Roadtrip de miel en live #1 : de Los Angeles aux portes du Yellowstone

Qui est de retour ? C’est nous ! Notre roadtrip estival 2019, préparé un peu au dernier moment, a pris la direction de l’ouest américain. En 29 jours, nous avons choisi de nous faire plaisir pour ce roadtrip de miel. Alors, nous avons choisi des lieux que nous voulions absolument voir ou revoir, entre Californie, Nevada, Utah, Wyoming, Idaho et Oregon.

Et cette première partie va nous mener en une petite dizaine de jours de Los Angeles aux portes du Yellowstone, en passant par Sequoia NP, Las Vegas, le Nevada et un petit bout d’Utah. Prêts pour le live ?

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La suite :

 

 

 

 

 

Roadtrip dans l’ouest américain : de LA au Yellowstone, jour après jour

 

Jour 1 – Samedi 17/08/19. Lost de Lyon à Los Angeles

 

 

Une nouvelle fois, on a décidé de partir de Genève : comme on s’y est pris tard, les tarifs étaient vraiment plus attractifs. Pour vous remémorer le contexte, on s’y est pris vraiment à la dernière minute cette année pour organiser notre roadtrip annuel. Il y a eu le mariage et beaucoup de choses, et à la base on était candidats au Burning man, cette ville éphémère et démesurée qui pousse chaque année dans le désert du Nevada….

Après X galères, un serveur qui a planté lors de la réservation au printemps…. on a fini par se retrouver sur liste d’attente et abandonner (pour cette fois). On a donc pris un Genève-Amsterdam-Los Angeles pour un roadtrip de 29 jours dans l’ouest américain, pas trop classique non plus.

 

 

Le vol avec KLM s’est plutôt bien passé, et pour une fois on est arrivés au milieu de l’après-midi à destination. Curieux. Que faire ? Après avoir pris la voiture, une solide Mitsubishi Outlander grise avec 40 000 miles au compteur, louée chez Avis via Carigami, on a pris la route de Venice Beach, où on avait déjà séjourné. C’est samedi, et c’est blindé. Ça sent l’herbe de partout, les vendeurs et artistes ambulants se déchaînent… C’est presque agressif dirait JP.

 

 

Mais bon, c’est Venice, quartier foutraque par excellence. Dans les vapeurs de marijuana, on arpente le boardwalk : un arrêt de temps en temps pour des graffs, pour des showmen (un groot, des acrobates, un python et quelques danseurs…), le signe Venice ou encore le terrain de basket et le bowl hyper photogénique des amateurs. On va jusqu’à la plage pour aller voir une cabane de sauveteurs. Mais avec les 15 heures de vol dans les pattes, la plage nous semble tellement graaaaaande.

 

 

Première bière au Venice Ale House (2 Rose Ave, Venice), histoire de se rappeler que des Ricains au bar, ça beugle nom de dieu. Puis nous rejoignons notre premier hébergement du trip, le Farmer’s Daughter (115 S Fairfax Ave, Los Angeles), hôtel branchouille dans le quartier du Grove.

 

  • Notre hébergement : Le Farmer’s Daughter, dans le quartier de The Grove, Los Angeles. Note : 7,5/10. Beau cadre, quartier sympa et calme, déco soignée. Un peu cher néanmoins, le parking aussi. Voir et réserver
  • Notre resto : le Tart, son resto. 7/10. Le resto de l’hôtel. Mêmes qualités, excellents plats, un poil onéreux
  • Nos visites : Venice Beach (boardwalk, graffs, bowl, playground, magasins…)

 

 

 

 

Jour 2 – Dimanche 18/08/19. Lost de Los Angeles à Three Rivers

 

Ah, ces lendemains d’arrivée. Tu essaies de tenir comme un fou pour pas tomber le soir de l’atterrissage. Et tu ouvres les yeux à 4 heures du mat’. Tu te rendors, tu te réveilles, tu te rendors. Le vrai combat. Finalement, on se réveille à 7 heures, pile à l’heure pour mettre des quarters dans la voiture que nous avons garée sur la rue. Et là, divine surprise, nous n’avions pas vu que c’était gratuit jusqu’à 11 heures. Bref, à défaut de grandes victoires, on savoure les petites.

On prend tout de même le temps de se faire un vrai petit déjeuner : granola pour madame, american breakfast pour monsieur.

 

 

L’avantage d’avoir un programme très peu ficelé pour ce voyage ? C’est qu’on ne s’y tient pas. On devait partir tôt pour Sequoia NP. Finalement, on a traîné à Los Angeles jusqu’à 14 heures. Le temps d’aller d’abord choper une carte sim chez T-Mobile. Puis nous avons visité The Grove, le centre commercial en plein air so chic de LA. Avec ses fontaines, son trolley, son magasin Ladurée, ses boutiques où l’on pourrait manger des « dirty fries » par terre, son magnifique « sign », c’est un peu un disneyland du shopping. Très réussi. Delphine trouve son bonheur avec deux paires de lunettes de soleil en forme de coeur.

 

 

Juste à côté, le Farmer’s Market (6333 W 3rd St, Los Angeles), qui régale LA depuis 1934, mérite aussi un détour gourmand. Des dizaines de stands de bouffe garnissent ses allées. Quelques primeurs aussi, mais pas assez et c’est bien dommage. Delphine va faire un tour chez « Monsieur Marcel », le resto boutique franchouillard où l’on trouve du beurre Président. Bon, nous on teste une frozen limonade (à 9$ SVP) pour se rafraîchir un peu avant de reprendre la route (parking gratuit pour le coup).

 

 

Etape suivante : Fairfax district, secteur Melrose. Branché à souhait sur Melrose Avenue. On s’arrête pour faire une cure de graffs (quelques beaux spécimens dont les célèbres ailes d’ange de Colette Miller) et zieuter les magasins décalés et vintages. Il y a du lourd… et du monde ce matin là, y compris au Melrose Trading Post, le marché artisanal qui prend place devant la Fairfax High School. Ça nous plaît énormément et on a déjà envie de revenir. On tombe aussi sur un faux Peach Pit, de la série Beverly Hills, ouvert juste pour quelques semaines pour la renaissance de la série.

 

 

Mais il faut bouger. On s’arrête devant Pink’s, institution du hot dog à LA (709 N La Brea Ave, Los Angeles). La queue, qui fait le tour du bâtiment, vient à bout de notre envie de hot dog. On reviendra.

 

 

Ìl est vraiment temps de quitter LA car les bouchons du dimanche après-midi vont pointer leur nez. On file par le nord, direction Palmdale. On a repéré une petite sucrerie : le Four Aces Movie Set (14499 E Ave Q, Lake Los Angeles). Un endroit improbable au milieu de nulle part. Un ensemble motel-casino-diner au milieu des arbres de Josué. Des dizaines de films et de séries y ont été tournées : Identity, Prison Break, Buffy, NCIS… Tout y est magnifique. On a le temps de faire quelques photos avant qu’un gars, qui nettoyait son SUV à l’arrière, n’arrive. Il se gare devant le bâtiment.

  • «  Vous avez besoin de quelque chose ? »
  • « Non, non, c’est quoi ici ? » (on sait très bien mais on est hyper forts pour jouer les naïfs)
  • « Un décor de ciné »
  • “Ah, d’accord. Cool (re les naïfs). Bonne journée”

 

 

On part pour une “musical road”. On connaissait celle de Tijeras, sur la 66 au Nouveau-Mexique, mais pas celle de Lancaster (3187 W Ave G, Lancaster). Si vous roulez sur la gauche de la route, à 55 mph environ, les stries vous permettront d’entendre l’ouverture finale de Guillaume Tell (ou presque). Ici, cela avait été fait pour une pub Honda. Mais les voisins n’en pouvaient plus. La route a été déplacée depuis.

 

 

Peu à peu, les collines aux hautes herbes sèches laissent la place aux immenses vergers. Central California, nous voilà. On aperçoit Bakersfield, ville à la croissance rapide, ville aussi très polluée entre les champs et les puits de pétrole qui sont partout. C’est l’heure de notre stop Walmart. Triscuits, sauce ranch, cheddar, boissons, glacière, barres de céréales… on est parés pour la suite.

A 21h30, on déboule à Three Rivers, aux portes de Sequoia NP. On y avait déjà dormi. Cette fois, on a eu du mal à trouver un logement. L’offre est limitée et surtout peu engageante. Nous nous étions finalement rabattus, c’est rare, sur un Airbnb. Une cabane toute mignonne à deux pas de la rivière, que l’on entend en écrivant ces lignes. Manque plus qu’un ours à l’apéro et le bonheur serait complet. En revanche, dimanche soir à 21h30, c’est mission impossible pour manger. On tente le Riverview, qu’on connaissait. Echec, on termine à Pizza Factory, seul resto (de chaîne) encore ouvert, pour finir avec une pizza hawaiienne et une poulet BBQ. N’importe quoi…

 

 

  • Notre hébergement : Twin Oaks Cabin, Three Rivers. Note : 7/10. Un Airbnb bien équipé et agréable à deux pas de la rivière. Très facile d’accès et avec un resto en face. La propriétaire a multiplié les attentions avec bouteille d’eau, guide des randos… Voir et réserver
  • Notre resto : Pizza Factory, Three Rivers. Note : 4/10. Pour dépanner
  • Nos visites : The Grove et Farmer’s Market, Fairfax et Melrose, Pink’s BBQ à Los Angeles, Four Aces Movie Set à Palmdale, la route musicale à Lancaster

 

 

 

 

Jour 3 – Lundi 19/08/19. De Three Rivers à Lake Isabella, Lost au Sequoia NP

 

Aujourd’hui, nous sommes passés d’un endroit à trois rivières à un lac du nom d’Isabella. Normal. Après une nuit magnifique à Three Rivers, tout juste perturbée par cet hélicoptère qui a tourné une bonne partie de la nuit (on n’a jamais réussi à savoir pourquoi), on se réveille à l’aube, juste avant le lever du soleil, on se fait un café sur notre terrasse avant de nous préparer. On se fait un petit tour matinal pour découvrir la rivière Kaweah. Pour y arriver, il faut traverser le lit de la rivière quand elle est en crue. C’est immense et cela permet de se rendre compte des proportions qu’elle prend à la fonte des neiges.

 

 

On fait notre premier plein d’essence et on file vers l’entrée du parc Sequoia, toute proche. Il ne faut pas tarder car la Generals Hwy, qui traverser le parc, est longue et sinueuse. Petit arrêt au visitor center de Foothills où une ranger qui a dépassé la DLC nous explique comment aborder le parc (mais ce qu’on veut savoir, c’est où sont ces fucking ours !!! Et oui, on sait, ils ne nous attendent pas à un endroit précis mais peut-être ont-ils été vus à une altitude particulière cette semaine).

Direction Crescent Meadow, notre meilleure chance. On sait que les ours viennent nombreux par ici. Nous rangeons notre glacière dans une bear box (obligatoire) avant de partir en rando (NB: toujours épatants ces Américains, elles ne ferment pas et tout le monde se fait « confiance »). Ce chemin est parfait : facile avec de nombreuses possibilités de bifurcation, des jolies vues, des séquoias et la possibilité de voir des ours. On ne reviendra qu’avec des photos de marmottes. On n’est pas chanceux avec Sequoia. C’est LE parc où il est le plus facile de voir des ours noirs et à chaque fois, on se rate. On en a vu à Glacier, Yosemite, Yellowstone, Grand Teton, Great Smoky mais jamais jamais ici. Rageant.

 

 

Ne nous laissons pas abattre. C’est l’heure du pique-nique avec les restes de pizza de la veille et le traditionnel sandwich jambon, cheddar, sauce ranch. Mais les guêpes rôdent… On en profite quand même avant de partir découvrir d’autres secteurs comme Beetle Rock ou Lodgepole (là aussi la ranger nous avait dit qu’il en y avait, et son homologue sur place nous a renvoyé… à Crescent Meadow). Pour multiplier les chances, il faut randonner à Crescent Meadow ou le long du Congress Trail (même si c’est un peu l’autoroute). On a fait plusieurs visitor centers (et leurs gift-shops) : pour info, ils sont tous achalandés différemment. On a pu trouver une casquette pour JP et nos traditionnelles cartes vintage.

 

 

La dernière fois qu’on était venus ici, on avait dû s’arrêter là. A la suite de gros incendies, le parc jumeau et moins célèbre de Séquoia était fermé. Il a rouvert. On a donc pris la route de Kings Canyon, un canyon profond de 2500 mètres qui ressemble à un tableau. La route se poursuit sur 55 miles, mais on s’est arrêtés au point de vue principal, Junction View. Magnifique.

 

 

Reprenant la route en sens inverse, par une chaleur de plomb (en fait c’est bizarre il fait frais en altitude mais le soleil californien cogne comme un fou), on a choisi de suivre la Route 245, en nous faisant encore mal aux yeux à chercher des ours (en vain). Mais quelle surprise ! Les paysages sont incroyables. Des arbres de toutes les couleurs déjà prêts pour l’automne, des montagnes recouvertes d’herbes jaunes, des ranchs à perte de vue. On a évité des dizaines d’écureuils. A Badger, on était seuls au monde…

 

 

On commençait à bien sentir la journée (je parle en termes de fatigue hein). Comme on savait qu’on ne serait jamais à temps à notre étape du soir, Lake Isabella, pour trouver encore un resto ouvert (20 heures c’est fini et on l’a déjà vécu la veille!), on a entrepris de chercher où manger sur la route, à Bakersfield. Cette fille qui ne cesse de grandir n’a de prime abord rien qui ne fasse envie… On a retourné le problème dans tous les sens et finalement échoué… dans une brasserie (une valeur sûre). Chez Lengthwise. Bonne pioche. Bière ok, menu tradi, accueil sympa. On a englouti des mozzarella sticks, un club et des tacos de poisson avant de reprendre la route.

 

 

Encore une heure à tenir. JP nous a ramené héroïquement (si si héroïquement) au motel. Trop choupinou: vintage à souhait, tout propret, avec, on ne l’avait jamais vu avant, des guirlandes clignotantes de partout. Au lit.

  • Notre hébergement : Lakeview Motel, Lake Isabella. Note : 7/10. Adorable motel non loin du lac, très vintage, avec plein de petits détails mignon. Clim un peu bruyante.  La route à côté également. Mais on valide largement. Voir et réserver
  • Notre resto : Lenghtwise Brewery, Bakersfield. Note : 7/10. Une brasserie, il nous fallait bien ça. Bonne bière et repas ok. Le décor sympa, comme l’accueil.
  • Nos visites : Sequoia NP (Crescent Meadow, Tunnel Log, Beetle Rock), Kings Canyon NP (Grant Grove, Junction View), Badger.

 

Lost

                                                                                                                                                                                                                                                                                  

 

 

Jour 4 – Mardi 20/08/19. Lost de Lake Isabella à Las Vegas (Nevada)

 

Déjà le quatrième jour et nous allons quitter la Californie aujourd’hui. Mais nous reviendrons longuement en fin de voyage. Réveil tout doux du côté de Lake Isabella. Notre motel, déjà mignon de nuit, l’est tout autant au réveil avec, au loin, la vue sur le lac et ces collines dorées. Nous prenons un peu le temps ce matin tandis que nos voisins sortent l’artillerie lourde pour le petit déjeuner : réchaud, petits plats… Nous, de notre côté, on avale un muffin de Walmart en étudiant le secteur.

Premier arrêt : Silver City Ghost Town (3829 Lake Isabella Blvd, Bodfish). On ne savait pas trop à quoi s’attendre. Et finalement, très belle découverte. C’est un ensemble de bâtiments du milieu du 19e siècle, tous construits pendant la ruée vers l’or qui eut lieu dans le secteur. Dans un effort de préservation, ils ont été démontés et remontés sur ce site mais c’est du local (ils viennent tous de 7 miles à la ronde). On trouve une église, une post office, une prison… C’est vraiment bien foutu et décoré avec beaucoup de goût. Prix : 5$50/personne. Notre avis : bien mieux que Calico, en-dessous de Bodie. Au pire, vous pouvez juste aller voir la devanture et visiter le magasin d’antiques, très bien fourni. Le gars, à la demande de Delphine, est même allé chercher le gardien des lieux, le trop chou Izzy, avec son bandana us autour du cou.

 

 

Ensuite, nous avons tenté de trouver des hot springs dans le coin, les Miracle Hot Springs. Arrivés sur place, la vue sur la rivière est top mais aucun fléchage, aucune indication. On tourne en vain sous une chaleur écrasante avant d’abandonner. Vraiment, si vous voulez y aller, préparez mieux votre coup. A 12h30, on décide de filer, après avoir fait le plein. La route jusqu’à Inyokern (100 miles from everywhere) est juste sublime : des ranchs, des arbres de josué, les montagnes en fond. c’est splendide et on recommande vraiment cette route si vous êtes un jour amenés à contourner la Sierra par le sud (c’est toujours mieux que la highway qui passe à Bakersfield).

 

 

Nous avions deux choix : passer par la Vallée de la Mort ou par le sud. On a opté pour le sud vu que JP était passé avec ses potes par la Vallée de la Mort il y a deux mois. Après Inyokern, on arrive à Boron, où l’on fait un stop au Kramer Junction Antiques (40716 US-395, Boron), jolie collection de panneaux neufs et anciens, quoiqu’un peu chers. La route nous amène ensuite à Yermo, où le mythique Peggy Sue n’a pas pris une ride. Incontournable arrêt comme toujours avec son diner et son magasin. On vous le recommande depuis des années.

 

 

Nous sommes à quelques miles du Bagdad Cafe mais on préfère aller au Lake Dolores Waterpark (Cherokee Rd, Newberry Springs), un parc aquatique ouvert dans les années 60 mais abandonné depuis 2004. Un endroit bien weird, laissé à l’abandon, avec des graffs de partout. Il fait une chaleur à crever et quand nous passons les grilles (l’endroit est interdit). Nous voyons un homme torse nu au loin, ce qui n’est pas de nature à nous rassurer. Un gardien, un graffeur ? Un autre couple arrive et on ne se perd pas de vue au cas où. Le site est assez fou avec ses piscines, ses toboggans, ses bâtiments en ruines, ses billboards… Bien sûr, c’est très photogénique et cela nous rappelle un peu Two Guns, en Arizona.

 

 

Il faut filer. Direction Las Vegas avec d’abord un arrêt à Baker. Mais comment des gens peuvent-ils vivre ici ? Cela nous étonnera toujours. Sur place : trois choses à voir. Le thermomètre géant (qui commémore la température record de 134 degrés Farenheit, 57 C°, enregistré dans la Vallée de la Mort le 10 juillet 1913 ; il fait d’ailleurs 134 feet, soit 40,8 m), un motel abandonné et ses magnifiques signs, le Royal Hawaaian, recommandée par une lectrice et enfin, le stop pour les fans d’aliens, l’Alien Fresh Jerky (72242 Baker Blvd, Baker). Un magasin complètement barré sur le thème de la zone 51. Si vous passez par là, foncez voir ce bâtiment en forme de véhicule terrestre spatial. L’ensemble est encore en train de s’agrandir.

 

 

La nuit tombe et Las Vegas n’est plus très loin. Malheureusement, il est un peu tard pour les Seven Magic Mountains. En revanche, pour le Strip, c’est l’heure idéale. On débarque facilement dans le parking du Planet Hollywood, où nous avions booké. Par contre, la Ultra-Vista room que nous avions réservée n’a pas vraiment d’ultra-vista. On donne même sur la machinerie de la piscine au 6e étage. Retour au guichet. “Gna gna gna, pas la vue. Gna, gna, gna, lune de miel. Gna gna gna, please”. Bref, après une dizaine de minutes, on arrache, contre un dodu supplément (mais une grosse réduc) un penthouse au dernier étage avec vue sur le Strip et les fontaines du Bellagio. La chambre est complètement folle, sous le A du Planet Hollywood et ça fait du bien. Au diable les $$$.

Posés, on redescend pour manger au Cabo Wabo, avec vue sur le Strip avant de finir devant les machine à sous. Ah Vegas, tu nous avais manqué.

 

 

  • Notre hébergement : Planet Hollywood, Las Vegas. Note : 8/10. Forcément, une suite, ça aide. L’hôtel est agréable, pas trop bondé et bien décoré. Avec une vue sur le Strip, c’est le top. Voir et réserver
  • Nos restos : Peggy Sue’s Diner, Yermo. Note : 8/10. Un grand classique. Cabo Wabo, Las Vegas. Note : 7/10. La vue est cool, la bouffe mexicaine est bonne mais les prix sont trop trop salés. 
  • Nos visites : Silver City Ghost Town à Bodfish, Peggy Sue à Yermo, Lake Dolores Waterpark à Newberry Springs, Kramer Junction Antiques à Boron, Alien Fresh Jerky, Royal Hawaian Motel, le plus grand thermomètre au monde à Baker, Planet Hollywood à Las Vegas

 

 

 

 

 

Jour 5 – Mercredi 21/08/19. Lost à Las Vegas

 

Notre premier stop de deux nuits, c’est ici, à Las Vegas, capitale du jeu et du nawak, que nous avons choisi de le faire. Réveil à deux à l’heure au dernier étage du Planet Hollywood, depuis notre penthouse dominant les fontaines du Bellagio. On est plutôt bien, alors on travaille un peu, en écrivant notamment ce résumé. Breakfast dans la chambre ? Pourquoi pas. Va pour un petit dej complet et des pancakes aux blueberries. C’est bien sûr hors de prix mais au moins, il y en aura pour demain. On profite, on traîne, on prend un bain, on sait aussi que la température monte à l’extérieur (43 degrés).

A 14h30, on décolle enfin. Un tour d’abord dans la galerie marchande du Planet, les Miracles Shops (t-shirt trouvé), puis à l’extérieur, où la chaleur nous accable immédiatement. Nous peinons même à faire 500 mètres jusqu’à un duo de magasins que l’on voulait découvrir : Coca-Cola (3785 S Las Vegas Blvd) et M&M’s. Deux top échoppes côte à côte sur le Strip et une question : mais comment arrivent-ils à faire autant de produits dérivés ? Delphine craque pour un mug thermos, JP pour un Coca Light fraise-goyave (spoiler : c’est pas bon). Chez M&M’s, c’est le mur de bonbons qui fascine.

 

 

 

Il est déjà 17h, il faut bouger. Depuis la veille (et même des années), on se demande d’où l’on pourrait bien voir le coucher de soleil : le high roller du Linq ? Le Voodoo Lounge au Rio ? Le Skyfall au Delano ? La Stratosphere ? Notre chambre ? On penche pour le Rio et d’ailleurs, nous avions autre chose à y faire. Un coup de taxi pour rejoindre cet hôtel hors du Strip et nous voilà à l’entrée du mini-golf Kiss. Franchement, pour 11$50 par tête, on s’est régalé. Le mini-golf est plutôt sympa, certes moins spectaculaire que des spécimens floridiens, mais c’est sa déco qui nous faire fondre. Plongés dans le noir, lumière blanche et du fluo partout. Imparable. Le tout avec les tubes de Kiss en fond sonore. Il ne nous manquait qu’une bonne bière à la main pour profiter jusqu’au bout, en faisant entrer la balle dans la bouche de Gene Simmons.

 

 

C’est l’heure du coucher du soleil. Et on a tranché : retour à notre chambre. Taxi, achat d’apéro et hop, dans les canapés face à la baie vitrée. Le spectacle est au rendez-vous, le soleil se couche derrière les montagnes entre le Cosmopolitan et le Bellagio, les fontaines donnent tout ce qu’elles ont à donner. Le feu les Roadies, le feu….

 

 

Après, on avait décidé, après un crochet pour voir les fontaines d’en bas, de rallier Fremont St, le quartier des vieux casinos. Toujours un plaisir de déambuler dans ce gigantesque bordel, plus américain que le Strip. On l’a suivie tout du long : le Golden Nugget, le Binion, la voute lumineuse, la tyrolienne puis Fremont East avec ses restos et ses bars, pour finir dans le plus vieil estancot de Las Vegas : Atomic Liquors (917 Fremont St, Las Vegas). La déco est au top, la bière aussi. A 2 heures, il est temps de revenir à la maison. Nous avions visé la Secret Pizza au Cosmopolitan, une pizzéria cachée derrière une porte du 3e étage, sans panneau, sans rien. Mais bon, vu la queue, c’était facile de trouver. Attendre derrière 100 personnes pour un bout de pizza, non merci. Nous basculons au Planet Hollywood pour se sustenter au Café Hollywood. Plus tranquille, plus classique. Mais pile ce qu’il nous fallait à cette heure. Il est 3h15, fin de de notre deuxième soirée Végassienne. Et on peut le dire, tu vas déjà nous manquer.

 

 

 

  • Notre hébergement : Planet Hollywood, Las Vegas. Note : 8/10. Forcément, une suite, ça aide. L’hôtel est agréable, pas trop bondé et bien décoré. Avec une vue sur le Strip, c’est le top. Voir et réserver
  • Notre resto : Café Hollywood, Planet Hollywood, Las Vegas. Note : 6/10. Un diner 24/24, c’est toujours bon à prendrE. Menu classique US avec en bonus des plats asiatiques
  • Nos visites : Coca Store, M&M’s store, le Strip, Fremont Street, Atomic Liquors

 

 

 

 

 

Jour 6 – Jeudi 22/08/19. Lost de Las Vegas à Tonopah

 

Cette journée nous a donné l’impression que le Nevada n’était qu’une immense ligne droite (semée d’embûches. Comment on avait pu oublier cela de nos dernières visites ? L’autre chose qu’il fait garder à l’esprit, c’est qu’on ne quitte jamais Las Vegas facilement, qu’on aime ou pas. Et nous, on a beaucoup aimé. Donc, piscine au réveil (correct sans plus celle du Planet Hollywood) puis débarrassage de la chambre. A 11 heures pile, on franchit les portes. Le plus gros défaut du Planet réside tout de même dans la distance entre l’hôtel et le parking. Quelle traversée du désert ! Enfin, traversée des magasins du Miracle Shops surtout.

 

 

La voiture est ok mais il nous faut du cash, de l’essence et de la glace. En plus, on a promis à un ami de lui ramener deux paires de Converse et on comptait bien s’en occuper aujourd’hui. Plein de chose à faire donc et on décide de commencer par… retourner au Gold & Silver Pawn Shop (713 S Las Vegas Blvd, LV). L’antre de Rick, Chumlee, le vieux (RIP) et de Corey, les “Pawn Stars”. On vous rassure, personne de connu au magasin et la figurine en carton de Rick n’a pas bougé. A côté, Pawn Plaza s’est développé avec le magasin de bonbons de Chumlee, qui nous a fait l’honneur… de mettre sa figurine en carton devant l’échoppe.

 

 

Bref, après, on enchaîne : le cash et les Converse au Premium Outlet North. On n’est pas fanas des outlets et il faut quand même constater que celui-là accomplit deux exploits : être en extérieur à LV (il fait 40 degrés nom de dieu) et faire payer son parking (5$ pour 0 à 3 heures), ce qui, a regard de la mentalité US, est tout de même bien dégueulasse. Pur les magasins, ben, il y a de tout et surtout, vous vous sentirez plus en France que sur la plage de Nice en plein été. En tout cas, mission accomplie.

 

 

Il est temps de passer aux choses sérieuses. Nous partons pour les Seven Magic Mountains, à environ 25 minutes du Strip. En juin, JP les a ratés car elles étaient en travaux et, la veille, nous étions arrivés de nuit. Erreur réparée pour enfin voir cette oeuvre qui devait être éphémère mais qui restera finalement en place.

 

 

Sur la route pour Red Rock Canyon, on fait le plein. Ce parc, à une vingtaine de minutes du Strip, peut vraiment servir de bol d’air si vous vous lassez des machines à sous et des strip-teaseuses. Là, la poisse de la journée à commencé. On discute, on ne fait pas attention et, dans l’esprit de JP, Red Rock Canyon est un parc d’état (et dont le pass America, que l’on a, n’est pas valide). Mais en fait si, c’est une National Conservation Area. On arrive au guichet, on raque 15 $ et on passe… avant de se rendre compte de notre connerie 100 mètres plus loin.

Delphine fonce vers la caisse ses justificatifs en mains, prête à rien lâcher. Quatre minutes plus tard, une nana aussi molle que du Jello lui déclare avec aplomb qu’elle n’est pas autorisée à faire des remboursements et que c’était vraiment dommage. F… Sinon, Red Rock, c’est mignon comme tout. Un mélange de Valley of Fire par endroits et d’autres parcs (style Chiricahua ou Big Bend) à d’autres. Il y a des randos, des points de vue et une boucle qui se fait en voiture en 30-40 minutes environ. Avec le Pass en mains, on vous conseille d’y faire un tour.

 

 

Ensuite, nous entamons une immense ligne droite. Mais vraiment immense. Sur la route, on s’arrête vite fait à l’Alien Center d’Amargosa Valley, truck stop sur le thème extraterrestre. N’oubliez pas le mythique bordel accolé, l’Alien Cathouse.  Plus loin, on tombe sur des burros sauvages à Beatty, ville aussi connue pour sa ville fantôme Rhyolite. On passe notre tout cette fois pour continuer vers le nord. Mini arrêt photo devant une carcasse d’avion, qui marque l’entrée d’un ancien bordel, Angels Ladies Brothel.

 

 

Attendez, l’arrêt suivant est une pépite. A 15 minutes de la route principale, il faut enchaîner deux lignes droites pour aller à Gold Point. Cette ville fantôme (bon 27 habitants aujourd’hui) est un bijou pour les photographes. Vieux bâtiments en bois, vieux véhicules, vue superbe sur les montagnes… On se régale alors que le soleil tombe. Une petite musique semble s’échapper d’un bar mais on ne voit absolument personne… On ressent tout de même une présence. Un jackrabbit par ci, un chat par là…

 

 

 

A regrets, il faut partir car le soleil se couche. On traverse Goldfield, où nous reviendrons demain, avant d’arriver gaiement à Tonopah, notre étape pour la nuit. Plutôt pressés car tous les restos ferment à 21 heures (il est 20h30), on ne fait pas attention à l’entrée de ville. On suit une voiture et boom, des gyrophares derrière nous. L’autre voiture s’arrête, nous aussi. Le cop vient de faire un strike.

  • “Vous savez pourquoi je vous arrête ?”
  • “Euh, non” (Trop de flow peut-être ?)
  • “Vous alliez trop vite. Vos papier SVP et les papiers du véhicule”
  • “OK, voilà”
  • “Vous allez au Burning Man ?” (Vas-y, remue le couteau dans la plaie)
  • “Non, on dort à Tonopah, on allait manger” (Je tente la fibre locale)

 

 

 

Là, il repart et ça dure une éternité. Le pire, on sent que notre brasserie s’éloigne et qu’on sera pas à l’heure pour se taper une bière et un barbecue. On espère, on se dit : “Oh, il va nous laisser, on est sympa”.  Que dalle, il revient un quart d’heure plus tard. 195 $ dans nos gueules pour un dépassement de moins de 10 miles à l’heure dans une zone à 25.

  • “Conduisez prudemment”
  • “Oui M. l’agent” (dents serrées)

On finit par arriver à notre brasserie, la Tonopah Brewing, huit minutes avant fermeture. Delphine, persuasive, obtient qu’on soit servis. A peine la commande passée (brisket sous deux formes), qu’un motard qui venait de quitter le bar se vautre en plein milieu de la rue avec sa bécane. Il est pas bien, a sûrement fait un malaise, son pote n’arrive pas à redresser la moto. Du coup, JP va l’aider. En deux minutes, les flics sont là (quatre bagnoles pour un malaise quand même) et en 10 minutes, c’est l’ambulance. Nous, on en peut plus, on mange sous les lumières des voitures de police.

 

 

Notre hôtel du soir, l’historique Mizpah, nous attend. La devanture est sympa, le lobby superbement décoré et l’ascenseur d’époque. La chambre n’est pas immense mais agréable et il en existe avec des “wagonbeds”. A tester ! Ah, et on oubliait, c’est l’un des hôtels les plus hantés des Etats-Unis. On vous raconte ça demain.

 

 

  • Notre hébergement : Mizpah HotelTonopah. Note : 8/10. Historique et hanté ! A voir absolument car l’intérieur est sublime. Voir et réserver
  • Notre resto : Tonopah Brewing Company, Tonopah. Note : 7/10. Une brasserie qui fait du barbecue, on vote oui. Cornholes à l’extérieur, banquettes rouges à l’intérieur.
  • Nos visites : Gold & Silver Pawn Shop, Premium Outlets North, Seven Magic Mountains, Red Rock Canyon à Las Vegas, Area 51 Alien Center à Amargosa Valley, Angels Ladies Brothel et son avion à Beatty, Gold Point Ghost Town 

 

 

 

 

 

Jour 7 – Vendredi 23/08/19. Lost de Tonopah à Pioche

 

Le Nevada a deux facettes. Celle, brillante, tentaculaire, bruyante, de Las Vegas, la plus connue des roadtrippers. Mais Sin City ne couvre qu’une infime partie du territoire. Le reste du Nevada est essentiellement désertique, jalonnée de villes fantôme, de lignes droites, de lieux d’exception et de cités qui ont parfois l’allure de truck-stops mais qui ont plus à offrir.

Aujourd’hui, c’est cette facette que nous avons recommencé à explorer. Mais coffee first. La journée a bien commencé avec un bon petit déjeuner au restaurant du Mizpah à Tonopah : omelette et french toasts. On découvre l’hôtel de jour, dont les parties communes font bien flipper. D’ailleurs, Delphine n’a pas dormi sur ses deux oreilles. On monte aussi au cinquième, là où la dame en rouge, le fantôme des lieux, a été assassinée.

 

 

Il est 9h15, on décolle. Un peu courts la veille, nous avons fait un demi-tour d’une demi-heure pour revenir à Goldfield. Cette ville minière est un petit bijou. On a débuté par l’International Car Forest, un cimetière de voitures et de bus graffés, plantés à la manière (en plus anarchique) du Cadillac Ranch d’Amarillo (Texas). C’est décalé et très très photogénique. On laisse notre signature, quelques stickers et on profite du lieu absolument seuls.

 

 

Dans la même ville, on poursuit par le Goldfield Historic District : vieux bâtiments, locomotive, wagons, vieilles caisses et le Santa Fe Saloon (925 N 5th Ave), plus vieil établissement du Nevada. Malheureusement, il n’ouvre qu’à 14 heures. Tant pis pour la bière, on retourne sur Main Street, où les opportunités de photos sont légion : Goldfield Hotel, garage, Fire Department et des voitures surdécorées à côté d’un magasin. Royal. Notre visite de Goldfield s’achève par le cimetière, un peu au nord. Cimetière historique, très beau et bien organisé. Sur certaines tombes, on peut voir les raisons de la mort « shot by shérif » ou encore « Homme inconnu. Mort après avoir avalé de la pâte à papier ». Cette tombe se trouve au fond à gauche du cimetière (sud-ouest). Pour la trouver, il faut prendre la petite route qui longe sur la gauche le secteur d’Elk’s Rest.

 

 

La chaleur devient dure à supporter. Nous remontons dans le carrosse pour retourner à Tonopah. Sans excès de vitesse cette fois. Quelques magasins en ville, un plein d’essence (il faut faire attention dans ces coins, il y a parfois 150 ou 200 km entre deux stations) et nous atterrissons au Clown Motel (521 N Main St, Tonopah). L’établissement est mythique pour les amateurs de bizarre. Un motel sur le thème des clowns, juste à côté du vieux cimetière de Tonopah. Il y a de quoi flipper.  On prend quelques photos avant de passer à l’accueil. Eym, le proprio, engage de suite la conversation. Indien, il arrive de Las Vegas et a racheté le motel il y a trois mois. « L’ancienne proprio voulait seulement vendre à quelqu’un qui aimait les clowns. Et j’adore ! ».

Il nous parle des travaux qu’il a engagé (la peinture, une nouvelle figurine géante, des portrait de célébrités clownisés dans les chambres…) et de son ambition de devenir un « landmark » à Tonopah. Il évoque un film qui a été tourné ici au scénario nébuleux (on va regarder et on vous dit). Ça se finit avec un nez rouge et des photos souvenirs. On n’oublie pas et la prochaine fois, on viendra dormir au Clown.

 

 

Stop, il faut filer. On prend la route de Warm Springs et là, encore des flics en travers de la route. La voiture zigzague et s’arrête à notre hauteur. Qu’est-ce qu’on a encore fait ? « Il faut vous mettre de côté, un immense convoi arrive ». Ouf, rien de grave. Deux autres voitures passent et un cop nous fait la discussion. Sympa.

 

 

A Warm Springs, on connaît déjà. Deux bâtiments en ruines et des hot springs interdits (mais où l’on trouve des baigneurs). Warm Springs, c’est le point d’entrée de la 375, la route des extraterrestres, qui longe la zone 51. En soi, la route est longue et ennuyeuse mais il y a ce petit village au milieu, Rachel, un haut lieu pour les fans d’aliens. Déjà, on y trouve le panneau « Extraterrestrial Highway » (et maintenant deux stickers Lost). Ensuite, car il abrite le Little A’le’inn (9631 Old Mill Rd, Rachel), un bar resto motel mythique. On le voit dans le film « Paul », il a abrité les équipes d’indépendance Day (qui ont donné au bar une capsule temporelle qui est devant l’établissement – ouverture en 2050). On s’arrête pour manger un bout et notamment leur Alien Burger. Correct et abordable. Le service un peu douteux par contre. On s’est demandé si le mec allait pas se transformer en E.T. quand on s’est retrouvés seuls…

 

 

Toujours sur la même route, un peu plus loin, on trouve la « Black Mailbox » (Mail Box Rd, Alamo), une boîte aux lettres importante pour les observateurs d’aliens. Il se murmure qu’elle permettrait de communiquer avec les aliens. Alors, elle est remplie d’objets, de petites offrandes. On y laisse deux bonbons lifesavers verts et des allumettes du Planet Hollywood. Cadeau les mecs.

 

 

On arrive à la fin de la route ou l’Alien Research Center domine la vallée avec son alien géant. On bifurque vers Caliente, mignonne bourgade avant d’arriver à Pioche avant le coucher du soleil.

La petite ville minière est l’un de nos coups de coeur de notre roadtrip 2015. Isolée, elle a gardé un charme fou. Un ou deux hôtels, un casino-saloon, l’Overland (662 Main St, Pioche), deux restos, et le boot hill cemetery (Comstock Rd), où l’on va faire un tour au coucher du soleil, alors que les cerfs-mulets sont de sortie. Ils nous manquaient ceux-là… Des tombes alignées avec une santiag sur chacune. L’histoire ? Dans les années 1870, quand Pioche se créée, il se dit que 72 hommes sont partis de mort violente et ont été enterrés avec leurs boots, et ce avant même qu’un seul homme ne décède de causes naturelles. Certaines de ces tombes sont encore là.

 

 

On mange un bout à l’historic Silver Café dans une climatisation à la limite du supportable. On fait vite: le seul resto ouvert ferme à 20 heures ! Mais la bouffe est ok. Légumes et soirée prime rib (gros steak genre rosbif). On traverse la rue pour rejoindre notre hôtel, l’Overland. Une quinzaine de chambres à thème décorées avec grand soin. La nôtre est l’Anasazi, charmante. Mais comment résister au saloon pour écrire ces lignes.

Ambiance Americana assurée. Ca parle fort, ça joue au billard, la country résonne, les chasseurs préparent le week-end sous les têtes d’animaux empaillés….

 

 

  • Notre hébergement : Overland Saloon and Hotel, Pioche. Note : 8/10. Chambres mignonnes comme tout dans un hôtel historique de Pioche. Impec
  • Nos restos : Little A’le’Inn, Rachel. Note : 6/10. Pour le décor, le lieu au milieu de nulle part. La bouffe est quelconque mais peu chère. Historic Silver Café, Pioche. Note : 7/10. Difficile de manger après 19h30 à Pioche, merci au Silver qui ferme à 20 heures. Bon rapport qualité/prix. Point négatifs : clim horrible et pas de bière.
  • Visites : Goldfield (International Car Forest, Goldfield Hotel, Goldfield Historic District, main street, cimetière), Tonopah (Clown Motel, cimetière), Warm Springs, Rachel (Little A’le’Inn), Caliente, Pioche (Boothill Cemetery, Overland Saloon, main st)

 

 

 

Jour 8 – Samedi 24/08/29. Lost de Pioche à Wendover (Utah)

 

Dernier jour dans le Nevada (snif). C’est sûr qu’on y reviendra, comme on est justement revenu à Pioche (à prononcer quasi comme en français) qu’on quitte au petit matin. Même un samedi, il n’y a pas grand monde en ville… A part des « bancs » de sauterelles qui s’envolent comme des papillons.

 

 

On refait un tour de ville, le plein, et on reprend la route. Direction Cathedral Gorge, un state park à une vingtaine de minutes de là. Un paysage surprenant, qui n’est pas sans rassembler aux Badlands du Dakota du Sud et, pour le côté ludique, à Goblin Valley (Utah). On commence par un arrêt pour une vue panoramique sur le parc (des randos partent d’ici) puis on prend la boucle en voiture. L’entrée est de 5 dollars par véhicule.

Il y a plusieurs arrêts et points de vue au programme. On se gare et on se lance dans les formations rocheuses. Un petit labyrinthe, très étroit par endroits, hyper photogénique. En plus, on est souvent à l’ombre entre les roches. On y passe un chouette moment. Pas d’animaux en vue, il fait bien trop chaud…

 

 

C’est l’heure de prendre la route d’un autre parc, qu’on connaît déjà celui-là : Great Basin, parc national. On emprunte pour ce faire un bout de la 50, la fameuse « Loneliest road », qui traverse le Nevada de Carson City à Baker (point d’entrée du parc). Elle est très belle, et c’est vrai qu’il n’y a pas foule (d’ailleurs on s’est dit que c’est souvent le cas ces jours ci; même en ces hautes périodes touristiques).

A 13 heures, nous voilà au Visitor center. Le temps de tchatcher avec les rangers et de découvrir le chouette gift-shop, vraiment bien rempli. Ils ont des produits de plus en plus « underground » les NP, il y a de chouettes cartes postales et des trucs tops. On décide de casser une petite croûte à l’autre visitor center, celui des Lehman caves, juste à côté. Ces grottes ne se visitent qu’avec un guide (réservation conseillée). Jolie surprise : un petit diner qui sert des produits locaux et très frais (servis par une miss de 11 ans très appliquée). On prend une salade et un hot-dog, arrosés d’une… bière Great Basin.

 

 

On traverse ensuite le parc, en voiture. Plusieurs arrêts (Mather Point, etc) jusqu’au parking des trails, au pied de l’impressionant Wheeler Peak (3900m). La dernière fois, on avait pas mal marché pour aller voir les lacs (Stella et Teresa); cette fois, on veut aller voir les pins bristlecone. On marche bien 4 kilomètres par une température agréable sur un sentier très caillouteux. Avec l’altitude, plus de 3000m, il faut monter à son rythme et bien s’hydrater. Finalement, les voilà les bristelcone….

 

 

17h30, il est temps de repartir. Heure du Nevada, car ce soir on dort en Utah et on perdra une heure… On s’arrête de nouveau à la toute petite Baker. Delphine a repéré des mangeoires à hummingbirds, ses chouchous. Et ça marche : une nuée de colibris tournoie autour du motel « Elm’s rest ». Quelle grâce, comme ils nous ont manqué. Selon les années, on n’en voit pas/plus forcément…

 

 

Direction Ely, une ville qu’on connaît déjà pour y avoir dormi lors de notre dernier passage dans le secteur. Le mythique hôtel-casino Nevada et son cowboy clignotant sont toujours là mais OMG : Un Denny’s a ouvert dedans?! On refait aussi une petite tournée nostalgique tandis que le ciel rosit (ne manquez pas le cinéma, Central Theater, vintage à souhait). Le Prospector Hotel & Casino aussi, tout rose et pimpant !

 

 

Nouveau plein, « sip » de Mountain Dew en place, nous voilà prêts pour ce qui est certainement la plus longue ligne droite du roadtrip (et pourtant il y en a déjà eu), 1h45 jusqu’à Wendover. On voulait dormir à West Wendover, côté Nevada, mais c’est samedi soir et tout était complet dans les hôtels-casinos qui peuplent quasiment à eux seuls la ville. Ou très cher : plus de 200 dollars la chambre ! Même à Vegas, ils n’osent pas

On a donc réservé au Motel 6 côté Utah, à Wendover. JP est intrigué par une poudre blanche partout autour de l’hôtel. Finalement, après quelques minutes, le déclic : c’est le sel ramené par les voitures qui vont faire les fofolles sur le lac salé, à quelques kilomètres de là.

Pour manger, on a repéré le Peppermill qui a un resto 24/24, la Cafe Milano. Le casino est bondé, plein d’animation. On se souvient d’une de nos dernière expériences dans une ville casino de frontière, à Jackpot. C’était juste l’ennui mortel là-bas ! Là, c’est festif, les machines tournent à fond, les joueurs de poker sont à table… On prend place au Cafe Milano pour une expérience douloureuse. La carte est ok, la bouffe aussi (mais sans éclat). Probablement la malédiction de la salade. Par contre, le service, Mamamia. Ils ont oublié notre bon, et on a vu 15 personnes arrivées après nous être servies avant. Et puis la vanne de la deuxième bière. Elle a mis 20 minutes à venir car la serveuse, moins de 21 ans, n’avait pas le droit de commander de l’alcool. La cata… Vite, direction le Motel 6 pour dormir.

 

 

  • Notre hébergement : Motel 6, Wendover (Utah). Note : 5/10. C’était complet et/ou très cher cette fois, mais on peut aussi dormir dans les hôtels casinos du côté Nevada (Peppermill etc). L’accueil était ok. Voir ou réserver 
  • Nos restos Great Basin café . Note : 8/10. Dans le visitor center de Great Basin Lehman Caves, un petit resto à un bon niveau. Cafe Milano. Note : 5/10. Ca a le mérite d’exister. Pour le reste, pire service ever
  • Visites : Cathedral Gorge SP, Great Basin NP, Ely, Wendover

 

 

 

 

Jour 9 – Dimanche 25/08/29. Lost de Wendover à Garden City

 

Drôle de ville que Wendover. A l’est, Wendover, Utah, un alignement de motels sans charme. A l’ouest, dès la frontière passée (elle est marquée au sol), déluge de lumières et débauche de strass. Côté Nevada, West Wendover, comme toute bonne ville frontière qui se respecte (Stateline, Jackpot, Laughlin, Amargosa…) , abrite quelques casinos comme le Peppermill, le Red Garter, le Montego Bay ou le Nugget.

 

 

Au bout de la ville, la statue géante de Wendover Will veille. Pour nous, le réveil n’a pas été facile puisqu’on a perdu une heure dans la bataille. Les Américains nous étonnent toujours. Il est 8h45, nous sommes dimanche et il n’y a plus un chat sur le parking. Hormis trois motards qui nous font profiter de leur conversation pendant une heure.

On fait le plein, Delphine trouve un chapeau et on part, décidés à arriver assez tôt à Garden City, notre prochaine nuit. Sauf que, comme toujours, on traîne. On arrive très vite à Bonneville Salt Flats Speedway, la mythique étendue de sel sur laquelle se déroulent de nombreuses courses. C’est un lieu prisé pour les tentatives de records de vitesse. D’ailleurs, ce matin, il y a une course de moto. Un monsieur nous demande 25 $ si on veut rouler sur le salar et aller voir la course. Non, merci, on a déjà fait ça ailleurs (Alvord Desert, Oregon, par exemple), on va juste marcher un peu. Sachez que normalement, vous pouvez y accéder sans souci et sans $$.

 

 

Une fois qu’on a bien fait les cons dans le sel, on reprend la route direction Salt Lake City. Le soleil tape fort à l’approche du lac salé. D’ailleurs, il fera entre 90 et 95 toute la journée (32 et 35). L’arrêt suivant nous amène au Great Saltair, une célèbre salle de concert face au lac (à Magna). Le Great Saltair existe et revit depuis 1893. D’abord Coney Island de l’ouest (regardez les vieilles photos, le lieu était sublime) puis parc d’attraction, il a brûlé plusieurs fois et a changé d’emplacement. Le troisième Saltair est donc une salle de concert, pas franchement gracieuse, mais plutôt sympa à voir. Et la vue sur le lac y est vraiment bien.

 

 

Nous voilà à Salt Lake City. On a passé le trajet à choisir dans quelle brasserie nous allions nous régaler. Et nous avons jeté notre dévolu sur Red Rock Brewing. C’est beau, bon (la carte est assez intéressante), il y a de l’ambiance et la bière glisse toute seule. JP fait une tentative culinaire : bratwurst et brie. Il fallait oser. Déjà visité en 2015, SLC n’est pas trop la tasse de thé de JP. Un peu trop propret, trop droit. Delphine a plus envie de découvrir la ville en profondeur. Ce sera pour une autre fois, l’Utah étant très central.

 

 

On prend la route du nord, en faisant un détour par Huntsville, au bord du Pineview Reservoir, pour aller voir le Shooting Star Saloon, le plus vieux saloon de l’état, ouvert depuis 1879. Puis retour à Ogden puis Logan. De là, nous prenons le très beau Logan Canyon (89) pour arriver, alors que le soleil se couche, sur les hauteurs de Garden City. La vue sur le Bear Lake, que nous retrouvons quatre ans après est à couper le souffle. On nous attend à notre hébergement, le Conestoga Ranch. Et on avait réservé un pépite, un chariot western. L’endroit est vraiment sympa avec des blocs sanitaires, des roulottes en rond et des emplacements pour les feux de camp, qui sont allumés à la demande par l’équipe.

 

 

 

Après un mini-tour en ville, on décide de manger au restaurant du domaine, le Campfire. Cadre magnifique et nourriture au rendez-vous (pizza au feu de bois, salades, burger wagyu…), le tout arrosé de bière locale. Alors qu’on prévoyait de se taper un milk-shake à la framboise demain à l’ouverture des restaurants (Garden City est la capitale mondiiiiiiiiale – au moins – du raspberry milkshake), Delphine a le génie de demande s’ils en ont. Victoire, délicieuse victoire, slurp victoire même. C’était trop bon.

 

 

On finit notre installation dans la roulotte avant de profiter du feu de camps. Photos de nuit puis smores, vous savez ce combo biscuit-chocolat-marshmallow chaud. A l’accueil, ils nous avaient offert un kit à smores, on allait l’honorer. Dans la roulotte, il fait frais et on s’attend à avoir 3 à 5 degrés dans la nuit. Rafraîchissant.

 

 

  • Notre hébergement : Conestoga Ranch, Garden City (Utah). Note : 8/10. A quelques centaines de mètres du Bear Lake, un ensemble de tentes, roulottes… Le ciel y est magnifique.  Voir ou réserver 
  • Nos restos Red Rock Brewing, Salt Lake City. Note : 8/10. Brasserie d’un excellent niveau. Tout fonctionne. Campfire, Garden City. Note : 8/10. Le cadre, la nourriture, la proximité de notre roulotte… et ce shake à la framboise. 
  • Visites : Bonneville Salt Flats, Magma (The Great Saltair), Logan Canyon, Bear Lake

 

 

Jour 10 – Lundi 26/08/29. Lost de Garden City à Moran via le Grand Teton – 1re partie

 

Finalement, cette roulotte, c’était plus que pas mal. Bon, il a fallu chauffer sévèrement l’endroit pour survivre. Mais la nuit a été réparatrice, tout comme le café de l’accueil. Il est 8 heures, l’herbe est humide et le gars qui nous a accueilli hier nous sort : “Vous avez pas vu les wapitis ce matin ? Ils étaient autour de ces roulottes”. “Ah ouais… (tu pouvais pas fermer ta gueule ?!)”. 

 

 

Bref, on prend une douche fissa dans le bloc sanitaire, on fait une caresse aux chevaux, avant de décoller de Garden City. Cap sur la rive sud du Bear Lake d’abord avec quelques jolies vues. En revanche, 15 $ pour Rendezvous Beach, pour claquer quelques photos, c’est niet. On remonte jusqu’à Garden City où les pizzérias, restaurants (qui ont l’air cool) et les vendeur de shakes à la framboise sont alignés. Les maisons sont adorable et on sent ici que les gens savent vivre. Puis, nous voilà à North Beach, comme il y a quelques années. La plage y est aussi payante et nous préférons claquer une photo avant de prendre la route de Paris. Paris, Idaho !

 

 

 

C’est l’un des points d’entrée du Bear Lake Wildlife Refuge. Zone humide naturelle où l’on croise des canards, des oiseaux, des “cranes”, des ibis… Rien de grandiose. En revanche, les paysages sont sublimes. De Paris, nous sautons vers Montpelier (un seul l), lieu d’un casse de Butch Cassidy et sa bande. Il y a aussi en entrée de ville une statue du vieux Ephraim, grizzly légendaire dans le secteur. Abattu par un chasseur, il mesurait 3 mètres debout. Comme la statue.

 

 

Après Paris, Montpelier, voici Geneva puis Afton, où l’on trouve la plus grande arche en bois de cerf (au monde bien sûr !). Comme celles de Jackson Hole (sur Town Square) mais en plus grande. Justement, Jackson est notre prochain arrêt. La ville chic est le point d’entrée du Grand Teton. Cette année, nous n’y dormons pas… mais on y fait nos courses. Chez Albertsons, un supermarché qu’on aime bien, malgré des prix un peu élevés. On craque même pour des sushis. Un sac de glace dans la glacière et direction Grand Teton…

 

 

 

La suite :

Merci à Carigami et Chapka Assurances pour leur soutien

18 responses à “Roadtrip de miel en live #1 : de Los Angeles aux portes du Yellowstone

  1. Magnifique blog ! Après 12 voyages aux States dont un cet été (Colorado Wyoming Dakota du Sud Montana Idaho) en moto nous pensons déjà repartir 😉
    Bien écrit … pas de fautes … et vous partagez admirablement bien votre passion US 🇱🇷

    1. Merci Francesca ! C’est très gentil. Malheureusement, on fait encore des fautes, parfois sous l’effet de la fatigue quand nous écrivons sur la route. Mais on essaie de se rattraper ensuite 😉
      Bonne soirée

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