Liberty roadtrip 2022 #2 : de Chicago à Austin, au pays de Noël

Nous voici à une nouvelle étape. Comme on vous l’avait expliqué, on a pris une (nouvelle) année sabbatique avec plein de projets et de voyages. Nous avons baptisé le premier, le « Liberty roadtrip ». On a commencé par quinze jours à New York (avec Thanksgiving, la parade de Macy’s et l’ambiance préparatifs de Noël), et où nous n’étions pas allés depuis longtemps. L’étape suivante consiste à tester un moyen de transport qui nous fait envie depuis longtemps : le train. Nous voilà donc dans le train en direction de Chicago, où nous ne resterons que quelques jours.

On connaît (et on adore) déjà pas mal la ville (voir notre guide ici), et c’est juste histoire de lui faire un petit coucou (et de baigner aussi dans son ambiance hivernale) avant de rallier notre Austin adorée, au Texas. C’est de là qu’on va chercher le van qui, on l’espère, accompagnera nos prochaines aventures.


J16. Lost dans le Lakeshore Limited 49 de New York à Chicago

Vendredi 25 novembre. Après un dernier tour dans New York (même un tour chez Macy’s pour le Black Friday !), nous voilà dans le train pour Chicago, le Lakeshore Limited 49, qui doit rallier les deux villes, en 19 heures et 18 arrêts de de 5 à 45 minutes.

Premier coup de chaud à la gare de Penn Station : on est bien arrivés une heure avant, mais ils ont arrêté l’enregistrement des bagages (un peu comme en avion) et il nous faut soit les laisser (et ils nous rejoindront « dans 2-3 jours ») soit « aller voir un mec à casquette rouge ». On tente et on a la joie de tomber sur Jermaine, qui gère (c’est un service quasi inclus en fait).

Au final, on se retrouve les premiers dans le train. Pour l’instant, il n’a pas de voiture bar-resto (on avait misé dessus…) mais on devrait nous en raccrocher une dans la soirée. On quitte la ville… sous terre, et on longe l’Hudson River au coucher du soleil. On a pris des sièges normaux (très confortables), il y a des couchettes mais c’est cher… On s’installe tranquillou et on s’arrête pour fumer et raccrocher le wagon à Albany (la température a déjà sacrément chuté!). Avis aux fumeurs, ils n’ouvrent les portes que pour les « longs » arrêts (genre plus de 5 minutes).

Et peu avant Schenectady, le lieu de tournage de Beyond the Pines avec l’expansif Ryan Gosling, le train s’arrête. Ici, on ne vous dit rien : pas de messages d’info aux hauts parleurs, rien…. ça va faire une heure qu’on est à l’arrêt au milieu de rien. Delphine part à la pêche aux infos. Apparemment, on aurait heurté quelqu’un…. C’est ça, quelqu’un s’est jeté sous notre train et on nous annonce trois heures de retard. Le train repart et s’arrête finalement à la gare de Schenectady, ville fondée par les Néerlandais et qui, à partir de 1892, a accueilli le QG de la compagnie General Electric de Thomas Edison. On grignote un morceau au wagon-restaurant qu’on nous a raccrochés. Pas exceptionnel, mais ça a le mérite d’exister… on se retient de descendre chercher un BK !

On est prêts pour la nuit. Bon, l’ambiance est assez hallucinante: tout le monde téléphone, fait des visios… On s’endort sans trop de mal…. On traverse l’Ohio, l’Indiana. Au réveil, on voit quelques mule deers et un peu de neige au sol ! Au final (en plus on change d’heure et de fuseau horaire), on arrive à Chicago le 26 novembre à 13h avec un peu moins de 3 heures de retard… Il fait grand soleil et moins « froid » qu’à NY ! 

J17. Lost (back) à Chicago, entre deep dish pizza et Millennium park

Samedi 26 novembre. Nous revoilà à Chicago, après deux visites en 2012 et 2018 (voir nos bons plans), prêts à aller se taper une bonne pizza deep dish ! On prend un taxi (adorable et pas cher) et on peut déjà s’installer dans notre chambre, dans un hôtel du quartier de River North, qui nous a tapé dans l’oeil : l’Acme Hotel (rien à voir avec les cartoons). Branché juste ce qu’il faut, et à prix tellement bas (même en week-end) par rapport à NY ! Chambre au top, on va pouvoir rentrer les sacs et se retourner en même temps (lol). On se dit justement que c’est rigolo : d’habitude, quand on arrive des parcs nationaux, on trouve les villes agitées… mais là, après New York, Chicago nous paraît toute calme et… toujours aussi envoûtante. Quelle skyline !

On descend direct casser la croûte car on vient de passer 48 heures tristounes de ce côté-là. Le quartier est très sympa, et on sourit en voyant les restos les plus proches : un Weber Grill (oui oui, la marque de barbecue a aussi ses restaurants!) et…. (roulements de tambour) une deep-dish pizza, et pas n’importe laquelle. Uno, son inventeur officiel en 1943 (29 E Ohio St). Le restaurant a sa « Due » juste à côté. On entre et on n’a même pas à faire la queue, puisqu’on est OK pour s’installer au bar (un bon tuyau ça, et en plus y a match). Le serveur est incroyable : Sergio, serviable et souriant comme pas permis. On l’avoue, on avait un peu oublié ça à NY…

On commande la classique, la Uno, avec sa grosse pâte, un peu de saucisses, de pepperonis, de poivrons, de champignons et de fromage. Oui, oui on sait, ça va prendre 45 minutes de cuisson (NB: c’est rarement le cas). Quelle régalade (et quasi au prix d’une seule new-yorkaise!). Vous vous demandez souvent laquelle est la meilleure ? Giordano’s, Gino’s East, Lou Malnati’s, Uno ? Toutes (lol). Elle est très bonne, mais on garde une affection particulière pour la Giordano’s, parce que c’était notre première. On repart le coeur léger (et la fin de la pizza dans une box).

On traverse le centre, on enjambe la Chicago River via le mythique pont DuSable, tout heureux de retrouver Windy City. On revoit le panneau de début de la Route 66, qui a encore bougé de quelques mètres (angle E Adams St et S Michigan Avenue) ! Chicago aussi est en train de passer en mode Noël, mais un peu moins que New York.

Nous prenons justement la direction de Millenium Park, où se trouvent le sapin et la patinoire, installée sous le Bean (aka le Cloud Gate), ce magnifique haricot métallique. La Crown Fountain, à deux pas, n’est pas en eau mais les oeuvres d’art sont bien là. C’est magique, et il ne fait vraiment pas froid. Les gratte-ciels ont arboré des lumières de saison (rouge et vert). Dans le quartier du Loop, on balade entre les théâtres (Chicago, Nederlander), au Macy’s local (décos géniales sur State Street) puis nous tentons d’accéder au marché de Noël, le Christkindlmarket, inspiré d’un marché de Noël allemand, à Daley Plaza (50 W Washington St). Bon, on abandonne car la queue fait le tour du quartier ce soir !

Petit tour à Primark (riche en pulls de Noël!) puis à Eataly (épicerie italienne géante qu’on trouve dans plusieurs villes et qu’on avait prévu de faire à NY, avec restos intégrés) pour trouver une salade pour accompagner notre fin d’Uno, puis un supermarché (assez génial) pour des boissons et de la grignote (Jewel-Osco). On se pose dans la chambre devant Patron incognito version américaine !

Petit point Christmas avant de refermer ce paragraphe : Chicago est un haut lieu des fêtes de fin d’année. On doit abandonner le métro aérien (CTA) aux rames décorées Noël, le Holiday Train : la ligne ne circule pas pendant qu’on est là (snif) mais c’est un truc à voir. Si vous êtes dans le coin pendant les fêtes, pensez à réserver (bien à l’avance, là c’est complet jusqu’en janvier) le resto de Macy’s, la Walnut room (repas de Noël autour d’un sapin géant).

  • Notre hébergement : Acme Hotel (15 E Ohio St). Note : 8/10. Dans le quartier de River North, près de nombreuses attractions de la ville. Déco et ambiance top, grande chambre, accueil sympa. il y a un bar dedans et une boulangerie la porte à côté. Tarifs attractifs. Pour voir et réserver
  • Nos bars et restaurants : Pizzeria Uno (29 E Ohio St). Note : 8/10. La pizzeria mythique qui a inventé la deep dish. Accueil adorable, serveur au top. Un vrai bon moment. La salle est un peu serrée 
  • Nos visites : Chicago River, Millenium Park (patinoire, sapin, Bean, Crown Fountain), début de la route 66, ChristKindlmarket, Loop
  • Nombre de kilomètres parcourus : 7,2 km

J18. Lost à Chicago en mode Noël, Willis Tower et Navy Pier

Dimanche 27 novembre. Comme prévu, la pluie est là… contrairement au staff du café de l’hôtel, qui n’ouvrira finalement pas ! Delphine se fait à moitié agresser pour une clope (le mec veut tellement une taf qu’il essaye de lui arracher!). C’est vrai qu’il y a beaucoup de homeless à Chicago. En tout cas, ça tranche direct avec New York. Du coup, JP va chercher le petit-déj, les donuts réputés de Doughnut Vault (401 N Franklin St). Que va-t-on faire aujourd’hui ?

Vu le temps, on va changer nos plans. Ils annoncent de la pluie en continu toute la journée, ce qui ne se vérifiera pas ! On reporte la croisière architecture, incluse dans le Citypass, au lendemain et on décide d’aller se faire… un bar resto de Noël. En faisant quelques recherches, nous avons découvert qu’il y en avait plein ici. On réserve le Santa Baby (le premier), qui se trouve dans le quartier de Wrigleyville, proche du Wrigley Field, le mythique terrain de baseball des Cubs.

Avant de partir, on vadrouille un peu autour du Magnificent Mile, à la recherche de graffs, et on fait un stop dans un magasin magnifique, Colores Mexicanos (605 Michigan Ave). Puis on part au pays de Noël, à Wrigleyville, qui chaque année se transforme deux mois pour Noël. C’est fantastique, et très malin : tous les bars des sports se « déguisent » avec talent (et toute la démesure dont les Américains sont capables) ! Même les menus sont des menus de Noël ! On fait le tour du quartier, et on les zieute tous. Il y a de tout : du très Noël, du quand même sport…

Le Santa Baby (3505 N Clark St) est vraiment chouette, et immense. On peut y boire un verre, manger et même, moyennant 10 dollars, continuer la visite au pays du père Noël ! On s’installe au bar, et on commande. Tous les plats et cocktails ont des noms de Noël : Clausmo (pour cosmopolitain, au sucre d’orge comme dans les christmas movies), Reindeer wings pour les manchons de poulet… On commande des burgers, dont un trio de minis rouge et vert ! Ce n’est pas de la haute cuisine, mais ça va et ce n’est pas pour ça qu’on vient. Des gens de tous les âges sont là et jouent le jeu à fond (pulls, bonnets…) et tout le monde chantonne gaiement.

On termine les festivités à côté, à l’Elf’d Up (3485 N Clark St), sur le thème du film éponyme (culte ici) avec Will Ferrell. Il est très chouette aussi. On prend deux chocolats chauds, qu’on peut customiser… On s’arrête aussi au marché de Noël à côté du stade, sur Gallagher Way. On peut entrer gratuitement, mais il faut payer pour le village à l’intérieur du stade, avec patinoire and co. Et, cherry on the cake, le père Noël est là, seul (encore comme dans les films!). Delphine y va sans se faire prier. C’est beaucoup plus compliqué avec celui de Macy’s, si célèbre qu’il faut réserver et faire la queue… ce qu’on avait peut-être prévu de faire à la fin du séjour. Santa est sympa, un peu soupe au lait. J’ai été sage de toute façon 🙂 C’est gratuit en plus ! Comme d’hab, ils comptent sur le fait que vous allez peut-être acheter la photo de toutes les tailles qu’ils ont imprimée a priori.

On n’a pas eu la pluie toute la journée comme prévu, mais on commence à se peler les miquettes. Nous poursuivons en cherchant des graffs dans le quartier de l’université, avant de monter à la Willis Tower (ex Sears Tower, 233 S Wacker Dr), la plus haute de la ville et pendant plus de 25 ans plus haute tour du monde, détrônée par One World à NY en 2013 (442 mètres et 108 étages ; 527 mètres avec ses antennes) et l’un des observatoires prisés (Skydeck Chicago), inclus dans le CityPASS. Ses antennes ne sont plus dans la brume. Là encore, il n’y a personne ou presque, mais on reste un peu sur notre faim par rapport aux vues qu’on a eues à New York… L’exposition qui l’accompagne, très interactive, est en revanche très bien foutue, on apprend plein de choses, sur la ville, sa reconstruction après le grand feu de 1871, sur la tour en elle-même (beaucoup de Chicagoans l’appellent encore Sears), sur ce qui fait aussi Chicago. Cela nous a permis de voir ce deuxième observatoire après 360 Chicago lors de notre dernière visite.

Dernière étape de la journée : la célèbre Navy Pier, la jetée. Elle a subi un sacré lifting depuis notre dernier passage en 2021. C’est ici qu’il ya les magasins de souvenirs les plus sympas (qui sont en train de fermer lorsqu’on arrive). On fait le tour à l’intérieur puis on ressort admirer la skyline, à laquelle la brume donne une atmosphère particulière. En bonnes flipettes, on s’était motivés pour faire un tour de grande roue (Centennial wheel), incluse dans le CityPASS, mais elle est fermée. En basse saison, elle ne tourne vraisemblablement que peu.

On va donc terminer la journée par… une deep-dish pizza! Et oui, on vous avait dit qu’on était là quasi que pour ça lol. Retour chez notre première, Giordano’s. Elle est hyper bonne, comme hab, mais surtout on passe une super soirée grâce à notre serveur, Kyle. On sympathise car Delphine lui demande de l’eau (« water ») et il amène du beurre (« butter »). Il est plié. 1/ Parce qu’apparamment des gens en mettent sur leur salade (what ?). 2/ Parce qu’il a dû bosser son accent, il est Amish, vient du fin fond de l’Alabama et a tout quitté pour la grande ville. D’ailleurs, il passe des castings pour jouer dans les franchises de séries Chicago (Fire, Med et PD); Delphine kiffe, on ne peut plus les séparer (il lui offre même un t-shirt). Allez on rentre, avec bien sûr des parts en rab avec nous !

  • Notre hébergement : Acme Hotel (15 E Ohio St). Note : 8/10. Dans le quartier de River North, près de nombreuses attractions de la ville. Déco et ambiance top, grande chambre, accueil sympa. il y a un bar dedans et une boulangerie la porte à côté. Tarifs attractifs. Pour voir et réserver
  • Nos bars et restaurants : Doughnut Vault (401 N Franklin St). Note : 7/10. Très bons donuts quoiqu’un peu inégaux. Dépêchez-vous, ils ferment quand c’est épuisé. Santa Baby (3505 N Clark St, seulement pour la période de Noël). Note : 8/10. Déco complètement Noël, absolument magnifique. Service sympa et nourriture ok. Forcément, la note est un peu au-dessus d’un classique. Elf’d Up (3485 N Clark St, seulement pour la période de Noël). Note : 8/10. On. ajuste pris un chocolat mais là aussi, l’accueil était top. Giordano’s Navy Pier (700 E Grand Ave). Note : 8/10. On aime toujours leur deep dish, hyper généreuse en mozzarella. Et il faut dire que c’était aussi notre première. Ahhhhh, nostalgie.
  • Nos visites : Magnificent Mile, Wrigleyville, The Loop, Willis Tower et Skydeck Chicago, Navy Pier
  • Nombre de kilomètres parcourus : 12,5 km

J19. Lost à Chicago, en bateau, à Pilsen et au zoo

Lundi 28 novembre 2022. Cool, le soleil est de retour ! On a bien fait de changer notre jour de croisière. On y va à pied et on n’est vraiment pas nombreux sur le bateau pour cette croisière architecture, elle aussi incluse dans le CityPASS. Notre guide, Antonio (ex prof de comédie), est génial. En plus de son amour pour la ville et beaucoup de blagues, il vulgarise hyper bien le très intéressant sujet de l’architecture à Chicago. En plus, il dit qu’il n’a jamais vu une aussi belle journée en novembre ! 

On jongle facilement entre le Wrigley Building, la Tribune Tower, inspirée d’églises françaises (comme la tour de Beurre à Rouen), la Sears Tower (appelée maintenant Willis) et toute cette skyline si photogénique. Il nous explique comment ces gratte-ciels gèrent la pression due au vent : avec des réservoirs d’eau, qui contrebalancent le mouvement ou alors avec des étages complètement vides pour laisser passer l’air. Le guide revient aussi sur l’origine du feu de 1871, qui a tué 300 personnes, et laissé un tiers des Chicagoans sans domicile fixe. La légende pointe du doigt une ferme d’irlandais catholiques (peu appréciés à cette époque) où une vache aurait renversé une lanterne. « Cow-spiration », crie Antonio. Les scientifiques se sont penché sur les causes de cet incendie qui, à son corps défendant, a donné une nouvelle impulsion à Chi-Town. Une piste mènerait à une pluie de météorites…

Après ce petit tour de 60 minutes sous le soleil, temps exceptionnel pour novembre, le guide nous a donné plein d’infos sur la ville. Encore un dont la pizza (deep dish) préférée est la Pequods, qu’on arrête pas de voir en haut des classements… On va « devoir » y aller ! En 2018, on avait déjà fait cette croisière, mais elle était différente (y compris le trajet). 

De retour sur terre, et un petit coucou au magnifique bâtiment du Chicago Tribune (435 Michigan Ave) puis nous filons à Pilsen. Pilsen, c’est un quartier à l’ouest du Loop, où le colons irlandais et allemands se sont installés avant l’arrivée significative de Tchèques, qui ont baptisé le quartier Pilsen, en hommage à Plzen, ville de leur pays. Au milieu du 20e, ce sont les Mexicains qui mettent la main sur Pilsen. Le quartier est branché mais pas encore complètement gentrifié. On attaque par une balade le long de 16th st, où les graffs sont nombreux et l’ambiance pas toujours hyper rassurante. Sur plus d’un kilomètre, ils défilent le long de la voie ferrée.

Puis on rejoint le coeur de l’animation sur la 18e rue. c’est lundi et beaucoup de choses sont fermées, mais il y a des magasins, des bars et restos sympas (et, toujours, des graffs!). On cherche à manger. On avait visé Carnitas Uruapan, l’un ds restos mexicains historiques qui servent la spécialité du coin, des « carnitas » (du porc mijoté) mais il ne fait qu’à emporter et on n’a pas envie de manger ça dehors par ce froid. On finit donc par s’attabler aux 5 Rabanitos (les 5 radis, 1758 W 18th St). On teste carnitas, tacos et queso fundido (arrosés d’une margarita); un régal, sans être épicé.

S’ensuite encore une bonne balade pour aller voir un lieu « culte » : la caserne des pompiers de la série Chicago Fire (1360 S Blue Island Ave). Delphine adore la franchise, avec Med et Police)… Pas de Kelly (le BG) à l’horizon, on peut rentrer se mettre au chaud une grosse heure, à l’hôtel. 

Nous multiplions les couches pour ressortir. On a réservé les « zoolights » du zoo de Lincoln park (2200 N Cannon Dr). En gros, l’hiver, beaucoup de zoos (et autres lieux d’ailleurs) se transforment en spectacles de lumières pour attirer du monde. La plupart coûtent une trentaine de dollars (rien qu’à Chicago, il y en a plein) mais celles du Lincoln zoo sont gratuites (le lundi, ou à petit prix le reste de la semaine). On en a aussi en France, à Thoiry ou au Safari de Peaugres (je l’ai fait l’an dernier, c’est superbe). C’est (encore !) magique quoique on se demande si on n’est pas déjà en train de « s’habituer » à toute cette « christmasféerie »… Ça clignote dans tous les sens, il y a des animaux de lumière… Les vrais, eux, ont été rentrés, même si certains (reptiles, singes) sont quand même visibles. Il y a même le père Noël. D’ailleurs, on se demande si ce n’est pas le même qu’hier).

Quelle journée! On pousse quand même jusqu’au quartier de Sheffield pour aller goûter cette fameuse Pequod’s Pizza (2207 N Clybourn Ave) qui nous rend trop curieux. C’est blindé, mais le service est plus qu’adorable. On a eu une réduction parce qu’elle état un poil froide puis un peu noircie après réchauffage ! En théorie, elle prend aussi 50 minutes de cuisson. Ici, on choisit soi-même ses ingrédients. On s’est concoctés une pepperoni-meatballs-champignons-basilic du meilleur goût. Elle arrive dans un énorme plat métallique. Et quel délice! Elle est énorme, juteuse, la totale… Hop, direct dans le top de nos préférées. On en ramène pour le train car demain, on repart: on reprend le train (une trentaine d’heures) pour Austin, Texas.

  • Notre hébergement : Acme Hotel (15 E Ohio St). Note : 8/10. Dans le quartier de River North, près de nombreuses attractions de la ville. Déco et ambiance top, grande chambre, accueil sympa. il y a un bar dedans et une boulangerie la porte à côté. Tarifs attractifs. Pour voir et réserver
  • Nos bars et restaurants : 5 Rabanitos (1758 W 18th St). Note : 7/10. Du très bon mexicain authentique. Pequods pizza (2207 N Clybourn Ave). Note : 9/10. Pour de nombreux Chicagoans, c’est LA deep dish de la ville. Et franchement, allez tester.
  • Nos visites : Croisière architecture, Pilsen, Zoolights du Zoo de Lincoln park (zoo gratuit, entrée 5 dollars, gratuit le lundi mais rosa obligé)
  • Nombre de kilomètres parcourus : 12,1 km

J20 et 21. Lost à bord du Texas eagle, de Chicago à Austin 

Mardi 29 et mercredi 30 novembre 2022. Il est l’heure de repartir ! On fait (encore!) nos bagages, oui, on est un peu trop chargés, mais c’est l’hiver… On fait quelques courses pour ne pas avoir à dépendre du wagon resto du train et on file à Union Station. Quelle splendeur cette gare, qui a été le théâtre d’une scène mythique des Incorruptibles. On s’y est pris à l’avance cette fois, pour ne pas avoir à avoir les sueurs froides du premier train… On peut enregistrer les bagages (comme dans un avion) et on va attendre l’appel. Ca ne se passe pas du tout comme chez nous : le mec nous appelle, on le suit sur le quai et ils nous « rangent » un peu au fil de l’eau, en fonction de notre destination, et il n’y a pas de sièges réservés… Le train est complet et vraisemblablement rempli de personnages hauts en couleur. On casse la croûte et, cette première après-midi (le trajet doit durer presque 29 heures), on dort pas mal.

On suit la Route 66 ! On passe par Normal, Joliet (plein de coins qu’on a déjà faits en voiture), Pontiac et on arrive en début de soirée au premier « vrai » arrêt où ils ouvrent les portes (et nous laissent, accessoirement, fumer). C’est Saint-Louis, Missouri, reconnaissable de loin avec son arche. On est à l’étage, ça secoue beaucoup plus. On casse une croûte et on se couche (c’est « sleepy time » de 22h à 7h du matin). On se réveille vers 3 h pour l’arrêt clope à Little Rock, Arkansas… et on replonge. On a pris sous notre aile un cowboy mexicain un peu paumé qui est à deux doigts de se faire embarquer ses bagages qui gênent le passage, et le big voisin de devant fait beaucoup de bruit en dormant… Nous avons beaucoup plus d’interactions dans ce train-là que dans le précédent… Et le paysage aux couleurs d’automne qui défile est magnifique.

Bon, on a quand même un nouvel incident. Dans la nuit, deux trains de marchandises sont tombés en panne devant nous, on a dû s’arrêter et on a, encore une fois, 3 heures de retard. On en profite pour « se vider la tête » comme dirait JP, et bosser sur le blog… On regarde aussi les annonces de vans et on envoie les premiers messages.

Le train avance tranquillement vers notre destination finale. Un passage par Hope, la ville de naissance de Bill Clinton, où le conducteur nous montre sa maison (nous l’avions vu depuis la route il y a quelques années). Puis nous voici à Texarkana, la ville frontière entre Texas et Arkansas, où un certain Jacques Mesrine avait été arrêté lors d’une de ses nombreuses cavales.

Sur les réseaux, ça vous paraît un périple énorme mais ça se fait bien…. On fait quelques pauses dehors et au wagon-resto quand même. On a gagné en soleil et en degrés : on a eu jusqu’à 15°C ! Quel plaisir de repasser par tous ces coins et de retrouver le Texas. Si tout va bien, avec un rattrapage de retard, après Dallas et Fort Worth, on devrait arriver vers 20 heures à Austin, où les amis nous attendent, après un peu plus de 30 heures de voyage. Nous y voilà. La gare est toute petite. On retrouve avec joie le Texas, Cécile, Cyril and family. On va se poser un peu, entamer sérieusement les recherches du van et vivre les préparatifs de Noël !

  • Nos hébergements : dans le train et chez nos amis
  • Nos bars et restaurants : RAS
  • Nos visites : RAS

J22. Lost à Austin, dans les préparatifs de Noël et en quête d’un van

Jeudi 1er décembre 2022. Réveil, plus tard que d’habitude et on se fait chouchouter ! Il faut bien encaisser ce voyage. Pour la première fois, nous découvrons Austin par temps frais et couvert. On se met sérieusement à la recherche du van : on glisse plusieurs messages, on demande des conseils en direct à nos amis Joana & Eric de Fenêtres sur le monde

Ca y est, on est en décembre, c’est l’Avent ! On va aussi vivre les vrais préparatifs de Noël aux Etats-Unis. Au programme du week-end : soirée film de Noël, ferme de Noël (avec coupe de sapin), sapin et décoration de la maison ! Même plus au sud, ils ne prennent décidément pas Christmas à la légère : on a trouvé des chasses aux décos de Noël (pour adultes) et même un père Noël cowboy, avec santiags et chapeau, quelques miles au sud, à Gruene (New Braunfels).

Logiquement, on traîne un peu aujourd’hui : journée en famille, tour à Target (OMG tous les trucs de Noël qu’ils ont, je ne m’attendais pas à autant!). JP va chercher une voiture de location, qui est presque la même que cet été, une Subaru Outback immatriculée en… Floride. Et on finit la journée par une petite balade dans le quartier, histoire de voir les premières maisons illuminées…

  • Nos hébergements : chez nos amis
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J23. Lost à Austin, retour à SoCo

Vendredi 2 décembre 2022. Allez, aujourd’hui, on sort. A Austin, le ciel est toujours gris mais il fait bon, presqu’une vingtaine de degrés. On travaille dur sur les annonces de vans, on met des messages, mais rien ne vient… C’est un peu désespérant. Est-ce que ça bloque car nous sommes français ? Alors, c’est décidé, on part « sur le terrain », faire le tour des garages de véhicules d’occasion… Sans surprise, ce n’est pas là qu’on trouvera. Ils n’en ont aucun : « C’est hyper demandé et ça part tout de suite! » (souvent à des prix à 4 zéros), nous dit un gars. Pourtant, passer par un car dealer nous permettrait de limiter la paperasse…

On ne se démonte pas : on retourne sur South Congress, SoCo pour les intimes, notre première étape à Austin où l’on adore retourner… Le bas de la rue devient moins accueillant, avec des magasins de luxe, mais le haut est toujours comme on l’aime… On balade, on va dire au revoir au super magasin de déguisements Lucy’s in Disguise with Diamonds (1506 S Congress Ave), qui fermera à la mi-décembre après 38 ans de bons et loyaux services, quelques magasins comme Allen Boots (1522 S Congress Ave, pointure des santiags), quelques graffs et on part en pèlerinage chez Hopdoddy (1400 S Congress Ave), l’un de nos burgers préférés. Accueil 4 étoiles, comme souvent au Texas. On s’installe au bar (définitivement un bon plan pour causer avec le barman et commander direct) et on se régale… Le milkshake nutella pretzel était peut-être en trop, on a un peu de mal à continuer la balade. L’Austin Motel est toujours aussi fringant, et affiche un Noël arc-en-ciel.

On reprend la voiture pour le centre et 6th Street, la rue de la soif et des sorties, que l’on trouve bien plus craignos qu’avant. D’ailleurs, plusieurs fusillades ont eu lieu ces derniers mois. On vous conseille donc d’y aller plutôt le vendredi et samedi soir, quand les étudiants font la bringue. Bref, nous, nous y sommes pour faire une surprise aux copains avec une grosse boîte de donuts de chez Voodoo Doughnuts (212 E 6th St), nos préférés, made in Portland. On n’ose pas prendre le zizi de Noël mais la poupée vaudou, des spécimen à 1000 calories et au bacon, si !

Avant qu’il ne fasse nuit, on prend la direction d’East Austin, quartier autrefois délassé car du mauvais côté de l’I35 et désormais très branché. On va voir un graff tout frais, avec des hyènes, signé de Toni Ardizzone (2027 E Cesar Chavez), quartier très sympa pour sortir….

On décide d’aller boire un verre dans le quartier. On s’installe à la brasserie Lazarus (1902 E 6th St), sympa. Il y a un groupe mais qu’on n’entendra jamais jouer. Dans ces brasseries, on découvre un nouveau principe, qu’on retrouvera plusieurs fois ensuite : une sorte de club de brasserie. Moyennant plus d’une centaine de dollars (les conditions changent selon les endroits), on boit dans une chope spéciale et on des petits privilèges : première bière gratuite, verres plus remplis, invitation à des soirées… Pas bête mais un peu curieux…

Retour à la maison pour une soirée pizza-orgie de donuts… Ah et ça y est, l’un de propriétaires de vans nous a répondu (on a un pré-rendez vous lundi à Sanger, au nord de Dallas) et l’injoignable, le premier (le Chevrolet « jaune ») aussi, dans la foulée. Espoir.

  • Notre hébergement : chez nos amis
  • Nos bars et restaurants : Hopdoddy (1400 S Congress Ave). Note : 8/10. Meilleure mini chaîne de burgers du Texas. Allez-y les yeux fermés (même si les portions ont diminué). Le milk-shake était vraiment excellent. Voodoo Doughnuts (212 E 6th St). Note : 8/10. Pour les adeptes de ronds sucrés délicieux. La franchise de Portland est à Austin depuis longtemps. Bonheur. Lazarus Brewing (1902 E 6th St). Note : 7/10. L’endroit est cool, très grand, les serveurs sympas et la bière passe bien.
  • Nos visites : South Congress (SoCo), East Austin, 6th St

J24. Lost au meilleur barbecue du monde and co !

Samedi 3 décembre 2022. Les donuts ne sont pas si bien passés que ça (lol) et c’est dur de sortir du lit ! Pourtant, on a pas mal de choses au programme, dont une méga importante : aller chez Snow’s, le mythique BBQ de Lexington (à 1 heure d’Austin, 516 Main St, Lexington) où on n’a jamais pu aller. Il n’ouvre que le samedi de 8h à midi, la file est souvent énorme, et il ferme dès qu’il n’y a plus de viande. Va-t-on y arriver ?

Après des bisous à la maisonnée (qui ce week-end est en grands préparatifs de Noël) et quelques échanges de messages « avec » les vans, nous voilà partis. Même s’il fait tout gris, ça fait trop de bien de getter nos kicks on the road ! Tout est orange, rouge, jaune… On arrive chez Snow’s vers 10h30. Un peu stressés même si la queue n’est pas immense. Ses courts horaires d’ouverture font que certains se retrouvent souvent le bec dans l’eau. Mais là on est quand même « hors saison », proche de Noël et ça passe! On attend moins d’une heure avant d’accéder au légendaire présentoir.

Le menu change toutes les semaines. On prend de la dinde, du brisket, une saucisse (aux jalapenos) et des accompagnements. La bonne surprise qui nous change des bières new-yorkaises à 15 dollars (désolés de remettre ça sur le bar), c’est que c’est open bar : les bières et bloody marys sont gratuits.

Verdict côté BBQ ? Une boucherie, c’est vraiment bon ! L’établissement est drivé par la légendaire Tootsie Tomanetz, 87 ans, la pitmaster avec laquelle on a bien discuté. Sa réputation n’est pas galvaudée : la vie de ce petit « joint » a changé lors que Texas Monthly l’a déclaré meilleur BBQ du Texas et, dans la foulée, le New Yorker, rien de moins, a dit qu’il s’agissait du meilleur BBQ texan du mondddde ! Depuis, il passe régulièrement à la TV et dernièrement sur Netflix (Chef’s Table).

Est ce que c’est vrai ? Est-ce le meilleur ? Si on commence à avoir pas mal de ribs et brisket au compteur, c’est toujours difficile à classer, mais oui il est excellent ! On ne finit pas, quand même 🙂 Pour digérer, on fait un tour au hangar d’antiquités d’en face (OMG, il y en a partout, impossible de circuler au milieu!) et au bout de la rue, où se tiennent le samedi des enchères de bétails. On ne s’attarde pas : les pauvres « pleurent » littéralement en attendant leur tour dans les camions… (Delphine va pas tenir !).

Qu’est-ce qu’on aime ces virées ! On en veut encore ! Du coup, on s’arrête à Elgin, réputée pour être la capitale texane des saucisses, ce qui ne nous a pas sauté aux yeux… C’est la grosse fiesta aujourd’hui. En plus du lancement des festivités de fin d’année, la petite ville célèbre aujourd’hui ses 150 ans ! Tout le monde est habillé Noël, on rencontre Sparky, le dalmatien mascotte des pompiers, le chocolat chaud coule à flots, ils ouvrent une time capsule, il va y avoir une parade; le Père Noël est là… Bref, la totale! C’est assez étonnant d’être là à cette période… On fait quelques magasins, on achète un (délicieux) café et on file vite avant le début de la parade… On en profite pour faire un petit tour des maisons décorées Noël, dont une, remarquable, ornée d’une grande toile où l’on voit le père Noël dans l’étable du petit Jésus… Sacré remix.

Prochaine étape : Taylor, une autre de ces petites villes comme on les aime et qui sont souvent éteintes quand on y passe en soirée ou en semaine… Ici, ce n’est pas le cas. La ville, très dynamique, abrite un autre « world famous » BBQ : Louie Mueller (206 W 2nd St). On balade sur la sympathique rue principale, et on enchaîne les magasins d’antiquités géniaux. Eux aussi sont en mode Noël total ! On achète quelques trucs, on s’arrête à la brasserie, la Texas Beer Co (201 N Main St). La bière est très bonne (et pas chère!), ils font aussi à manger et les voisins se mettent des huîtres ! Elle aussi est très bonne. Bref, on reviendra à Taylor (qui a aussi un chouette vieux ciné, l’Howard). 

Vite, retour à Austin: ce soir on va à l’Alamo Drafthouse (celui de Mueller, 1911 Aldrich St), une chaîne de cinémas géniale où l’on peut manger sur place. On a booké avec les copains une soirée spéciale Elf, un film de Noël culte ici (avec Will Ferrell), quasi impossible à voir chez nous ! Soirée au top (film super), avec bonnets, grelots and co (et public en délire). A l’Alamo, on peut commander à manger et à boire pendant le film et profiter de sièges inclinables hyper conforts. On finit par un dernier verre au pub voisin (et une tisane).

Côté recherches du van ? On a (enfin?) eu des nouvelles du van jaune et on a rendez-vous dimanche matin sur le parking d’un garage… We’ll see. Et demain, journée Noël en perspective. Je sais, on n’est que le premier week-end de décembre.

  • Notre hébergement : chez nos amis
  • Nos bars et restaurants : Snow’s (516 Main St, Lexington). Note : 9/10. BBQ texan mythique. Et franchement, à la hauteur de sa réputation. Texas Beer Co (201 N Main St, Taylor). Note : 7/10. Une bonne brasserie dans une petite ville, ce n’est pas si commun. Alamo Drafthouse Mueller (1911 Aldrich St, Austin). Note : 8/10. Chaîne de cinés hyper connue au Texas (et même plus loin). La recette fonctionne bien
  • Nos visites : Lexington, Elgin, Taylor

J25. Lost dans notre futur van ?

Dimanche 4 décembre 2022. Il pluviote aujourd’hui sur Austin. La famille a une virée ferme de Noël au programme (à laquelle on se raccrochera peut-être) mais on a un rendez-vous important : notre premier rendez-vous van. Le Chevrolet jaune, qu’on a vu en arrivant… On rencontre le propriétaire à 11 heures sur le parking d’un magasin Auto Parts… Il est magnifique (et son propriétaire adorable). Il est un peu rouillé sur un côté, n’est pas hyper équipé mais il est chouette et on se sent tout de suite chez nous. JP fait un tour et on fait une offre, on laisse un dépôt, en bloquant la vente. Maintenant, on entre dans la phase chiante et administrative, surtout pour nous qui sommes Français. Il faut faire vérifier son état, enclencher le paiement, gérer l’assurance et l’enregistrement du van. Le destin: son proprio porte le nom du héros d’Into the Wild (si c’est pas un signe ça!).

Ça nous fout un coup. On va se poser au Brewtorium (6015 Dillard Cir A), qui accueille un marché pop-up de créateurs. JP se refait le match (la France a encore gagné) et on liste ce qu’on a à faire pour devenir des vanlifers…. Avec un petit pretzel et un burger, ça aide. A côté, il y a un autre grand marché d’artisans, juste pour les fêtes : le Blue Genie Bazaar (trucs super).

C’est trop tard. Pas de ferme pour nous, on se pose un peu pour digérer tout ça. Et ce soir, on a réservé l’un des lieux lumineux d’Austin pour les fêtes, le Peppermint Parkway, au Circuit des Amériques, qui accueille notamment les grands prix de Formule 1 (9201 Circuit of the Americas Blvd). C’est parti, avec les parents-beaux parents, pour une virée lumineuse. Il y a plein de packages évidemment, mais on a pris le plus simple, à 40$ (pour une voiture, jusqu’à 8 personnes). On commence par la « plaza » (gratuite), pleine d’installations lumineuses, de petits stands et d’attractions. Puis on passe aux choses sérieuses : le « drive-thru », en voiture. Malgré la queue (qui passe vite), c’est magiqqqqque ! Que de lumières, de musique…. Fantastique mais quel dommage qu’on ne puisse faire qu’un tour ! Le lieu a ses mascottes, deux bonbons, Pepper et Mint. Sortie en apothéose, avec des pères Noël « gonflés », comme les trucs de réclame dans les garages au bord des routes !

Que d’émotions aujourd’hui ! Dodo devant un petit film… de Noël. Entre la version brésilienne et le come-back de Lindsay Lohan, Netflix envoie du lourd. On a beaucoup de choses à faire pour le van : vérifier son état (comme beaucoup de véhicules de cette âge, il a 24 ans, il a de la rouille), voir comment remplir les papiers, comment on l’assure… On multiplie les démarches, ici et virtuellement.

Sinon, voici le programme type des fêtes à Austin (la liste s’agrandit de jour en jour !).

  • Notre hébergement : chez nos amis
  • Nos bars et restaurants : Brewtorium (6015 Dillard Cir A, Austin). Note : 8/10. Bonne petite brasserie, bouffe excellente
  • Nos visites : Peppermint Parkway (le site)

J26. Lost à Austin, en mode van et slow life

Lundi 5 décembre. A Austin, la vie reprend dans la maisonnée, et nous on se met en mode van : JP récupère des documents, essaye de prendre rendez-vous pour enregistrer le changement de propriétaire et cherche un expert pour le contrôler et vérifier l’avancée exacte de la rouille. Cela ne peut être qu’esthétique ou au contraire avoir déjà attaqué le châssis (faites que non, il est trop chouette!). On cherche un expert pour vérifier tout ça…
On va rester là aujourd’hui, on passe des coups de fil à la famille. Les parents partent en virée, et il faut aussi qu’on s’occupe du blog qu’on a un peu délaissé… On fait ça, et comme le soleil se montre enfin (20°C direct!), on va se balader dans le petit parc d’à côté, super avec ses plans d’eau, ses canards, tortues et castors (qu’on n’a pas vus).

Après cette petite marche, on va rejoindre les zamis pour découvrir un quartier à la mode (mi magasins, mi résidentiel) qui a une quinzaine d’année : The Domain. Toutes les grandes marques sont là… Là aussi, le père Noël de Macy’s est à l’oeuvre ! H&M et repas au Hat Creek, une petite chaîne de burgers locale (qui a un top playground pour les gosses).
Allez, soirée studieuse.

  • Notre hébergement : chez nos amis
  • Nos bars et restaurants : Hat Creek Burger Company (3210 Esperanza Crossing Suite 100, Austin). Note : 6/10. Chaîne de burgers texane simple et efficace
  • Nos visites : The Domain

J27.  Lost à Austin, again…

Mardi 6 décembre 2022. Réveil à Austin, on essaye d’avancer sur nos différents trucs mais on procrastine un peu… L’effet stop ? Le blues du roadtripper ? Après quelques décos de Noël sur la maison, sous ses température qui frôlent les 25 degrés, on va faire une virée courses chez HEB (le Walmart/supermarché d’ici), histoire de remplir le frigo commun…

Nous déjeunons dehors, sous quelques rayons de soleil qui arrivent à percer : sushis, ceviche, tamales… On poursuit les démarches pour le van et, ça y est, on a trouvé un inspecteur… Nous avons aussi acheté le « carfax », qui est le pedigree du véhicule, qu’on obtient grâce au VIN (Vehicle Identification Number) et une quarantaine de dollars. Cela permet de voir le nombre de propriétaires, les réparations qui ont été faites, si le van a déjà eu de gros accidents. Très instructif : cela nous permet de comprendre pourquoi il n’a « que » 85 000 miles au compteur. C’était, au début de sa vie, un véhicule gouvernemental à Saint Louis, Missouri. Il a ensuite faire un tour en Oklahoma et en Arkansas avant de débouler au Texas.

Ce soir, on va voir d’autres copains, Audrey, Thierry et Roméo, d’autres Français expatriés ici… Ça fait du bien! On finit la journée par un drôle de mélange, une nouveauté qu’on a découverte et direct eu envie de tester: des ramens…. BBQ ! Evidemment, nous sommes au Texas. Tatsu-Ya a déjà plusieurs restos de ramens, et il a ouvert une version BBQ (2027 Anchor Ln, Austin). Du brisket qui flotte dans une soupe de noodles fraîches du jour… Et bien, c’est trop bon ! Big up à leurs gyosas aussi. On commence à regarder où on va partir en virée… Sans surprise, on va certainement, surtout, chercher le soleil….

  • Notre hébergement : chez nos amis
  • Nos bars et restaurants : Tatsu-Ya BBQ (2027 Anchor Ln, Austin). Note : 8/10. On se sait pas si les ramens et le BBQ texan étaient vraiment faits pour se rencontrer. Et franchement, c’est plutôt une grande réussite
  • Nos visites : The Domain

J28. Lost à Austin pour bloguer

Mercredi 7 décembre 2022. La même, le mood en plus ! Aujourd’hui, ça dépote ! Petite pensée à Lyon, où la Fête des Lumières va commencer… (c’est la première fois depuis des plombes que Delphine va la rater, ça va qu’ici on voit des trucs lumineux en permanence !). On a même cuisiné : au menu (si si), jardinière de légumes ! L’inspection du van aura lieu demain… Une vraie journée off, qui se termine par une balade du quartier, pour voir qui a ajouté des guirlandes… Ah, et par « Il était une fois 2 » (pas mal!).

  • Notre hébergement : chez nos amis
  • Nos bars et restaurants : RAS
  • Nos visites : RAS

J29. Lost in Austin, mais en vadrouille (et suite du van)

Jeudi 8 décembre 2022. On se réveille les messageries pleines d’images de la Fête des Lumières, qui vient de commencer à Lyon (merci les copains, mais avec toutes les lights d’ici, on tient le coup!). A Austin, les températures sont montées d’un coup : l’atmosphère est humide, et il fait jusqu’à 27°C ! (29 ressentis).

C’est un jour important aujourd’hui : l’inspection du van a lieu à midi. On balade dès le matin : retour à South Congress (qu’on adore décidément) après avoir tenté un tour du boardwalk (inaccessible ou presque lol, pour se garer en voiture il faut aller du côté de S Lakeshore Blvd). On s’attable (enfin!) à l’une des tables que vous êtes nombreux à nous conseiller: Güero’s tacos (1412 S Congress Ave), sur South Congress (pourtant). Atmosphère sympa, service cataclysmique (lol) mais il faut le reconnaître : c’est hyper bon (et pas hyper cher pour le coin, et tout court). On tente le poulet cuit au charbon et des tacos au brisket et au pulled pork ananas… Bon, le summum c’est quand même d’être là pour l’happy hour (margarita à 2 dollars) et concerts dans le jardin, « l’oak garden » voisin, quasi tous les jours (entre 15h et 21h). 

On va prendre un café chez notre chouchou, Jo’s (1300 S Congress Ave). Il a des specials Noël, mais on se contente d’un café vanille (qu’il est bon!) et d’un Arnold Palmer, boisson assez culte qu’on a découverte chez nous, du nom d’un golfeur (mélange thé limonade)…

Un nouveau graff, un peu de shopping (juste avec les yeux!) et direction une institution que l’on ne faisait que reporter : le minigolf Peter Pan (1207 Barton Springs Rd), qui date de 1948 ! On y va malgré la chaleur, c’est toujours mieux que l’été ! On s’éclate ! Il est chouette, un peu costaud, y a beaucoup d’adultes…Et c’est JP qui l’emporte.

Evidemment, on reçoit le compte-rendu de l’inspection du van à ce moment-là. On attend d’être dans la voiture pour le potasser et appeler l’inspecteur. Désolé les Roadies, mais ça ne sera pas celui-là…Beaucoup trop de réparations en étant en plus pas sur place…On y croyait pourtant. On va continuer nos recherches, débriefer avec Papinou et reprendre la route. Si on trouve, on trouve, si on ne trouve pas, on ne se mettra pas la rate au court-bouillon… C’est l’occasion de réfléchir aussi : que veut-on ? Un petit bout à nous ici, garder de la liberté, mais pouvoir parfois dormir dedans et se faire à manger tranquille dans des lieux trop cool…

On oublie ça rapidou au Barton Springs Saloon (424 S Lamar Blvd), qui est juste à côté d’une garderie pour chiens comme on en fait qu’aux US, avant de filer à notre prochain rendez-vous. On a réservé une séance de ciné au nouveau drive-in du Blue Starlite (300 San Antonio St), qu’on avait déjà testé il y a un bail, « le seul au monde à 360 ° sur un rooftop ».

Malin, pendant le Covid, ils ont privatisé le dernier étage d’un parking. On n’est que 4 voitures à regarder « Violent night », film de Noël trash avec le mec de Stranger Things, David Harbour. En gros, un commando prend une famille riche en otage le soir de Noël, pile quand le Père Noël déposait les cadeaux, et on découvre une autre facette de lui (avec beaucoup de rouge). On avait vu des dizaines de pubs à New York.

En tout cas, l’expérience mérite le détour dans ce drive in urbain comme on n’en voit peu. En repartant, on passe non loin des Christmas Lights de Zilker Park (Trail of Lights). Avant de filer manger chez Hopdoddy. Simple, efficace

  • Notre hébergement : chez nos amis
  • Nos bars et restaurants : Güero’s (1412 S Congress Ave, Austin). Note : 7/10. C’est une des références du tacos sur South Congress. Et ils sont vraiment bons. L’endroit est très sympa, le service à améliorer. Jo’s (1300 S Congress Ave, Austin). Note : 8/10. Bonne adresse pour un bon café. Hyper connu à Austin et le graff « I love you so much » est contre la façade. Barton Springs Saloon (424 S Lamar Blvd, Austin). Note : 7/10. Bière à 5 $ et terrasse, ça ne se refuse pas. Hopdoddy (1400 S Congress Ave). Note : 8/10. Meilleure mini chaîne de burgers du Texas. Allez-y les yeux fermés (même si les portions ont diminué).
  • Nos visites : South Congress, mini-golf Peter Pan (1207 Barton Springs Rd) et Blue Starlite urban Drive In (300 San Antonio St)

J30. Lost d’Austin à… Fredericksburg, back on the road !!!

Vendredi 9 décembre 2022. C’est décidé, aujourd’hui, on reprend la route. Réveil tôt à Austin, pour faire un bisou aux petits chats, puis on « packte ». On regarde un peu le programme : ça sent le Hill country, peut être Big Bend et Terlingua (qu’on a tant aimée cet été, voir ici), San Antonio… A affiner.

Une petite salade, la récupération de notre acompte pour le van et let’s go. On traverse avec bonheur le Hill Country, cette région verdoyante du Texas, comprise dans un triangle Austin-San Antonio-Frdericksburg. Premier arrêt à Dripping Springs, jolie petite ville aux bâtiments classés (magasins sympas), où l’on trouve les chutes de Pedernales et surtout la magnifique Hamilton pool. Pas trop Noël ici, les festivités ont eu lieu la semaine dernière, la plupart ayant fait de grosses teufs dès la fin novembre et Thanksgiving.

Deuxième étape : Johnson City. Cette petite ville adorable porte le nom de son fondateur et oncle 36e président des Etats-Unis, Lyndon B. Johnson. Elle est particulièrement, réputée pour ses lumières de Noël, qu’on voit apparemment depuis la station spatiale internationale ! Ambiance de petite ville comme on les aime, chouettes magasins d’antiquités et beaucoup de décos, dont un parc de sapins (sponsorisés et réalisés par les différents commerces). On va attendre que tout s’allume…

C’est parti. Entre la courthouse, le parc (et un autre aux arbres méticuleusement illuminés branche par branche), c’est vrai que ça envoie de la lumière ! On peut faire un tour en calèche et, plus mythique, en tracteur illuminé ! Toute la ville joue le jeu.

On part un peu à regret, mais on veut rejoindre Fredericksburg, qui met aussi le paquet niveau Noël. On checke-in au motel et on file dans cette ville aux racines allemandes. En plus d’un magnifique moulin à vent en bois typiquement teuton (avec des personnages animés à chaque étage), Fredericksburg a aussi un beau parc illuminé (126 W Main St), un marché de Noël (bof), une patinoire (eisbahn) et un « drive thru » qui raconte la Nativité… Le top départ est apparemment donné chaque fin d’après-midi par un choeur (mais on l’a loupé).

On balade et on va manger là où on n’avait pas pu la dernière fois : chez Hondo’s (comme Hondo Crouch, le génial trublion texan, 312 W Main St). On s’attendait (je ne sais pas pourquoi) à un truc un peu classe, mais pas du tout: c’est un resto typique, avec des concerts quasi tout le temps ! On passe une soirée fantastique à l’extérieur, devant les Drugstore Cowboys, qui chantent même notre chanson (on est obligés de danser, comme tout le monde). La bouffe est bonne et nous paraît pas cher… On rentre (presque) à la fin, après un arrêt devant le bar à la mode, le Velvet Lounge (401 E Main St).

  • Notre hébergement : Kitsmiller on Main (910 E Main St). Note : 7/10. C’était propre, simple, un motel classique avec quelques petites attentions (sympa le café du coin). Attention au bruit de circulation pour les chambres mal orientées. Voir et réserver
  • Nos bars et restaurants : Hondo’s (312 W Main St, Fredericksburg). Note : 9/10. Musique live, BBQ, extérieur génial, ambiance au top, prix abordables. Que demander de plus ?
  • Nos visites : Dripping Springs, Johnson City (et ses super illuminations de Noël), Fredericksburg


J31. Lost de Fredericksburg à San Angelo

Samedi 10 décembre. On a passé une plutôt bonne nuit, malgré un peu de bruit de route dans le Hunter’s lodge très proche et celui des… glands tombant sur le toit (lol)… Il pleut ce matin à Fredericksburg ! On travaille sur la suite: où va-t-on ? JP est inspiré, et commence à imaginer un petit roadtrip passant par les Guadalupe Mountains, Big Bend, San Antonio… On arrête au moins la prochaine étape : on dormira à San Angelo, la plus grande des petites villes à mi-chemin de Carlsbad Caverns.

Côté Fredericksburg, on retourne au « magasin le plus cool de l’univers » (c’est toujours vrai!), le Pottery Ranch (614 W Main St) et on galère à se garer au centre-ville, qui est blindé. Tout le monde vient faire ses cadeaux de Noël (et picoler, surtout du vin dans le coin!). La ville met vraiment le paquet : je crois qu’on n’avait pas encore vu de magasins avec autant d’articles de noël (« Et Dieu sait qu’on en a déjà bouffés ! », dirait JP). Il y a tout : des pulls, des services de tables entiers, des boules, des casquettes ohlalala… On repasse au marché de Noël et au moulin à vent et la séance shopping tourne court.

C’est l’heure du match France-Angleterre ! On a repéré un bar des sports sympa qui le diffuse, le Cultures, toujours sur Main street (318 E Main St). On chope une table, entre des Français et un Anglais survolté. Bon présage ? Il y a ds saucisses, le régal de JP. On avale ça dans une ambiance sportivement tendue avec un pretzel…. Un régal, que le score ne vient pas gâcher, au grand dam de notre voisin anglais. 

On digère avec un peu de shopping et Main street est idéale pour ça. Il y a de super trucs, tout le monde est habillé Noël, les shops offrent des bières quand les gens ne se baladent pas avec du vin… On retourne dans quelques magasins qu’on avait bien aimé la dernière fois : Barefoot, Majesty on Main, Headquarters Hats et Rustlin’ Rob’s, où l’on peut goûter plein de sauces, condiments, confitures, etc… On n’a jamais réussi à oublier celle au… bacon ! A voir comment on la cuisine…

JP trouve deux (fantastiques) t-shirts dont il a le secret, et nous voilà repartis, avant la nuit. Ce soir, on dort à San Angelo. On passe par Mason et son joli cinéma, Menard (avec de jolis décos de Noël) et Eden (qui a un garden)…

A San Angelo, il y a évidemment un… Concho Christmas, au nom de la rivière. On arrive sous le déluge (pluie, éclairs, la totale) et on check-in au Studio 6 (oui, un « Motel 6 » version « améliorée »). Attirés par le prix (50 balles), on verra si c’est mal famé, mais la chambre est immense (4 fois NY !) et bien équipée. On file manger. on hésite entre trois : le Cork & Pig tavern, la brasserie Zero one ale et l’Angry Cactus (1 W Concho Ave). Ce dernier a notre préférence. Dans le downtown historique, le chef est un ancien roi du burger local, le cadre est sympa (et le cactus aussi !). On se régale.

On finit la soirée par (original) une balade lumineuse. Le Concho Christmas et sa balade en voiture, le long de la rivière éponyme. C’est bien pensé, avec une station de radio dédiée. Malheureusement, la pluie a éteint la moitié des oeuvres… Du coup, entrée gratuite, alors que c’est normalement « participation bienvenue de 8 dollars ». Allez, il est temps d’aller mettre le pulled pork dans le torchon !

  • Notre hébergement : Studio 6 (910 E Main St). Note : 6/10. Motel 6 en « amélioré ». 58 dollars. Bon, la clientèle est celle d’un motel 6 donc c’est à quitte ou double. Chambre immense et très propre… Voir et réserver. On a hésité pour l’Inn at the Art Center.
  • Nos bars et restaurants : Cultures (318 E Main St, Fredericksburg). Note : 7/10. Tout ce qu’il fallait pour regarder un match : des écrans, de la bière, des saucisses. Angry Cactus (1 W Concho Ave, San Angelo). Note : 8/10. Devanture inratable. Du très bon, vraiment. Tout était très bon. On vous a dit que c’était bon ?
  • Nos visites : Fredericksburg, Mason, Menard, San Angelo

J32. Lost de San Angelo (Texas) à Carlsbad (Nouveau Mexique)

Dimanche 11 décembre. On n’a pas trop mal dormi dans notre motel de San Angelo, à part le bruit des voisins du dessus hier soir et des chiens d’à côté ce matin. Dis donc, le temps est encore bien couvert avec du brouillard et un ciel bas. On programme la journée et on réserve la nuit de ce soir : on se décide pour Carlsbad (Nouveau-Mexique), proche du parc national des grottes éponymes, et on tente le pari de l’hébergement le moins cher (et pourtant méga bien noté partout); un ensemble d’unités type containers, comme ceux qui sont utilisés par les entreprises pétrolières du coin pour loger leurs employés. Trop intrigant, et des étapes comme ça, on adore ne payer que quelques dizaines de dollars (ça fait baisser la moyenne du roadtrip). Vendu (75$).

Et tenez-vous bien, en potassant un peu, on a découvert que Carlsbad a un… ours qui peint ! Dans le « zoo » (Living Desert & zoo, un state park qui recueille des animaux sauvages blessés ou autres), il y a une dame ourse qui fait de la peinture (Maggie Oso). C’est la star, elle est exposée et vend ses oeuvres mais… ne le fait pas en public ! C’est son ranger qui a eu l’idée de l’y mettre comme thérapie lorsqu’elle est arrivée, petite…. Le genre d’histoires américaines qu’on adore! Ca donne envie de voir quelle « patte » a l’artiste. 

D’abord, on visite San Angelo, bien mignonne, de jour. Bon, c’est dimanche, tout le monde est à la messe et on est seuls dans les rues ; tous les magasins sont fermés. On va voir le conservatoire des nénuphars (Waterlily International Collection, 2 S Park St), une collection unique au monde. Mais c’est pas la meilleure saison, il vaut mieux venir en été. Puis on retourne au bord de la rivière (riverwalk) où clignotent encore quelques lumières. Lorsqu’elles fonctionnent complètement, ça doit vraiment être spectaculaire ! 

On va aussi voir des graffs…. Leur Paintbrush alley (33 W Twohig Ave) est vraiment top, avec de nombreuses oeuvres, beaucoup sur le thème du film Giant (et plutôt pensée pour faire des selfies)… JP nous a concocté deux itinéraires au choix, de 4 heures chacun; on prend le second, qui passe par de plus « grandes » villes comme Midland et Odessa…  Dernier tour du downtown et on s’en va.

Il n’y a pas grand chose, ni grand monde, dans les petites localités qu’on traverse, dominées par la production de pétrole : Water Valley, Broome, Sterling et Garden City… C’est plus grand (mais quasi aussi dead) à Midland et Odessa (qui forment une agglo).

La première, Midland, est assez connue puisque c’est la ville d’enfance de George W. Bush (et la ville de naissance de Woody Harrelson). On va voir sa maison d’enfance (1412 W Ohio Ave) qui, comme l’indique le panneau, est sûrement la seule au monde à avoir abrité deux présidents des USA, une première dame, et deux gouverneurs ! Avec la météo, le centre ville est assez plombant; hormis l’affichage des nouveaux derricks. On cherche quelques graffs sans les trouver (à part sur la bibliothèque…) et on reprend la route, pour aller voir la voisine. La ville abrite aussi le musée du Southwest et celui du pétrole…

Odessa n’est pas beaucoup plus fringante (quoique) mais le soleil fait une percée et, à plus de 14 heures, on a la dalle. On va à la Cork & Pig tavern (oui, liège et cochon, 7260 E Texas 1) pour laquelle on avait hésité hier soir, régulièrement citée parmi les meilleurs restos…. En fait, c’est une microchaîne texane, qui fait bar et resto, avec des salades, des burgers, de la viande et du poisson au grill et des pizzas au feu de bois. On ressort le tip de l’installation au bar et on se ré-ga-le, pour une cinquantaine de dollars en plus. Ah, et en plus, il y a un magasin de boots Cavender’s à côté et on a eu droit à un fantastique et inattendu happening de roadrunner sur le parking. Trop beau, avec un gros plumage d’ « hiver ».

Un peu plus d’arrêts ici : le mémorial à Chris Kyle (TX-191 Frontage), le plus grand sniper de l’histoire américaine, héros national (un peu décrié quand même) dont l’autobiographie a inspiré le film « American sniper » de Clint Eastwood avec Bradley Cooper. Il est né ici, à Odessa. Ce n’est pas la seule célébrité de la ville, aussi connue pour son équipe de football américain. C’est elle qui a inspiré le roman Friday Night Lights, qui a donné un film puis une série très connue aux US.

Puis Stonehenge (Preston Smith Rd), enfin une réplique, comme il y en a déjà une au Nebraska (avec des voitures, Carhenge). Last but not least, l’ex plus grand jackrabbit (lièvre) du monde. Installé en 1962 par le président de la chambre de commerce, il a été créé pour rendre hommage à une compétition unique de rodéo avec des lièvres (roping), qui existait depuis 1932 à Odessa. Ces compétitions n’existent plus, elles ont été contrées en justice à la fin des années 1970 par des associations.

Jack Ben Rabbit, de son petit nom, est une icône reproduite un peu partout dans la ville et décorée différemment, comme cela peut se faire avec d’autres animaux dans d’autres villes (ce matin c’étaient les moutons). Mais il n’est plus la statue la plus grande. Il a été détrôné par un autre Texan, basé à Ralls (à 2h30 au nord) qu’il a d’ailleurs inspiré…

C’est trop tôt pour voir les festivités de Noël de la ville, il fait encore bien jour (mais ça a l’air gros, au McKinney park). On fait un plein. L’essence est curieusement un peu chère dans le secteur, mais on en trouve à moins de 3 dollars le gallon et, tandis que la radio envoie des dizaines de chansons de noël en version country (on fera une playlist, c’est trop stylé!), le soleil se couche sur les derricks qui pompent le sol à perte de vue…. On a changé d’état, on est de retour au Nouveau-Mexique et on gagne une heure. 

Destination : Carlsbad. La ville a aussi des lumières, mais d’un autre genre: en bateau, sur l’eau, sur la Pecos River ! Le site internet n’est pas très clair, on va voir si on peut y aller…. Après une route sans fin (et sans possibilité d’arrêt), à voir les puits partout sur le GPS, on arrive enfin à Carlsbad et à notre « hôtel », le Karbani Inn. Accueil sympa, c’est très propre et bien organisé… La chambre est petite, mais pas plus que dans notre Pod new-yorkais. 

On repart, direction le départ des bateaux du « Christmas on the Pecos ». En fait il y a de la place. En gros, ils ne prennent qu’une quarantaine de résas sur leur site (d’où le « complet » quasi permanent) et ils (la Chambre de commerce) ont un concurrent, juste en face (« Lights on the Pecos »), un peu moins cher… Bref, on paye nos 40 dollars et on attend le tour de 20 heures. Déjà au départ, c’est magnifique. On tchatche avec des gens et on se met à la place VIP : derrière le jeune capitaine qui se met un chauffage au gaz! Bon, c’est fantastique. La Chambre de commerce, et quelques riverains (très belles maisons) mettent le paquet sur les installations. Avec les reflets sur l’eau, c’est magique. On en a vu des lumières de Noël, mais celles-ci sont à part. Le capitaine nous demande comment venir en France en bateau! Euh….

40 minutes de balade sur la rivière Pecos, wow… Bon du coup, tous les restos (à part les Denny’s and co) ont fermé entre temps. On hésite un peu et on finit chez notre cher Albertson’s (supermarché plus cher que Walmart mais à bonne bouffe), avec de la grignote un peu saine. On rentre manger dans notre mini-chambre.

  • Notre hébergement : Karbani Inn (5204 National Parks Hwy, Carlsbad). Note : 7/10. Il peut être rebutant de l’extérieur mais il y a ce qu’il faut pour des roadtrippers qui font une étape et filent vers les parcs. Simple, basique. Voir et réserver
  • Nos bars et restaurants : Cork & Pig Tavern (7260 E Texas 191 #204, #204, Odessa). Note : 8/10. Très bon, abordable (sauf les bières). Il y a du bon niveau en pizza
  • Nos visites : San Angelo (conservatoire de nénuphars, centre-ville, Paintbrush Alley), Midland (maison de George W Bush), Odessa (mémorial à Chris Kyle, Stonehenge, ancien plus grand lièvre au monde), Carlsbad (Pecos on the River)

J33. Lost de Carlsbad (Nouveau-Mexique) à Fort Davis (Texas)

Lundi 12 décembre. Aujourd’hui, c’est la célébration de Notre-Dame de Guadalupe (la sainte patronne des Mexicains, très présente ici). On n’a pas mal dormi dans notre cabane de chantier à Carlsbad. On part dans un brouillard à couper au couteau chercher le petit-déj : un café et des breakfast burritos. La gérante est adorable, elle nous présente même le chaton qu’elle a sauvé… Contre toute attente, le soleil arrive, et ça fait un bien fou ! Souvenez-vous, quand il vous chauffe le visage… On a eu droit à ça une bonne partie de la journée.

D’abord, un petit tour du centre-ville de Carlsbad, qui donne une autre vision des lieux, même si c’est lundi et que tout ou presque est fermé. Jolis bâtiments (dont le Trinity Hotel), quelques échoppes sympas, des décos… JP craque pour une nouvelle casquette dans un magasin western. On retourne dans le secteur d’hier soir pour voir le River Flume, un joli aqueduc sur la rivière Pecos… On se croirait, encore, seuls au monde. On monte la commune en voiture, pour avoir une vue panoramique. C’est là qu’il y a le « zoo », Living Desert Museum (un state park) avec son ourse-peintre…

Un plein d’essence et c’est parti pour une journée parcs nationaux, entre Nouveau-Mexique et Texas. Après un stop à Whites City, on commence par Carlsbad Caverns, et un « troupeau » d’une quarantaine de bighorn sheeps. Notre passage sera bref. La piste qui s’enfonce dans le parc est fermée après des inondations (Walnut Canyon Desert Rd), les chauve-souris sont parties vers des cieux plus chauds et on n’a pas très envie de refaire la grotte que nous avions visité il y a quelques années… Bref, on l’a dans l’os. On marche quand même un peu et on va tenter notre chance un peu plus loin, à Rattlesnake Springs, la source dont vient toute l’eau du parc. On est tout seuls, avec les oiseaux ! Le mec qui habite là (il y a un maison) doit quand même trouver le temps long…

On a hésité à acheter à manger au visitor center, on aurait du : il n’y a absolument rien sur la route hormis des panneaux « Prochaine station essence : 150 km »… On retourne aux Guadalupe Mountains NP, côté Texas. Vite, le visiter center va fermer et on n’a déjà trouvé personne au premier. Là aussi, petite marche jusqu’au Frijole ranch. C’est là, alors que le soleil est devenu blanc, que s’abat sur nous un vent démentiel… Hop, en voiture. Direction Fort Davis.

Peu avant Van Horn, on passe devant de lancement de Blue Origins, la boîte spatiale du patron d’Amazon, Jeff Bezos, qui est lié à à la ville. Grâce à un peu de grignote, on devrait tenir jusqu’au dîner (si on trouve de quoi)… Les bords de la route sont blancs… de coton (si quelqu’un a une explication… certainement des champs dans le coin).

La nuit est noire (il est 19 heures, on a re-changé d’heure) dans ce coin du Texas réputé pour ses cieux étoilés lorsqu’on arrive à Fort Davis. Pour changer et découvrir une nouvelle ville, on l’a préférée cette fois à Marfa où nous avions passé la nuit il y a quelques mois. Check-in de l’espace à l’hôtel: le Drug Store & Hotel (111 State St, Fort Davis), historique, est en fait en travaux… Un ouvrier nous dit de partir, que c’est fermé, mais en fait non, pas la partie hôtel… On fonce chercher à manger (car ici encore, le peu de trucs existants sont fermés le lundi ou vraiment tôt): « Good lui with that » rigole la boss. Ben en fait, ton voisin d’en face est encore ouvert. On mange au Blue Mountain Grill (109 State St, Fort Davis), un peu cher mais pas mal. Les travaux battent encore leur plein quand on regagne notre chambre, très bien au demeurant, sur le thème de la voie lactée (« The Stargazer »). Chez nous (en France), il neige ! 

  • Notre hébergement : Fort Davis Drug Store Hotel (111 State St, Fort Davis). Note : 7/10. 78$. Un établissement historique à Fort Davis. Chambre grande et bien équipée, vraiment à l’ancienne avec le parquet qui craque. Accueil de l’espace et Drug Store en travaux. Voir et réserver
  • Nos bars et restaurants : Blue Mountain Bar & Grill (109 State St, Fort Davis). Note : 7/10. Seul établissement encore ouvert après 19h lorsque nous sommes venus. Merci les gars. Bonnes bières (cans) et nourriture ok
  • Nos visites : Carlsbad (centre-ville, Pecos River Flume), Carlsbad Caverns, Guadalupe Mountains, Van Horn, Fort Davis

J34. Lost de Fort Davis à Terlingua

Mardi 13 décembre. On n’a pas mal dormi dans notre chambre de chasseurs d’étoiles à Fort Davis ! Ils ont même arrêté les travaux pas trop tard dans la nuit (lol). Le soleil brille, la ville est complètement morte (re lol). Les commerces sont fermés pour la saison ou la semaine… On fait quand même le tour, et Fort Davis a quand même quelque chose de charmant. Ce qui la rend le plus célèbre, à part les montagnes éponymes, c’est son fort militaire (Fort Davis Historic National Site), très important dans l’histoire du Texas.

Ce poste militaire avancé accueillait jusqu’à 400 soldats au 19e siècle qui sécurisaient la route entre El Paso et San Antonio, les convois étant régulièrement attaqués par les Comanches et les Apaches. Ce site est hyper bien conservé (et accessible avec le pass America the Beautiful). On fait un tour dans les baraquements, dont certains sont restaurés comme à l’époque, dont l’hôpital.

Puis, pour tenter de se réveiller (c’est dur !) on part en quête d’un café. Un gars avec un bonnet de Noël nous l’offre au supermarché (oui oui ); bon, la machine est en panne et il ne reste que des capuccinos hyper mega sucrés. On prend la scenic loop pour rejoindre l’observatoire, le Mc Donald observatory (réputé nationalement et géré par l’Université d’Austin). On fait un petit tour mais on reviendra faire une « star night » (l’entrée est payante, 3 dollars). Mais il est déjà spectaculaire de loin…

Prochain arrêt : Marfa, cette ville branchouille au milieu du désert qu’on adore…. La dernière fois, il y a quelques mois il pleuvait, aujourd’hui, c’est grand soleil. Petit tour. Elle aussi est bien endormie. L’Hotel Paisano (207 Highland St, Marfa) a bien travaillé ses décos, toujours sur le thème du film Giant (l’équipe logeait ici)… On fait le plein, mais on n’a pas envie de manger ici et la plupart des trucs sont fermés, encore.

En passant par la ville fantôme de Shafter, qui n’est que ruines hormis une jolie église, on roule jusqu’à Presidio, ville-frontière du Mexique (quasi jumelée avec Ojinaga), réputée accueillante. C’est vrai. Elle est au confluent du Rio Grande et de la Concho River, d’où son surnom de La Junta de Los Rios. Il y a des murs peints, dont un signé du célèbre El Mac sur le château d’eau. On ne traverse pas le pont pour le Mexique mais c’est apparemment vite fait. On va manger, dans l’un des restos (mexicains bien sûr) : le Bean Cafe (506 O Reilly St, Presidio). Accueil adorable, giga menu (même des huîtres) et des tarifs… incroyablement bas (7 dollars le burger, dont un dont le steak est remplacé par une omelette mexicaine !). C’est plutôt bon, on est repus…

Fin de balade dans la ville et on prend une superbe route panoramique (« scenic road »), la FM 170, surnommée River road, car elle longe le Rio Grande, qui contraitrement à cet été n’est pas à sec. Elle estclassée par le National Geographic parmi les plus belles… C’est vrai, elle sinue magnifiquement dans le Big Bend Ranch State Park… On fait plusieurs arrêts, au bord du fleuve, au pied des montagnes colorées, au rocher « Dom rock » rendu célèbre par une célèbre scène du film « Fandango » avec le jeune Kevin Costner (qu’on n’a pas vu mais on va s’y mettre), et au site de tournage de la série « The Streets of Laredo » (non plus !), qui s’appelle Contrabando Movie Set

Cette route est vraiment démente et on se garde une autre partie pour une prochaine. On arrive à Terlingua, notre étape pour la nuit, qu’on avait tant aimée cet été… Petite caresse sur la route à Clay Henry, le maire-chèvre de Lajitas (on l’adore, il boit de la bière) et ciel rosé à l’arrivée. Après la bulle, on voulait dormir dans la ghost town (on a bien galéré pour choisir…), en optant pour le Holiday Motel. On s’installe dans notre chambre : un bâtiment authentique pimpé « luxe actuel ». On a pris la moins chère, la Patrona. Elle est super, jolie, il y a des boissons dans le frigo (et un jacuzzi). On se pose un petit moment, avant d’aller manger au Starlight Theater, l’institution locale, qui ferme hyper tard et nous avait laissé un souvenir mémorable.

Vous avez été nombreux à nous dire qu’il y avait de l’attente: c’est vrai, on nous annonce une demi-heure. On patiente avec une bière à une table à côté de Clay Henry le 1er, empaillé… Bon, ils nous avaient oubliés. On se fait une totale chili (le championnat du monde est ici, et c’est sans haricots). Ils ont même…. de l’antilope à la carte (« ça le goût du deer, c’est très tasty »)… On réfléchit à la vie (si si!) et à demain : on va à Big Bend, mais ne devrait-on pas essayer de voir la Coupe du monde et France-Maroc, un défi dans cette toute petite ville.

Ce soir, c’est la nuit des étoiles (une pluie d’étoiles filantes…) La lune gâche un peu le spectacle, et on rate le réveil du pic (à 2h30)… 

  • Notre hébergement : Holiday Motel (100 Ivey Rd, Terlingua). Note : 8,5/10. Au coeur de la ghost town et donc de l’action. A seulement 50 minutes des Chisos. Chambre grande et bien équipée, wifi bon. Envie de revenir. Voir et réserver
  • Nos bars et restaurants : Bean Cafe (506 O Reilly St, Presidio). Note : 7/10. Resto mexicain à deux pas de la frontière, c’est vraiment pas cher et plutôt bon. Starlight Theater (631 Ivey Rd, Terlingua). Note 9/10. Le resto de la ghost town. Immanquable. Carte géniale
  • Nos visites : Fort Davis (Fort Davis Historic Site, McDonald Observatory, Scenic Loop, centre-ville), Marfa, Shafter, Presidio, FM 170, Lajitas et Terlingua

J35. Lost de Terlingua à Big Bend

Mercredi 14 décembre. Quelle joie de se réveiller à Terlingua ! On a si bien dormi qu’on ne s’est pas réveillés pour les étoiles… Le soleil se lève sur la ghost town, et on balade entre les oiseaux et les lapins en buvant notre (délicieux) café. Puis on traîne un peu, la salle de bain a quand même un jacuzzi… Pas facile de partir : c’est vrai qu’on n’oublie jamais cette ville…

En rendant les clés de la Patrona (notre chambre), on fait quelques emplettes au Terlingua trading company, « top » même selon JP… A l’origine, on voulait filer au plus tôt au parc national de Big Bend, mais on a vraiment trouvé UN endroit qui diffuse la coupe du monde (et donc la demi-finale France-Maroc). Comment résister ? D’autant que le lieu en question, le DB’s Rustic Iron, est spécialiste du… BBQ. On s’installe au bar… La bouffe est plutôt bonne, l’ambiance sympa (on tchatche avec tout le monde, qui nous encourage), ce n’est pas très cher, JP est tendu (si si, ça arrive avec le foot). On fait quand même la connaissance d’un chef d’Oregon, spécialiste ès charcuterie, qui nous donne plein d’adresses et connaît même le saucisson de Lyon, the rosette ! ON A GAGNÉ !!! Viva Terlingua ! 

C’est donc le coeur plus léger qu’on prend la route de Big Bend National Park. C’est notre troisième visite dans ce parc qui gagne vraiment à être connu. La dernière remonte à cet été et on avait vu des ours. On a l’impression d’être seuls au monde, et pourtant il y a des avertissements partout : c’est la haute saison ! La route pour les Chisos Mountains est toujours aussi spectaculaire. Cette fois, on a décidé de dormir sur place (il restait plusieurs sortes de logements); on a choisi le motel, tout proche du visitor center et du Windows View Trail, et le moins cher. La chambre est grande et très bien, mais il n’y a pas une barre de wifi (seulement dans certains visitor centers).

Ce soir, la température est descendue drastiquement dans les Chisos Mountains. On va voir le coucher de soleil sur le Window Trail (et View Trail); mais ce n’est pas comme l’été, il tombe derrière les montagnes. On ne revoit pas notre ours, mais la lumière est magnifique.

Petit arrêt au visitor center pour choper le wifi (et télécharger l’Equipe bien sûr). On se pose un peu avant d’aller manger au resto du parc et du Chisos lodge, juste à côté (il ferme à 20 heures!). On ne pourra pas préparer la suite, mais on a plusieurs scénarii en tête….

  • Notre hébergement : Chisos Mountains Lodge (1 Basin Rural Station, Big Bend National Park). Note : 7/10. Emplacement, emplacement, emplacement. Même si les unités ne sont pas de première fraîcheur, l’endroit est idyllique. Voir et réserver
  • Nos bars et restaurants : DB’s Rustic Iron BBQ (10 Terlingua Ghost Town, Study Butte-Terlingua). Note : 8/10. Un BBQ à Terlingua, oh oui. Il diffuse la coupe du monde, oh yes. Bon BBQ, manque un tout petit peu de poivre. Boissons abordables, service tout gentil. Chisos Lodge (1 Basin Road Station, Big Bend National Park). Note 7/10. Bon, efficace, vu le lieu, c’est pas gagné. Service hyper bienveillant au bar
  • Nos visites : Terlingua ghost town, Big Bend National Park (Ross Maxwell Scenic Drive, Chisos Mountains)

J36. Lost (de Lost) de Big Bend à … Fort Stockton

Jeudi 15 décembre. Ouhlala ça pique ce matin dans les Chisos Mountains, on a eu froid toute la nuit ! On a fait sonner pour le lever du soleil, et c’est en voiture qu’on y va (il fait 30°F, soit -1 C°). On repasse par nos endroits à wildlife préférés, mais c’est mal parti : rien à part la queue d’un blue jay. On passe au visitor center demander quelques infos : où sont les animaux en hiver ? Comme d’hab, on a droit à un quasi « partout mais nulle part » mais avec quelques indications quand même. Les ours, qui n’hibernent pas complètement entre janvier et le printemps, sont toujours bien actifs et sont vus tous les jours, toujours dans les Chisos Mountains. Mais aussi des lions des montagnes ! 

Aujourd’hui, on se décide à faire une partie de Big Bend qu’on n’a jamais faite (l’extrême sud-est), avec les Hot Springs, des sources chaudes historiques comme on les adore, fermées lors de nos précédentes visites, et le secteur du Rio Grande village, avec le canyon de Boquillas qui marque la frontière avec le Mexique (il y a des petits stands d’artisanat sans vendeur un peu partout et on peut passer au Mexique en barque)…

Mais voilà : à peine démarrée la voiture et le panneau « ours » passé, voilà… un ours ! On fait demi-tour et on vit un moment magique, de longues minutes. Le pépère marche tranquillou devant nous, au milieu de la route… Fantastique. Bon, la journée ne part pas si mal, d’autant que le soleil chauffe enfin l’ambiance. 

Le secteur des anciens Langford Hot Springs est tout aussi chouette, avec un petit bassin au milieu de la rivière à plus de 105 F° (40 degrés). On y accède par une route en graviers et après une courte marche. Il y a des chevaux sauvages tout autour. Apparemment, ils aiment passer la frontière et grignoter la végétation du bord. On discute un peu avec nos co-baigneurs, peu nombreux mais très sympas. Comme cet été à Truth or Consequences, on y resterait bien la journée, mais il faut repartir.

Sur la route du canyon de Boquillas, sur un point de vue, la voiture nous alerte que ses pneus sont dégonflés… En s’arrêtant au Rio Grande Village, le verdict ne tarde pas à tomber : la roue avant droite est crevée. Super JP change la roue en moins d’une demi-heure et on se remet avec un petit pique-nique (pas très bon), entourés de coyotes…

Avec notre galette, il est temps de sortir du parc (on a encore beaucoup de choses à y voir, vivement la prochaine !). Une longue ligne droite et 70 miles nous sépare de la prochaine ville, Marathon, où l’on espère récupérer du réseau et le téléphone pour pouvoir s’occuper de la voiture (et organiser la suite). Mais à Marathon, le téléphone débloque… On finit par pousser la porte de la Brick Vault Brewery (102 Northwest 1st Street #90w, Marathon), une super brasserie-BBQ dans une ancienne station-service, malheureusement fermée l’été dernier lors de notre passage. Et d’ailleurs, elle n’ouvre que du jeudi au dimanche. Derrière le bar, Nicky nous prête volontiers son portable. JP démêle tout ça easy : on est loin de toute agence de location, donc soit on fait réparer soit on change de voiture, demain, à San Antonio, à 600 km d’ici. Réponse 2, même si, normalement, on ne roule pas plus de 160 km avec une galette, et seulement à 80 km/h.

Le soleil se couche lorsqu’on quitte Marathon et les mule deers sortent, enfin. On aurait pu rester là, mais on préfère avancer un peu et tracer, au moins, jusqu’à Fort Stockton, qu’on connaît mais où l’on n’a jamais dormi. On arrive, de nuit, et on cherche un motel (le secteur n’est clairement pas cher)… On opte pour le Deluxe Inn (500 E Dickinson Blvd, Fort Stockton), mieux noté de la ville à … 48 dollars (ça fera très bien l’affaire).

On passe devant la star locale, Paisano Pete (East Dickinson Boulevard & North Main Street), un roadrunner géant habillé en Noël ! D’ailleurs ici, c’est reparti, ils prennent ça hyper au sérieux et on dirait qu’il y a un concours entre les maisons. On dîne au K-Bob’s Steakhouse (2800 W Dickinson Blvd, Fort Stockton), une mini chaîne, blindée. Et pourtant on est jeudi soir. Bon steak, saumon brocolis (non non, le site n’a pas été piraté) et un petit dessert pour faire glisser tout ça…Ainsi qu’un petit tour des maisons illuminées, qui envoient du bois. Quelle journée ! On ne va pas se mentir, la fin approche… On programme demain : changer la voiture, repasser pas San Antonio…

  • Notre hébergement : Deluxe Inn (500 E Dickinson Blvd, Fort Stockton). Note : 7/10. Motel classique. Pas cher et propre, parfait pour une nuit d’étape. Voir et réserver
  • Nos bars et restaurants : Brick Vault Brewery (102 Northwest 1st Street #90w, Marathon). Note : 8/10. Un établissement dans une ancienne station vintage, du BBQ et de la bière. Très sympa vu l’offre limitée à Marathon. K-Bob’s Steakhouse (2800 W Dickinson Blvd, Fort Stockton). Note 7/10. Difficile aussi de trouver mieux à Fort Stockton. Bonne viande
  • Nos visites : Big Bend (Chisos Mountain, Hot Springs, Rio Grande Village), Marathon, Fort Stockton

J37. Lost de Fort Stockton à San Antonio sur une galette

Vendredi 16 décembre. Au réveil à Fort Stockton, JP file finalement chez le garagiste – il y en a plusieurs juste à côté – pour voir s’il n’y aurait pas moyen de mettre une rustine sur le pneu pour gagner du temps. Mais, bad new, le pro pense que ça ne sert à rien. On repart donc sur le principe d’échanger la voiture à San Antonio. On la range un peu avant de reprendre la route.

La mission de JP : conduire 500 km, un peu plus de 5h, avec la « galette ». On refait un tour de Fort Stockton (coucou Paisano Pete), franchement sympathique tant le downtown historique est tout mignon. On a une grosse journée de route devant nous: environ 5 heures. On fait quelques arrêts, histoire de voir un peu de pays et de ménager notre monture : Roosevelt (semi ville fantôme), Ozona, les jolies Sonora et Junction, qui a même un arbre de noël en bois de cerfs !

On casse une croûte à Kerrville, qu’on connaît déjà, avec sa rivière Guadalupe et sa croix géante, dans une petite brasserie sympa, la Pint & Blow (332 Clay St, Kerrville). Le lieu est assez trendy, il y a des autruches peintes sur le mur, la carte est sympa même si ça manque un peu d’assaisonnement, ce qu’on remarque depuis plusieurs jours, même dans les restos mexicains. Ca doit être l’approche de la fin du roadtrip et l’envie de profiter, mais on a trop mangé ces jours-ci : BBQ-burger-mexicain-burger-mexicain-BBQ. Vivement Noël lol. 

Il y a beaucoup de bouchons, vendredi soir oblige, à l’entrée de San Antonio. On va directement à l’aéroport pour changer la voiture; c’est con, c’est le jour où le soleil a certainement choisi de faire son plus beau coucher (rose vif), derrière nous… Le changement de voiture se fait assez aisément, JP choisit une Jeep Cherokee grise pour finir, encore immatriculée en Floride. C’est reparti pour les embouteillages.

Les festivités de Noël sont très courues à San Antonio, en particulier dans le centre-ville, autour du Riverwalk illuminé. C’est justement là qu’on a décidé de dormir. On a dégoté un hôtel bien placé, juste à côté, à tarif attractif (et petit-déj inclus, une rareté), le Gibbs (105 N Alamo St, San Antonio). C’est, en plus, notre 10e nuit sur Hotels.com (un de nos bons plans pour économiser un peu en roadtrip) donc on s’en tire pour une bouchée de taco…

On checke-in et on prend quelques infos. La réceptionniste, au top, nous explique où ça se passe et nous parle notamment d’une Fête des lumières (un peu comme la nôtre à Lyon) sur la cathédrale San Fernando (115 Main Plaza, San Antonio). On se motive pour ressortir tout de suite avant de fatiguer). Il fait frais, plus encore autour de l’eau. Ca fait trop plaisir de revenir ici. L’Alamo (300 Alamo Plaza, San Antonio) brille de mille feux, Travis Park aussi. Il y a ici un sapin, une patinoire et… le père Noël. Le son et lumière sur la cathédrale San Fernando, la Saga, qui raconte l’histoire de la ville, est une réussite (et cocorico, créée par un Français). Projeté toute l’année, gratuit, il va durer jusqu’en 2024 (à vérifier par ici).

Direction le Riverwalk où les bateaux de croisière se succèdent (on a regardé vite sur Go Rio fait mais tout était complet), et c’est déjà chouette à pied. On se pose au bord, dans un resto (blindé) conseillé par notre concierge : l’Iron Cactus (200 River Walk Suite 100, San Antonio). On doute un peu, jusqu’à avoir goûté à la première bouchée (en plus grâce à un coupon de la carte de la ville, on avait une entrée gratos). Quel délice ! Delphine n’oubliera jamais la paella texane (quelle tuerie !). Repus et rafraîchis, (il fait bien frais ce soir), on prend le chemin du retour, entre les magnifiques calèches… C’est la nouba en ville ! Nous, on rentre bloguer, se faire un thé (et tomber!). 

  • Notre hébergement : Gibbs Hotel (105 N Alamo St, San Antonio). Note : 8/10. Hôtel ancien bien placé à côté de l’Alamo et du Riverwalk. Chambres grandes et bien équipées. Petit dej en plus. Voir et réserver
  • Nos bars et restaurants : Pint & Blow (332 Clay St, Kerrville). Note : 7/10. Décor branché, bières au niveau, nourriture manquant un peu de saveur. Iron Cactus (200 River Walk Suite 100, San Antonio). Note 8/10. Une usine sur le Riverwalk mais oh surprise, c’est vraiment bon. Big up aux appetizers et à la paëlla
  • Nos visites : Fort Stockton, Roosevelt, Ozona, Sonora, Junction, Kerrville, San Antonio (Alamo, Riverwalk, Travis Park, cathédrale San Fernando et la Saga)
  • A lire : Que faire à San Antonio ?

J38. Lost de San Antonio à Austin

Samedi 17 décembre. On avait l’impression d’être peu dans l’hôtel Gibbs de San Antonio, mais on se rend vite compte que ce n’est pas le cas en entrant dans la salle du petit-déj, bondée ! C’est un buffet, avec des breakfast tacos et des gaufres en forme de Texas. Du coup, on est « en retard » pour la journée. On quitte la chambre en retard et on se lance dans la ville, sous un grand soleil.

L’Alamo, le mythique Buckhorn Saloon (318 E Houston St, San Antonio), des graffs, un magasin d’antiquités absolument génial (Alamo Antique Mall, 125 Broadway, San Antonio). Aujourd’hui, le père Noël nous a confié une mission : remplir un peu sa hotte avant de rentrer en France ! Nous n’en dirons pas plus… Deux salles, deux ambiances.

  • Delphine : « OMG c’était super, j’adore leurs magasins ,ohlala j’ai trouvé des trucs de fou ! »
  • JP : « OMG, qu’est-ce que c’était long, ils se ressemblent tous, c’est pas possible et on n’a pas tout ! » (Mars et Vénus quoi).

On va reprendre des forces au bord du Riverwalk, tellement plein qu’on… poireaute encore. Idem pour récupérer la voiture, décidément… Nous qui pensions être en fin d’après-midi à Austin, on prévient les copains que ça ne sera pas de sitôt… On quitte le centre mais on n’en a pas fini avec San Antonio : on va voir une ancienne échoppe de BBQ en forme de cochon (ça vaut quand même le déplacement, 1112 S St Mary’s St, San Antonio). Il y a de super graffs à côté (Daft Punk et Tony Parker, cocorico).