Route 66 : grandeur, décadence et renaissance

La Route 66 est la route la plus mythique des Etats-Unis, et parmi les plus légendaires du monde. On l’appelle « the Mother Road » (« la mère de toutes les routes », c’est Steinbeck qui l’a trouvé celui-là), « Main street of America » (« la rue principale de l’Amérique »), « la route magique » et par tout un tas d’autres noms évocateurs… C’est la route de tous les superlatifs.

Elle traverse huit états (Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Californie), trois fuseaux horaires, tous les paysages (déserts, montagnes, grandes prairies entre les Grands Lacs et l’Océan Pacifique et franchit même le Continental divide, la ligne de partage des eaux) sur plus de 3500 kilomètres (le tracé historique était de 3939 et a été réduit à 3665 en 1937).

 

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> Pourquoi la Route 66 s’appelle Route 66 ? 

> #1 Notre Route 66 en Illinois, au Missouri, au Kansas et en Oklahoma

> #2 Notre Route 66 au Texas

> #3 : notre route 66 au Nouveau-Mexique

> #4 : notre route 66 en Arizona

> #5 : notre route 66 en Californie

> #6 : 10 indices qui prouvent que vous êtes sur la Route 66

> #7 : Cars, une ode animée à la Route 66

> #8 : Ludo Bonnet, le plus 66ter de nos Roadies

 

La Route 66, le mythe américain

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Célébrée dans des dizaines de chansons, films, livres, elle n’existe en réalité plus officiellement. Déclassée en 1985, elle est aujourd’hui un peu difficile à suivre : certains tronçons ont été remplacés par des autoroutes (les Interstates), d’autres sont fermés, d’autres impraticables, quand ils ne sont pas tout bonnement rayés de la carte. Il reste quand même encore plus de 80 % de son tracé originel.

Il y a encore deux siècles, c’était presque impossible de traverser les Etats-Unis, cette immense contrée, cet état-continent. Le premier à avoir relié les deux océans a été le train : le premier chemin de fer transcontinental a été inauguré à la fin des années 1860. Tandis que le début des années 1900 voyait la naissance de la voiture (avec Ford), 1916 entrapercevait celle d’une politique de transport à l’échelle globale du territoire, initiée par le président des Etats-Unis, Woodrow Wilson : il fallait une route transcontinentale.

 

 

Ce serait la première du monde. Le projet est confié à Cyrus Avery, un natif de l’Oklahoma. Cette précision a son importance, parce qu’elle a vraisemblablement joué un rôle de premier plan dans le tracé : la « logique » aurait voulu que la future 66 ne passe pas par l’Oklahoma pour relier Chicago et Los Angeles mais traverse tout le Kansas (au final, ce dernier état a tout de même récupéré des miettes d’une vingtaine de kilomètres, contre plus de 500 en Oklahoma !).

 

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Une vieille dame de 90 ans en 2016

La Route 66 naît officiellement en 1926, le 11 novembre. On vous raconte pourquoi elle s’appelle comme ça ici. Son tracé suit grossièrement celui de l’ancien chemin de fer. La recouvrir d’asphalte a pris du temps, un travail progressif (et inégal selon les portions) qui s’est achevé en 1938. En 1929, la Grande Dépression éclate et retarde le chantier. Des milliers de personnes l’empruntent pourtant pour rejoindre l’ouest, la Californie et l’espoir d’une vie meilleure, suivies, dans les années 1930, par les victimes du Dust Bowl (grande vague de sécheresse) en Oklahoma, qui migrent à pied à la recherche de nourriture. Puis par les hippies dans les années 1960-70, en quête de flower power du côté de San Francisco.

 

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Il faudra attendre la fin de la Deuxième Guerre mondiale pour que la 66 voie déferler les foules : les Américains découvrent la voiture, y sont accros, mais aussi les vacances… C’est le baby-boom, et toute une nouvelle génération que les commerces des bords de 66 essayent d’attirer avec des publicités toujours plus énormes (les muffler-men, les panneaux-décompte de kilomètres, les enseignes géantes et clignotantes…). Il faut occuper les automobilistes : on multiplie ces panneaux, on construit et on ouvre des attractions (baleine géante, visite de grottes, dinosaures géants…). Dans les soda fountains, la glace fond gaiement au fond du Coca Cola. On va à Disneyland, au Grand Canyon… mais les vacances commencent déjà sur la route! Où tout ne coûte que quelque cents et où le café est offert.

 

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Cette frénésie, record dans les années 1950, dura plusieurs décennies malgré de nouveaux tracés et réalignements (le plus important en 1937). Mais la 66 était aussi dangereuse et connut son lot d’accidents mortels, ce qui aurait précipité sa fin, avec l’arrivée inéluctable des Interstates (décidés dès les années 1950 par Eisenhower), des autoroutes plus rapides (sur le modèle allemand notamment).

 

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1985, la fin d’une époque

Après avoir été petit à petit coupée ou remplacée par tronçons, la Mother Road a officiellement été déclassée le 27 juin 1985 (la dernière partie à Williams, Arizona). Pour la plupart des villes traversées, ce fut un véritable drame : les commerces ont fermé les uns après les autres et certaines ont été définitivement désertées. C’était sans compter sur la ténacité d’une poignée d’irréductibles qui ont tout fait pour la sauver. En tête de ce mouvement : Angel Delgadillo, (« l’Ange de la 66″), le barbier-coiffeur de Seligman, en Arizona, qui a fédéré ses homologues tout au long du tracé et lancé un mouvement de conservation dès les années 1990.

Ça a marché. Grâce à leur volonté, leurs efforts, des aides de l’Etat qui ont suivi mais aussi à la nostalgie que nous évoque à tous la Route mère, elle a continué d’exister, comme itinéraire touristique à part entière (pour ne pas dire pèlerinage). On la trouve désormais sous le nom d’« Historic (Route) 66″.

 

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Elle renaît de ses cendres

Elle est étroitement liée à la mythologie et à la culture de la voiture aux Etats-Unis : ils font tout avec ! Le drive-in (au fast-food comme au cinéma) est élevé au rang d’institution, plus encore au bord de la 66. Et évoque, plus globalement, tout un symbole de liberté. Quand on nous dit « Route 66″, on pense cowboys, Indiens, hors-la-loi, diners au carrelage noir et blanc où les serveuses portent un uniforme fifties, musique sortie tout droit d’un vieux jukebox, panneaux Burma Shave dont les slogans littéraires défilent le long de la route, trading-posts où l’on trouve tout et n’importe quoi, panneaux de motels vintage à souhait, grands personnages, roadside attractions démentes (ou défraîchies)…

 

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Chaque état, chaque localité décline cet héritage à sa façon. Toutes ne sont pas aussi attachantes. La Route 66 est (re)devenue très touristique (pas dans tous les secteurs) et il peut y avoir foule à certaines périodes, mais elle a gardé une âme, un vrai côté authentique. Comme à la grande époque (et à l’exception des grandes villes et des états de départ/arrivée), on peut en général toujours y dormir, manger ou ramener des souvenirs pour une bouchée de pain (en tout cas moins cher qu’ailleurs).

 

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On ne l’a jamais faite d’une traite comme aiment le faire beaucoup de voyageurs, en particulier à moto. C’est un choix : on n’avait pas envie de rester sur une route, aussi mythique soit-elle. On a toujours préféré les itinéraires détournés. Mais ça ne nous a pas empêchés de retourner, à chaque roadtrip, sur la Mother Road. On a souvent aimé voire adoré ça. Moi (Delphine) beaucoup plus que Jean-Philippe, ça ne s’explique pas. Après six gros roadtrips, on peut dire qu’on en a parcouru une grosse majorité. On a fait le départ à Chicago (sans trouver le panneau historique qui disparaît sans cesse), parcouru son tracé à travers le Texas, puis le Nouveau-Mexique, écumé l’Arizona (notre chouchou) jusqu’à la fin, en Californie.

 

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On a mis du temps à s’atteler à la tâche de la rédaction face à un tel monument. J’en ai « mangé » plusieurs mois d’affilée (LOL). Je n’en suis que plus fan. Pour fêter les 90 ans de la grande dame (de son ouverture en novembre 1926), on vous a préparé un dossier spécial, en plusieurs volets, à suivre tous les dimanches. On vous a concocté « notre » itinéraire de la 66, avec les endroits qu’on y a préférés (de ceux où l’on s’est arrêtés bien sûr, mais aussi ceux qui nous paraissent incontournables et/ou qui sont listés, prêts pour nos futurs roadtrips), d’Est en Ouest, dans le sens historique. C’est une sélection, qui n’a rien d’exhaustif : il y a des milliers de choses (petites et grandes) à voir tout au long du parcours, et ce serait triste de ne pas vous laisser faire vos propres découvertes. Ready ? Get your kicks on !

 

 

 

 

Pour se mettre dans l’ambiance 66

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La Mother Road en a inspiré plus d’un, et continue de le faire. Voici les plus célèbres :

  • Musique : l’hymne officiel : « (Get your kicks on) Route 66 » de Bobby Troup, écrite sur la route et reprise une centaine de fois (Nath King Cole, les Rolling Stones, Chuck Berry, Depeche Mode…). Et plusieurs d’Eddy Mitchell (« Sur la Route 66« ). Johnny Hallyday avait également choisi le nom de « Tour 66 » en 2009 pour la tournée-record de ses 66 ans et de ses 50 ans de carrière. A Winslow, une place célèbre avec la chanson « Take it easy » du groupe Eagles. Vous entendrez de la musique fifties partout.

 

 

  • Cinéma : « Les Raisins de la colère
     » (1940), adapté par John Ford, « Easy Rider » (1969) de Peter Fonda, « Bagdad Café » (1987) de Percy Adlon, « Rain Man » (1988) de Barry Levinson, « Thelma & Louise » (1991) de Ridley Scott, « Cars » (2006) des studios Pixar-Disney, « Little miss Sunshine » (2006) de Jonathan Dayton et Valerie Faris. Ces films y ont plus été tournés qu’ils n’en parlent; beaucoup d’autres ont choisi des villes de la 66 comme décor

 

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Do you speak 66 ?

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Petit lexique pour ne pas perdre son latin sur la Mother road :

  • Route 66 : c’est en français, mais prononcez « Wroute sixty-six« 
  • « Googie« , « Doo-wop« …: tous ces mots désignent l’architecture particulière (inspirée de la conquête spatiale) de nombreux motels, panneaux et stations-services, un courant né au XXe siècle à Los Angeles. On parle aussi de « Populuxe« …

 

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  • Pop and mom (business) : désigne les commerces tenus en famille, avec les parents et les enfants. Il y en a encore beaucoup le long de la route (les Delgadillo à Seligman par exemple).
  • Trading-post : ce sont des boutiques de souvenirs (souvent indiens) où l’on trouve de tout : babioles, peaux, vaisselle, artisanat, bijoux… Rien à voir avec les postes de traite où le troc était le mode de commerce appliqué. Il y en a de mythiques, notamment en Arizona

 

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  • Curio shop : le « curio shop » est un peu pareil et se traduit littéralement par « magasin de souvenirs ». Mais par le passé certains ont aussi exposé des attractions et autres curiosités, pour se démarquer

 

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  • Roadside attraction : facile à traduire par « attraction de bord de route ». Typiques de la Route 66, on les trouve un peu partout aux Etats-Unis. Elles avaient/ont pour but d’attirer les automobilistes à un endroit et sont généralement (pour les plus célèbres et « officielles ») indiquées par ce panneau :

 

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  • Diner : les diners sont des restaurants typiques des Etats-Unis et de la 66. Jadis plus ou moins installés dans des bâtiments (wagons, roulottes, préfabriqués…), ils servent généralement les trois repas (surtout le petit-déjeuner), proposent un grand choix de mets, ont un comptoir en aluminium (et ne servent pas tous d’alcool). On y mange généralement pas cher.

 

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  • Road 66 sign : on l’appelle le Route 66 sign ou shield. Cet écusson (présent sur les panneaux, parfois à même la route et sur un nombre impressionnant d’objets dérivés) est mythique. Et déposé.

 

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  • Soda Float : comme les diners (qui ont parfois le leur), il existe des « soda fountains » qui servent du « soda float » (ou ice cream float). Un classique de la 66 : c’est un soda  (Coca Cola, Root beer…) versé sur de la glace (à la vanille, à la fraise, etc…). Spécial.

 

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  • Blue Plate : au menu des diners, vous verrez sûrement un « blue plate ». Rassurez-vous, on ne va rien vous servir de bleu : il s’agit du plat du jour !
  • Corn Dog : c’est une saucisse plantée sur un bâtonnet et enrobée de pâte à frire. Le Cozy dog drive-in de Springfield en revendique l’invention. Mais comme ils sont plusieurs à le faire, ne commandez pas de « corn dog » mais un hot dog sur un bâton, ok ?

 

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  • Drive-In : le drive-in désigne tout commerce où l’on est servi dans sa voiture. Au bord de la 66, il y a des diners, des cinémas…

 

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  • Interstate (highway) : Raccourcies en « I (40 par exemple »), ce sont les autoroutes qui relient les états entre eux et qui ont souvent remplacé la Route 66. Il vous faudra certainement y passer. Sauf rares exceptions, elles ne sont pas payantes.
  • Muffler Men : ces bonshommes géants (« silencieux« ) en fibre de verre, hauts de plusieurs mètres, ne sont pas l’apanage de la Route 66 mais font partie de son imaginaire. Leur rôle était surtout publicitaire, pour attirer l’oeil des automobilistes de loin. Nombreux sont encore en place. Ils font partie du style architectural « canard » (« Big Duck« ) ou « gadget« .

 

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NOS CONSEILS

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Combien de jours pour la traverser ?

Il est communément admis (et c’est souvent la durée proposée par les tour-opérators et voyages organisés) que la Route 66 peut se faire en 15 jours. C’est vrai. Mais si vous voulez vraiment tout voir (et en profiter pour faire quelques détours, les grandes villes, le Grand canyon…), comptez plutôt un bon mois. Ou, comme nous, si vous êtes des voyageurs réguliers aux Etats-Unis, faites la en plusieurs fois, état par état.

 

Les immanquables

Notre état préféré (en termes de 66) est l’Arizona. Nos chouchous au fil du tracé (certains renvoient à nos fiches) :

  • Illinois : le départ à Chicago, les muffler-men d’Illinois, la route en briques rouges d’origine à Auburn, le Henry’s rabbit ranch (un élevage de lapins so 66) à Staunton
  • Missouri : le cinéma drive-in légendaire et toujours ouvert de Carthage
  • Kansas : le café du « vrai » Martin de Cars à Galena, le « Cars on the Route 66« 
  • Oklahoma : la baleine bleue géante de Catoosa, le musée de Clinton (réputé le meilleur de toute la route)
  • Texas : la mythique station Conoco de Shamrock (Tower station and U-Drop inn Café & motel), Amarillo (son steak géant à manger en une heure et le Cadillac ranch), Glenrio (« vraie » ville-fantôme)

 

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Le budget

Hors Californie et Illinois, la Route 66 n’est pas particulièrement chère. Il est possible de trouver des motels qui facturent la nuit entre une trentaine et une cinquantaine de dollars (certains ont toujours des chambres familiales) et des diners où le menu ne dépasse pas les 10 dollars. Attention à l’essence, qui peut y être chère (clin d’oeil au Roy’s Cafe & motel, l’essence la plus chère qu’on ait jamais vue). Mieux vaut parfois faire un crochet par l’Interstate pour se ravitailler. De nombreux musées et attractions sont gratuits.

 

Quand y aller ?

C’est en été qu’il y a le plus de monde sur la Route 66 (juillet et août) et les prix peuvent flamber. Evitez le plein été (il peut aussi faire une chaleur insupportable dans les parties désertiques) mais aussi le plein hiver (pas mal de sites ferment pour l’hiver, entre fin novembre et avril, ou diminuent leurs horaires d’ouverture, et sont parfois sous la neige). L’idéal semble donc être le printemps et l’automne (de mars à juin et de septembre à octobre).

 

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Road tips

  • Comment la suivre. La Route 66 peut parfois être dure à suivre, en raison des tronçons, des réalignements, des parties fermées… Suivez les panneaux « Historic Route 66 » marrons, rappelez-vous qu’elle suit le tracé du chemin de fer et visez les localités (attention au GPS qui pourrait avoir envie de vous ramener vers l’Interstate).
  • Décalage horaire. Attention, la Route 66 traverse trois fuseaux horaires, ce qui veut dire que vous changerez trois fois d’heure en la parcourant dans son intégralité. Au départ en Illinois (et pour les 5 premiers états jusqu’au Texas), c’est la Central time zone. Disons par exemple qu’il est 10 h du matin. En entrant au Nouveau-Mexique (Tucumcari), on passe à la Mountain time zone (il faut reculer sa montre d’une heure, il est 9 h). On continue ainsi (Arizona) jusqu’à l’entrée en Californie (Needles) où on « perd » une nouvelle fois une heure (il est 8 h). Understood ? Prêtez y attention, on s’est plusieurs fois faits avoir (et on rate vite un dîner ou un musée comme ça).
  • Où voir des écussons sur le sol ? Vous aurez généralement la chance d’en voir au début (et à la fin) de chaque section de l’Historic 66. Par exemple, quand on quitte l’Interstate pour prendre la 66. Surveillez les premiers hectomètres de Mother Road. On en a vus à l’entrée et à la sortie de Williams (Arizona) mais aussi de géantes aux intersections des villes traversées (Winslow par exemple). Ouvrez l’oeil. On en trouve aussi devant des établissements historiques (comme la Cool springs Gas Station).

 

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 Pour aller plus loin

> Pourquoi la Route 66 s’appelle Route 66 ? 

> #2 Notre Route 66 en Illinois, au Missouri, au Kansas et en Oklahoma

> #3 Notre Route 66 au Texas

> #3 : notre route 66 au Nouveau-Mexique

> #4 : notre route 66 en Arizona

> #5 : notre route 66 en Californie

> #6 : 10 indices qui prouvent que vous êtes sur la Route 66

> #7 : Cars, une ode animée à la Route 66

> #8 : Ludo Bonnet, le plus 66ter de nos Roadies

29 responses à “Route 66 : grandeur, décadence et renaissance

  1. Bravo, super article, un vrai régal.
    Je suis passé à Seligman sur la 66 en 2010 et rien qu’à lire votre article et regarder vos photos, j’ai réellement envie d’y retourner…
    Un grand MERCI.

  2. Génial cet article ! Pourquoi pas dans quelques années un road trip route 66 en faisant des petits bouts de cette route mythique ?? Vous m’avez donné envie de le faire !
    Merci !
    A bientôt

  3. Bravo pour cet article. J’ai un petit guide, made in France, sur la road 66 mais votre approche est bien plus intéressante et captivante. Dans un petit mois maintenant, on fera un petit de chemin sur la Mother Road. On pensera bien évidemment à vous.

      1. Entre Albuquerque et Flagstaff.
        Il y a 2 ans, on s’était déjà baladé entre Oatman et Flagstaff et on avait beaucoup aimé le côté rétro-kitch à l’abandon (abandon qui fait d’ailleurs tout son charme car aimerait-on la road 66 si elle était toujours celle des années 50, peut être pas !?)
        Ah, ces américains avec leur côté, j’efface tout et je recommence, ça a quand même du bon pour nos albums photos !

  4. super cet article !!!
    depuis que je suis votre blog , je suis tous les jours dans l’attente d’un nouvel article et à chaque fois je me surprend à le lire du début à la fin . bravo
    à quand des articles sur la floride (ceux que vous avez sont anciens maintenant) , pour ma part je pars en juin en floride pour 16 jours .
    a bientôt pour de nouveaux articles !!!!!!!

    1. Merci Didier, mais tu nous mets un peu la pression. Pas sûr qu’on ait le temps de publier des papiers Floride d’ici ton départ… Mais si tu as des questions sur des coins, n’hésite pas à nous mettre un petit mail :-)

      1. merci c’est super gentil mais pas de pression excessive !!!!!
        je connais déjà la floride pour y avoir été 15 jours en 2014 (2015 c’était l’ouest américain ) mais je suis toujours en quête de nouveau coin, restaurant, attractions, everglades ect…. à faire alors si tu as des conseils je suis vraiment preneur .
        en 2014 j’avais fait avec mes enfants un autotour mais pris par le temps (changement d’hôtel chaque jour ou presque ) nous sommes allés à l’essentiel et du coup pour cette fois-ci nous avons louer une grande maison à JENSEN BEACH au dessus de PALM BEACH et allons prendre le temps de faire les choses de façon plus abouti.

    1. L’Arizona est vraiment la partie la plus dense et l’une des mieux conservées. Mais il y a beaucoup à voir dans les autres et on est très content d’aller en Oklahoma ce printemps par exemple.

  5. Bravo, belle synthèse sur la Mother Road ! Même si il manque ici et là quelques précisions ! (par exemple les USA pratiquent l’heure d’été, sauf l’Arizona ! Et Two Guns n’est plus qu’un champ de ruines, en 2017) Ma section préférée, c’est le Kansas, et oui ! J’aurais aimé que vous parliez de comment aborder l’état d’esprit de cette route, en s’imprégnant de l’histoire et des personnages clé …
    Pour ceux que ça pourrait intéresser, il y a un epage groupe sur Facebook: Route 66 of France.

    1. Merci Jean-Paul pour tes remarques. Pour Two Gunes, même s’il s’agit d’un champ de ruines, il y a encore quelques bâtiments à voir, notamment l’arche du zoo. Quant à l’état d’esprit, oui, c’est une route qui vit de par ses lieux autant que par ses personnages. La moitié d’un voyage sur la 66, ce sont les rencontres.
      Bonne journée et merci pour l’adresse du groupe FB

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