Roadtrip

Road to 49 #4 : Baltimore, Washington, les Virginie et happy end Dirty Dancing

Article rédigé le 11 septembre 2023 , mis à jour le 17 novembre 2023

C’est parti pour l’épisode 4 de ce roadtrip Road to 49 (le programme par ici). Après une bonne balade d’une petite dizaine de jours dans le Midwest et le Rust Belt, on approche de la capitale, Washington, et de sa voisine Baltimore (Maryland). On en profite pour visiter les Virginie, qu’on ne connaissait pas. Comme d’hab’, on vous emmène avec nous (ici et sur les réseaux sociaux, Facebook ou Instagram).

Après le premier chapitre consacré à la remontée d’Austin à Bozeman Montana, un deuxième consacré à la visite du Yellowstone et du Grand Teton avec des amis, et le troisième dans le Midwest, de nouveaux horizons nous attendent dans ce Road to 49. Pourquoi ce nom ? Car, après ce voyage, nous aurons visité 49 des 50 états américains (nous en étions à 40, not bad !, nous sommes à 43 maintenant).

Comment nous suivre ? Ici (au jour le jour, sauf problèmes de réseau, ce qui arrivera au Yellowstone) et sur les réseaux sociaux : Facebook et Instagram, en temps réel. A vite (avec votre café du matin, on sait que vous adorez ce moment !). C’est parti.

CARTE RT ROAD TO 49

J27 (suite). Lost en Virginie occidentale jusqu’à Harpers Ferry

Mardi 5/09/23. Partis de Pittsburgh ce matin, on entre en Virginie-Occidentale (pour la première fois !) en fin d’après-midi. Cap sur Harpers Ferry.

Mais avant, Berkeley Springs. Cette autre petite ville possède, comme son nom l’indique, des sources d’eau naturelles. En plein centre-ville, c’est un (micro) state park où l’on entre comme dans un moulin. L’eau n’est qu’à 74,3°F (23,5 °C) mais elles sont surtout célèbres pour une chose : le « bain » de George Washington, premier président des USA, qui y venait souvent.

On va le voir, sans s’attarder, car on veut apercevoir un cheptel de muffler men (bonhommes géants) à Unger, appelé Farnham Colossi (14633 Winchester Grade Rd, Unger). On réussit à les apercevoir alors que le soleil se couche. Pour une visite complète, il faut contacter le proprio.

On passe dans le Maryland pour quelques miles et cap, de nuit, sur ces routes qui font les montagnes russes et où l’on ne voit pas grand chose, hormis des cerfs mulets (à queue blanche, adorables). 

On va arriver vers 21 heures à Harpers Ferry, tout sera fermé (sic) ou presque. Ça sent encore le pique-nique en chambre… (ce qui n’est pas bien grave, d’autant qu’on a de la lessive en projet). Un tour au Walmart, check-in et big lessive. Demain: direction Baltimore ! 

  • Notre hébergement : Quality Inn Harpers Ferry (25 Union St, Harpers Ferry, West Virginia). Note : 7/10. Motel simple et efficace. Staff hyper sympa. Pour voir et réserver
  • Nos bars et restaurants : The Broken Arrow Cafe (113 E Main St, Mahaffey, Pennsylvanie). Note : 7/10. Pas cher et serveuse adorable. Portions huges
  • Nos visites : Berkeley Springs, Farnham Colossi, Harpers Ferry

J28. Lost d’Harpers Ferry (West Virginia) à Baltimore (Maryland)

Mercredi 6/09/23. Ça fait un bail, mais on a droit à un petit-déj inclus ce matin à l’hôtel d’Harpers Ferry. Ça ne fait pas de mal. Le motel n’a rien de spécial mais la propriétaire arrive à rendre les lieux accueillants, et s’entraîne sur nous à bosser son français (elle vient du Canada, d’Ontario plus précisément). On suit les infos en avalant une gaufre : il y a bien une grosse vague de chaleur qui sévit sur le secteur, la faute à l’ouragan Lee. On va encore cramer quoi. C’est fou, on ne s’y est pas du tout habitués cette fois, et on galère. On a connu des températures bien au-dessus (33°C), des taux d’humidité bien supérieurs (50%), mais là, on souffre un peu…

Harpers Ferry. Commençons par aller voir la ville et le secteur « en vrai », car on a du mal à comprendre comment le tout s’organise, entre la ville, les autres localités, Bolivar, le national historic monument…. 

Une fois sur place, ce n’est pas si compliqué. Il faut se garer ou utiliser les shuttles, il y a un vieux village à visiter (avec des commerces, actuels ou anciens reconstitués), un vision center, The Point (la confluence du Potomac et de la Shenandoah river)… Harpers Ferry était un lieu stratégique pour les Américains, qui y avaient notamment installé une armurerie et un dépôt de munitions. Meriwether Lewis est passé par ici faire le plein d’armes avant de rejoindre Clark pour la grande expédition.

C’est aussi un morceau d’histoire pour le raid de John Brown, abolitionniste forcené, décrit par Lincoln comme un « fanatique ». En 1859, il attaque le dépôt d’armes d’Harpers Ferry avec une vingtaine d’hommes, dans l’espoir de lancer une insurrection. Las, les esclaves d’Harpers Ferry ne se joignent pas à eux et l’attaque tourne au fiasco. Deux de ses fils sont tués, il est gravement blessé. Jugé, il est pendu quelques mois plus tard à Charles Town, juste à côté.

On parcourt la ville en faisant quelques magasins, dont un de bonbons à l’ancienne. Très fun puisqu’ils produisent des bonbons datant du début du 19e siècle à nos jours. La visite est sympa comme tout. Après avoir transpiré nos dernières gouttes en montant à l’église, on se pose 5 minutes en ville pour boire un truc frais, à l’ombre (et au ventilo) et on repart. 

Shepherdstown. Cap sur la plus ancienne ville de l’état de West Virginia, réputée charmante. C’est pas faux, très carte postale. C’est ici que le premier bateau a vapeur a soufflé. Il y a plein de petites adresses (dont certaines connues, comme le Bavarian Inn), mais aucune ne nous tente (la chaleur peut être). On poursuit, donc. 

Sykesville, dans le Maryland cette fois, est l’une des autres de ces petites villes charmantes comme on les aime. Beaucoup plus petite, au centre historique classé, avec quelques petites échoppes adorables. NB: on entre dans un coin à chiens, on voit partout des restos friendly (ou plus), des cafés dédiés, etc. Curieusement, elle nous « parle » plus pour une pause déj (en plein aprem!).

On hésite un peu entre les différents restos (il y en a un dans la gare, The Station) mais on opte pour l’EW Beck’s (7565 Main St, Sykesville, Maryland). Les établissements, dans le secteur, font très pubs, sont assez sombres… Tout le monde est autour du bar, on fait pareil. Et OMG, quelle pépite! « You can’t go wrong here, but the wings are the best ! » nous glisse notre voisin. Ok, ça sera salade (gigantesque et trop bonne) et incroyables wings de poulet aux épices Old Bay au miel, et frites supra bonnes. Une tuerie. 

Ellicott City. Une autre ville mignonnette que l’on traverse (entre les champs de maïs, qui ça y est nous sont bien familiers!). C’est à deux pas de Baltimore.

Encore un peu de route dans les suburbs, beaucoup de chaleur et nous y voilà : Baltimore (« Bôltmore »). On n’entre pas par les plus « beaux » quartiers mais elle nous rend très curieux. « Soyez prudents » nous ont-ils répété à la campagne… (comme dans la plupart des grandes villes, ndlr). 

On a commencé direct par un petit tour. Clairement, Baltimore est une ville qui s’apprivoise et qu’on apprend à aimer, ça ne se passe pas au premier coup d’oeil. Mais en une ou deux heures, la magie opère déjà. On a une chouette liste de choses à voir/faire, alors on s’y attèle direct (la plupart sont fermées vu l’heure, on va viser celles ouvertes tout le temps et dans l’espace public).

On commence par la maison et le musée d’Edgar Allan Poe (203 N Amity St). Le célèbre auteur américain a vécu une grande partie de sa vie ici, y est mort, etc… Il y a ce musée, mais aussi sa tombe (515 W Fayette St), une statue, et le site de sa mort mystérieuse (100 N Broadway).

On enchaîne avec les extérieurs du musée de Babe Ruth, légende du baseball venant aussi de Baltimore (216 Emory St, Baltimore).

Puis, n bascule dans le nord de la ville pour voir les fantastiques Painted Ladies de Gilford avenue, reines d’Instagram. Des maisons de couleurs différentes, beaucoup en ville sont conçues sur ce modèle (Row Houses). On a même droit à un happening chat (très démonstratif). Il s’appelle Lucas.

Le soleil commence à rougeoyer lorsqu’on arrive à Graffity Alley. Pas mal ! On enchaîne avec le Giant RCA Dog juste à côté de l’hôtel.  

Il est temps de checker in, au Revival Baltimore (101 W Monument St, Baltimore). Un super hotel dans un bâtiment historique, dans le quartier de Mount Vernon, à deux pas du Washington Monument. Accueil aux petits oignons par Dante et Renza. Il y un rooftop au sommet et un speakeasy au sous-sol, avec des salles de… karaoké ! Hyper trendy. On entre dans le « monde » des villes du Nord-Est, avec des parkings à 50 dollars la nuit. Et difficile de faire autrement, le stationnement en surface est hyper réglementé…

On va passer la soirée à Fell’s Point, le quartier « maritime » animé. Là encore, parking… Sympa. On peut venir en water taxi depuis le centre. Il y a plein de restos, de bars, de magasins mais on n’a d’yeux que pour un : le Horse you came in on saloon (1626 Thames St, Baltimore). Célèbre pour être le plus ancien saloon continuellement en activité du pays, mais surtout pour avoir servi le dernier verre d’Edgar Allan Poe ! Il est mort juste après, dans des circonstances pas vraiment déterminées… Les sièges sont des selles, on ne peut (en fait) pas manger et il y a un super concert (Kit Benz).

Très bien, mais on n’a pas vraiment pu bosser… Mais il paraît qu’on était assis là où Edgar a bu son dernier verre!

On attrape quelques grignotis chez 7-Eleven avant de retrouver notre chambre. Il est presque minuit, il fait encore 30 degrés.

Demain: on continue la découverte de Baltimore et on met le cap sur Washington ! 

  • Notre hébergement : Revival Baltimore (101 W Monument St, Baltimore, Maryland). Note : 8/10. Boutique hotel très bien placé à Baltimore. Chambre spécieuses et bien équipées. Seul bémol : le parking. Pour voir et réserver. Dormir ailleurs à Baltimore
  • Nos bars et restaurants : EW Becks (7565 Main St, Sykesville, Maryland). Note : 9/10. Meilleur resto jusqu’alors. Incroyables frites, top salade et wings du tonnerre. Le tout avec une bonne ambiance et une super serveuse
  • Nos visites : Harpers Ferry, Shepherdstown, Sykesville, Ellicott City, Baltimore (Painted Ladies, Graffiti Alley, maison et tombe d’Edgar Allan Poe, musée Babe Ruth, Washington Monument, Fell’s Point…)
  • Nous avons été invités au Revival ; collaboration commerciale non rémunérée; tous les avis et commentaires nous reviennent (ce qui veut dire qu’on est honnêtes et qu’on vous le dirait si ça ne nous avait pas plu!). Merci à Capital Region France

J29. Lost de Baltimore à Washington (DC)

Jeudi 7/09/23. On a dormi comme des rois au Revival, on se sent… revivre (lol). On y traîne un peu, histoire de se mettre à jour, car on a un peu de retard blogging et les grandes villes demandent toujours plus d’organisation (comme réserver des choses pourtant gratuites, 24 heures à l’avance !).

Hâte de retrouver les rues de Baltimore. Il ont (en plus d’un citron-peppermint, un sucre de cane planté dans un citron) un slogan: « Baltimore, actually, I love it ». C’est très vrai, et ça va bien à la « Charm city ». Elle compte plus de 250 quartiers/communautés, et bien que l’eau (la rivière Patapsco) soit très présente, on peut passer de longs moments sans la voir). Il y a aussi la question de la sécurité. Baltimore a une image sulfureuse. Notre avis ? Nus sommes encore en vie et cela dépend vraiment des quartiers. Certains sont, du premier coup d’oeil, difficiles voire très difficiles, mais il y a aussi nombre de quartiers tranquilles et bien entretenus comme Fells Point, Federal Hill, Mount Vernon, Little Italy…

On commence (à pied, et oui, il fait toujours aussi chaud) par l’une des fiertés de la ville : la Peabody library (17 E Mt Vernon Pl, Baltimore), la « cathédrale des bibliothèques » Magnifique. C’est aussi une collection d’ouvrages rares (comme Moby Dick, présente dans l’accueil).

C’est fou, ce quartier de Mount Vernon (autour du Washington monument) est presque européen, avec ses bâtiments historiques, ses sculptures (il y a même des inscriptions en français sur une statue de Lafayette).

On reprend la voiture et on se fait un petit « safari »: le Giant RCA Dog statue (chien adoré Delphine tournedisque, 600 Park Ave), Little Italy, Old town mall (à l’abandon), Fort Mac Henry (lieu ou a été créé l’hymne américain Star-Spangled Banner)…

C’est « l’heure » d’un nouveau musée, qu’on nous a surconseillé : l’American visionary art museum (800 Key Hwy, Baltimore). Un musée du folk art (qu’on vénère), d’art brut. Le spectacle commence dès l’extérieur : trois bâtiments décorés de mosaïques de verre (ça a pris 14 ans!), de sculptures et de bric à brac art multicolore. Youpi !

Comme ils proposent une nouvelle expo chaque année, le 2e étage est actuellement fermé (jusqu’au 7 octobre). Du coup, il y a une réduc sur l’entrée (bien vu les gars). On se ré-gale.

Une collection de Pez impressionnante, des noms connus et une mémorable oeuvre sur les « farts » (= les prouts) beaucoup plus intello qu’il n’y paraît. Bon, il y a la partie rigolote (avec bruitages) mais aussi des recherches très sérieuses sur la place de la flatulence dans l’histoire, à travers les époques… Delphine ne va pas s’en remettre. On apprend plein de trucs : qu’Hitler et de Gaulle auraient été de gros lâcheurs, que la reine Victoria « enfermait » les siens dans des bocaux et qu’il y a un concours, en Angleterre, avec un très sérieux barème de points…

Le musée prend trois bâtiments. Le dernier est tout aussi génial: on rencontre enfin Fifi, caniche rose en tulle à l’ancienne carrière de char de foire (elle a un pote en résidence à l’hôtel Renaissance, dans le downtown).

Et on s’amuse à activer des machines mécaniques en bois de toute beauté.

L’apothéose (où on a sûrement passé le plus de temps!), c’est le gift shop, le Sideshow, réputé parmi les meilleurs magasins de musées du pays (!) et qui est, effectivement, exceptionnel, et très abordable. De petits trésors.

Tant qu’on est dans les visites, on traverse le (joli) quartier de Federal Hill et on enchaîne avec l’aquarium national de Baltimore, dans le coin d’Inner Harbor (501 E Pratt St, Baltimore). Bon, avant, il faut bien sur passer à la case parking (une quinzaine de dollars l’heure, 20 si on dépasse l’heure, 28 la journée, sic).

Le quartier d’Inner Harbor (enfin au bord de l’eau!) est étonnant et historique. Et que dire de l’aquarium. Une super muséographie, avec un cheminement hyper bien pensé (on ne s’est jamais perdus!) et des espèces qu’on n’avait jamais vues (comme le poisson-scie, une raie). Il y a une forêt équatoriale, on peut toucher certains poissons (on a caressé une limule et des méduses)… Le clou, c’est encore le bassin des… dauphins. Oui, ils en ont (encore) mais ils ne font plus de spectacles depuis des années et l’aquarium tente, depuis 2016, de leur créer un sanctuaire dans les Caraïbes pour les sortir d’ici.

On a rencontré des petites Suisses

Mais, il fait moins chaud et c’est tout gris! On reçoit des alertes pour gros orage (mais on passe au travers). Dernier tour en ville et on finit par un frichti, dans un diner psychédélique qu’on avait noté de longue date : le Papermoon diner (227 W 29th St, Baltimore). Des mannequins, poupées, jouets partout, une explosion de couleur. Le menu aussi est assez fun. La preuve, JP a trouvé un club burger avec du pain aux céréales !

Annapolis. On a pris des chemins de traverse sur la route de Washington pour jeter un oeil à la capitale du Maryland (qui a aussi été celle du pays). Portuaire, mignonne… mais le capitole est en travaux et nous n’avons que peu de temps à y consacrer.

Le soleil se couche tandis qu’on poursuit notre route vers Washington à moins d’une heure de là). on hâte de (re)découvrir la capitale fédérale. Notre dernière visite date : c’était en 2008, lors de notre premier voyage aux USA.

Le soleil se couche beaucoup plus tôt désormais, avant 19h30. On arrive (c’est chargé), on aperçoit la Maison Blanche et on check-in, à l’hôtel Zena (comme la guerrière). Un hôtel réputé, non loin du Mall, autour de Thomas Circle (1155 14th St NW, Washington), vraisemblablement très féministe (en tout cas sur le thème).

Il y a des oeuvres girl power un peu partout (même un portrait de Ruth Bader Ginsburg en tampons!). On est si contents d’avoir réussi à se garer dans la rue (2,50 dollars de l’heure au lieu de 50 la nuit et 30 la journée à l’hôtel ou dans les parkings de la ville, une particularité de Washington), qu’on décide d’aller fêter ça sur le rooftop. Et là, travelgate : impossible de monter par l’ascenseur, ils nous trouvent une clé, on monte, tout est dans le noir…. On redescend.

  • « Euh, c’est fermé »
  • « Vous êtes sûrs?! »
  • « Bah, un peu oui »

Après enquête, il a fermé plus tôt que prévu ! Sacrée capitale. On tente un tour en ville mais on n’a pas le modjo, on s’installe juste au bar du bas pour bloguer un peu et préparer la journée de demain, et on attrape une grignote au CVS d’en bas.

  • Notre hébergement : Hotel Zena (1155 14th St NW, Washington, DC). Note : 7/10. Emplacement au top, à 1 km du mall environ dans un quartier safe. Chambres modernes et bien équipées. Rooftop et piscine. Parking trop cher. Pour voir et réserver. Dormir ailleurs à Washington
  • Nos bars et restaurants : PaperMoon Diner (227 W 29th St, Baltimore). Note : 7/10. Deco au top. Dans l’assiette, on n’a pas fait un salto arrière
  • Nos visites : Baltimore (George Peabody Library, American Visionary art museum, Federal Hill, Aquarium national, Inner Harbor…), Annapolis, Washington
  • Ce qu’on a noté/relevé pour une prochaine : à Baltimore, les chutes de Round Falls ou Horsehoe, Ministry of Brewing (une autre brasserie dans église, 1900 E Lombard St), la Tombe de John Wilkes Booth (1501 Greenmount Ave), la tombe du créateur du Ouija, un verre sur le top rooftop Bygone
  • Nous avons été invités à l’hôtel Zena à Washington. Collaboration commerciale non rémunérée. Tous les commentaires et avis nous reviennent, ce qui veut dire que ça ne nous empêche pas dire la vérité, toute la vérité, on le jure! Merci Capital Region France

J30. Lost à Washington DC

Vendredi 8/09/23. Allez, ce matin, on ne traîne pas, on essaye de commencer nos journées plus tôt. De toutes façons, JP a fait sonner avant 7 heures, pour aller nourrir le parcmètre ! Le parking est une problématique ici mais en s’y prenant bien, on évite les abus.

L’immensité de la ville de Washington, des choses à voir/faire met un gros coup à Dédé… Mais on se reprend, et on priorise. Qu’a-t-on vraiment envie de faire et les vrais incontournables, même si on les a déjà fait ?! On ne reste finalement que peu de temps à DC, qui peut vite donner le tournis par sa masse de musées et de sites historiques.

On se met en jambes avec quelques graffs (dont un Marilyn) et JP s’entraîne à la circulation. Elle peut être stressante, entre les bouchons, les rues à sens unique et les heures hyper spécifiques de parking, on l’avoue, le ton est monté avant midi 🙂

The Mall. C’est LE lieu à Washington. Un giga parc qui abrite grands bâtiments, monuments et musées (tous gratuits mais certains sont à réserver, on en reparle en note), ainsi que les hauts lieux de la politique US, comme la Maison-Blanche ou le Capitole. D’abord, forcément, la Maison Blanche, dont on peut (étonnamment) bien s’approcher.

On voulait la visiter (les visites ont repris) mais on n’a jamais eu de créneau. Il y a un visitor center et on peut franchement la voir de près, au milieu des oies du Canada. Tout à coup, on entend beaucoup parler français autour de nous. On jette un oeil aussi à l’emblème de ce Mall, le Washington Monument, l’obélisque.

Puis on file à l’International Spy Museum. Un JP’s dream, alors on va l’assurer direct. L’International Spy Museum (700 L’Enfant Plaza SW, Washington) est un musée assez unique au monde sur le très excitant thème de l’espionnage. Fantastique ! A l’entrée, on nous donne une carte (genre CB/chambre d’hôtel), on nous assigne une identité, une mission… Après un film d’introduction avec la voix unique de Morgan Freeman, c’est parti. C’est un mécène, Milton Maltz, businessman de confession juive qui a fait fortune dans la com et développé de nombreuses fondations, qui est à l’origine de cette perle, ouverte en 2002.

On attaque par les espions célèbres, puis les accessoires, les histoires célèbres ou moins célèbres. La musée s’arrête sur la traque de Ben Laden, le fiasco de la baie des cochons. On n’a rien trouvé sur le Watergate en revanche. L’interactivité est totale, la muséographie hyper moderne. Il y a même un passage en mode ninja dans une bouche d’aération.

L’un des clous du spectacle est la pioche qui a tué Leon Trotsky. Milton Matz a mis 40 ans à la retrouver. Le gift shop est aussi à faire, très sympa. De quoi y passer des heures (ça coûte 33$/pers).

D’ailleurs, c’est déjà le début d’après-midi. On va continuer avec un lunch patrimonial. Ben’s Chili Bowl (1213 U St NW, Washington), une institution à DC. Il y en a plusieurs, mais on privilégie bien sûr l’historique, où plein de célébrités sont venues avant, comme Obama, dont témoignent plein de photos. On se gare facile (et gratuitement, alléluia!). Dieu qu’il fait chaud (encore plus de 97°F). La température parfaite pour aller se mettre leur world famous chili (sur tout!). Le classique, le hot dog « half smoke » est une tuerie, et la version haricots (Morfalou) très bonne aussi (c’est aussi très bon marché, et totalement dans son jus). L’établissement a été ouvert en 1958 par un certain Ben Ali, qui a même une rue à son nom. Ne ratez pas les graffs dans l’allée.

Revigorés, et alors que notre résa au musée de l’air et de l’espace doit avoir expiré (voir ici, tant pis, il est en travaux et on l’a déjà visité), on décide d’aller se faire un autre musée, hors du commun : The Mansion on O St (2020 O St NW, Washington). Une expérience à part (vous nous connaissez maintenant!) qui dépasse nos espérances. En gros, c’est un lieu « multiple », un bloc de plusieurs maisons typiques sans cloisons transformées en musée, résidence d’artistes, antiques (on peut tout acheter) et on peut même dormir à l’hôtel (donc dans le musée, voir ici). Il y a 100 pièces et 80 portes secrètes, à découvrir par soi même ! Il y a de quoi y passer des heures…

On va de merveilles en merveilles, entre chambres rigolotes (cabane en rondins, chambre Elvis…), objets cultes (guitares, pauvres d’art, jouets d’époque, veste violette de Prince…), kitschou… Il y a même un bar, des visites guidées et des quêtes à thème… Beaucoup de portes secrètes sont derrière des bibliothèques ou derrière des miroirs, mais on pense en avoir raté beaucoup ! La partie Halloween, freaky à souhait, est géniale.

Ce musée dans un quartier résidentiel a été fondé par HH Leonards (ou MAdy Leonards). Auteur, maman de trois enfants, elle n’avait pas d’argent et pas de business mais a réussi à acheter la maison en 1980. Elle a ensuite développé tout ça. Rosa Parks, symbole de la lutte pour les droits civiques, y a même vécu ! Sa chambre est toujours là. On apprécie aussi de se retrouver à l’intérieur de « row houses ». Prochaine fois, on dort là.

Pendant que la France bat les All Blacks pour ses débuts en CDM, on s’est bien fatigués les neurones (avec la traduction en plus, les cerveaux sont fatigués).

On reprend la voiture, et on regarde nos objectifs. Comme hier, une alerte aux orages vient de tomber, et le ciel est tout gris (adieu coucher de soleil).

Bien lancés, on retourne au Mall, voir le mémorial de Lincoln et celui de la guerre de Corée (le champ de bataille de statues est très fort). Le jour tombe sur le Reflection pond (celui de Forrest Gump, Jennyyyyyyyy !), le Washington Monument et le Capitole en toile en fond. On assiste à de drôle de poses photos et de tournages de clips… Le Mémorial Lincoln est en travaux, dommage, mais Lincoln est toujours aussi imposant. Le nombre d’avions qui nous « rasent » la tête est vraiment impressionnant.

On se déplace assez bien en voiture mais on se fait la reflexion que les tours en bus hop-on, hop-off, genre Big Bus, peuvent clairement être une solution intéressante à Washington.

Cap sur Georgetown, le quartier historique qui bouge. Ouhla, c’est vrai, et c’est vendredi soir. On va d’abord voir un must, les escaliers du film l’Exorciste ! Plein de gens rejouent la scène de la chute (alors on en profite). Un mec qui doit s’en servir comme terrain de spartan race a l’air dégoûté, lol. On passe devant la Martin’s Tavern (institution, qui a vu défiler la plupart des présidents et où Kennedy a fait sa demande à Jackie au Booth #3, 1264 Wisconsin Ave NW, Washington) et le Blues Alley, un club de jazz culte où on serait bien allés pour un concert (mais, on l’avoue, la flemme sur ce coup-là, désolé cher percussionniste brésilien primé, 1073 Wisconsin Ave NW, Washington). Si ça vous dit, il y a des concerts à 19 h et 21h, et c’est the-place-to-be.

Objectif : parking (oui, encore, et on y arrive gratos). La jeunesse dorée du coin (et tout le monde) est de sortie ce soir. On tombe sur le musée des échecs (pas le sport mental, les failures). Après moult hésitations, on s’attable au bar du Clyde’s (institution de 60 ans, 3236 M St NW, Washington). Le décor sonore est so american, on est serrés comme des harengs, les huitres défilent… On franchit le pas, en commandant des crabcakes. Trop bon, direct dans la liste des mourfaloux. Sinon, encore une fois, notre voisin se fait offrir un plateau de fruits de mer… (sic). On va se rentrer. Qui sait, peut-être que le rooftop sera encore ouvert ! Las, c’est surtout un énorme orage qui nous tombe dessus.

Demain : on reprend la route, direction Shenandoah National Park.

  • Notre hébergement : Hotel Zena (1155 14th St NW, Washington, DC). Note : 7/10. Emplacement au top, à 1 km du mall environ dans un quartier safe. Chambres modernes et bien équipées. Rooftop et piscine. Parking trop cher. Pour voir et réserver. Dormir ailleurs à Washington
  • Nos bars et restaurants : Ben’s Chili Bowl (1213 U St NW, Washington). Note : 8/10. Historique, bon, abordable, authentique. Clyde’s (3236 M St NW, Washington). Note : 7/10. Cher mais très bon.
  • Nos visites : Washington (Mall, Spy Museum, Mansion on O St, Georgetown, les escaliers de l’exorciste). Pour visiter la Maison-Blanche, voir ici. Les musées et monuments où il faut réserver un créneau gratuitement (à l’heure où on l’écrit) : Air & Space, Zoo, National African American Museum, Librairie du Congrès, Washington Museum
  • Ce qu’on a noté/listé pour une prochaine/bons conseils : à Washington, Cour suprême (1 First St NE), National Air & Space Museum (600 Independence Ave SW), musée d’histoire américain (1300 Constitution Ave. NW), musée d’histoire naturelle (10th St. & Constitution Ave. NW), National Gallery of Art (Constitution Ave), Librairie du Congrès, Eastern Market (barracks row, plus vieux marché US, Second Floor, 731 8th St SE), Dupont Underground : tunnel abandonné devenu oeuvre d’art (19 Dupont Cir NW), Culture House DC : ancienne église colorée (700 Delaware Ave SW), Lincoln Book Tower : à la Petersen House, où il est mort (516 10th St), H St (entrée secrète à la maison blanche), Barbie Pond on Avenue Q (2, 1454 1/2 Q St NW), Main Avenue Fish Market : plus vieux fish market des US, Basilique du sanctuaire national de l’Immaculée Conception : plus grande basilique d’Amérique du Nord (400 Michigan Ave NE), The Big Chair : chaise géante (1001-1199 V St SE), Annie’s Paramount Steakhouse (1609 17th St NW), Martin’s Tavern : taverne de président, demande en mariage de Kennedy (1264 Wisconsin Ave NW, Washington), Chinatown : passage cloutés stylisés (H St Northwest), Florida Avenue Grill : resto de soul food ouvert en 1944 (The Shotgun Booth, après émeutes assassinat MLK, 1100 Florida Ave NW), Glenwood Cemetery : sculptures à la tronçonneuse (2219 Lincoln Rd NE), The Cairo : l’immeuble après lequel ils ont pris la décision de ne plus faire de gratte-ciels (1615 Q St NW #1108, Washington)
  • Nous avons été invités à l’hôtel Zena à Washington. Collaboration commerciale non rémunérée. Tous les commentaires et avis nous reviennent, ce qui veut dire que ça ne nous empêche pas dire la vérité, toute la vérité, on le jure! Merci Capital Region France