Nouveau roadtrip, nouveau bilan ! En janvier 2026, après une fin d’année compliquée à tous les niveaux, nous avions besoin d’US et de soleil… C’est simple, non ? Quand on a réservé, la situation géopolitique n’était pas ce qu’elle est… et elle a encore empiré pendant qu’on y était. Puis encore plus après notre retour les évènements de Minneapolis et la guerre au Moyen-Orient.
Que fallait-il attendre de ce voyage de 15 jours, en campervan, dans le sud, entre Arizona, Nouveau-Mexique et Texas ? C’était l’occasion de faire le vide et aussi de prendre le pouls, sur place. Est-ce qu’on y a trouvé ce qu’on était venus y chercher ? Oui, avec un « O » majuscule. On a décompressé et adoré.
On a pris le temps de vivre, en van, entre belles routes, villes et déserts sauvages. Le tout sous le soleil (merci pour la vitamine D) et des températures contrastées. Nous sommes repassés par plein d’endroits connus, on en a découvert d’autres, on a « vanlifé »… Bref, à part un contretemps (ch…) au début, tout a été parfait. Voici le bilan de ces quinze jours en campervan Roadsurfer.
Sommaire
Objectif et préparation du trip

L’objectif
Comme dit plus haut, l’objectif était de faire un « petit » roadtrip d’hiver, chercher le soleil, et en van. Nous avions eu l’occasion de tester un van en 2023, une bonne expérience mais qui manquait un peu de confort selon nous. Quand Roadsurfer nous a proposé de tester un de ses bolides, bien mieux équipé (toilettes, douche, cuisine complète….), nous n’avons pas hésité longtemps. Il fallait ensuite trouver le secteur parfait pour janvier, avec du soleil et des températures clémentes. Le sud du sud-ouest s’est imposé direct, avec un départ et un retour depuis Phoenix, où le loueur a une agence.
Comment l’a-t-on organisé ? A-t-on tout réservé ?

Nous l’avons organisé tardivement. On peut même dire : « à l’arrache ». L’avion et le van ont été pris le 1er décembre, les quelques hôtels un mois avant, certains campings une semaine avant le départ.
Et non, nous n’avons pas réservé toutes les nuits. Un peu plus d’un tiers étaient « blanches » à notre départ pour garder un peu de souplesse. La période et le secteur le permettaient.
Timing et itinéraire
En quinze nuits, nous avons visité trois états : Arizona, Nouveau-Mexique et Texas. Et… en raison d’un problème d’avion, nous avons connue une nuit bonus à Washington Dulles.
- Washington DC : 1 nuit (Washington Dulles, 1)
- Arizona : 6 nuits (Tucson x 2, Bisbee, Chiricahua, Roosevelt, Phoenix)
- Nouveau-Mexique : 3 nuits (Las Cruces, Truth or Consequences x2)
- Texas : 5 nuits (Marfa, Terlingua x3, Monahans)

Le parcours

- J1. Jeudi 8 janvier. Décollage de Genève. Vol avec United jusqu’à Washington. Retard en correspondance. Nuit à Washington au lieu de Phoenix au Hampton Inn Washington Dulles
- J2. Vendredi 9 janvier. Vol de Washington à Phoenix. Prise du campervan Roadsurfer. Route de Phoenix à Tucson via Casa Grande. Nuit à Tucson au El Pais Motel & Campgrounds. Notre conseil d’hébergement en dur : l’hôtel McCoy
- J3. Samedi 10 janvier. Courses à Trader Joe’s puis visite de Tucson (Gaslight Theater, 4th Avenue, Barrio Viejo, Saguaro NP). Nuit à Tucson au Gilbert Ray Campground.
- J4. Dimanche 11 janvier. Courses à Walmart puis Mission San Xavier Del Bac, Tubac, Tombstone et Bisbee. Nuit à Bisbee au Copper Queen Mine RV Park. Notre conseil d’hébergement en dur : Castle Rock, Shady Dell ou Warner.
- J5. Lundi 12 janvier. Visite de Bisbee (Copper Queen Mine, Lowell, Old Bisbee) puis route pour Chiricahua NM. Nuit au Bonita Canyon Campground. Notre conseil d’hébergement en dur : Arizona Sunset à Willcox
- J6. Mardi 13 janvier. Visite de Chiricahua puis route pour Las Cruces via le sud (Hachita, Columbus). Nuit à Las Cruces au Best Western Mission Inn
- J7. Mercredi 14 janvier. Visite de Las Cruces (Mesilla), de Pistachioland, de White Sands NP, puis route pour Marfa via Socorro, Valentine, Prada Marfa. Nuit à Marfa au Marfa Yacht Club. Notre conseil d’hébergement en dur : Riata Inn ou Paisano

- J8. Jeudi 15 janvier. Visite de Marfa puis route pour Terlingua via Presidio et Lajitas. Nuit à Terlingua à The Ruins. Notre conseil d’hébergement en dur : Big Bend Holiday Motel ou Basecamp
- J9. Vendredi 16 janvier. Terlingua et Big Bend NP. Nuit à Terlingua à The Ruins
- J10. Samedi 17 janvier. Terlingua et Big Bend NP. Nuit à Terlingua au Temple of the Bird
- J11. Dimanche 18 janvier. Route de Terlingua à Monahans via Alpine, Fort Davis, Monahans SP. Nuit au Monahans State Park.
- J12. Lundi 19 janvier. Carlsbad Caverns, Roswell puis route jusqu’à Truth or Consequences via Capitan et San Antonio. Nuit à Truth or Consequences au Riverbend Hot Springs. Notre autre conseil d’hébergement en dur : le Pelican Spa
- J13. Mardi 20 janvier. Sources chaudes à Truth or Consequences. Nuit à Truth or Consequences au Riverbend Hot Springs
- J14. Mercredi 21 janvier. Route de Truth or Consequences au Roosevelt Dam via Socorro, Pie Town, Springerville, Show Low et Globe. Nuit à l’Apache Lake Resort and Marina de Roosevelt. Notre conseil d’hébergement en dur : Roosevelt Resort Park
- J15. Jeudi 22 janvier. Début de l’Apache Trail puis demi-tour en raison d’un accident. Roosevelt Lake puis route pour Phoenix. Nuit à Phoenix à l’Egyptian Motor Hotel. Autre conseil d’hôtel : le Rise Uptown
- J16. Vendredi 23 janvier. Rendu du van et vol pour Genève.
- J17. Samedi 24 janvier. Arrivée à Genève (tentative de reprise de vie « normale » et boulot lundi matin)
Et si c’était à refaire ?
Forcément, on aurait aimé ne pas commencer par un retard d’avion (dossier réglé, remboursement ok), et avoir un poil plus chaud. Donc, on vous conseillerait de faire ce roadtrip plutôt en mars ou tout début avril pour profiter de meilleures températures, particulièrement la nuit. Et avant les grandes chaleurs qui apparaissent en mai dans ces coins.
Concernant les timings, on a fait selon nos souhaits dans un secteur qu’on connaît par coeur. On dirait qu’une nuit de plus à Phoenix et une de plus dans le secteur d’Alamogordo ne seraient pas de trop. Cette dernière permettrait de faire White Sands plutôt au retour qu’à aller.
Je veux faire le même roadtrip, puis-je m’en inspirer ?

Bien sûr, toujours ! Il répondait vraiment à notre timing (deux semaines), à la saison (janvier) mais aussi (et attention) à des endroits qu’on connaissait déjà à 90%. On ne s’est pas ré-arretés à certains endroits qui méritent vraiment le détour car on les « connaissait » déjà, mais ça pourrait être source de frustrations pour de « first » roadtrippeurs.
Le budget

Voici notre budget pour ce roadtrip de deux semaines. On calcule tout ça en prenant en compte tous les postes de dépenses. N’oubliez pas notre super guide sur le coût d’un roadtrip aux Etats-Unis.
On a eu la chance d’avoir un taux de change plutôt sympa lors du voyage (1$ = 0,85 euro).
- Esta : 0$. Il était encore valable de nos derniers voyages. Voir notre article sur l’ESTA. Total : 0 euros
- Avion : 760 euros par personne pour un Genève-Phoenix via Washington avec un bagage inclus. On a ajouté un bagage au retour (90 euros) Total : 1610 euros
- Location de van : 2730 euros pour une location de 15 jours pour un van Roadsurfer. Total : 2730 euros
- Péages et ponts : 0 euros
- Parkings : aucun dans ce coin. Total : 0 euros
- Essence et propane : entre 2,50 et 3,90 dollars le gallon (3,78 litres). Douze pleins et trois recharges de propane. Total : 500 euros
- Nourriture : restaurants et courses. Total : 1200 euros
- Hébergements : nous avons passé 15 nuits aux USA. Dont 10 au camping, 5 en hôtel avec un caprice pour dormir au Riverbend. Total : 1000 euros
- Activités : pour les différentes visites comme la mine de Bisbee. Total : 100 euros
- Téléphone : 40 euros pour une eSim Holafly. Total : 40 euros
- Parcs : 0 euros pour le pass America The Beautiful. On l’avait déjà. Total : 0 euro
- Assurances : assistance 24/24 Chapka, réduction avec nos 5% de réduction chez Chapka Assurances. Total : 135 euros
- Frais bancaires : Nous avions misé une nouvelle fois sur le combo carte BNP (qui permet les retraits à 0 frais dans les ATM Bank of America) et carte Revolut, pour des paiements par CB presque gratuits (1%). On conseille, surtout que les paiements CB sont de plus en plus nombreux
- Cadeaux et souvenirs : ne parlons pas de choses qui fâchent/n’ont pas été calculées 🙂
Total : 7315 euros. Soit 3657,5 euros par personne tout compris. Soit environ 243 euros/personne/jour.
Comment alléger la note ?
C’est simple. On peut voir que le van compte pour presque 37% du prix de notre voyage, ce qui est conséquent pour un véhicule. Mais il faut dire qu’on l’a pas utilisé à fond les ballons. On aurait pu dormir presque tous les jours dedans. On éviterait quand même la première et la dernière nuit. Et on aurait pu manger dedans plus souvent, ce qui aurait fait tomber la note.
Il était aussi possible de miser sur des campings moins chers (dispersed, boondocking) mais qui n’avaient pas les branchements que l’on recherchait.

Combien de kilomètres ?
Nous avions loué chez Roadsurfer un RAM Travato Winnebago « Couple Condo » immatriculé dans l’état de Washington, qu’on a baptisé « Bodhi » (comme le personnage de Patrick Swayze dans le film de surf Point Break). Le loueur propose des réductions régulières. A surveiller sur le site de Roadsurfer
- Total voiture : 2878 miles soit 4631 km en 15 jours sur place soit 308 km par jour en moyenne
- Prix de l’essence : les prix de l’essence ont été assez constants et assez bas pendant le voyage, entre 2,50 et 3,90$ le gallon. Le secteur est vraiment pas cher mais les prix ont grimpé depuis la guerre au Moyen-Orient. Pas de Buc-ee’s mais on a découvert une nouvelle station, « The Texan », sorte de mini-Buc-ee’s. Et on valide toujours les stations Maverik.

Le foire aux questions spéciale campervan

Qu’est ce qu’il y a dans le van ?
Côté cabine
Côté cabine, deux sièges confortables avec accoudoir, qui se tournent vers la partie camper. Boîte automatique, régulateur de vitesse, phares automatiques aussi. Il y a un allume-cigare, une prise USB et une USB-C. Il y a un ordinateur de bord, un rétroviseur vidéo, une caméra de recul et des rangements.

Côté camper

Côté nuit, l’espace est hyper bien optimisé. Un lit, un évier, deux plaques au gaz propane, un frigo, un micro-ondes, des rangements partout. Mais aussi des lumières de nuit, plusieurs lampes, des vitres avec des occultants, un chauffage au propane, une climatisation, toilette et douche à l’arrière. Une TV aussi et de nombreuses prises (USB et prises US). Vous trouverez tous les ordinateurs de bord pour suivre les niveaux (électricité, propane, eaux usées…). Il y a une batterie pour la partie cabine, une pour la partie camper.
A l’extérieur, il y a un raccordement électrique, un raccordement eau et l’évacuation des eaux grises et noires. Une table et des chaises sont fournies pour poser dehors. Notre van était aussi équipé d’une ombrière. Et il y avait plusieurs lumières extérieures.
A faire en arrivant et en repartant d’un spot
Il y a des choses simples à faire en arrivant sur un spot. Déjà positionner correctement son van pour les branchements (si il y en a). Ensuite, brancher le van à l’électricité si il y en a (pour faire tourner les prises et la clim). Puis, s’il fait froid, allumer le propane à l’extérieur, puis à l’intérieur, et régler le chauffage.
N’oubliez pas de tout débrancher avant de repartir.
A avoir avec soi ou à acheter

Tout d’abord, on avait pris le kit de cuisine (couverts, casseroles, mugs, verres…) et le kit de draps. Ce qu’il faut acheter : des lingettes multi-usages, de l’essuie-tout, du shampoing sec, des guirlandes, une couverture en plus, une bouillotte, des lampes frontales, du café solubles, un ou deux tuppers…
Vous pouvez profiter aussi de la donnerie de Roadsurfer : on y a pris du PQ, du liquide vaisselle, tupperwares, allume feu, pics à smores…
Recharger et décharger : essence, eau, propane…

- Essence : notre Ram Travato avait un réservoir d’un peu plus de 20 gallons (regular gas). Les pleins ont coûté entre 50 et 60 dollars. La consommation est assez élevée vu la bête.
- Eau : il faut penser à remplir le réservoir d’eau. La plupart des campings propose des robinet pour remplir son réservoir via un tuyau fourni. Ensuite, il faut checker le niveau sur l’ordinateur de bord
- Electricité : dès que possible, il faut brancher le van. Il a une batterie pour la cabine (classique), une pour le camper. Cette dernière se recharge quand elle est branchée, mais aussi via des panneaux solaires. Il est possible de voir les niveaux sur l’ordinateur de bord. On peut rester 2 ou 3 jours dans se brancher. Mais sans branchement, pas de clim et accès limité à l’électricité
- Propane : pour avoir du chauffage et faire fonctionner les feux de la cuisinière, il faut du propane. Notre camper a un réservoir intégré. Nous avons dû le remplir 3 fois. C’est beaucoup mais normal en faisant tourner le chauffage. Où se recharger ? Il faut chercher les lieux qui font du « propane refill ». Il y a certaines stations (surtout les Loves, Pilot…), certains campings, les enseignes Ace Hardware, Tractor Supply… Il faut un préposé pour qu’il vous serve. Il vous en coûtera une quinzaine de dollars pour recharger.
- Eaux usées : les eaux de la douche et de l’évier (eaux grises) et les eaux des WC (eaux noires) doivent être évacuées de temps en temps. Le niveau est indiqué sur l’ordinateur de bord. Il faut trouver une dump station pour s’en débarrasser à l’aide d’un tuyau. Toujours les eaux noires d’abord puis les eaux grises pour nettoyer le tuyau.
Comment avez-vous trouvé les emplacements de camping ? Et le prix ?

Nous avons tout fait assez tardivement, en réservant quelques spots trois ou quatre jours avant de partir. On voulait assurer les premières nuits, à Tucson, à Bisbee puis à Chiricahua, dans le parc. On a assuré aussi Marfa et Terlingua. Le reste, c’est resté flou, laissant de la spontanéité au voyage.
Nous avons alterné entre des campings urbain type RV Park (El Pais à Tucson, Bisbee), des campings sauvages (Gilbert Ray à Tucson, Bonita à Chiricahua, Monahans), des campings décalés comme The Ruins à Terlingua.
Nous n’avons pas fait de « dispersed » dans les zones fédérales (BLM, Forest Service), ce qui permet d’avoir du gratuit mais on a fait du « Cowboy camping », sans branchement à Terlingua et Chiricahua. C’est plus sage, vu le van d’opter régulièrement pour des « full hookups », des emplacements avec électricité, eau, voire dump site. On a payé entre 15 et 90 dollars la nuit.
Difficile de se garer ?

Déjà, avant toute chose, il faut bien apprendre et appréhender la taille du véhicule, particulièrement la hauteur et la longueur car il existe des limitations (tunnels, routes). Roadsurfer est malin, les informations étaient notées dans la cabine. Notre Ram faisait un peu plus de 6m de long et on n’a pas eu de souci pour se garer en ville (hormis dans un des tristement célèbres parking de Trader Joe’s). Après, sur les parkings de magasins, il faut être malin et pas se poser dans les premières places des rangées, ce qui va gêner pas mal de monde.
Quel est le plus économique ? Campervan ou motel/voiture ?

LA QUESTION ! Selon nous, louer un campervan ne doit pas avoir un objectif purement financier. C’est un choix de roadtrip, un mode de voyage différent et c’est ça qui doit vous motiver. Car, soyons clair, ce n’est pas forcément moins cher que le combo voiture/motel. Vous l’avez vu sur le budget plus haut. Un tel campervan représente près de 40% de notre budget.
Car il y a un certain nombre de frais à ajouter à la location du camper : les emplacements de campings, le propane, une consommation d’essence plus prononcée, quelques équipements…
Si vous allez sur des campings gratuits BLM et que vous faire uniquement à manger dans le van, alors oui, vous pourrez vous en sortir pour moins cher qu’un trip en voiture. Mais ne pas manger au resto, et prendre les hôtels les moins chers, ca se fait aussi en voiture, hein.
Le roadtrip a une règle : il est ce que vous faites de lui. Et le mieux, c’est qu’il vous ressemble !
Météo et températures
Quel temps fait-il en janvier dans le sud de l’Arizona, du Nouveau-Mexique dans l’ouest du Texas ?

De France et de Suisse, nous sommes partis sous la neige. Si nous sommes partis dans cette région au mois de janvier, c’était bien sûr assez intéressé. L’idée était d’avoir du soleil et sur ce point, on n’a pas été déçus. Côté températures, cela a été plus contrasté. Nous savons très bien que la nuit dans le désert peut être glaciale mais nous sommes arrivés en plein semaine météorologique difficile avec des températures en berne, beaucoup de vent (à Tucson)… La nuit, on pouvait flirter avec le 0, voire des températures négatives (à Bisbee, Marfa ou Las Cruces).
La journée, nous avons eu entre 13 et 24 degrés, avec un ressenti bien au-dessus quand nous étions au soleil. Cela reste pas mal pour un mois de janvier. Quelques rares gouttes de pluie, et un vent fou. à Carlsbad sont à signaler. Rien à côté de la vague de froid historique qui a commencé à s’abattre sur le pays pile quand on est repartis.
Températures
- Le plus chaud : 75 F° (24 C°) à Terlingua, Texas, et Phoenix, Arizona
- La plus froid : 22 F° (-5,5 C°) dans la nuit, à Capitan (Nouveau-Mexique)


Fuseaux horaires
Nous avons navigué entre deux fuseaux, Mountain Time pour l’Arizona et le Nouveau-Mexique, Central Time pour l’ouest du Texas.
Parcs et merveilles

Ce secteur regorge de paysages sublimes, entre désert, forêts et high desert.
- Parcs nationaux : Saguaro NP (Arizona), White Sands NP (Nouveau-Mexique), Big Bend NP (Texas), Carlsbad Caverns (Nouveau-Mexique)
- National Monument : Chiricahua NM (Arizona)
- Parcs d’état : Big Bend Ranch SP (Texas), Monahans Sandhills SP (Texas)
- Autre : les sources chaudes fantastiques de Truth or Consequences (Nouveau-Mexique), Apache Forest (Arizona), Apache Trail (Arizona), route 170 entre Presidio et Terlingua (Texas), route entre Socorro (Nouveau-Mexique) et Show Low (Arizona)
Et nous en sommes toujours à 52 parcs nationaux visités sur 63.

Contexte géopolitique : alors, qu’en est-il ?
Un mot, qu’on ne fait jamais. On a toujours choisi, en tant que roadtrippeurs aux Etats-Unis, de ne parler que de voyage ou presque… car on parle bien assez politique dans notre métier, tous les jours. Ce qui ne nous empêche évidemment pas (à ce titre, perso et en tant que journalistes à la ville) de suivre l’actualité et de s’intéresser à ce qui se passe sociétalement, politiquement et économiquement dans le pays dont on parle tous les jours. On échange avec nos proches mais on considère que le blog n’est pas le lieu pour en débattre en longueur…
Ce qui peut, comme on nous l’a fait (gentiment) remarquer, créer un vrai décalage. Par exemple, lors des dernières émeutes à Minneapolis, à plusieurs milliers de kilomètres d’où on était, on était dans l’avion, et une story en van toute peace tournait sur nos réseaux…

Et les derniers évènements (Minneapolis, Ice, choix politiques, guerre au Moyen-Orient) nous poussent un peu à sortir de notre « réserve » car vous vous posez beaucoup de questions et craignez pour entrer dans le pays, ce qui est parfaitement compréhensible. Y aller, ne pas y aller, c’est un choix personnel que nous respectons dans les deux cas.
« Comment est l’ambiance ? », « Est-ce que vous êtes bien reçus ? », « Les Français sont-ils bien vus ? », « Des difficultés pour rentrer ? ». Vous le savez, nous sommes transparents. Nous répondons sans problème à ces questions mais cela ne reflète QUE notre expérience personnelle. Les gens qui habitent sur place sont bien plus légitimes que nous. Toutefois, sur ce voyage, on n’a pas eu de souci pour rentrer. L’ambiance, dans ces coins, n’a pas semblé différente. Le quotidien n’a pas rejailli sur nous. Nous ne sommes que des touristes et nous avons été accueillis, très bien, comme d’habitude, comme lors de notre vingt et quelques précédents voyages.
La seule fois où l’on a eu une interaction sur le sujet (généralement, c’est une par voyage, la dernière fois, c’était à Eureka Springs, Arkansas), c’est avec une serveuse à Tubac (Arizona). « Pourquoi vous venez ? Merci de voyager ici mais peut-être qu’il ne faut plus venir, pour envoyer un message« . Tel a été son discours. Pour le reste, RAS.
Qu’est-ce qu’on ramène dans nos valises ?

Outre les classiques qu’on trouve partout aux Etas-Unis (#Walmart & co), les cadeaux sont très « tex-mex ». Big up à l’incroyable trading-post de Terlingua où l’on dégote toujours des merveilles (made in USA), aux ex-votos et objets mexicains colorés, des préparations à chili en sachet, des fringues, des « vintageries », des bonbons, de la confiture ou du sirop au cactus (!), n’importe quoi au green chile (piment vert), du café au pécan et, bien sûr, à la pistache. En vogue en ce moment (et même aux enchères sur Ebay), des tote-bags de chez Trader Joe’s.
Notre passage à Springerville nous a permis de dégoter une affiche de film vintage très sympa dans l’excellent magasin Junk & Java.
On a aimé

- El Pais, motel vintage. Nous voulions un endroit parfait pour débuter notre voyage et nous l’avons trouvé. Un peu à l’écart du centre de Tucson, le motel El Pais proposait quelques emplacements de camping, parfait pour une première nuit. Chat, ambiance, vieilles voitures, poolhouse avec boule à facettes… Tout la déco est finement réfléchie. Que demander de plus ? Revenir dormir dans les chambres en dur ! A découvrir par ici





- Tucson, comme du bon vin. Vous le savez, il faut prononcer « tiousseunne ». Cette ville du désert, qui grandit dans l’ombre du monstre Phoenix, ne cesse de s’améliorer depuis notre premier passage. Si elle s’étend un peu trop (1 million d’habitants tout de même), elle a tant à offrir : Saguaro NP, gastronomie reconnue mondialement, excellentes brasseries (comme la Barrio, qu’on adore), Pima Air and Space Museum, Little Anthony’s Diner, ou le secteur de N 4th Avenue. Et non loin la Mission San Xavier del Bac.

- Tubac, déjà un peu au Mexique. C’est l’un des découvertes de ce voyage. En quittant Tucson par l’autoroute 19, seule route en kilomètres aux US, pensez à vous arrêter à Tubac et ses maisons colorées. C’est la première colonie européenne en Arizona, datant de 1752. Vieille église, presidio, maisons colorées et magasins à foison. Cela mérite de s’y pencher.


- Bisbee, notre amour. Bien avant que cette petite ville inonde les comptes Insta, nous en étions tombés amoureux il y a près de 15 ans. C’est pour nous un must du sud de l’Arizona. La ville au « best climate on earth » (il y fait vraiment moins chaud l’été que dans le reste de la région), est une pépite. Son ambiance, sa rue principale, ses magasins, le quartier figé dans le temps de Lowell. C’est l’Amérique qu’on aime profondément. Et on y a ajouté, même si Delphine a eu un peu de mal (claustro oblige), la visite de la mine sur un royal petit train.




- Le pays des pierres debout, Chiricahua. National Monument bien caché dans le sud de l’Arizona, il deviendra peut-être bientôt un parc national. Et ce serait complètement mérité. Magnifique panorama, randonnées au milieu des pierres, faune abondante et ranch historique.


- Le West Texas. C’est, avec le Hill Country, notre coin préféré au Texas. Isolé, original, il est unique et attire des gens humains, plein de convictions, ceux qui passent mais finissent pas rester, ceux qui veulent aussi se faire oublier. La collection et belle : Marfa la branchée, Alpine l’universitaire, Fort Davis, l’authentique dans les montagnes (quelle route !), Valentine, la petite ville de film (dommage, le dive bar était exceptionnellement fermé, mais le Prada Marfa toujours là). Sans oublier Terlingua, dont on parle après.





- La route entre Presidio et Terlingua. Le long du Rio Grande, la plus belle route du Texas, point.


- Terlingua, la ghost town la plus vivante de l’ouest. C’est notre crush. Cela fait quatre fois que nous revenons ici et c’est toujours un immense plaisir. Le désert, ces poches de vie, les couchers de soleil interminables, cette impression que tout est bon endroit et n’utilise seulement ce dont il a besoin. Le Venga, qui a ouvert depuis notre dernière visite, est LE spot du petit déjeuner. Incroyable. Et puis le Starlight <3, même si on a eu du mal à venir à bout du maxi-burger, le Diego. Notre fiche détaillée




- Les étoiles. Nous étions dans un secteur riche en « dark skies ». Alors les étoiles partout, entre Marfa, Terlingua…

- Bodhi. C’est notre van, notre compagnon pendant deux semaines. Ce specimen loué chez Roadsurfer avait tout ce qu’il fallait et était bien plus confort que celui que nous avions pris quelques années plus tôt. Comme toujours, il a fallu deux jours pour s’habituer mais après, on ne voulait plus le quitter.
- Calme complet. Les nuits sans bruit ni lumière dans le van, un bonheur.

- Le rêve blanc, White Sands. Toujours l’un des parcs les plus photogéniques des Etats-Unis avec ses dunes de sable blanc. L’impression d’être dans un rêve, encore plus en janvier, quand le sable est froid.

- Truth or Consequences, retour aux sources… chaudes. C’est une drôle de ville « T or C », avec un drôle de noms et de drôles de gens, un peu chelous sur les bords. La petite ville du Nouveau-Mexique, qui a servi de lieu de tournage au western moderne Eddington (on vous conseille chaudement, avec Joaquin Phoenix, Pedro Pascal et Emma Stone), est souvent sur le tracé de nos trips, tout simplement à cause de ses sources chaudes et d’un endroit en particulier, le Riverbend Hot Springs. Ah, et on a enfin trouvé un endroit où bien manger. Ca s’appelle Tony’s, c’est un mexicain pure salsa.




- Le gars qui nous a payé une bière. Sans raison, à la T or C brewing compagny. Pourquoi ? Il avait envie. Il a payé sa tournée à tout le bar. Coeur malté sur lui.
- Le désert d’altitude. Notre trip, c’était presque full désert. Le désert chaud, le désert de sable blanc et aussi le « high desert », le désert d’altitude. La route entre Socorro et Show Low en est un bel exemple. .



- Free samples ! Un tout petit peu au nord d’Alamogordo et de White Sands, vous ne pouvez pas rater la pistache géante de Pistachioland. Arrêt obligatoire. Pour les « free samples », la photo avec la méga pistache et bien sûr pour en ramener à la maison.

- L’Egyptian de Phoenix. Nos soucis d’avion ne nous ont pas permis de profiter de Phoenix comme il se doit mais il y a toujours un endroit dans lequel on adore revenir. L’Egyptian est un motel vintage et trendy dans un quartier tranquille de Phoenix. On valide ! A voir ici


- Junior ? Junior ou senior, peu importe, on fait le programme Junior Ranger. Cette fois à Big Bend.

- Tu vis dans une grotte ? Carlsbad est toujours une grotte absolument impressionnante. L’entrée naturelle est incroyable et c’est vraiment un parc à faire au moins une fois.

- Landman. Traverser le Permian Basin, ses derricks partout, ses gros trucks, ses tempêtes de sable et ses pick-ups blancs de contractors, dans le secteur de Pecos ou Monahans (même pas besoin d’aller jusqu’à Midland-Odessa), on avait l’impression d’être dans Landman avec Billy Bob Thorton. Comme une envie d’aller s’attabler au Patch !

- Entendre du Chris Stapleton en poussant la porte d’un antiques. Moment magique à Springerville en poussant les portes du Junk & Java, un magasin qu’on aime beaucoup. Une demi-douzaine de cowboys en train de jouer une chanson de l’un des meilleurs chanteurs country du moment.

- Big Bend NP. Toujours une éloge à la solitude. Un parc tellement inspirant.




- Dormir au bord de l’Apache Lake ou devant les dunes de Monahans. C’est aussi l’avantage d’avoir Bodhi. On a pu dormir au bord de l’Apache Lake (Arizona), dans la forêt de Chiricahua ou au pier des dunes de sable de Monahans.



On n’a pas aimé

- L’aller bordélique. Bon, on a cumulé à l’aller. Départ sous la neige, retard d’avionr pour un problème technique et notre correspondance à Washington était déjà morte. On a dû dormir à Washington, aux frais de United, sans nos bagages… En plus, on n’a pas pris la bonne navette et on s’est trompé d’hôtel donc on a fait le tout des Hampton Inns avec Malak, un Egyptien adorable (lol on devait dormir à l’Egyptian à Phoenix)… Au final, tout est rentré dans l’ordre. Nous sommes arrivés le lendemain, l’Egyptian a été très arrangeant, et la compagnie a dû nous verser une compensation : 600 euros par personne. Bingo !


- Las Cruces, la ville qui nous « rejette ». Direction Las Cruces. Grande ville du sud du Nouveau-Mexique (110 000 habitants), aux atours latinos, Las Cruces, « la croisée », est un passage obligé lors d’un roadtrip dans le secteur. Ne manquez pas le quartier de Mesilla par exemple. Et si on aime bien s’y retrouver, on dirait que ce n’est pas réciproque. Il nous arrive toujours des pépins à Las Cruces : rencontres bizarres, pertes de lunettes… Cette fois, le souci se situait à l’hôtel. Oui, on n’a pas opté pour le camping puisqu’il était plus cher qu’une chambre. On réserve en dernière minute, on arrive et là : « Je suis désolé, l’eau est marron, ça pourrait être réparé demain matin ». Ben, comment te dire, on vient de passer 5 jours dans un van donc on a un peu envie de prendre un bain. Elle nous dit qu’on peut annuler et qu’on sera remboursé. Ok, on file au Best Western Mission Inn, très correct mais pas loin d’être le pire petit-déjeuner croisé lors d’un trip. Tout avait le goût de carton. L’histoire retiendra aussi qu’on a eu tout le mal du monde à se faire rembourser les 47 euros de notre réservation. Lunaire !


- Bad ranger. Les rangers sont, la plupart du temps, des gens formidables. Polis, souriants, pédagogues, très sympas avec les enfants… Mais parfois, on peut tomber sur le mauvais numéro. Ce qui nous est arrivé à Big Bend. Avec une rangette qui n’a pas envie de répondre à nos questions et annonce qu’elle doit partir manger à midi pile avec son collègue qui tient la porte dernière nous. « Les travaux, c’est pour bientôt » ? « Peut-être« . « Le niveau d’eau du Rio Grande » ? « Là » (pointant une feuille A4 illisible). A la question, « les meilleurs spots pour les animaux ? Les dernières observations ? » On a eu droit à un lassant : « the wildlife is everywhere » et « ah attention, je ne vous ai pas garanti d’ours ». Sans déc’. Boriiiiiing !
- Un mur à Big Bend ? L’info est sortie alors que nous étions à Terlingua. L’administration Trump envisageait de planter un mur à la frontière dans la secteur de Big Bend. Donc au sein aussi d’un parc d’état et d’un parc national. Lunaire ! Même majoritairement républicaine, la population de Terlingua, qui explique que l’immigration illégale n’est pas un problème chez eux, qu’ils sont frères avec les Mexicains de l’autre côté du Rio, est furax. Et le projet a déjà été revu. Pas de mur mais des dispositifs technologique. Une seule chose à dire : STOPTHESTEEL !
- Roswell, toujours pas le coup de coeur alien. Deux fois qu’on passe à Roswell et on a du mal à aimer cette ville, rendue célèbre par la chute d’un Ovni il y a bien longtemps.

- Vent mauvais. Vous savez, ces pique-niques maudits où dès qu’on s’asseoit, le vent se lève et de déchaîne. Un classique
- Nuit et froid. « Ça fait bizarre ces endroits chauds quand il fait froid » (JP quote). On savait qu’en janvier, on pouvait avoir froid dans ce coin mais on n’imaginait pas des nuits en négatif. Pas évident en van. L’autre point, c’est l’amplitude horaire. La nuit à 18 heures, c’est pas très roadtrip pour nous qui aimons étirer les journées au max.
- Apache Trail fermé. L’Apache Trail est une magnifique route, à l’est de Phoenix, qui avait été créée lors de la construction du Roosevelt Dam. Cette pépite de quelques dizaines de kilomètres au milieu des saguaros avait été fermée plusieurs années après un feu. Ce voyage était l’occasion d’y retourner. Enfin, on croyait. On arrive le soir dans le secteur et on voit un panneau annoncant une fermeture. OK. On apprend ensuite que c’est un CAMION, un put… de CAMION, qui s’était dit que c’était une bonne idée de s’engager sur cette piste aux multiples virages… Ce sera partie remise.


- Skis partout. Le retour un week-end à l’aéroport de Genève, quand tout le monde part au ski avec plusieurs paires et des surfs, c’était une première. Quel bordel !
Les moments WTF

- Le phénomène des sacs Trader Joe’s. Il y a des hypes qu’on a du mal à expliquer. Ils sont célèbres aux US et maintenant hyper trendys en Europe. La légende dit qu’ils peuvent s’arracher en ligne pour plusieurs centaines voire milliers de dollars (traduction : il y a un ou deux blaireaux qui ont fixé ces prix sur Vinted ou LeBonCoin). Eux, ce sont les tote-bags Trader Joe’s. Alors, on en a acheté plein. Au-delà de la hype, leur taille est géniale, leur look mignon, et ils sont bon marché.

- Big Ass Beer. Petit tradition à nous. S’arrêter à Tombstone au saloon Big Nose Kate, du nom de la compagne de Doc Holliday, et descendre une Big Ass Beer, servie par des cowboys et des miss en tenue. Pro tip de serveur : il met du sel sur les serviettes pour que la bière ne colle pas au bar et ça marche). C’est d’ailleurs aussi à Tombstone, qu’en grattant nos notes au dernier moment, on s’est souvenu qu’il y avait un memorial pour Val Kilmer au cimetière municipal. Merci Huckleberry !


- Quoi (tis) ? Dites vous qu’il y a des coatis au Nouveau-Mexique. Oui, oui, certains se baladent au Chiricahua National Monument. Maintenant qu’on sait ça, on rêve d’en croiser.

- Choo-choo. A Willcox, il y a un BBQ dans un wagon, devant lequel nous sommes passés plusieurs fois sans pouvoir y manger. Cette fois, c’était la bonne pour le Big Tex BBQ. La déco est cool, le barbecue déceptif (surtout le brisket, pas bon du tout) mais alors le robot qui fait le service en faisant choo-choo, on valide.


- Border Patrols. Qui dit voyage proche de la frontière mexicaine dit checkpoint. On a du en passer trois ou quatre pendant le voyage. Avec toujours la même question : « are you US citizen ? ». Bah non. Et contrairement aux dernières fois, le passeport ne suffisait pas. Ils souhaitaient voir notre ESTA imprimé. On l’avait sur téléphone mais ils voulaient pas le voir. Bref, imprimez-le.
- Mad Max camping. Entrez dans le Ruins, camping de Terlingua mêlant caravanes et spots (même un bateau), est vraiment une expérience à part, avec cette ambiance très Mad Max, post-apocalyptique, qui colle bien à la région. Avec une déco très arty et des douches étonnantes. Bon super, mais on n’oublie pas que toutes les chiottes étaient bouchées le lendemain matin.

- Le doigt du milieu. Terlingua toujours. On a rencontré Mike, qui tient la seule auberge de jeunesse de la ville, Temple of the Bird. Et c’est un amoureux du « middle finger ». Son logo en est un, il y en a absolument partout. Il nous en a servi un sur un plateau. Sacré Mike et son « chez lui », son royaume tout en coolitude un peu babos. Le genre d’endroits où l’on pourrait retrouver Xavier Dupont de Ligonnes. On retrouve un mec sorti de nulle part qui dort devant un feu, des gars qui passent dire bonjour et descendre un godet et lui en pyjama façon Jef « The Dude » Bridges dans le Big Lebowski. Ah et meilleurs chiottes ever.


- « Pfffff ». Quand on tape la discussion avec une vendeuse d’un magasin de T or C, celle-ci nous glisse. « En français, je ne connais qu’un truc ». On s’attendait aux classiques « bonjour, bonsoir, oui oui baguette, ou voulez-vous coucher avec moi ce soir ? ». Que dalle ! Elle nous lâche un magnifique : « en français, je connais que… pfhhhhhh » en soufflant avec sa bouche. En gros, on se plaint tout le temps… Bon, elle a pas tort.
- Ces incroyables tatanes.

- Big up Russell. Russell, le responsable de l’agence Roadsurfer de Phoenix, nous a suivi tout le voyage. Merci Russ !
Les awards

Hotels et camping
C’était un roadtrip particulier, en van. On a parfois davantage été conduits par les besoins que par les envies. On a passé 10 nuits en camping. Voici nos meilleurs. Puis nos hôtels.
Les « campings »
- El Pais Motel & Campgrounds (Tucson, Arizona). Trouver un camping dans une grande ville, c’est parfois compliqué ou cher. Ici, c’était top pour une première nuit. L’emplacement n’avait rien de fou mais l’environnement était parfait. Poolhouse avec une déco folle, fauteuils, chat, grand bâtiment commun avec cuisine, douche, piscine, aussi des chambres de motels à thème, le café le matin, des soirées ciné et le foodtruck du proprio… 40$. Voir et réserver
- Gilbert Ray Campground (Tucson, Arizona). A 30 minutes à peine du centre de Tucson, un camping au milieu des saguaros, à quelques kilomètres du parc du même nom et des Tucson studios. Même si la nuit a été compliquée par la vent, l’emplacement est magnifique. 35 dollars. Voir et réserver

- Le camping du Monahans Sandhills SP (Monahans, Texas). Sûrement l’un des mieux, dans les dunes, avec de super sanitaires. Une oasis de calme à quelques mètres de l’autoroute. Pour seulement 15 dollars. Voir et réserver
- The Ruins (Terlingua, Texas). Même si on a connu des galères (piste, toilettes bouchées, mauvais emplacement au départ…), c’est notre truc. Et il y a de superbes hébergements insolites (caravanes, airstream, bateau…). Voir et réserver
- Apache Lake Resort and Marina (Roosevelt, Arizona). Enorme structure sur les rives de l’Apache Lake. Accueil tardif adorable, on avait notre saguaro et vue sur le lac. 69 dollars. Voir et réserver
Mentions : les autres campings ont aussi rempli leur rôle et on n’a pas eu de grosses déceptions. Il s’agit du Bonita Canyon Campground de Chiricahua (Arizona), un peu encaissé et en manque des commodités de base ; le Bisbee Queen Mine RV Park (Bisbee, Arizona) parmi les meilleurs sanitaires, mais self check in et cadre moyen ; le Marfa Yacht club (Marfa, Texas) tout petit, pas un terrain magnifique mais de chouettes sanitaires (l’El Cosmico est en travaux et le Tumble Inn une autre option) ; Temple of the Bird (Terlingua, Texas) pour l’hôte, Mike, et l’expérience, mais cela reste trop cher pour ce que c’est.

Les hôtels et motels

- Egyptian Motor Hotel (Phoenix, Arizona). Comme évoqué plus haut, c’est notre chouchou où on retourne à chaque fois qu’on met les pieds à Phoenix. Voir et réserver. Le Rise Uptown est aussi une option sympa.
- Riverbend Hot Springs (Truth or Consequences, Nouveau-Mexique). Un classique de nos roadtrips. Tout simplement pour profiter des oruces chaudes au bord du Rio Grande. On a essayé les chambres de motel, plus à l’écart. Plus abordables. Et on avait ajouté la Moonlight Pool, une piscine privée avec brasero. Avec le froid, on n’en a pas profité à fond. Voir et réserver

Pour Tucson, on vous conseille le McCoy. A Bisbee, le Shady Dell, le Castle Rock ou le tout nouveau Warner. A Marfa, le Riata Inn ou El Paisano. A Terlingua, il y a l’embarras du choix pour les hébergements insolites. Disons que Basecamp propose des choses sympas (voir ici), comme le Big Bend Holiday Motel
La bouffe (bars, restos and co)

Van oblige, nous avons souvent pique-niqué, les fameux « in da van diner » avec salade et sandwichs maison (pastrami, dinde, etc). Nous avons fait les courses chez Walmart et Trader Joe’s. Mais nous avons aussi mangé au resto. Voici les meilleurs de ce trip :


- Barrio Brewing Co (Tucson, Arizona). La plus ancienne brasserie d’Arizona, une valeur sûre. Bière top, cup de soupe southwestern, super burgers (green chile et bleu cajun)
- Redbird (Tucson, Arizona). Une adresse à la mode à Tucson. Magnifiques burgers (même si l’accompagnement est en supplément, ce qui est criminel, on est d’accord)

- The Table (Bisbee, Arizona). Nous y allons souvent car ouvert tard. Menu très varié et burger OMG. Leur meatloaf est aussi excellent. Dans la même ville, The Badassery est une bonne option pour les sandwichs.
- The Dusty Tap (Socorro, Texas). La surprise improbable. Dans le Socorro Texan (il y en a un au NM), super cadre, super cuisine, beer garden avec concerts… Excellents plats entre Mexique et USA

- Casa Agave (Presidio, Texas). Cadre au top, serveuse « collante » et cuisine un peu lente. Mais très bonne bouffe mexicaine (tacos poulet et crevettes, jalapeno poppers) abordable

- Starlight (Terlingua, Texas). Le grand classique de Terlingua. Indispensable. Le chili est un classique. Allez voir la chèvre empaillé, c’est Clay Henry, l’ancien maire de Lajitas
- High Sierra (Terlingua, Texas). Bonne surprise un peu moins prisée que le Starlight. Super serveur, concert adorable et prix abordables
- Venga (Terlingua, Texas). Un lieu hyper hype à Terlingua, entre galerie d’art, magasin et restaurant. Incontournable pour le petit dej’. On valide le breakfast burrito et les oeufs Benedict!

- Tony’s (Truth or Consequences, Nouveau-Mexique). Trouver un bon endroit pour manger à T or C est parfois compliqué. La pizzeria Outer Edge est une option alors que la brasserie, dont les bières sont excellentes, ne fait pas à manger. Alors on vous conseille Tony’s, mexicain à l’ancienne aux prix minis
- The House (Show Low, Arizona). Adresse exceptionnelle. Sublime jardin avec concerts, burgers incroyables, coleslaw, super frites

- Arizona Wilderness (Phoenix, Arizona). Un must du quartier Ro-Ro à Phoenix. Un peu cher mais excellentes bières et lieu vivant

Happening animal
Côté animaux, pour un roadtrip assez court, nous avons été gâtés. Certes, nous n’avons pas vu d’ours à Big Bend et pas de coatis à Chiricahua mais on a fait le plein.
Un coyote et des jackrabbits à Saguaro NP, des biches à Tombstone, Fort Davis ou Chiracahua, des lapins à Marfa et Terlingua, des longhorns au Texas, Clay Henry III, le maire chèvre de Lajitas et sa meuf Annabelle, toujours au rendez-vous, des roadrunners à Terlingua, les ânes du Jackass flats country store, des pronghorns non loin d’Alpine, des javelinas vers Fort Davis, des cerfs qu’on a failli écraser vers Capitan et des saguros « habités » par des oiseaux à l’Apache Lake…


On ajoute des chats (Sofia au El Pais, la chatte Varoo au Jackass Flats), les chevaux des Border Patrols et enfin notre peluche racoon, Bodhi, acheté aux Carlsbad Caverns (et adopté par notre chat Chaï comme animal de compagnie).
La musique

On a finalement eu pas mal d’occasions d’écouter de la musique live, à Phoenix, Terlingua ou Springerville. Ce qui était un peu inespéré vu la période et le secteur.
La chanson du roadtrip est : Choosin’ Texas d’Ella Langley, entendu 122 fois au moins. Et le nouvel album de Zach Bryan est sorti pile au moment du voyage.
Comme toujours dans ce secteur, un peu trop de radios de mariachis. Et on a découvert Bongo Cat, qui reprend toutes les chansons en miaou (efficace et prenant en vrai).
Sinon, rendez-vous sur la playlist ultime de roadtrip mise à jour.




Au cours de ce roadtrip, nous avons été accompagnés par de fidèles partenaires, les assurances Chapka (n’oubliez pas les 5% de réduction pour votre voyage), l’Egyptian Motor Hotel et nous avons été invités à tester le campervan Roadsurfer.
Nous avons choisi d’aller dans ces états, de faire ce parcours, ces étapes, ces activités. Surtout, tous les avis et commentaires nous reviennent, en toute liberté (ce dont nous ne nous privons pas, vous nous connaissez).

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