Roadtrip de miel en live #4 : la côte californienne de Crescent City à Los Angeles

Voilà, notre boucle est bien avancée pour ce roadtrip dans l’ouest américain version 2019. Après le Nevada, l’Utah, le Wyoming, le Montana, l’Idaho et l’Oregon, nous sommes de retour en Californie. C’est depuis l’extrême nord du Golden State que nous entamons notre descente vers Los Angeles, notre pointe de départ/arrivée. Nous avons prévu de descendre toute la côte par les routes 101 et 1 en un peu plus d’une semaine.

Vous êtes prêts pour la suite du roadtrip ? Le live est ici !

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Retrouvez les deux premières parties de ce live :

 

 

 

Roadtrip dans l’ouest américain : la côte californienne

Jour 20 – Jeudi 5/9/2019. Lost de Crescent City à Shelter Cove, hello la Lost Coast

 

Depuis la veille, l’ambiance a changé. Finie la chaleur, les lacs immenses, bonjour la brume, les embruns. A Crescent City, nous nous réveillons face à l’océan peu après le lever du soleil. Mais, comme souvent dans ces régions, c’est la purée de pois ce matin. Pas une nageoire à l’horizon. Après un bon café et un oatmeal, on part à la découverte de Crescent City. D’abord , après être passés devant les deux phoques qui marquent l’entrée de l’aquarium Ocean World, nous allons à Battery Point Lighthouse. Le phare, sur une presqu’île, s’accède à marée basse. Très photogénique, il est tenu ce mois-ci par un couple de Russes. On s’arrête aussi pour voir les piscines naturelles au pied du phare.

 

 

On passe un coup sur B Street Pier avant de rejoindre le port de Crescent. Il paraît qu’il y a des phoques qui font le show là-bas. Gagné, une bonne vingtaine d’entre eux se prélassent sur deux banques flottantes. Concert du matin… Pour finir notre tour de Crescent, nous nous rendons à Pebble Beach, au nord de la ville. Les rochers comme jetés au hasard dans l’océan, la plage de sable gris est parfaite et rappelle les plages que l’on trouve plus au nord, dans la péninsule olympique. Honnêtement, c’est plutôt un compliment.

 

 

Nous avons ensuite pris la route du sud, à travers les Redwoods National & State Parks. Pour faire simple, un redwood c’est le frère du séquoia, à quelques détails près (le principal étant qu’il pousse au bord de l’océan et non dans la Sierra Nevada). A quelques kilomètres de Crescent, il y a Trees of Mystery, un petit parc d’attraction sur le thème. Nul besoin d’entrer si vous n’avez pas les liquidités (le magasin mérite tout de même un détour). Sur le parking, on trouve un gigantesque Paul Bunyan et son taureau Babe, deux figures mythiques aux US (on avait vu les mêmes, plus anciens mais plus petits, à Bemidji, Minnesota). Puis, arrêt sur la Requa Road, à la Klamath River Overlook Area. Superbe point de vue sur l’océan et la rivière. Un coin d’observation des baleines et des orques également puisque ces derniers viennent se nourrir directement à l’embouchure. Mais là, c’est calme. On voit juste un phoque s’amuser près des bateaux de pêche.

 

 

On retrouve notre fil conducteur, la 101. Dans ces secteurs, les wapitis sont nombreux (et plutôt agressifs en cette période des amours). Après plusieurs essais infructueux, notamment dans le Prairie Creek Redwoods SP, on décide d’aller voir le Fern Canyon. Ce canyon verdoyant a notamment été aperçu dans Jurassic Park, le Monde Perdu. Go, go, go. Bon la route est pas évidente. Une petite dizaine de miles depuis la 101. On attaque d’abord la forêt avec une route assez étroite. Mais l’ambiance est fantastique sous les arbres, avec des feuilles qui tombent doucement. Après quelques kilomètres…. une voiture arrêtée : wapiti ! Il est seul, majestueux, avec des bois immenses. Quel bonheur. On le suit un moment avant de repartir.

 

 

On bascule côté plage. Et là, alors qu’on présente notre pass America The Beautiful (accepté), la jeune femme au guichet nous annonce quelques gués et on voit encore plusieurs wapitis sur la route. On passe un gué sans mal et puis là, gros doute. On arrête la voiture sur un petit parking pour jauger la situation. On a plutôt une grosse caisse  mais l’endroit a l’air piégeux. Et c’est pas le monstre qui vient de passer qui nous donne plus d’optimisme. On demande à des locaux qui nous disent d’y aller puis un autre gars avec une voiture similaire arrive. “Je tente le coup. J’ai loué cette voiture juste pour ça”. “Ok, vous d’abord”. Il passe tranquille, nous aussi. On arrive au parking de Fern Canyon, la rando est hyper courte pour entrer dans ce sublime canyon. En 30-40 minutes, on a fait l’aller, le retour et la visite.

 

 

Sur le retour, encore des wapitis, pour notre plus grand bonheur. On commence à être à la bourre mais notre ventre nous tiraille. Bouffe > retard. On stoppe à Eureka à la Lost Coast Brewery. Cette ville du Humboldt County nous avait laissé un souvenir mitigé il y a quelques années. Cela ne s’est pas arrangé. Beaucoup de SDF, des hobos, certaons ont l’air assez dérangés… L’héroïne a fait des ravages en Californie du Nord et particulièrement ici. Dans le comté, la mortalité liée à l’héroïne est cinq fois plus forte que dans le reste de l’état. Pour dormir, on vous conseille donc plutôt Crescent ou Fortuna, voire Arcata. Après la brasserie (très bonne bière, nourriture correcte), on doit filer vite pour ne pas rouler trop de nuit. La 101 n’est pas particulièrement belle dans ce secteur. Quatre voies, dans la forêt.

 

 

On sait pourquoi. Sur la côte, il y a une région que l’on affectionne : la Lost Coast. Le relief est tellement inhospitalier que la route est à l’intérieur des terres. Et il y a quelques communautés sur le front de mer. Depuis Redway, il faut environ 40 minutes et des virages à n’en plus finir pour arriver à Shelter Cove, un village que l’on avait découvert en 2015. La brume est là, mystérieuse, on croise des cerfs à tous les coins de rue. Tout est calme. On s’installe à notre hôtel, le Inn at the Lost Coast (il y en a 4 ici) et on part manger. On a le choix entre un Vénézuélien et une brasserie. On choisit la brasserie ^^, Gyppo. C’est cher mais pas étonnant ici. La bière est bonne, la nourriture aussi. Et on repart dans notre chambre, avec un balcon royal sur l’océan. Vivement demain matin.

 

 

  • Notre hébergement : Inn at the Lost Coast, Shelter Cove. Note : 8/10. L’emplacement est fantastique, le calme absolu. La chambre est décorée simplement mais tout l’équipement y est. Le prix, élevé, s’explique aussi par l’isolement. Voir et réserver
  • Nos restos : Lost Coast Brewery, Eureka. Note : 7/10. Dans cette ville, la Lost Coast est un oasis. Plats basiques mais correctement exécutés, bière au top. Gyppo, Shelter Cove. Note : 7/10. Trouver une brasserie à Shelter Cove, on avait du mal à y croire. Excellente bière. Concernant la nourriture, c’est cher mais la qualité est plutôt au rendez-vous. Service un peu tiède. Super terrasse
  • Visites : Crescent City (Battery Point Lighthouse, B St Pier, les lions de mer du port, Pebble Beach), Klamath (Trees of Mystery, Requa Rd, Klamath River Overlook), Prairie Creek Redwoods SP, Orick (Fern Canyon), Arcata (centre-ville), Eureka (centre-ville), Shelter Cove

 

 

 

 

Jour 21 – Vendredi 6/9/2019. Lost de Shelter Cove à Point Arena

 

Est-ce qu’il y a plus beau que de se lever face à l’océan à Shelter Cove ? Franchement, je ne sais pas. Nous sommes tombés amoureux de ce coin il y a des années et revenir ici nous a fait l’effet d’un but de l’OL à la dernière minute dans un derby (JP) ou d’un article, le dernier, arraché à moins 70 % chez Naf Naf (Delphine). Bref, on était heureux. A 7h30, la vue était sublime. Ne manquaient que les baleines, qui ont plus leurs habitudes ici en avril ou mai. A 8h30, le brouillard était revenu. A 9h30, la lumière le chassait peu à peu. On descend manger un croissant et un muffin face à l’océan dans le petit café au rez-de-chaussée de notre hôtel. Puis on décolle.

 

 

A Shelter Cove, on voulait tout d’abord aller voir Black Sands Beach, cette gigantesque plage de galets noirs. Certains la randonnent sur 25 miles. On se contente de quelques pas pour se sentir tout petits face aux vague (dangereuses si l’on en croit les locaux) qui se fracassent sur la plage. Shelter Cove, ce n’est pas immense, on va tout tout simplement à l’opposé de Black Sands Beach, au mignon petit phare, le Cape Mendocino Lighthouse. En contrebas du Mal Coombs Park, une petite plage mérité le détour. La vue est imprenable et des colonies de phoques s’y sont installés. Tout pour faire le bonheur de Delphine qui les photographie en train de faire “la banane” sur leur rocher.

 

 

 

Le temps passe à la fois vite et lentement ici. Il est plus de midi, c’est l’heure de reprendre cette route de l’horreur entre Shelter Cove et la 101 et, oh bonheur, il y a des déviations en raison de travaux. En une heure, on arrive à Garberville. Dans cette petite ville, on trouve la “One log house”, une mini maison dans le tronc couché d’un redwood. Cette petite caravane, creusée en 1946, a fait le tour des USA avant de s’installer ici en 1999. Il faut demander le code d’entrée au gift-shop (qui est aussi un dispensaire de cannabis au cas où…).

 

 

Un peu plus loin, à Leggett, il y a le Chandelier Tree. Un redwood dans lequel on peut passer en voiture. Et vous savez quoi ? Vu qu’on est des bons pigeons de qualité, et bien on a testé. 10 $ pour passer une voiture dans un tronc (alors qu’on peut le faire à Sequoia… mais il est mort et couché), on ne pouvait pas manquer l’occasion. Donc, on a traversé ça tranquillou juste avant qu’un car de Chinois n’envahisse les lieux.

 

 

Depuis Leggett, il faut quitter la 101 pour prendre la 1 qui serpente longtemps dans la forêt avant de déboucher sur l’océan. A Westport, il y a une baleine sympa, moins mythique que celle de la route 66 à Catoosa. Mais bel effort.  Fort Bragg, nous voilà. 1/On veut retirer des sous. 2/On veut manger. 3/On veut aller à Glass Beach. Le 1 est fait facilement, on met un peu plus de temps à se décider pour le 2 mais on a la bonne idée d’aller dans le port, sous le pont routier. Pas mal de restaurants de fruits de mer ici dont le Noyo River Grill. Et notre combo plate (fish & shrimp & chips) et nos moules passent très bien. On part donc pour Glass Beach. Là, on retrouve dans le sable de nombreux cristaux de verre (si les gens arrêtaient de les prendre, ce serait plus visible…) de toutes les couleurs, héritage d’une ancienne décharge.

 

 

 

On multiplie les arrêts sur la route alors que le soleil descend peu à peu. Mendocino, où nous avion dormi une fois, est toujours cette bourgade agréable. Puis voici Point Arena, on arrive sur la jetée pile pour les dernières lueurs du coucher de soleil. Après le check-in, nous allons manger à quelques mètres au Pier Chowder Room & Tap House. Commande un peu zarbi que l’on aurait dû réfréiner : la soupe de palourdes, clam chowder (trop liquide), huitres (trop laiteuses) et des pâtes Alfredo aux fruits de mer (trop Alfredo). On se retire pour vider notre glace et un raton-laveur surgit, à la recherche d’un repas “tombé du camion”. Un peu sur notre faim, on rentre à l’hôtel. Celui-ci, accroché à la colline, nous offrira une belle vue demain.

 

 

  • Notre hébergement : Wharf Master Inn, Point Arena. Note : 8/10. Pas grand chose de négatif à dire sur cet établissement. Vue sur la jetée, grande chambre, balcon en bois, baignoire, propre… Même un petit déjeuner qui a le mérite d’exister Voir et réserver
  • Nos restos : Noyo River Grill, Fort Bragg. Note : 8/10. C’est frais, c’est bon, ça se sent. Au rendez-vous pour les fruits de mer. Big up aux moules et clams. Pier Chowder House & Tap Room, Point Arena. Note : 5/10. Cadre vieillot et fruits de mer moyen. Les huîtres étaient trop laiteuses, la Clam chowder trop liquide et les pates Alfredo absolument pas assaisonnées. Un resto qui ne nous a pas fait plaisir
  • Visites : Shelter Cove (Black Sands Beach, phare…), Garberville (One Log Tree), Leggett (Chandelier Tree), Westpont (sa baleine), Fort Bragg (Glass Beach), Mendocino, Point Arena

 

 

 

Jour 22 – Samedi 7/9/2019. Lost de Point Arena à San Francisco

 

Il ne manque qu’une dernière portion pour rejoindre la grande ville de la Californie du Nord, San Francisco. On connaît déjà cette portion mais on y revient toujours avec plaisir. Il y a des merveilles à moins de 2 heures de San Francisco et souvent, les voyageurs se contentent de Sausalito, à 10 minutes, mais il y a tant à voir. On attaque la journée par un petit déjeuner simple mais efficace à notre hôtel avant de faire un petit tour à Point Arena, mignonne bourgade qui nous a accueillis pour la nuit.

 

 

Nous allons suivre la mythique 1 toute la journée. A Gualala, ville animée et sûrement très agréable pour poser ses valises, nous mettons de l’essence. Premier arrêt, une chapelle en forme de coquillage à Sea Ranch. L’endroit est reposant et l’architecture intéressante. La 1 est ensuite superbe dans le secteur de Jenner et Bodega Bay. Les rochers jetés dans l’océan, les multiples points de vue, il y a de quoi faire. On voit même le souffle d’une baleine au loin, ce qui nous force à l’arrêt. A Goat Rock Beach, ce sont les nuées de pélicans qui nous invitent à nous arrêter. Ils sont des centaines à pêcher dans l’embouchure de la rivière. L’endroit est sublime mais le vent est terrible et le sable nous fouette alors qu’on s’approche d’eux. JP se fait même attaquer par un chien, sûrement un peu gaga à cause du zef. Avec la pélicans, il y a aussi des phoques juste en face de nous.

 

 

Et puis voilà Bodega Bay. On avait gardé un bon souvenir du secteur. La ville, en ce samedi, voit déferler les visiteurs et on savait qu’on allait trouver là un endroit sympa pour manger. Après quelques tergiversations, on mise sur le Fishetarian. Et quel resto ! Service au comptoir pour ce poissonnier-resto. On prend des tacos, un sandwich au crabe et le poke frais au thon nous fait de l’oeil. C’est succulent, vraiment.

 

 

A deux pas de Bodega Bay, il y a Bodega. La ville est connue pour avoir abrité le tournage du film “Les oiseaux” d’Alfred Hitchcock. Il y a l’église et l’école qui méritent une petite photo en passant. On quitte le front de mer maintenant car, à notre droite, se dresse la péninsule de Point Reyes. Un endroit nature tout proche de SF. Sur ce grand territoire restent quelques fermiers qui sont installés depuis le milieu du 19e siècle. Sur la route, on s’arrête d’abord à Inverness devant le Point Reyes Shipwreck, un bateau échoué là depuis des années (en 2016, un photographe amateur y avait mis le feu en tentant quelque chose… mais il est toujours là, magnifique).

 

 

On arrive dans Point Reyes et on voit que la section du phare est fermée pour travaux. Pas grave, la route est superbe (et le Cypress Tree Tunnel), les plages immenses. On voit des cerfs en train de manger, l’océan en fond, et des wapitis immenses à notre retour. Ce sont des Tule elks, que l’on trouve seulement ici. Toujours sur la péninsule, Jort, notre guide au Yellowstone, nous avait conseillé un secteur pour voir des bobcats (lynxs), non loin de Tomales Park. On prend une petite route alors que l’heure dorée approche. Pas de bobcats mais des cerfs et un coyote. C’est toujours ça. Il commence à se faire tard. Bolinas est notre prochaine étape. Cette ville, très proche de SF a une tradition. “Pour vivre heureux, vivons cachés”. Les habitants planquent régulièrement les panneaux de signalisation indiquant leur ville. Comme ça, tranquilles ! On arrive de nuit, l’endroit est top mais on n’a pas le temps de rester plus. Dommage, on voulait y dormir à la base mais l’hôtel de la ville est en réfection. On remettra ça.

 

 

Avant d’entrer dans San Francisco, on avait une dernière envie : prendre une photo de nuit; Alors, direction Hawk Hill, sur les hauteurs, côté Marin Headlands. C’est un peu plus bas qu’on trouve le spot parfait avant d’arriver à Castro, notre quartier pour la nuit (on dort au propret Beck’s Motor Lodge). Dans le quartier gay, rendu célèbre par Harvey Milk, c’est animé. On sort faire un tour pour manger et on jette notre dévolu sur Hamburger Mary’s. C’est une drag queen qui nous place, la musique est à fond, le burger est très bon. Allez, on rentre, demain, on veut visiter un tout petit peu SF.

 

 

  • Notre hébergement : Beck’s Motor Lodge, San Francisco. Note : 8/10. Voir et réserver
  • Nos restos : Fishetarian Fish Market, Fort Bragg. Note : 9/10. Hamburger Mary’s, San Francisco, Castro. Note : 7/10.
  • Visites : Point Arena, Gualala, Sea Ranch (Sea Ranch Chapel), Jenner (Goat Rock State Beach), Bodega Bay, Bodega (l’église et l’école du film “les Oiseaux” d’Hitchcock), Inverness (Point Reyes shipwreck), Point Reyes National Seashore, Bolinas, San Francisco (Hawk Hill, Castro)

 

 

Jour 23 – Dimanche 8/9/2019. Lost de San Francisco à Monterey

 

Un roadtrip est fait de choix. Et même si certains font mal, il faut les accepter. Rester une seule nuit à San Francisco est vraiment un crève-coeur. Que faire, dans cette ville qu’on adore, en quelques heures ? Dès notre réveil à Castro, nous avons fait le choix de découvrir ce quartier que l’on connaissait mal. Et on s’est régalé. Après un petit déjeuner au Flore, une institution du coin, nous avons arpenté la mythique Castro St et ses magasins déjantés, tout en croisant quelques étranges spécimens et des messieurs tout nus. A 10 heures, après un café et une tartine cream cheese-miel-pêches, on n’était pas prêt.  Bref, le quartier est agréable, plutôt safe et bien desservi par les tramways. Vraiment, c’est une solution crédible pour visiter SF.

 

 

A deux pas de Castro St, on a pris de la hauteur à Mission Dolores Park, qui offre une superbe vue sur la ville. Dans l’angle sud-ouest, vous trouverez un banc tellement connu pour sa belle vue qu’il a une page Yelp à lui seul, ainsi qu’une bouche à incendie dorée. Après le parc, retour à Castro pour découvrir l’ancien magasin de photos d’Harvey Milk, icône du quartier (la maire de Castro St disaient certains) assassiné en 1978. Il abrite désormais un magasin “Human Rights”. Le musée LGBT est tout proche mais fermé lorsqu’on est passé. On s’arrêt un bon moment au magasin Local Take, avec du made in SF. Enfin, on retrouve Market St (le graff d’Harvey Milk à l’angle) puis notre hôtel.

 

 

Pour poursuivre la visite, on a ajouté deux quartiers et on attaque par l’historique et latino Mission. Nous nous régalons dans les deux allées graffées : Clarion Alley et Balmy Alley. Petite préférence à la première, plus variée (malgré son odeur de pisse plus prononcée).

 

 

Dernier quartier : Haight-Ashbury, l’ancien quartier hippie, Summer of Love etc… Il y a de l’excentricité dans l’air (on adore!). Le quartier a un peu changé depuis notre dernier passage. On y croise pas mal de Français. A ne pas manquer : un peu de shopping dans les boutiques vintage, un tour au merveilleux disquaire Amoeba, quelques graffs… On y a cassé une petite croûte, dans la brasserie Magnolia Brewing. La bière est bonne, mais on est malheureusement tombés entre les deux services pour manger (donc il n’y a que quelques grignotis au menu). Avis aux fans, c’est aussi dans ce quartier qu’on trouve la maison des Grateful Dead ou de Janis Joplin.

 

 

A force de les voir sur des souvenirs et des tableaux, on a découvert que San Francisco héberge des… bisons. Ils sont dans le Golden Gate park, mais rien à voir avec les hordes sauvages du Yellowstone. Ceux-là sont bien parqués, et présents depuis plus d’un siècle. Et sincèrement, ils font un peu pitié dans leur enclos.

 

 

Cette fois, on doit partir. comme à chaque fois, c’est difficile de quitter SF (même si on sait qu’on y reviendra! ). Petit arrêt aux Sutro baths, d’anciens bains désaffectés en bordure d’océan, et on retrouve la côte (et la brume). La dernière image est magnifique : dernier regard au Golden gate bridge et envol multicolore de kite-surfs sur Ocean Beach.

 

 

A Pacifica, on ne verra cette fois pas de baleines (la dernière fois, sur un conseil d’un local, ça avait été le défilé). A Half Moon, on s’arrête devant la plage des surfers, Mavericks. Alors qu’on passe devant les champs de citrouilles (déjà) prêtes pour Halloween, la côte nous offre un magnifique coucher de soleil…

 

 

On arrive à Monterey juste à temps pour prendre notre chambre. Après de longues tergiversations, on a opté pour un hôtel qui n’était peut-être pas pour nous. Ils commencent le petit-déj à… 8 heures (ça n’arrive jamais ici), alors qu’on doit être une heure plu tôt sur le quai pour aller voir les baleines, il est un peu trop classique et pas hyper facile d’accès… Oublions ça et allons manger en ville. Idem, le choix n’est pas facile dans cette ville semi-touristique, semi-bourgeoise. On opte pour (wait-for-it), notre valeur sûre : une brasserie, Alvarado St Brewery. Ambiance sympa, bouffe pas mal et en plus on se fait des copains : des Français expatriés (des Francs-Comtois en plus !) avec lesquels on refait le monde.

Sans surprise, on ne met pas longtemps à tomber en rentrant dans notre chambre décidément surprenante : elle paraît d’un autre siècle mais on peut activer une lumière spéciale “nuit” et même la musique sur une enceinte dernier cri depuis les toilettes… Cet hôtel a d’autres surprises à nous réserver.

 

 

  • Notre hébergement : Hotel 1110, Monterey. Note: 5/10. Il mérite peut-être plus mais ne convient pas à notre mode de voyage. Plusieurs soucis : isolation phonique, chambre pas pratique, pas de clim, aucune présence la nuit, petit déjeuner trop formel, système de clé vieillot. Voir et réserver à Monterey. Préférez le Lone Oak ou les hébergements de Pacific Grove
  • Nos restos : Café Flore, Castro, San Francisco. Note : 7/10. Petit déjeuner excellent, service un peu rouillé.  Magnolia Brewery, Haight Ashbury, San Francisco. Note : 6/10. Attendre autant pour trois frites et deux wings… Alvarado St Brewery, Monterey. Note : 8/10. Un bon choix à Monterey pour éviter les classiques à touristes de Cannery Row ou du Wharf
  • Visites : Castro, Mission Dolores Park, Mission, Clarion Alley, Balmy Alley, Haight Ashbury, Golden gate Park, Sutro Bath, Ocean Beach à San Francisco, Pacifica, Monterey

 

 

 

Jour 24 – Lundi/9/2019. Lost à Monterey, avec les baleines

Réveil à l’aube à Monterey, pour aller voir les baleines. Et on part sans café, c’est terrible… On file au Fisherman’s Wharf, pour prendre le bateau. Ô surprise ! Nos nouveaux copains d’hier soir sont là aussi. Plusieurs compagnies organisent des croisières baleines à Monterey, endroit réputé pour la chose. La profondeur du canyon de Monterey, bien au-dessus du Grand canyon, fait venir les baleines et même les orques qui… euh… bien… mangent les baleineaux. On en a réservé une depuis la France, pour assurer le coup, et choisi une balade de 4 heures.
On embarque à bord du bateau, le Sea Wolf II après de longues recommandations. Apparemment ça secoue, et ils font un peu flipper : va-t-on être si malades que ça ? La matinée s’annonce bien, les conditions sont idéales : il fait grand beau. Ça commence bien : des lions de mer et des loutres de mer apparaissent dès la sortie du port.
On va longer les côtes de la baie, et par moment, c’est vrai que ça secoue. On aperçoit une nageoire de dauphin et, un peu avant une heure de croisière, le premier souffle de baleine ! On en verra 6-7, par deux ou par trois, à quelques mètres. Des baleines à bosse. Le spectacle est toujours aussi magique… même si, sans faire les blasés, on a connu des expériences plus « wouahou » par le passé. L’une d’elle sort même de l’eau pour manger.
Le retour est plus calme. C’est déjà fini ?! En ce moment, ce sont les baleines à bosse, mais on peut aussi espérer voir des orques (ils en ont vu quelques jours plus tôt) et, par chance, la méga baleine bleue mais elle ne remonte à la surface que toutes les 20-25 minutes). La migration des baleines grises a lieu de décembre à avril, et les bateaux « tournent » toute l’année.
C’est vers midi, une fois à terre, qu’on est un peu brassés (en plus, on a cramé). On cherche un endroit où manger. Exercice décidément difficile à Monterey et dans le secteur, car on oscille souvent entre snack touristique et établissement gastro-guindé-cher. Après examen minutieux, on s’attable chez Nick’s Cave, l’un des rares à avoir une terrasse (encore !) et même pas sur la baie. On se régale d’un roll au homard, d’un sandwich au crabe et de frites… au crabe (comme quoi certaines rencontres sont possibles et pas mal !). Sur le wharf, tout le monde affiche la couleur en faisant goûter sa clam chowder, et des plats type en vrai.
Le bord de l’océan est agréable, et pourtant on va le quitter. On a prévu d’aller visiter Pinnacles NP, le dernier des neuf parcs nationaux de Californie qui nous manque. On y est au terme d’une heure et demi de route à travers la campagne californienne, tellement aride que la couleur dorée des champs brûle les yeux. On est accueillis par des biches dès le visitor center. On est très peu dans le parc. Celui-ci n’a rien à voir avec les Yosemite et autres Joshua Tree. Il est en deux parties, qui ne sont pas reliées entre elles. Célèbre pour ses « pinnacles », des formations rocheuses volcaniques colorées, c’est l’un des plus jeunes parcs nationaux (2012, avant c’était un National monument). Il abrite les rares condors de Californie (ils nichent tout en haut, dans ces rochers), des lynx, des dindes, des chauves-souris… Il est petit et assez simple à aborder (infrastructures minimales, mais on peut camper).
Néanmoins, on n’a que peu de temps à lui consacrer. On va donc faire le trail du Bear Gulch. Une rando assez sympa (et à l’ombre, les autres sont en plein cagnard) à travers la forêt et des grottes…
La route nous ramène en Californie « profonde », entre champs et vignobles (qu’est-ce qu’ils aiment ça!). On était pressés d’aller voir le coucher de soleil à Lovers point, un petit parc de Pacific Grove, à la sortie de Monterey. Les fois précédentes, on y avait vu des loutres de mer de très près, et le lieu est particulièrement photogénique. C’est toujours le cas, et on aperçoit une petite loutre dans le kelp, ces énormes algues où elles s’accrochent.
Alors, où est-ce qu’on mange ce soir ? Le casse-tête recommence. Pour l’anecdote, on avait visé Cannery Row. On a débarqué au sous-sol d’un hôtel mais son resto nous a paru tellement guindé qu’on a filé. Retour au Fisherman’s wharf (le parking est toujours payant, même de nuit!). On va à l’Od Fisherman’s Grotto, une institution . C’est cher, on abuse, mais quel régal ! On prend Monterey clam chowder, soupe de palourdes célèbre du coin, servie dans un bol en… pain, des calamars frits et un plateau de fruits de mer (ici, souvent chaud). Un régal.
On roule jusqu’à la voiture et jusqu’à l’hôtel. Pas du tout contents de le retrouver lui ! On entend le bruit des voisins, la fenêtre donne sur un mur intérieur, il n’y a personne la nuit, il faut réserver son petit-déj, la chambre est petite et mal conçue… Je le redis, on s’est plantés sur ce coup-là…. Allez, demain est un autre jour… et on le quitte
  • Notre hébergement : Hotel 1110, Monterey. Note: 5/10. Il mérite peut-être plus mais ne convient pas à notre mode de voyage. Plusieurs soucis : isolation phonique, chambre pas pratique, pas de clim, aucune présence la nuit, petit déjeuner trop formel, système de clé vieillot. Voir et réserver à Monterey. Préférez le Lone Oak ou les hébergements de Pacific Grove
  • Nos restos : Nick’s Cave, Monterey. Note : 7/10. Pour le Lobster Roll ! , Old Fisherman’s Grotto, Monterey. Note : 9/10. Excellent plats, service au top
  • Nos visites: croisière de 4 heures avec Monterey Bay whale watch, Pinnacles NP, Lovers Point (Monterey)

Jour 25 – Mardi 10/9/2019. Lost de Monterey à San Luis Obispo

La journée a commencé à Monterey par un grand fou rire: celui de Delphine au petit-déj. Notre hôtel se la joue donc classos et offre un « breakfast-à-la carte ». Le genre d’endroit où on te sert du jus d’orange dans un verre en cristal ébréché (ce qui veut tout dire).  Ce qu’on mange est pas mal, mais franchement redescendons ! On est vraiment pressés de quitter l’endroit (qui se trouve en plus à côté du siège des Républicains en pleine campagne Trump).
On retourne vite à Lovers point, à la recherche de loutres. Il y en a pas mais on fait une assez incroyable découverte: les écureuils. Plutôt friendly, ils sont des dizaines sur les rochers ! Les papillons monarques ne sont, eux, pas encore arrivés. Un petit tour dans un magasin d’antiquités, un plein d’essence (beaucoup moins cher par rapport à ce qui nous attend sur la côte et nous revoilà repartis sur la mythique Route 1.
On s’arrête à Carmel-by-the-Sea, la ville qui a eu Clint Eastwood pour maire. Il a sauvé le Mission ranch, une propriété incroyable où on peut dormir et manger. On s’y arrête sans le voir (des Roadies l’ont vu il y a quelques jours!). Le bar à cocktails et le piano-bar n’ouvrent qu’en fin d’après-midi, à moins de dormir sur place.
Puis la plage, Carmel beach, une longue étendue parfaitement droite de sable blanc (magnifique).
On a déjà pas mal parcouru le coin, donc on avance. on ne résiste quand même pas à s’arrêter au parc d’état de Point Lobos, une réserve naturelle exceptionnelle. On y voit des loutres de mer (à Sea Lion’s point notamment) et on longe le trail jusqu’à China beach. C’est magnifique. Les phoques font la banane sur la plage, les visiteurs étalent du crabe et du vin sur les tables de pique-nique, la vie…
On poursuit la 1. On espérait voir Bixby bridge, le pont mythique de la route. Pour rappel, on l’avait raté la dernière fois car il y avait un tournage, c’était interdit de se garer et on avait fini par prendre un panneau dans le pare-brise… Ce qui nous avait obligé à changer de voiture et à faire tout Big Sur avec le haillon éclaté et les affaires aux quatre vents. Et bien cette fois c’est en travaux tout court, et interdit de s’arrêter pendant plusieurs kilomètres… On se console avec de nombreux arrêts panoramiques.
A l’approche de Big Sur, le motel River Inn semble avoir agrandi son complexe (on adore ses chaises installées dans la rivière); le Post Ranch est toujours caché. Cette fois, on veut s’arrêter manger au Nepenthe, autre institution de la route avec une terrasse inégalable (et unique ?) ouverte sur le Pacifique. Il y a de l’attente ! On s’asseoit au bar avec le bipeur (en hallucinant de voir des verres de vin à 20 ou 30 dollars !). La bière tutoie les 10. La mécanique est quand même bien huilée, et le lieu magnifique, sous des parapluies de couleurs.
Après avoir refusé une table (tu vas quand même pas nous mettre derrière le tronc d’arbre alors qu’on peut voir le Pacifique, si?!), on finit par s’installer. Le menu est cher, mais au final tout le monde s’en fout : on est au Nepenthe, la vie et la vue sont belles. On prend le burger, spécialité de la maison (assez healthy), des frites en supplément (10 dollars !) et une salade de « beet ». Hihi on n’avait pas capté que c’était de la betterave, cauchemar de JP 🙂 Le repas reste un super moment… Si vous y passez, l’expérience est là. Sinon il y a le café Kevah juste en bas, dans le magasin de souvenirs, un poil plus abordable.
On enchaîne encore les vues spectaculaires de la côte, dont les incroyables McWay Falls. Que c’est beau, avec ces plantes qui « dansent » au bord de l’océan ! Bercée, Delphine ne peut réfréner un mini somme. C’est l’heure de retrouver les éléphants de mer de Piedras Blancas (a JP’s favorite, il les adore). Toujours aussi bruyants, ils ont toujours l’air aussi heureux.
On traverse Cambria et on finit le coucher de soleil à Morro Bay, face au Morro Rock. Le ciel est si rose qu’on croirait à une aurore boréale.
Encore quelques kilomètres et on atteint San Luis Obispo, notre étape pour la nuit. Encore des retrouvailles. Lors d’un précédent voyage, on s’était arrêtés là pour voir un hôtel hallucinant, le Madonna Inn. Delphine rêvait d’y dormir, donc nous voilà. On checke-in. Les chambres sont toutes uniques et abracadabrantes. on a choisi l’une des « rock rooms », des chambres en rochers. On a pris la Gipsy rocks. Elle es criarde, mais top et super équipée. Du coup on décide de rester là (plutôt que ressortir en ville). L’hôtel est un « petit » resort avec tennis, piscine, plusieurs restaurants, magasins etc.
Ouvert en 1958 en tant que motel, il a brulé et a connu le destin qui est le sien grâce à la famille Madonna (on vous racontera ça en détail plus tard). On dîne au Copper café. On multiplie les expériences en ce moment lol ! On commande un Monte Cristo. On a cru à un club, mais c’est plutôt un club … pain perdu (servi avec de la confiture!). On finit la soirée au bar, à goûter le Chardonnay de la maison (pas si mal) et un cocktail rose bonbon. Il est temps de retrouver notre grotte !
  • Notre hébergement : Madonna inn, San luis Obispo. Note: 9/10. Franchement, le domaine est sublime et la chambre était parfaite. On n’a que des compliments pour cet établissement historique. Et que dire de la piscine. Un bémol ? Allez, si on cherche, l’accueil peu enthousiaste et la bouffe de leur dinner.  Voir et réserver
  • Nos restos : Nepenthe, Big Sur. Note : 8/10. Pour la vue, pour la vue, pour la vue. La nourriture est bonne, locale et saine mais vraiment chère. Et la bière à 9$75, c’est douloureux (mais toujours moins que sur les Champs). Copper Cafe, Madonna Inn, San Luis Obispo. Note : 5/10. Pas au niveau de l’hôtel, basta.  
  • Nos visites : Monterey, Carmel (Carmel Beach), Point Lobos, Bixby Bridge, McWay Falls, Big Sur, Piedras Blancas, Morro Rock

 

 

 

 

Jour 26 – Mercredi 11/9/2019. Lost de San Luis Obispo à Los Angeles

 

 

Aujourd’hui c’est le big-day de Delphine. Déjà se réveiller au Madonna Inn de San Luis Obispo… On en a bien profité: douche dans notre grotte de roche, piscine (exceptionnelle) et visite du domaine (magasins de souvenirs inclus). C’est vraiment un chouette endroit, un hôtel-spectacle qui sait ce qu’est l’hospitalité (le check-out est à midi pour permettre de profiter du lieu). On peut d’ailleurs si arrêter sans y dormir : manger au resto, visiter le gift-shop ou simplement les légendaires toilettes pour hommes, toujours sous la forme de chutes d’eau…

 

 

On n’a pas exagéré non plus : on voulait absolument passer du temps à Santa Barbara (“tu me diras pourquoi…”) et passer à Avila beach, une jolie petite station balnéaire, où Chris Burkard, notre photographe chouchou, a d’ailleurs sa galerie. C’est tout près. Sur la route, on croise le Sycamore, petit complexe où on peut se baigner dans des sources chaudes. Avila beach nous plaît tout de suite : jolie promenade au bord de l’océan, belle plage, jetée au milieu… Et super magasins ! La prochaine fois c’est sûr, on passera la nuit ici, probablement à l’Inn at Avila Beach, qui nous a tapé dans l’oeil.

 

 

On file vers Santa Barbara. On connaît déjà, mais Delphine a fait de longue date une fixette sur le zoo (on n’a jamais pu s’y arrêter). Au-delà d’être connu pour son engagement dans la préservation de plusieurs espèces (comme le renard des îles qui n’existe que sur les Channel islands), il avait fait il y a plusieurs années une campagne genre “lion avec vue sur mer” et ça l’intriguait…

Sur la route, on fait un arrêt à Lompoc. La ville est connue pour ses champs de fleurs (plutôt au printemps) mais on est tombés par hasard sur un cinéma en plein air (“drive-in theater”) abandonné hyper photogénique, transformé en déchetterie. D’ailleurs on avait prévu de s’en faire un au cours de ce roadtrip mais on n’est jamais tombés en face (ou ils diffusaient “It II”, la suite “Ca”, le clown, brrrr).

 

 

On y arrive à temps à Santa Barbara. En semaine, on est quasi tout seuls. C’est aussi l’occasion, un peu malgré nous, de tester le “zoo brew” ou boire une bière dans un zoo… Plein de zoos organisent des soirées ponctuelles mais ici, ils vous proposent dès l’entrée une bière brassée spécialement pour la sauvegarde des animaux! Le zoo est petit et le plan pas très compréhensible, mais il reste chouette. On voit les fameux renards, les tout aussi rares condors de Californie, des gorilles (ils seront réintroduits plus tard), des oiseaux, et beaucoup d’espèces… asiatiques. Les girafes ont bien plus vue sur l’océan que le lion ! D’ailleurs, le zoo a longtemps été célèbre pour l’une d’elles: Gemina.

 

 

Née en 1986 (et morte en 2008), elle avait le coup tordu! Cela ne l’a pas empêchée d’atteindre un âge assez avancé pour l’espèce… Elle a sa petite plaque commémorative.

 

 

Autre étape incontournable de Santa Barbara (qui a une scène culinaire qui bouge beaucoup), la Santa Barbara Shellfish company. Une institution de la jetée, blindée aux heures heures du pointe. Coup de pot, on est arrivés juste avant. Des drapeaux remplissent la plage pour commémorer le 11-Septembre. On se commande des tacos au homard et un rock crab (un crabe entier local, cousin éloigné du Dungeness). Toujours aussi bon (mais long à dépiauter !). En partant, on fait un saut au nouveau quartier qui monte, la “Funk zone“. Des restos, des graffs, quelques hôtels… Très sympa.

 

 

On rate de peu le coucher de soleil à Carpinteria, autre jolie petite ville. Là aussi, on se serait bien vus dormir au “Carpinteria shores”, sur la plage… Il est l’heure de rallier Los Angeles, la ville où on choisi de passer plusieurs jours à la fin de ce roadtrip. on la connaît déjà pour l’avoir visitée plusieurs fois, mais on avait envie de poursuive l’exploration… On va y rester 4 nuits. En attendant, il faut aller faire les courses car nous devons trouver notre café hawaien à la noix de macadamia et ça, c’est capital.

 

 

  • Notre hébergement : Hollywood Hills mansion. Note : 8/10. Un AirBNB caché chez Booking. Dans une jolie maison sur la mythique Mulholland Drive, plusieurs chambres avec balcon et vue splendide sur la ville. L’endroit est tenu par des gars qui font aussi du commerce de cannabis (c’est légal ici), donc il y a une petite odeur assez souvent. La chambre a tout ce qu’il faut : cafetière, frigo, balcon, spacieuse… Et la piscine avec vue sur LA, joli. Seul bémol, la salle de bains qui mérite rénovation. Pour voir et réserver
  • Notre resto : Santa Barbara Shellfish Company. Note : 9/10. Un classique au bout du wharf de Santa Barbara. Poisons et fruits de mer frais à prix abordables. Super terrasse 
  • Nos visites : Avila Beach, Lompoc (drive-in abandonné), Santa Barbara (zoo, Stearns Wharf, Funk Zone), Carpinteria

 

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Retrouvez les deux premières parties de ce live :

 

2 responses à “Roadtrip de miel en live #4 : la côte californienne de Crescent City à Los Angeles

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