Roadtrip de miel en live #3 : l’Idaho et l’Oregon

Foutue poussière dans l’oeil. Mais il faut bien les quitter. On laisse donc, avec d’immenses regrets comme toujours, le Grand Teton et le Yellowstone. Le Wyoming et le Montana nous reverront bientôt, c’est sûr. Mais, alors que la moitié du voyage approche, il faut commencer à entamer notre descente vers Los Angeles. Il fallait choisir par où passer. L’Utah ? Non, pas cette fois.

Pour ce roadtrip estival 2019, nous avons choisi de repartir par l’Idaho, en passant par un secteur que nous adorons, puis l’Oregon, car cet état figure toujours tout en haut de notre hit-parade. C’est parti pour quelques jours entre Idaho et Oregon. Voici le live !

 

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Retrouvez les deux premières parties de ce live :

 

Roadtrip dans l’ouest américain : l’Idaho et l’Oregon pour revenir en Californie

 

 

Jour 14 – Vendredi 30/08/29. Lost d’Idaho Falls à Stanley

Sortir de plusieurs jours en pleine nature, à dormir dans une cabane avec des bisons pas loin, à se lever à l’aube, à pique-niquer, à avoir une hygiène approximative, cela demande un certain temps d’adaptation. Pour ce faire, on avait choisi Idaho Falls. La ville est de taille raisonnable, agréable à vivre, assez animée sans être bordélique. Cela avait tout l’air d’un tremplin parfait. On y avait dormi quelques années auparavant et c’était concluant.

Première chose à faire : se lever après 5h30. On tente courageusement un réveil à 8h30 et on s’envoie le petit déjeuner, moyennement convaincant, du Shilo Inn.

Ce matin, il faut prendre un peu son temps, cela fait partie du jeu, de la sortie du Yellowstone. C’est un peu notre routine. On se balade sur les bords de la rivière, en allant voir les « falls » (chutes) d’Idaho Falls… On fait quelques courses avant de prendre la direction de Blackfoot.

 

 

On vous refait vite l’histoire. En 2012, alors jeunes blogueurs, nous avions dormi à Blackfoot, ville sans grand intérêt il faut bien le dire, pour une seule raison : le musée de la patate. Le Potato Museum ! L’Idaho est l’état des patates, le producteur numéro 1, à tel point que c’est inscrit sur ses plaques d’immatriculation « Famous potatoes ». Enfin bref, on arrivait tout heureux dans l’optique de visiter ce musée amidonné. Et là, portes fermées. « Nous sommes désolés, les toilettes sont bouchées. Nous avons dû fermer le musée ». Haaaaaaaa. Déception immense. Au retour en France, on avait envoyé un petit mail pour expliquer la situation et l’équipe du musée nous avait envoyé des goodies. Adorable.

On a essayé d’expliquer ça à la nana du gift-shop mais 1. Elle était là depuis deux semaines (t’as l’impression que c’est tout le temps comme ça), 2. C’était pas le couteau le plus aiguisé du tiroir. Bref, retour en arrière. On entre dans le musée (6$). Petit musée sans prétention avec une partie ancienne et ludique et une partie avec une muséologie plus moderne, quelques histoires, des films, des patates chantantes (sérieux !). On ressort en 30 minutes avec une envie. Retourner au début, là où se trouve le café, et bouffer une patate. Donc baked potato, frites (excellentes) et glace à la patate et à l’huckleberry (myrtille). Delphine tombe en amour direct, au point d’en embarquer une pour la route.

 

 

La route qui nous mène à Atomic City. Il faut savoir que c’est dans cette région de l’Idaho qu’a été produite pour la première fois de l’électricité grâce à l’énergie nucléaire en 1955. Il est possible de visiter EBR 1, soit « Expérimental Breeder Reactor 1 », entre Memorial Day et Labor Day. La ville, en elle même, mérite quelques photos mais c’est tout.

Arco, c’est différent. La ville suivante a quelque chose. C’est elle qui a été éclairée pour la première fois, comme le rappelle la jolie pancarte sur le City Hall. Il y a aussi quelques jolis commerces, le Devil Boat, un bout d’un véritable sous-marin posé à l’entrée de la ville,  avec les chiffres 666 inscrit dessus (d’où Devil Boat). Autre chose, regardez la montagne derrière le sous-marin. C’est Graduation Mountain. Depuis 1920, les élèves de la high school d’Arco inscrivent l’année de leur scolarité sur cette montagne. Une étrange tradition qui perdure. Avant d’attaquer la route pour Stanley, Idaho, on avait un dernier détour, Craters of the Moon NM. D’immenses champs de lave au coeur de l’Idaho. Un paysage lunaire dont on profite avec la loop de 7 miles. Pour la rando, vu le vent ce jour, c’est beaucoup plus compliqué. Ce parc, on aime ou on n’aime pas. Nous, c’est pas vraiment notre truc.

 

 

La route pour Stanley, via la 93 puis la 75 est toujours aussi belle avec les pics impressionnants en fond puis la Salmon River. On fait un arrêt à Challis, où l’on avait déjà dormi, en tombant sur un white-tail deer avant de voir une douzaine de bighorn sheeps (mouflons) accrochés à une falaise. Avant le coucher du soleil, on a tout juste le temps de voir les Sunbeam Hot Springs. Mais pas très envie de se baigner aujourd’hui. Nous prenons donc nos quartiers à Stanley, aux Triangle C Cabins (au top). Stanley, c’est un peu notre « happy place ». C’est la troisième fois que nous venons dans ce coin reculé d’Idaho et c’est toujours un bonheur. Pour nous, c’est sûrement l’un des coins les plus sous-estimés des USA. C’est sublime, engageant et en ce Labor WE, la petite ville de 63 habitants est bondée. On entend de la musique à côté, au Sawtooth Hotel. C’est un groupe qui chante, l’ambiance est sympa et on décide d’y manger : bowl de truite fumée et alaskan salmon. Une tuerie. Un peu cher mais magnifique. Allez, au dodo, on a hâte de voir Stanley de jour demain.

 

 

  • Notre hébergement : Triangle C Cabins, Stanley. Note : 8/10 . Cabane charmante, spacieuse et bien équipée. Malheureusement, seule la nôtre, la 10, n’avait pas de « front porch »
  • Nos restos : Potato Museum, Blackfoot. Note : 8/10. Simple mais bon. La patate était au rendez-vous (encore heureux) et la glace, mamma mia. Sawtooth Hotel. Note : 9/10. Des plats magnifiques. Juste un peu chers. Mais bon, on préfère mettre ce prix et se régaler
  • Visites : Idaho Falls (les chutes, la rivière), Blackfoot (musée de la patate), Atomic City (EBR 1), Arco (Devil Boat, Graduation Mountain, City Hall, Craters of the moon NM…), Stanley (Sunbeam Hot Springs)

 

 

Jour 15 – Samedi 31/8/2019. Lost de Stanley à Boise

 

On voulait se lever tôt mais la tirée du Yellowstone fait encore des dégâts. Alors, le café devant notre cabane, c’est pas avant 7h45. Mais on a très envie d’aller découvrir les environs, des bouts de ce Sawtooth Wilderness, du nom de ces montagnes qui encerclent Stanley. En plus il paraît qu’il y a beaucoup d’animaux (ours noirs, cerfs, castors, oiseaux…).

Première destination : Redfish Lake. Un magnifique lac d’altitude qui attire les animaux sauvages. On part donc pour une randonnée matinale (Fishhook Trail). La lumière est magique mais seuls les écureuils nous accompagnent. L’endroit est paisible, agréable. Mais il nous en arrive une. Impossible de redémarrer la voiture, la clé est bloquée. On essaie plein de trucs. JP s’énerve, Delphine est zen. Un gars du parc est à côté, en train d’aider deux autre personnes qui sont enfermées en dehors de leur voiture. Delphine va le chercher. En deux secondes, il nous dépatouille ça. En fait, la voiture n’avait pas été mise sur parking. On se sent un peu cons mais libérés.

 

 

Direction le Stanley Lake, à l’ouest de la ville. Là, le jeu de réflection avec les montagnes alentour mérite un arrêt. De retour en ville, on décide d’aller voir notre terrasse favorite, le Bridge Street Grill, qui surplombe la Salmon river, ou « River of no return ». Cet endroit est tellement sublime, on est très excités d’être là. Bières, truite et burger massif pour fêter ça. La terrasse est complètement vide (allez aussi jeter un oeil à l’étage) mais, à l’intérieur, ça s’enthousiasme sur un match de foot US.

 

 

Le ventre rempli, on se met en quête des Boat Box Hot Springs. Repérée sur Instagram, cette source chaude est assez unique. Un immense bol pouvant accueillir 2 à 3 personnes maximum en bord de rivière. On galère un peu à la trouver car elle n’est pas si visible de la route 75. Elle est environ à 3 miles de Stanley, en contrebas du premier pullout après le première panneau 30 mph (entre les mile markers 192 et 193). Superbe, on est seuls. Pour Delphine, l’eau est trop chaude (43°C paraît-il). JP tente le coup quand même en déviant l’arrivée d’eau pendant que Delphine vide quelques seaux d’eau froide. En enlevant son t-shit, JP est rouge ocre, Delphine fait des yeux énormes. En fait, c’est le t-shirt du musée de la patate, rouge, qui a complètement déteint. Au moins, la couleur écrevisse est déjà là.

Après quelques minutes, on arrive à une température qui limite les brûlures au 2e degré ^^. Non, on allait pas rater cette occasion, la piscine est trop cool. Moment d’exception.

 

 

En revenant vers le centre, on tombe sur le festival du saumon. Alors, on va voir et on apprend qu’on peut les apercevoir sur la Salmon river (oui, on sait, c’est logique). On rattrape le bus de visite et on tombe sur un groupe. On se fait un peu houspiller parce qu’on fait peur au poisson (en marchant à 15 m de la rive sic). Et on finit par distinguer difficilement une femelle près d’un nid.

Le départ de Stanley se rapproche. On fait tout de même un tour en ville – petite ville on le rappelle (63 habitants). Et après un essai infructueux, on tombe sur un magasin royal, le Sawtooth Spirit. On a failli tout dévaliser avant de partir pour Boise.

 

 

Sur cette route 21, qui va de Stanley à Boise, nous avions prévu deux arrêts. Le premier était encore un hot spring et, celui là, beaucoup moins calme que la Boat Box : Kirkham Hot Springs. Même bondé, l’endroit est mortel. A environ une heure de Stanley, on y accède en passant par un camping. L’entrée est de 5 $ par véhicule et de multiples petits bassins, de très chaud à chaud/froid vous y attendent. On trouve notre spot sans trop de mal. L’endroit est propre et bien entretenu (à savoir : pas de nudité autorisée. NB: on n’en avait pas l’intention hein). Des gens s’amusent à sauter dans la rivière. On voit même une femme avec une jambe de bois s’élancer, perdre sa jambe au contact avec l’eau. Heureusement récupérée par un homme un peu plus loin. Imaginez la scène.

 

 

Prochain arrêt, Idaho City. Mais sur la route, Delphine repère que quelque chose ne va pas. On a pris un impact sur le pare-brise de la Mitsu et il grandit de mile en mile. La tuile. Il va falloir changer la voiture (ce qui n’est pas pour déplaire à JP, qui préfère d’autres SUV). A Idaho City, rapide, on appelle l’assistance pour être certain. «  Allez dans une antenne Avis ou Budget ». Ok, ça tombe bien, il y en à plusieurs à Boise, dont une à l’aéroport ouverte de 5 h à 1 h du matin. On fait un petit tour dans le charmant Idaho City Historic District, qui compte plusieurs bâtiments remarquables, dont le Trading Post, avant de partir.

 

 

Boise nous attend à une heure d’ici. C’est la première fois que nous venons dans la capitale de l’Idaho alors que c’est notre troisième fois dans l’état. On fait notre check-in et on part en ville. On avait repéré le Fork, une adresse réputée mais accessible. On s’installe en terrasse. Là, c’est le show. On est samedi soir et le petit jeu du coin, c’est de tourner sur 8th St avec sa grosse cylindrée ou son scooter. « J’appelle ça la loud car night », se marre la serveuse. La bouffe, en tout cas, est top : asperges frites, sandwich pulled-pork rhubarbe, salade avec un beau morceau de saumon et on finit par le péché mignon de JP, le bread pudding. Slurp.

 

 

La soirée n’est pas terminée. C’est lessive ! On finit par trouver la laverie dans ce complexe gigantesque qui nous sert d’hôtel. Mais la porte ne s’ouvre pas. Il faut aller à la réception, qui est, sans déconner à 500m. « Oui, à partir d’une certaine heure, le garde doit vous ouvrir ». Ok. 500m encore et le garde ouvre la porte. Mais le distributeur de lessive est en panne. « Il y  en a en vente à la réception », indique un panneau. QUOI !?! 500m aller, 500m retour. Et c’est parti pour la lessive. On blogue devant les machines avant de tomber comme des loques.

 

 

  • Notre hébergement : Riverside Hotel, Boise. Note : 7/10 . Immense complexe hôtelier, on a rarement vu ça. C’est impersonnel certes, mais les chambres et les services sont au rendez-vous
  • Nos restos : Bridge Street Grill, Lower Stanley, Idaho. Note : 9/10. Et 10 pour la terrasse, une de plus belles que l’on ait eu la chance de faire aux US. Fork, Boise. Note : 9/10. Excellents produits farm to table. Testez les « asparagus fries ».
  • Visites : Stanley (Redfish Lake, Stanley Lake, Boat Box Hot Springs, Simon River…), Kirkham Hot Springs, Idaho City (Historic district), Boise (8th St)

 

 

Jour 16 – Dimanche 1/9/2019. Lost à Boise

 

On aurait pu l’appeler aussi, Boise, Boise, Boise (vous l’avez ?). On n’était pas prêts. Pas prêts à vivre le « sunday brunch » de notre hôtel, en plein Labor WE. Quand on arrive, on dirait une file pour un concert de rock, les mamies excitées en plus. On finit par choper une place. Delphine prend un mimosa (cocktail typique des brunches, mélange de champ’ et de jus d’orange), on fait une razzia sur le copieux buffet. Il y a un choix immense (sucré, salé, des omelettes à la demande, de la viande à la découpe…). C’est chaud de commencer par ça à 9 heures.

 

 

On refait 500m pour retrouver notre chambre. JP part pour l’aéroport de Boise et Avis. En 20 minutes, c’est réglé. On passe d’un Mitsu à une Mazda un peu plus confort il est vrai. Et puis comme ça, la voiture est propre. Après cette perte de temps, réunification pour découvrir le centre de Boise. Bon, un dimanche de Labor WE, on s’attend à trouver pas mal de commerces fermés. Mais c’est tout de même animé. On passe d’abord par le parc Ann Morrison, car un rassemblement de montgolfières avait lieu ce matin (“Spirit of Boise”). Mais, à notre grand désespoir, c’est fini. On poursuit en passant devant l’Idaho State Museum puis le capitole, bien dans l’axe des rues.

On stoppe devant Freak Alley Gallery, une grande allée de graffs en plein coeur de Boise. Elle se revendique la plus grande d’Amérique du nord-ouest. Et il y a de très beaux spécimens. Et de quoi faire de supers photos. Dans la foulée, on marche jusqu’au Basque Block. Oui, car Boise et l’Idaho ont la plus grande communauté basque des Etats-Unis. A tel point qu’il y a un bloc qui leur est consacré avec bars, restaurants, Basque Market et Basque Center. Euskadiiiiii. Ça m’a presque donné envie de jouer à la chistera.

 

 

 

Bon, parlons sérieusement, en roadtrip, il y a toujours un moment, souvent après deux semaines, où l’on prend un coup de mou, de flemme… et bien c’était aujourd’hui. On avait noté par mal de choses, on n’a pas tout fait ou on arrivait à contretemps. On a d’abord voulu se poser pour boire un verre au Diablo & Sons puis pour boire et manger à la Bittercreek Alehouse.  Deux bonnes adresses. On a traîné pas mal, en profitant.

 

 

La ville se calme d’un coup et les magasins visés par Delphine ont tous fermé. Coup de bambou. On fait un tour au Old Penitentiary (l’anciennen prison) de la ville, qui se visite. Mais là, il est trop tard. On nous a dit pourtant que ça valait vraiment le coup. On repart pour essayer de voir la pelouse du Albertsons Stadium, la première pelouse bleue au monde (si si, c’est important). Mais tout est fermé aussi. Bref, on a enchaîné les déconvenues (en même temps, c’est le week-end du Labord Day).

 

 

On parvient quand même à se faire une petite promenade sur la greenbelt, cette coulée verte de 25 miles le long de la rivière. (la Boise river) C’est très agréable. Il y a des chemins, des pistes cyclables et un joli pont depuis lequel une douzaine de mecs sautent dans la rivière. On les comprend, il fait pas loin de 37 C° aujourd’hui. Finalement, cet Idaho là a des airs d’Oregon : des hipsters, des chiens, des tatouages et de la bière. Surtout une culture du bien vivre.

 

 

On se dit qu’on va en profiter aussi avec la piscine de l’hôtel. Et là, on n’a jamais vu ça. Il y a pas un mètre carré pour se poser, des gens partout, des gamins sur des bouées homard, des barbus en train de siroter leur bière dans la piscine, des serveurs qui voltigent avec des burgers que les gens bouffent à un mètre de l’eau. Il y a des gamins qui s’amusent avec une frite (pas en plastique) dans l’eau et un concert juste à côté. Des cornholes aussi. C’est le Vietnam mais on se baigne quand même avant de retrouver nos quartiers pour rattraper un peu notre retard. La terrasse avec vue sur la rivière, et un apéro, font notre bonheur.

 

 

On se décide à aller casser une croûte, à pied, au Joe’s Crabshack. Petite institution où on aime bien s’arrêter de temps en temps. On a besoin de manger un peu plus sain là; on prend l’un de leur « steam pots » avec du crabe (long à décortiquer), des crevettes, un épi de maïs et.. une saucisse, et un filet de mahi-mahi accompagné de riz et de brocolis ! Les voisins sont au lit depuis belle lurette lorsqu’on tombe dans notre lit king size….

 

 

  • Notre hébergement : Riverside Hotel, Boise. Note : 7/10 . Immense complexe hôtelier, on a rarement vu ça. C’est impersonnel certes, mais les chambres et les services sont au rendez-vous
  • Nos restos : Bittercreek Ale House, Boise. Note : 8/10. Excellentes bières, on a testé les appetizers, excellents. Joe’s Crabshack, Boise. Note : 7/10. Un classique pour les fruits de mer. 
  • Visites : Boise (8th St, Freak Alley Gallery, Ann Morrison Park, Basque Block, capitole de l’Idaho, Old Penitentiary, greenbelt, stade de foot US)

 

 

Jour 17 – Lundi 2/9/2019. Lost de Boise à Bend (Oregon)

 

Dernier réveil au Riverside de Boise. Et dernier petit-déj. OMG c’est encore pire que le brunch d’hier. Ça doit être l’effet Labor Day; toutes les tables sont vides, mais on nous annonce une attente de 45 minutes. Du coup on prend à emporter… Nos voisins pètent un câble: « Ah mais il y a des réservations ». OK.

 

 

En tout cas, ce petit-déj est exceptionnel . On en profite pour goûter des trucs, dehors, assaillis par les guêpes décidément très présentes cette année. On traîne les sacs dans le dédale improbable de cet hôtel une dernière fois et on prend la route. Dernier tour au centre-ville de Boise. C’est Labor Day : soit les magasins sont fermés, soit ils font des grosses soldes (so American). Delphine était toute déçue hier de voir les magasins locaux qu’elle avait ciblé fermés, mais on tombe sur un ouvert : « The Record exchange ». Petite pépite avec des vinyls (même un Cabrel vintage !), des bijoux, des rues d’artistes locaux… On y passe une heure.

 

 

Là, cette fois, on prend la route. On a plus de 5 heures de route pour rallier Bend et l’Oregon. Mais on gagne une heure grâce au changement de fuseau. En fait, on change vite d’état et de paysage. On s’arrête à la première rest area, qui offre le café et une documentation fournie (en plus d’un accueil très sympa).

Comme le dit JP, on entre dans “l’Oregon des fermiers et des chasseurs”, à l’est de l’état. On suit la mal nommée rivière « Malheur », on traverse des champs, on suit des montagnes jaunes et marron… Après quelques bouchons, on est seuls au monde…

A Vale, sur l’Oregon trail, le temps semble s’être arrêté (avis aux fans de films d’horreur, ils ont un Bate’s motel !). Après quelques tentatives de recherches de hot springs, de ghost towns, infructueuses, la route devient moins intéressante dans les grandes plaines de l’eastern Oregon. Surtout après Burns, où on a fait le plein (ville sans charme mais bonne pour le ravitaillement).

 

 

Il a encore fait chaud aujourd’hui (un bon 34°C). On fait une jolie halte (malheureusement fermée) à « Taste of the Ranch », à Brothers… Franchement, arrêtez-vous si vous passez, on a vu les boeufs juste en face.  Sinon, petit arrêt au Millican Store désaffecté.

 

 

Et finalement, retour à Bend, le « beervana » qu’on avait tant aimé. Le temps de « checker-in » à l’hôtel. On s’est bien creusé la tête avant d’échouer au McMenamins, une mini chaîne d’hôtels trop beaux d’Oregon qu’on connaît déjà, dont la spécialité est de s’installer dans des bâtiments historiques, ici une ancienne école. Notre chambre s’appelle “In good company”, il y a plusieurs restos, pubs, un bar à cigares et une piscine…

On file direct à la Bend brewing company pour voir le coucher de soleil sur le fameux Mirror Pond qui a donné son nom à une bière de la concurrente, la Deschutes brewery (la mythique « Mirror Pond ale »). Justement, direction la Deschutes Brewery, une institution. On a la dalle! On prend deux bonnes bières, une pizza et un burger. Retour à la chambre pour être prêts pour demain.

 

 

  • Notre hébergement : McMenamins Old St Francis School, Bend. Note : 8/10. Très chouette domaine dans une ancienne école. C’est à deux pas du centre-ville et le parking est plutôt facile. On adore les restaurants, les bars, les extérieurs, la déco, la piscine, le cinéma… Bien sûr, le prix, comme dans tous les Mc Menamins est élevé. Mais ça faut le coup. Clientèle très très américaine. Voir et réserver
  • Notre resto : Deschutes Brewery, Bend. Note : 8/10. Un classique, toujours au niveau. Choix énorme de bières.
  • Visites : Boise (centre-ville), Vale, Burns, Millican, Bend (Mirror Pond, Bend Brewing Co, Deschutes Brewery, Tower Theater)

 

 

 

Jour 18 – Mardi 3/9/2019. Lost à Bend (Oregon)

 

Bend, Bend, Bend ! Réveil vers 9 heures ce matin. Le temps de trouver le café, nous voilà partis pour l’un des objectifs du roadtrip : faire du paddle sur la Deschutes river. On file vers le quartier d’Old Mill. La section qui s’y prête le plus facilement, sinon c’est très beau du côté de Soda Creek, (ou dans les lacs d’altitude) mais c’est dans les montagnes donc il faut pouvoir emmener le matos avec soi. Et le paddle, c’est légèrement encombrant.

Il fait encore frais ce matin. Accueil sympa de deux post teenagers, dont l’un parle très bien français depuis son année à Arras… On se décide pour un paddle (Delphine adore et y excelle, il faut bien le dire) et un kayak. Même si la mode est clairement à la bouée, en forme de licorne, d’ananas ou tradi où les locaux se laissent couler le long de la rivière, bière à la main…

La balade est merveilleuse, au milieu des oies et des canards…. Elle se corse quand même au retour, lorsqu’il s’agit de ramener notre embarcation à contre-courant. On cuit désormais, et le vent s’est levé, rendant la tâche vraiment compliquée (Delphine a des crevasses aux pouces, vous imaginez).

 

 

Rentrés à bon port et rhabillés, on retourne dans le Old Mill District. Un quartier commercial qui reste sympa et vert.

 

 

Il est décidément l’heure d’aller manger, la rivière nous a ouvert l’appétit. On retourne (encore un pèlerinage), à la Cascade Lakes brewery, qui reste pour nous l’une des meilleures adresses à Bend depuis notre dernier passage. Même si elle est un poil excentrée, on n’est pas déçus : la bière est bonne, la carte inventive et la qualité au rendez-vous. On s’envoie un petit poke bowl (il a changé depuis la dernière fois), des tacos et des tots, ces espèces de boulettes de pomme de terre qu’on ne trouve que dans certains endroits (et avec de la sauce ranch svp, décidément ils savent vivre ici !). Ragaillardis, on enchaîne avec une curiosité locale : un café hawaïen, qui sert aussi de la fameuse shaved-ice : Dakine Grindz. Ça en a l’air, mais ça fond plus vite !

 

 

Retour au centre-ville, pour une après-midi tranquille-shopping. Bend est très attractive de côté-là (même JP s’y prête!). Ca fait un peu partie du tourisme non ? On achète quelques petits souvenirs locaux, des t-shirts, on retrouve des artistes rencontrés il y a deux ans. Il y a vraiment de la qualité dans ce que les commerçants proposent. 18 heures OMG : ils ferment !

 

 

On retourne à l’hôtel pour y prendre l’apéro, car le McMenamins St Francis School est aussi une brasserie, l’une des 18 que compte la ville de Bend, le Beervana. On prend un « flight » (6 petits verres) pour tester tout ce qu’ils ont ou presque. C’est pas mal.

Il est temps de partir pour aller voir le coucher de soleil. Rendez-vous (y compris des locaux) au sommet de Pilot Butte, qui surplombe la ville avec une vue à 360 °. C’est magnifique, rose, jaune, violet…. On voit les Three Sisters mais aussi le Mt Jefferson et le Mt Hood. Impressionnant panorama.

 

 

En redescendant, on a du mal à choisir où manger ce soir. Quelle brasserie tester ? On se décide à goûter l’un des restos de notre hôtel (ils en ont plusieurs). On se tape une salade “blue” et un bon burger en terrasse, à la chaleur des feux de bois…. Mmmmhhh. Notre serveur, Mike, est exceptionnel. Ce qu’il préfère à Bend ? Tout ce qu’il y a à faire à… une demi-heure de route, là haut dans les montagnes : rando, snowboard, kayak etc.

Il est 22 heures. On cherche un peu de courage pour aller à la piscine… On traverse tout l’hôtel pour arriver à la “soaking pool”, ce qui veut tout dire. C’est donc plus pour faire trempette, souvent  que pour nager. Très belle dans la pénombre avec une fontaine en son centre. Dommage, un groupe hyper bruyant occupe la scène avant de filer. On profiter du calme deux minutes avant d’aller écraser. Demain matin, on doit dire au revoir à Bend.

 

 

  • Notre hébergement : McMenamins Old St Francis School, Bend. Note : 8/10. Très chouette domaine dans une ancienne école. C’est à deux pas du centre-ville et le parking est plutôt facile. On adore les restaurants, les bars, les extérieurs, la déco, la piscine, le cinéma… Bien sûr, le prix, comme dans tous les Mc Menamins est élevé. Mais ça faut le coup. Clientèle très très américaine. Voir et réserver
  • Nos restos : Cascade Lakes Brewing, Bend. Note : 8/10. Franchement, chapeau. Carte bien construite et variée, produits frais, bière au RV (big up à la très légère et rafraîchissante Blonde Bombshell). Bon deal. Mc Menamins St Francis School. Bend. Note : 7/10. Bonne bouffe (burger ok et très bonne salade) au bord d’un feu. 
  • Visites : Bend (Deschutes river SUP, Old Mill District, centre-ville, Pilot Butte). A voir aussi à Bend : les brasseries (Bend ale trail) avec 18 micro brasseries, le roundabout tour (art de ronds points), le High desert museum (visité en 2017), les Cascade Lakes et Newberry volcanic NM

 

 

 

Jour 19 – Mercredi 4/9/2019. Lost de Bend à Crescent City (Californie)

 

Notre retour en Idaho et en Oregon touche à sa fin. Dire qu’on est tristes de quitter Bend est un euphémisme. Ca nous a fait ça trois fois depuis le début de ce roadtrip: à Vegas, au Yellowstone et ici. Pour nous, cette ville a vraiment beaucoup pour plaire et c’est, sincèrement, l’une des rares où l’on se verrait bien vivre aux US. Alors, au réveil, on a d’abord religieusement fait le tour de notre hôtel. Il fallait aller voir le cinéma de l’Old St Francis School. Une salle vintage, magnifique, où ils passaient en ce moment Aladdin avec Will Smith, ce qui ne nous a pas accroché de suite il faut bien l’avouer. Surtout, les horaires étaient en après-midi, pas idéal pour profiter de la ville. 5$ la séance et, à la manière de l’Alamo Drafthouse (big up Texas), on peut se boire une bière et manger pendant la séance.

 

 

Ce matin, on a encore trois courses à faire. Delphine, toute courbatue par son paddle de la veille, avait repéré un magasin. Elle y fonce et fait une razzia. Juste avant, on avait acheté du pain frais et des douceurs (des scones). Ce qui nous a permis d’assister à une scène sublime. Derrière nous, un vieux monsieur. Le serveur est hyper sympa, on discute une minute et il insiste pour nous donner quelques adresses à Arcata en Californie. Let’s go. Le vieux s’impatiente, dit en gros « He ho, je suis là ». Et le serveur se démonte pas « Monsieur, je m’occupe de vous de suite. Je note quelques recommandations pour ces gens qui viennent de loin et qui sont en visiten ». Et bien, le vieux s’est barré, furax, lassé d’avoir attendu 2 minutes, littéralement 2 minutes. Derrière la caisse, le jeune homme s’excuse. «  Désolé pour le vieux grumpy ».

 

 

Après les magasins, on envoie quelques cartes postales puis on va chercher du café à la noix de macadamia dans un café hawaïen que l’on avait repéré la veille. Pas comme à Kauai (du sirop!) mais c’est mieux que rien. D’ailleurs, il faudra vraiment qu’on en commande, malgré les frais de port prohibitifs. A moins qu’un Roadie nous en ramène ou, mieux, qu’un Roadie habite à Hawaii… (l’appel est lancé).

 

 

Au revoir Bend, on doit prendre la route. On hésite à passer par deux trois endroits mais on en garde pour la prochaine fois. On reviendra c’est sûr. Alors, par beau temps (car la dernière fois c’était couvert), on emprunte la mythique Cascade Lakes Hwy. Devils Lake, puis Elk Lake (avec des papillons plein la plage) avant de poursuivre pendant des bornes jusqu’à Chemult. C’est une grosse journée de route pour nous, la dernière. A la base, on s’était dit, on dormira à Medford ou je ne sais où dans les bois. Et puis, de fil en aiguille, on a préféré tirer un peu de route pour être de suite face à l’océan, quitte à arriver tard.

 

 

Alors arriver tard pour arriver tard, autant profiter de la merveille qui est juste à un petit détour. Troisième passage pour nous au Crater Lake NP, le seul national park de l’Oregon. La caldeira parfaite, le bleu intense, le calme. Qu’on aime ce lieu (voir la fiche détaillée) ! On profite de quelques points de vue, dont le célèbre Watchman Overlook avant de déballer notre pique-nique sur la première table venue.

 

 

On a pris ensuite la route de la côte. Longue route à travers les forêts. A Prospect, on s’est arrêtés pour voir le Natural Bridge, la Rogue river ressortant d’un tube de lave. Puis on a enchaîné les petites villes de bûcherons, avec plus ou moins de charme, on a pris quelques clichés du Peyton Bridge, avant d’arriver, la nuit tombée au Jedediah Smith Redwood SP. Un parc de redwoods (un proche des séquoias) où a été tourné l’épisode 6 (ou 3 c’est selon) de Star Wars, La Guerre des Etoiles : le retour du Jedi. Les Ewoks, c’est ici.

 

 

Nôtre hôtel à Crescent City, le Crescent Beach Motel, face à l’océan, nous attend dans la brume. Le température a plongé de 45 degrés farenheit en quelques heures (22 degrés en moins). Il est mignon comme tout mais on doit filer manger. On a repéré une brasserie en ville (Seaquake Brewery) et l’endroit est bien plein. On commence à tapouiller en testant une bière Wheat à la goyave et en boulottant des “cheese curds”, ces petites boules de fromage panées. JP se risque même à un tacos aux calamars.

On rentre vite car on veut être prêts demain. “On peut voir des baleines?”, a t-on demandé au gars de l’accueil au motel. “Oui, on peut les voir de la plage à cinq mètres de votre chambre”. You-houuuuuuu. On a bien potassé la journée de demain, ça pourrait être cool!

 

 

 

  • Notre hébergement : Crescent Beach Motel, Crescent City, Californie. Note : 7/10. Simple, propre et face à l’océan. Manque un petit déjeuner digne de ce nom. Voir et réserver
  • Notre resto : Seaquake Brewing, Bend. Note : 7/10.Bel endroit, belle carte, excellente bière à la goyave. Les tacos au calamar surprenants mais vraiment bons. Par contre, service un peu en-deça.
  • Visites : Bend (centre-ville). Cascade Lakes Hwy, Devils Lake, Elk Lake, Crater Lake NP, Natural Bridge à Prospect

 

 

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Retrouvez les autres parties de ce live ici : 

Merci à Carigami et Chapka Assurances pour leur soutien

8 responses à “Roadtrip de miel en live #3 : l’Idaho et l’Oregon

    1. Hello, nous y sommes aussi restés deux nuits, et on a trouvé ça vraiment agréable comme ville. Joli centre en effet et pas mal de trucs à faire autour
      Bon on y était pour Labor Day donc c’était pas le moment idéal mais on a bien aimé
      JP

  1. Le Roadtrip live de lost, c’est un peu pour moi le feuilleton de l’été, on a toujours hâte de découvrir l’épisode suivant !! Et cette année ne déroge pas à la règle, vraiment excellent et toujours aussi riche en découverte. Merci encore !!
    J’envisage vraiment Washington/Oregon dans un prochain roadtrip. Ces 2 états pourront vous dire merci 🙂

    1. Merci merci Olivier. Oh oui, Washington et Oregon, tu vas de régaler. Les deux figurent en haut de nos classements ^^ Envisage les bien 😉

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