pas une série américaine coincée sur votre canapé, vous y êtes.

Ensuite, le prochain plat salé, sucré et épicé, en une journée ballade dans le Yosemite au milieu des cascades et d’un décor ou l’on se sent tout petit, passage d’un col enneigé avec plus de deux mètres de neige le tout pour replonger dans la vallée chaude et boire une bière dans une source d’eau chaude entre amis, une journée juste incroyable avec des saveurs qui resteront gravées à jamais.

Puis on se dirige vers le plat chaud, vallée de la mort, le mot canicule prend un autre sens, et vous finissez par le dessert Vice City, on aime ou pas, mais on ne peut pas rester insensible, la démesure mais putain que c’est bon. Le bilan juste splendide en une semaine, vous pouvez saturer votre portable de photos et vos amis auront du mal à digérer le nombre de paysages découverts, faire le touriste sans emprunter les circuits des bus touristiques classiques, bref je recommande vivement de faire un tour sur Lost In The USA, Magique.

PS : si je devais donner un point négatif c est le trajet TGV Lyon Paris qui a failli nous planter et qui a couté cher.

 

 

 

Mik

J’ai adoré traverser l’Atlantique, une première pour moi ! Découvrir San Francisco, ses rues, jardins, tramway, apercevoir la mythique Alcatraz et découvrir le Golden Gate. Rouler de villes en villes dans des paysages aussi incroyables que variés ! Toucher du doigt, même à l’échelle de ces 5 jours, combien ce pays est immense, en prendre plein les yeux en parcourant le Yosemite, passer en quelques heures des 2m de neige du col Sonora Pass à la chaleur désert et pouvoir se baigner dans un trou d’eau chaude au milieu de nulle part.
Se demander comment les gens vivent dans Death Valley et autour et s’émerveiller devant les lumières de Vegas, admirer le Grand Canyon en vol en hélicoptère, encore une première ! Manger comme jamais ; des petit dej Boudin à SF au burger du milieu de la nuit de Vegas en passant par le diner Peggy Sue’s ! Emprunter même sur quelques miles la mythique route 66 et boire une bière au célèbre Bagdad Café !
Ce roadtrip entre potes a été une merveille de découvertes du début à la fin, un aperçu express mais fascinant d’une petite partie de l’ouest américain. Cela donne grandement envie de retraverser l’Atlantique avec Lost In The USA !

 

 

Merci à tous d’avoir pris le temps de lire ce CR. Merci à mes potes d’avoir bien voulu prendre ce foutu avion !

 

 

9 responses à “J’ai fait mon enterrement de vie de garçon à Las Vegas

  1. Alala j’ai des étoiles dans les yeux de lire cet article !
    Je suis à deux doigts de réserver un billet d’avion pour retourner dans l’ouest, sur la 66, dans le désert, revoir les cactus, cuire sous 50 degrés, avaler de la route encore et encore ! Je crois que je couve une petite déprime post-USA moi 😀 😀
    Votre roadtrip express avait l’air génial ! Merci du partage !

  2. Ralala, qu est ce qu’on s est marré en lisant ce bilan. Le genre de road trip qui donne envie de divorcer pour pouvoir faire le même enterrement de vie de jeune fille et garçon.
    Que de souvenirs impérissables pour vous !! I

    Je me souviens avoir payé deux bières pression 22$ au bar de la piscine du flamingo en 2013
    J’espère que c’était au moins de la Stella Artois 😂

    Bon summer trip à vous !

    Les Strhauss

  3. Super sympa votre article ! Je pense que ça va me servir ! ça me met déjà dans le bain ! Je pars le 17 novembre jusqu’au 2 décembre en famille à San Francisco puis départ en voiture pour Las Vegas, Tusayan, Sedona, Scottsdale et retour San Francisco, mon fils est à SF
    je n’ai pas encore réservé le SUV je pense prendre un 7 places (nous sommes 5 comme vous + les valises)
    J’ai réservé les hôtels à Yosemite, Las Vegas, Tusayan et Sedona, pour SF et Scottsdale nous sommes logés chez l’habitant (ça aide pour le porte monnaie) !
    Pour le vol PARIS/SF j’ai réservé en mai sur la FrenchBee 420€ AR avec un bagage en soute et repas compris (BILLET SMART) Encore merci pour votre article j’espère pouvoir raconter le mien en retour !

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