Et si on repartait sur les routes ? Quelques mois après notre longue et épicée balade dans le Sud des Etats-Unis, nous avons prévu un roadtrip plus court (une quinzaine de jours) dans le sud-ouest, entre Arizona, Nouveau-Mexique et Texas.
La nouveauté ? C’est en campervan que nous allons tailler la route. Trois ans après une première expérience, nous retentons le coup, nous, les habitués des motels et SUV, avec Roadsurfer cette fois. Prêts à suivre cette nouvelle aventure ? Retrouvez le programme ici. Et voici ci-dessous le journal de bord en live.
Sommaire
- J1. Lost de Genève à Phoenix... Washington
- J2. Lost de Washington à Phoenix... enfin
- J3. Lost à Tucson (avec saguaros and co)
- J4. Lost de Tucson à Bisbee
- J5. Lost de Bisbee au monument national de Chiricahua
- J6. Lost de Chiricahua (Arizona) à Las Cruces (Nouveau-Mexique)
- J7. Lost de Las Cruces à Marfa (Texas) via White Sands
- J8. Lost de Marfa à Terlingua
- J9. Lost à Terlingua et Big Bend
- J10. Lost à Terlingua et Big Bend (suite)
- J11. Lost de Terlingua aux Monahans Sandhills
- J12. De Monahans à Truth or Consequences (Nouveau-Mexique) via les Carlsbad Caverns
- J13. Lost à Truth or Consequences (et ses eaux magiques)
- J14. Lost de T or C à l'Apache Lake (Arizona)
- J15. Lost un dernier jour de l'Apache Lake à Phoenix
- J16. Lost de Phoenix à... la maison
J1. Lost de Genève à Phoenix… Washington

Jeudi 8/01/25. Ce roadtrip (« Vanuary »), on l’attend trop. Et il va visiblement se mériter ! La France est sous la neige, mais on arrive quand même à être à l’heure à l’aéroport de Genève pour prendre notre premier vol United à 11 h et quelques. Comme dit JP, « ça coule » (« mouais, touche du bois », se dit Delphine).

Et elle avait raison. Dès l’instant où l’on s’assoit dans l’avion, on va enchaîner les m… D’abord, alors qu’on est prêts à décoller, on nous signale un « problème mécanique ». Apparemment, un bouton d’alerte s’est mis à clignoter, ils ont fait venir un mécano, qui a réparé, mais on a finalement dû retourner se garer à la porte d’embarquement pour remettre du carburant.

Mouais, on préfère être en vie mais les explications n’ont pas été super claires. La péripétie dure près de trois bonnes heures avant qu’on finisse par décoller à plus de 14 heures. Au décollage, notre correspondance entre Washington et Phoenix semble « pliée » (même si l’application continuera jusqu’au bout de nous dire que ça passera)…

Après un vol satisfaisant mais usant (avec ces 3 heures de bonus en cabine), on arrive à 16h55 à l’aéroport de Washington. Notre vol pour Phoenix décolle à 17h30, ce n’est pas humainement possible de l’accrocher, même si on passe les douanes en trois minutes (grâce au MPC) et on recheck les bagages en moins de temps. Il nous aura manqué peut-être 20 minutes pour réussir notre coup.
Direction un guichet United. On nous « rebooke » pour le premier vol direct United de demain, à midi, et on nous file des « vouchers » (« bons ») pour une nuit d’hôtel (deux chambres, d’une valeur de 80 euros), 4 coupons nourriture de 15 dollars. Nous essayons de récupérer nos bagages (il ont été checkés) mais « ça prendrait plusieurs heures »… Bon, allons à l’hôtel, l’Hampton Inn & Suites Wash, à quelques minutes en navette privée…

La chance étant décidément avec nous, on comprend mal (il y a deux Hampton Inn) et on se retrouve sur le périph, direction le mauvais hôtel… Une heure improbable avec le chauffeur, Mala Georges, un Egyptien fan de son pays. C’est ironique quand on y pense : on avait prévu de dormir à l’Egyptian Motor Hotel de Phoenix ce soir.

Il nous montre des vidéos Youtube de tous les temples (il est prof de socio là-bas mais a suivi ses enfants à Washington) et nous fait boire des cafés dans l’autre Hampton Inn. On finit par « checker in » dans le bon hôtel à plus de 20 h, « cuits ». Il fait une dizaine de degrés. L’accueil est très sympa (ils doivent avoir l’habitude et c’est quand même bien organisé); on nous file même une brosse à dents. Victoire, car la trousse de toilette est dans nos sacs, restés à l’aéroport.

On se traîne à l’hôtel voisin qui a un resto-pub, l’O’Malley’s (45425 Holiday Park Dr, Sterling). Un bon pretzel et un burger consolent toujours, mais nous mettent aussi le coup final…

Nous prenons encore un peu de temps pour lancer des réclamations. Outre commencer celles à United, il faut annuler l’hôtel qui était prévu ce soir, prévenir le loueur de campervans, faire des photos des justificatifs et croiser les doigts pour ne pas encore perdre un jour supplémentaire, synonyme de nouvelles démarches du genre. On se retournera aussi vers notre assurance voyage, Chapka.

Morale de l’histoire : toujours prendre un peu de lest à l’arrivée et au départ en cas de souci (ce qu’on a fait, mais toujours plus compliqué sur de courts roadtrips), et garder avec soi, dans son bagage à main, les produits de première nécessité (médicaments, crèmes, trucs à grignoter), liste à laquelle on ajoutera sûrement désormais slips et brosses à dents ! Pour les correspondances, visez toujours 2h30 minimum, c’est déjà ça. Tous nos conseils pour réserver un vol pour les Etats-Unis sont à retrouver ici.
Les infos (très) pratiques du jour
- Notre hébergement : Hampton Inn & Suites Washington-Dulles International Airport (22700 Holiday Park Dr, Sterling, Virginie). Note : 6/10. Hotel d’aéroport. Avec tout ce qu’il faut pour les naufragés de l’avion : navette, petit-déjeuner, piscine, grandes chambres et restaurant à 5 minutes à pied. Voir et réserver
- Nos bars et restaurants : O’Malley’s Sterling (45425 Holiday Park Dr, Sterling, Virginie). Note : 7/10. Parfait pour les naufragés d’aéroport. Menu de pub, bière et ambiance tranquille
- Nos visites : l’aéroport de Genève, la cabine de l’avion et l’aéroport de Washington. Grosse journée…















J2. Lost de Washington à Phoenix… enfin

Vendredi 9/01/26. Nuit quelque peu agitée. C’est toujours un peu « lost in the translation » cette bulle « aéroport ». Il nous tarde surtout de lancer enfin le roadtrip. Nous prenons le petit-déj, après avoir géré à nouveau les conséquences du retard d’avion pour la suite. Nous devons envisager plusieurs scénarios, dont l’un impliquant qu’on ne puisse pas récupérer le van aujourd’hui et qu’on doive attendre demain (l’agence de location de Phoenix fermait en même temps que l’arrivée de notre avion). A force d’insister, Roadsurfer nous a trouvé une solution et Russell, le manager, va nous attendre ! Trop cool, on va peut-être retrouver le modjo du roadtrip ?!

A l’aéroport, on refait le point avec United (nos bagages sont bien avec nous ?) et on embarque vers midi. Le vol, de 5 h, se passe super bien, et ça y est, le roadtrip peut commencer.

A Phoenix, on chope les sacs (en deux secondes), on appelle un Uber et nous voilà, avant 17 h, à l’agence de location de Roadsurfer, qui se trouve à une dizaine de minutes de l’aéroport. Nous sommes accueillis par Russell, trop cool. Nous signons la paperasse et faisons connaissance avec notre nouvel ami, un Couple Condo blanc et turquoise, un Ram Travato. Nous vous ferons un focus complet sur ce qu’on peut attendre d’un tel équipement.

Le check-in se fait presque seul, avec un tuto sur téléphone avant le voyage, pour prendre tout de suite le véhicule en main. Let’s ride !

Avant de filer, nous prenons aussi quelques trucs dans le placard communautaire où les Roadsurfeurs laissent leurs restes (ce qu’on fera nous aussi dans deux semaines). Il est 17h45, un superbe coucher de soleil orange est en train de colorer le ciel alors que nous prenons la route, direction Tucson (prononcez toujours « tout-sonnnnne ») où l’on va passer les deux prochaines nuits. Il faut un peu moins de deux heures pour rallier l’autre grande ville de l’Arizona, située au sud-est de Phoenix.

Ayé, on se sent trop heureux. JP maîtrise direct la bestiole (comme toujours) et Delphine commence à faire le lit, ranger les sacs… Nous faisons quand même un petit arrêt photo au Neon Sign Park de Casa Grande, toujours mignon, et nous revoilà à Tucson.

Pour cette première nuit en campervan, pour se lancer, nous voulions un spot simple, dans un lieu « civilisé » (mais bien hors des sentiers battus). C’est ainsi que nous avons choisi, dans la partie sud de la ville (ne vous faites pas avoir, Tucson est très étendue), l’El Pais Motel & Campgrounds (3445 E Benson Hwy, Tucson, voir ici), un motel vintage décoré de plein de vieux objets et voitures, un joli porche…
Karl nous emmène à notre emplacement (équipé d’eau et d’électricité), au milieu des vans vintage (dans lesquels on peut aussi dormir) et nous fait faire le tour du propriétaire. C’est trop chou ! Il a même son foodtruck végan, il y a des soirées films, du café, une grande pièce de vie commune avec cuisine, salle de bain… Tout est finement décoré dans cette atmosphère mid-century adorable. C’est un coup de coeur.

Nous ressortons tout de suite pour aller manger. On a beau être vendredi soir, après 20 h, il y a toujours un risque ! A Tucson, nous avons plein d’adresses sous le coude. N’hésitez pas à demander. Tucson est une destination « foodie » de renom, cité Unesco de la gastronomie, mais on va assurer le coup, comme en pèlerinage, à la brasserie Barrio Brewing (800 E 16th St, Tucson). Excellentes bières, nourriture au top (c’est bien pour ça qu’on y revient). Valeur super sûre.

Nous rentrons ensuite vite au motel finir de s’installer pour la nuit ! C’est notre première, on va sûrement galérer un peu et tout chercher. Mais finalement, c’est assez intuitif. JP trouve comment brancher le van, l’eau, le chauffage et on passe une chouette fin de soirée sous le « patio » décoré de vintageries comme on les adore. Cherry on the cake, il y a même des chats ! Nous avons aussi accès à la « maison », qui a une petite salle de bain qu’on peut utiliser (et une cuisine).

C’est charmant. On rentre se pelotonner dans le lit (franchement confortable). Nous avons amené des petites guirlandes (et oui, une bouillotte!). Goodnight !

Les infos (très) pratiques du jour

- Notre hébergement : El Pais motel and Campground (3445 E Benson Hwy, Tucson). 40$. Note : 7/10. Vraiment top pour un camping urbain. Rattaché à un motel avec jolie pièce commune, une douche, des branchements pour le van. Voir et réserver. Envie de dormir en dur à Tucson ? On vous conseille le McCoy (cliquez ici)
- Nos bars et restaurants : Barrio Brewing (800 E 16th St, Tucson). Note 8/10. Brasserie historique de Tucson et une valeur sûre. Bonnes bières et cuisine réconfortante avec un twist from Arizona.
- Nos visites : aéroport de Phoenix, Casa Grande, Tucson





























J3. Lost à Tucson (avec saguaros and co)

Samedi 10/1/26. Réveil avant le soleil (héhé). Pour notre première nuit dans le van (à qui on cherche un nom), on a super bien dormi. On va prendre le café sous notre super patio; Sofia, la petite chatte d’hier soir, est au rendez-vous, avec son petit grelot (quel amour !!!). Cet endroit est étonnant : on dirait un peu le McCoy (beaucoup plus trendy, où l’on avait dormi la dernière fois) en version hippie vintage. C’est joli, authentique, on est tranquilles…
Il y a une piscine, de vieilles voitures, et pour une prochaine fois, les chambres du motel ont l’air mignonnes (elles sont toutes à thème) et il y a aussi des bus vintages, dont celui d’une tournée de Led Zep. Nous profitons de la salle de bain. L’eau n’est pas hyper chaude, comme la température du matin d’ailleurs, mais on n’a pas encore mis d’eau dans notre campervan, qui a pourtant cette fois douche et toilettes intégrés.

Nous profitons de chaque instant et de ce soleil qu’on avait presque oublié (soupir). Voilà une « happy place » qu’on met tout de suite dans un coin de notre tête pour une prochaine ou les moments difficiles ! Et que Delphine quitte à grands regrets. Nous avons pris une option plus « sauvage » pour ce soir, pour varier les expériences.

Visit Tucson

Ahhh Tucson, on l’adore, on n’arrête pas d’y revenir mais on a toujours du mal à l’apprivoiser, tant elle est étendue (et paraît… déserte, du coup). Nous faisons un premier arrêt du côté du Gaslight Theater (7010 E Broadway Blvd, Tucson), une salle de spectacle très connue à Tucson.
On peut y faire plein de photos souvenirs, y voir une comédie musicale (en ce moment, c’est « La Belle de Tombstone ») et ils ont un « magasin » de costumes, utilisés depuis des décennies dans les shows et principalement à louer. C’est aussi un lieu célèbre pour son diner attenant années 50, le Little Anthony’s diner, une chouette adresse avec une palanquée de véhicules d’époque et rigolos. Dis donc, cette journée part bien ! Ça part mieux que la veille.

Prochain arrêt : un magasin Trader Joe’s. Supermarché faisant la part belle aux produits organiques et healthy, à prix assez doux, encensé par les expatriés et qu’on a fini par adopter aussi quand on a la chance d’en trouver.
Ne riez pas, mais non seulement on va acheter quelques réserves pour le van (café, grignotes, etc), on a des commandes et on va sûrement faire un stock de… totebags, devenus d’un coup hyper à la mode en Europe et en Asie, qu’on achète 4 dollars et qui se revendent à plusieurs zéros sur Ebay (bon comme d’hab, on aura la flemme, mais ils sont pratiques et trendys, ça fera des cadeaux pour les copines….) Leurs produits sont en tout cas assez incroyables. La vendeuse se marre et nous offre un sac collector d’Arizona !

4th avenue

Après une petite terrasse au soleil (à la Crooked Tooth Brewery, qui fait des « bièreyogas » et autres ateliers « poteriebières »), on retourne sur l’historique 4th avenue, qui a plein de petits magasins, des graffs et une ambiance très sympa qui nous avait beaucoup plu lors de notre précédent passage. C’est vraiment un coin à considérer lors de votre visite de Tucson.

Nous nous arrêtons casser une (petite) croûte mexicaine au Yaquesita (500 N 4th Ave, Tucson), en terrasse mais avec un vent de gueux, qui nous a surpris dès le matin. Petits tacos et wraps très efficaces. C’est vrai qu’ici l’offre donne le tournis, mais tout a vraiment du goût.

Downtown

On reprend la route et on se gare au centre, totalement désert et, très drôle, à la place d’un autre van Roadsurfer. Le visitor center a déménagé depuis notre dernière visite dans un magnifique bâtiment (115 N Church Ave #200, Tucson), et JP voulait absolument voir le gift shop du musée d’Arizona (sisi) qui a une nouvelle charte graphique super cool. Des mamies lui vendent un superbe t-shirt et on accélère : oui, on prend le temps, mais on veut absolument trouver notre emplacement de camping de ce soir avant la nuit et si possible voir le coucher de soleil sur les cactus du parc national de Saguaro.

Saguaroland

On entre au Gilbert Ray campground dans les Tucson Mountains recouvertes de saguaros et on trouve notre place. Nous avions choisi (ça nous a pris un teeeemppps!) l’emplacement A 71, qui avait son propre saguaro et était un peu « isolé ». C’est samedi, il y a beaucoup de monde, et notre voisin est… un autre van Roadsurfer! Le parc régional a peu à envier au national : nous sommes entourés de milliers de cactus. Prononcez Sa-oua-rro !

Mission : repérer le bloc toilettes pour la nuit. Puis on repart prendre la Bajada Loop de la partie ouest du Saguaro National Park. Il est 17h passées, le soleil tombe vite, mais nous offre de magnifiques nuances. Et que dire de nos chers saguaros : ils sont magnifiques, plus « dodus » qu’en plein été. On s’amuse à l’un de nos jeux favoris : trouver à quoi il ressemble (ceux-là à un couple qui danse, celui-ci à Shrek, celui-là encore à un high-five…). En bonus, on voit passer un jackrabbit et un coyote.

La nuit tombe tôt et on réfléchit à la suite du programme. Allez, nous allons voir l’un des panneaux iconiques de la ville, qu’on trouve souvent dans les magasins de souvenirs et galeries d’art : le panneau néon cactus, Gateway Saguaro (1437 N Oracle Rd, Tucson), qui marque l’entrée d’un quartier (anciennement) novateur : le Miracle mile. Après quelques détours, on finit par le débusquer (il est chouchou).

Soirée « chez » Sam Hughes

Bon, c’est pas tout ça mais il faut qu’on se pose, qu’on blogue un peu (et que bien sûr qu’on mange). Après mûres (très très mûres) réflexions, on atterrit dans le quartier de Sam-Hughes. On va bosser un peu à la brasserie Borderlands (2500 E 6th St, Tucson), célèbre pour n’être brassée que par des femmes mais qui en ce moment ne sert pas ses propres bières… Le wifi ne marche pas (c’est con, on était là pour ça) et OMG, on avait oublié comment les Américains pouvaient parler FORTTTT.
On va aller manger en face, au Redbird (2515 E 6th St, Tucson), l’un des meilleurs restos (« simple » et « comfort ») de la ville. Accueil génial et régalade : leurs burgers sont vraiment excellents. Abordables aussi sauf qu’il faut ajouter les frites (et nous n’aimons pas cette fourberie).


On roule une petite demi heure pour retrouver notre emplacement. Comme toujours, le désert nous offre un ciel étoilé dont il a le secret…

Les infos (très) pratiques du jour

- Notre hébergement : Gilbert Ray Campground (8451 W McCain Loop, Tucson). 35$. Note : 7/10. Au milieu des saguaros, un emplacement de rêve. Mais la nuit a été difficile à cause du vent. Voir et réserver . Envie de dormir en dur à Tucson ? On vous conseille le McCoy (cliquez ici)
- Nos bars et restaurants : Yaquesita (500 N 4th Ave, Tucson). Note 7/10. Mexicain historique sur 4th avenue. Bonne pioche. Redbird (2515 E 6th St, Tucson). Note : 8/10. Adresse tendance à Tucson. Les burgers sont à tomber.
- Nos visites : Tucson (Gaslight Theater, 4th Avenue, downtown), Saguaro NP West, Tucson Mountains































































































J4. Lost de Tucson à Bisbee

Dimanche 11/01/26. Nous nous réveillons en même temps que le soleil dans le van. Nous avons plutôt bien dormi au milieu des saguaros mais la fête a été gâchée par le vent, qui a soufflé fort et sans interruption toute la nuit et plus encore ce matin (ça fait bouger le camion !).

JP se lance dans un café… On (ré)apprend la « vanlife », tout nous prend un peu de temps ces premiers jours, et on se rend compte que le café soluble qu’on a acheté à Trader Joe’s est déjà creamé et sucré ! Nous essayons de le boire dehors mais avec le vent, c’est compliqué…
Nous n’avons pas encore étudié notre douche/toilettes intégrées au van, alors on fait une petite toilette dans les sanitaires communs de la sortie (pas chauffés brrrr !).

Mission Walmart

A bien réfléchir à la suite du programme, nous allons profiter d’être dans une grande ville, Tucson, encore quelques heures, pour faire des provisions chez notre Walmart préféré. On y va, et on gare le van tranquille sur le parking. Leurs places sont tellement grandes que pour l’instant on n’a jamais eu de souci, c’est aussi « facile » qu’avec une voiture « normale ».
Les rayons sont pleins de trucs de Saint-Valentin archi fous, mais nous on cherche de quoi faire quelques Mac and cheese chauds dans le van, des sandwiches pour pique-niquer ces prochains jours et… des lingettes et du shampoing sec! Delphine s’en fait un direct sur le parking, c’est toujours épatant, à garder pour les roadtrips « traditionnels » aussi.
Mission San Xavier Del Bac

Nous ne pouvions pas quitter complètement Tucson sans y faire un arrêt : la « colombe du désert », la magnifique Mission San Xavier del Bac (1950 W San Xavier Rd, Tucson). Elle est toujours incroyable mais notre « malédiction » des capitoles (toujours en travaux lors de nos derniers roadtrips) semble avoir encore frappé et changé de paroisse. Elle est cachée derrière des échafaudages et un tissu en trompe l’oeil… C’est dimanche et il y a du monde, avec des food-trucks indiens qui servent du fry bread….
Nous reprenons la route… Et pas n’importe laquelle : l’autoroute 19, unique aux Etats-Unis pour être indiquée en… kilomètres (comme chez nous !). Le système métrique avait été instauré en 1980 comme un test quand le pays se posait la question d’un basculement qui, finalement, n’a jamais eu lieu. C’est resté.

Tubac

On s’arrête pour la première fois à Tubac, un petit village à la mexicaine (avec son state park, le Presidio), célèbre pour avoir été la première colonie européenne (un fort militaire espagnol) en Arizona. C’est ici que le premier article a été imprimé ! Depuis, c’est une grande communauté d’artistes, il y a des galeries d’art absolument partout, des restaurants… C’est adorable.
Nous y croisons beaucoup de personnes âgées et de « winterbirds », ces Américains qui vivent dans les régions froides et viennent chercher chaleur et soleil pendant l’hiver. C’est touristique en restant authentique, et il y a des adresses plutôt chouettes….

Surtout, depuis que le soleil nous a rejoints, on « crame » ! Il fait 12-13 degrés, mais au moins le double ressenti en plein soleil ! Agréable.
Nous cherchons où manger, et on jette notre dévolu sur le Tubac Jack’s Restaurant and Saloon (7 Plaza Rd, Tubac). Quelle heureuse surprise ! On s’installe en terrasse et on est pris en charge par l’adorable Gina (qui a la fierté d’avoir donné son nom à la spécialité de la maison, les nachos au green chile et au pulled pork!). On accepte des Bloody Mary (5 dollars, aujourd’hui c’est « Sunday Funday »!) et on partage une assiette de frites au green chile et pulled pork ainsi qu’une salade southwest.
« Le pulled pork est à mourir ! Il est fumé au mesquite » nous incite Gina. Ok ok ! Et c’est vrai, on se régale (y a la dose, pour une note hyper honnête d’une trentaine de dollars). Elle nous lance sur la politique (c’est la première depuis notre arrivée) : un mélange de tourisme en berne, de reconnaissance de « venir quand même » tout en se disant qu’il faut quand même envoyer des signaux au gouvernement…
C’est sur ces bonnes paroles (et les conseils touristique de Jim, le boss) qu’on reprend la route.

On the road, AZ-82

Et quelle route ! On ne l’avait jamais empruntée, mais l’AZ 82 entre Nogales et Tombstone, est juste waouh. Elle serpente, semble être infinie, contourne les montagnes, les rochers rouges… On fait notre premier plein dans une station Love’s, on croise un étonnant autel familial installé dans la roche, puis la mignonne Patagonia, animée par un spectacle d’opéra et sa position de ville-étape sur l’Arizona trail…

Tombstone

Nous arrivons dans la ville western de Tombstone, lieu de la fusillade d’OK Corral mettant aux prises les Earp et Doc Holliday avec le gang des Clanton et McLaury. Un vrai morceau d’histoire du Old West (1881). Pour la visite de la ville, jetez un oeil ici.
Nous arrivons juste à temps pour le coucher du soleil. Les magasins et musées sont fermés, les acteurs des gunfights ont tout rangé, mais ce n’est pas grave. On file au cimetière de Tombstone (pas le célèbre Boothill, où reposent les frères McLaury et Billy Clanton) mais le municipal, pour voir une autre tombe.
La « tombe » en question est en fait une plaque hommage à Val Kilmer, décédé en avril. L’acteur de Top Gun (mais surtout de Tombstone, interprétant Doc Holliday et son fameux « I’m your huckleberry ») n’est pas enterré ici mais son camarade de jeu Kurt Russell lui avait « offert » un emplacement hommage. En retour, Val lui a acheté un terrain avec vue sur le cimetière de Boothill.
Sur la plaque, vous trouverez l’explication de sa présence et les mots « in honor of our huckleberry ». Pour la trouver, allez dans. la deuxième partie du cimetière, celle qui comprend un bâtiment : la tombe se trouve tout au début du demi-cercle.

Sur la route du centre-ville, très endormie, on est loin d’OK Corral !, on croise nos premières « biches » alors que le soleil rosit un dernier coup avant de se coucher.

Nous nous promenons dans la rue principale, E Allen St, avant de faire une pause au magnifique saloon de Big Nose Kate (417 E Allen St, Tombstone) qui en plus d’avoir des « big ass beers » (« taille adulte ahaha »), est un lieu historique. Cet établissement au nom de la compagne de Doc Holliday, une prostituée d’origine hongroise, était à l’époque le Grand Hotel, fréquenté par les Earp et Holliday. C’est aussi ici qu’Ike Clanton et les frères McLaury sont descendus la veille de la célèbre fusillade. Les serveuses ont des corsets comme à l’époque…

Comeback à Bisbee

Une demi heure de route dans le noir nous sépare de Bisbee, ville minière-trendy où l’on ne se lasse pas de revenir. Elle aussi est tout endormie : il est 19h30, on a l’impression que c’est 23 ! On avait pré-réservé un emplacement au camping de la mine (il la surplombe et c’est le seul au centre, 473 N Dart Rd, Bisbee), mais rien à l’arrivée… On va s’installer à un emplacement et on envoie un mail.
D’ici là, on va casser une croûte au Bisbee’s Table (Copper Queen Plaza, 2 Main St, Bisbee), une adresse qu’on avait appréciée lors d’un autre passage. Une petite pizza et un super burger… Au retour, on trouve finalement une enveloppe avec notre emplacement. Le meilleur : à trois mètres du bloc sanitaire chauffé (héhé) !
Les infos (très) pratiques du jour

- Notre hébergement : Bisbee Queen Mine RV Park (473 N Dart Rd, Bisbee). Note : 7/10. 50 $. Le seul RV Park en plein coeur de ville. Il surplombe le Lavender Pit. La mine est juste en dessous. Emplacements en full hookups sur du gravier. Bloc sanitaire agréable. Voir et réserver Pour dormir en dur (ou presque) à Bisbee, le Shady Dell est un coup de coeur. Le Warner Hotel vient de rouvrir, tout rénové. Voir ici
- Nos bars et restaurants : Tubac Jack’s (7 Plaza Rd, Tubac). Note 7/10. Serveuse au top et bon pulled pork. Big Nose Kate’s Saloon (417 E Allen St, Tombstone). Note : 8/10. Un saloon à ne pas manquer à Tombstone. Bisbee’s Table (Copper Queen Plaza, 2 Main St, Bisbee). Note : 8/10. Un poil cher mais les plats sont vraiment réussis et l’ambiance cosy.
- Nos visites : Mission San Xavier Del Bac, Tubac, Tombstone, Bisbee
















































































































J5. Lost de Bisbee au monument national de Chiricahua

Lundi 12/01/26. Encore un réveil avant le réveil (comme dirait Goldman 🙂 ) et même avant le jour, vers 5 heures du matin… On en profite pour traîner et bloguer dans notre cocon tout chaud. Le wifi est excellent et c’est donc grand luxe : les sanitaires sont à quelques mètres seulement, et chauffés eux aussi. Nous prenons une giga douche avant de descendre… à la mine, la Copper Queen (478 N Dart Rd, Bisbee, réservations), icône de Bisbee qui se trouve juste au bas de notre camping. On a réservé la visite de 10h30, et il faut y être une demi-heure avant.

C’est une visite que nous n’avons jamais faite, mais qui fait la fierté de la ville et qui tient vraiment à coeur à JP. Un peu moins à moi, Delphine, qui déteste aller sous terre (on ira bien assez tôt, sic!), que ce soit pour découvrir des grottes ou des mines… La dernière en date, la spectaculaire Mollie Kathleen Gold Mine à Cripple Creek (Colorado) était une véritable aventure. Elle s’était bien passée, donc zou.
Visite de la Queen Mine

On attrape une brochure en français. Pas très compréhensible, mélange de commentaires de visites genre « bonjour à tous » et d’explications beaucoup trop techniques… Bref. La Copper Queen Mine a opéré de 1877 aux années 1980, faisant la renommée de Bisbee. Elle a produit d’énormes quantités de cuivre, ainsi que de l’argent, de l’or, du plomb, du zinc, de l’azurite et de la malachite. On trouve des pierres venant de Bisbee dans les plus grands musées du pays.

Nous sommes une petite dizaine dans le groupe (avec une chiante officielle, le sosie du père Noël et deux amoureux qui n’arrêtent pas de se tripoter). Notre guide du jour s’appelle Joey et il est accompagné de Shaun (qui ferme principalement le groupe). On nous affuble d’un gilet de sécurité fluo, d’une lampe et d’un casque et on nous donne les consignes de sécurité et c’est parti pour une heure sous terre. On part en petit train, qu’il faut enfourcher.
Delphine est à fond jusqu’au 2e virage et est prise d’un petit malaise en mode claustro… Ils ont tout prévu, les visiteurs pas à l’aise peuvent rebrousser chemin et se faire rembourser mais elle tient bon.

Il y a plusieurs arrêts, Joey nous explique les méthodes de travail (forage, explosions, évacuation des minerais…) et le quotidien des mineurs.
Le must pour beaucoup (« c’est la photo la plus célèbre de la visite ! ») est la photo souvenir sur les toilettes (doubles !) des mineurs, montées sur un wagon. On passe notre tour sur ce coup-là. En revanche, on prend un giga fou rire en sonnant la cloche (Delphine fait sa poule avec un couteau…) La dernière étape est encore plus déconseillée aux « sensibles » et pourtant c’est celle que Dayday a préféré. En haut des escaliers se trouve une veine dans une grotte que l’on peut contempler.

C’est avec une joie non dissimulée (ça caillait là dedans) que l’on retrouve la surface et le soleil. Petit passage au gift-shop, très bien foutu avec plein de pierres et de minéraux et on file se réchauffer dans le van. On met le cap sur le Shady Dell, un hébergement qu’on avait adoré (des nuits dans des caravanes et vans vintage), qui n’a pas répondu à nos derniers messages et a un diner (le Dot’s) qu’on n’a jamais eu l’occasion de tester; ce sera encore pour une prochaine car il est fermé…
Love Lowell

Enchaînons avec Lowell. Cette unique rue (Erie St) ressemble à une capsule temporelle des années 1950. Cette ancienne ville a connu un boom du début jusqu’au milieu du XXe siècle grâce à la mine. Mais le Lavander Pit voisin a grandi, a mangé les quartiers résidentiels. La route 80 a été déviée et les commerces ont fermé les uns après les autres. C’est une rue presque morte aujourd’hui avec les façades des années 1930-1950 et des passionnés ont pris soin de Lowell, installant des vieilles voitures sur Erie St.
Nous allons dans le seul commerce de la rue, qui a des allures d’institution : le Bisbee Breakfast club, ouvert pour le petit-déj et le déjeuner seulement. La carte est chouette, on se partage une assiette de gaufres/oeufs/saucisses arrosée de café. On se balade avec joie dans la petite rue, qui étonnamment grouille de visiteurs.

Bisbee

Retour à Bisbee, dans le centre historique, qu’on adore toujours. C’est tellement beau, tous ces vieux bâtiments classes et classés (JP, 2026). Il flotte dans l’air un parfum de western, de désert, de communauté arty… Un mélange de tout ça. On retrouve avec bonheur certaines enseignes (comme Classic Rock Couture), on en découvre d’autres… On se fait un petit tour shopping rapide. Les boutiques ne se valent pas toutes mais sont plutôt cools, avec des antiques, des galeries, des pépites vintages le long de Tombstone Canyon…

Nous avons fait quelques petites trouvailles sympas. On en profite pour balader dans les rues escarpées et on finit par s’attabler dans un resto qu’on n’avait jamais vu mais repéré, le Bisbee Badassery (105 Tombstone Canyon, Bisbee). En gros, un resto-bar à thème motards avec des salades, des burgers, des sandwiches… qui a une superbe terrasse dans la roche, avec même une petite cascade (et une poignée de tables dans une grotte). Adorable.
Evidemment, le soleil qui tapait en plein sur notre table jusqu’à ce que nos plats arrivent; du coup ils nous branchent le chauffage ! Une bonne adresse, plutôt simple, où l’on s’est régalés de déclinaisons de pastrami…

Direction Chiricahua

Une bonne heure de route nous sépare de notre étape pour la nuit, le Chiricahua National Monument. Un site aux roches plus spectaculaires les unes que les autres, sorte de Bryce Canyon version rocher gris et forêt. C’est un must selon nous dans cette partie de l’Arizona. On vous en parle ici. Nous y arrivons pile au coucher du soleil.

Mais avant, on s’arrête faire le plein de… propane. Et oui, il faut qu’on se ravitaille régulièrement pour chauffer le van et utiliser les feux de cuisson !
Aux environs, on n’a qu’une solution: un camping à Double Adobe. OK, mais le mec qui s’en occupe n’est pas là, ils vont l’appeler, y en a pour une demi-heure. On discute avec les voisins, qui « vivent » ici en attendant la construction de leur maison et ont eu un Ram comme le nôtre… Le fameux gars arrive, nous « remplit » en 5 minutes, et présage qu’il faudra refaire la même tous les 3/4 jours si on utilise beaucoup le chauffage, et comme il fait froid en ce moment (c’est censé s’améliorer dans quelques jours). On lui donne 11 dollars et on repart à travers la campagne.
Pour trouver du propane, le plus simple est d’aller chez Tractor Supply, ACE Hardware ou U-Haul. Ce sont les principales enseignes pour trouver votre bonheur.

Nous filons direct à notre emplacement de camping, qu’on a réservé la semaine dernière sur recreation.gov. Et heureusement, car il est complet. Sur la route, on a la surprise de croiser un panneau « attention, traversée de… coatis » ! Et oui, il y en a dans le parc et cela serait absolument trop cool d’en voir. Dans ce parc, il y a aussi des ours, des coyotes, des biches, des dindes sauvages.
On repère les toilettes (à une cinquantaine de mètres) et on se rend compte qu’on s’est embrouillés et qu’on n’a pas de station d’électricité (on devrait tenir, ça va aller). Bon ben, on n’a pas de réseau non plus, il fait nuit noire à 18 heures, on s’installe dans le van où on va bloguer, tchatcher, refaire le monde et manger. On a un frigo, des provisions et une cuisine complète… Que demander de plus ?

Ca fait tout bizarre. C’est tellement rare ces moments sans bruit, sans internet, sans rien, juste nous… (#philosophy). On se fait un dîner « in-da-van », sandwiches (gourmet), mac and cheese et salade, avant de tomber assez rapidement…
Les infos (très) pratiques du jour
- Notre hébergement : Bonita Canyon Campground (12856, E Rhyolite Creek Rd, Willcox). Note : 6/10. 25 $. Pas d’électricité pour notre emplacement, pas de douches. Le gros avantage, c’est d’être dans le parc, au plus près des beautés de Chiricahua et bien au calme. Voir et réserver Pour dormir en dur, le mieux est d’aller à Willcox. Voir et réserver
- Nos bars et restaurants : Bisbee Breakfast Club (75 Erie St, Bisbee). Note : 8/10. Valeur sûre pour le petit déjeuner. Breakfast vibes. Bisbee Badassery (105 Tombstone Canyon, Bisbee). Note : 7/10. Belle terrasse, et menu bien alléchant sur la rue principale de Bisbee.
- Nos visites : Bisbee (Queen Mine, Shady Dell, Lowell, centre historique), Chiricahua NM















































































J6. Lost de Chiricahua (Arizona) à Las Cruces (Nouveau-Mexique)

Mardi 12/01/26. Ben dis donc, on dort comme des bébés ces jours-ci, et on se réveille une nouvelle fois sans réveil! En même temps, on a dû se coucher à 22h30, ce qui n’arrive jamais, jusqu’à 7 heures.
Autour de nous, c’est d’un calme et magnifique. Plein d’oiseaux piaillent autour du van, dont des geais du Mexique.

Chiricahua National Monument

Petit-déj, on se prépare et on file visiter le parc. On passe par le visitor center (super) et on demande aux rangers où sont ces fameux coatis: « Ici quand c’est calme, principalement autour du ranch Faraway, au camping (sic) et parfois autour de la randonnée d’Echo trail ». Ok, on va tenter.

En s’arrêtant aux différents parkings du bord de la route principale, on tombe sur plusieurs mule deers (nos fameuses « biches »), d’énormes dindes sauvages, un coyote mais pas de coatis. Nous reprenons la route jusqu’aux hauteurs du parc, pour observer les monolithes, où l’on a la surprise de voir de la neige. On va même randonner un peu dedans en suivant le Massai Point Nature Trail. Ces formations rocheuses sont tellement impressionnantes et tranchent avec, au loin, la vue sur le désert. On vous conseille aussi l’Echo Canyon Trail, parfait pour une longue balade.
Toujours pas de coatis à la redescente, mais un silence incroyable, seulement interrompu par le chant de dizaines d’espèces d’oiseaux… Nous marchons jusqu’au Faraway Ranch, classé monument historique (demeure du premier ranger du parc)… Le bonheur. Le soleil tape et nous régénère.




Direction Willcox

C’est la « grande » ville du coin avec ses 3200 habitants et on l’aime bien. C’est la ville natale d’une star des westerns, Rex Allen, qui y a son musée. Mais d’abord on s’arrête au… golf. On a vu au visitor center de Chiricahua que les sandhill cranes (grues du Canada) en migration étaient en train d’arriver, notamment sur la playa, l’aire de « birding » qui leur a été installée aux abords du golf. Il y a plein d’oiseaux mais pas de grues…

Allons nous consoler dans un endroit qu’on a pris plein de fois en photo sans jamais avoir l’occasion de s’y arrêter (c’était toujours trop tard ou trop tôt) : le Big Tex BBQ, un barbecue texan installé dans un wagon de train (130 E Maley St, Willcox). On s’y installe, tout contents, et on commande un plateau de viandes et leurs accompagnements. La serveuse est sympa et OMG, assistée d’un serveur robot qui amène les plats et repart en faisant tchou-tchou !
Le cadre est top, la carte sympa mais, notamment pour les connaisseurs de BBQ texan, les mets assez inégaux. Les accompagnements sont au top mais les ribs et saucisse largement au-dessus du brisket très cuit et du pulled-pork trop mouillé. Incroyable mais vrai, on en « boxe » une bonne partie et on repart avec les restes. Petit tour dans la rue de Willcox, où tout est fermé et on remonte dans le van.

Son nom est Bohdi !

D’ailleurs ça y est, après de longs débats et brainstormings, on a trouvé le nom du van : ça sera « Bohdi ». Comme le personnage de Patrick Swayze dans le film Point Break, vu que c’est un Roadsurfer (vous suivez ?!). Pour l’anecdote, on a hésité avec (le basique) « Roadsurfie », un nom de désert ou de cactus pour rester dans le thème du roadtrip et étudié plein de jeux de mots avec « van » pour trouver une bonne vanne… Bref, revenons à notre roadtrip, qui consiste en beaucoup de route aujourd’hui.

C’est l’une des nuits « surprises » du voyage, on n’a rien réservé, ne sachant pas jusqu’où on allait rouler d’ici ce soir. On a visé les alentours de Las Cruces, au Nouveau-Mexique, qu’on connaît très bien, mais où l’offre de campings n’est pas folichonne mais, surtout, plus chère qu’une chambre de motel… Soyons clairs, ce soir, ça risque de se finir « en dur ».
On the road (to New Mexico) again


On roule, on roule, faisant quelques petits arrêts. Le graff de Rambo à Bowie puisque le personnage de fiction incarné par Sylvester Stallone dit être né à Bowie, Arizona. Puis on décide de quitter l’autoroute pour prendre la route 9, encore au plus près de la frontière mexicaine. La route est une longue ligne droite tendue vers l’horizon comme on en est fous ! Le soleil tape lorsqu’on arrive à Hachita pour voir l’église de la Mission catholique Sainte-Catherine de Sienne, en bien mauvais état. Nous venons de retrouver notre cher Nouveau-Mexique, où l’on va passer la prochaine nuit avant de revenir plus tard dans le roadtrip.
A Columbus, la nuit tombe et nous décidons alors de revenir sur l’autoroute pour rallier Las Cruces.
Le tip de Roadie
Il faut savoir que dans ces coins, vous aurez sûrement à passer des checkpoints des Border Patrols quand vous roulez dans le sens sud-nord. Ils vous demanderont si vous êtes US Citizens, combien vous êtes dans la voiture. Rien de bien complexe. Le mieux est d’avoir son ESTA imprimé avec soi.
Il nous reste encore une heure et demie de route pour Las Cruces lorsque la nuit tombe. On se fait un petit arrêt station et on tranche : ça sera un motel Days Inn comme au bon vieux temps (on allait souvent dans cette chaîne au début de nos voyages). Pour 48 euros la nuit, il a battu à plate couture le camping et ses 60 euros + taxes (sans petit-déjeuner). C’est un peu comme quand la bière en happy hour est moins chère que le soda quoi… Tout allait bien mais…

On arrive au Days Inn de Las Cruces en sifflotant mais il y a une pancarte sur la porte : « Coupure d’eau demain à partir de 8h ». Ah. Bon, on se dit, c’est pas cool. On rêve d’un bain mais on le prendra ce soir ou demain matin très tôt. A l’accueil, la réceptionniste est désespérée : « En fait, on a un gros problème d’eau. Elle est marron là. Vous voulez annuler? » Ben oui. L’histoire dira ensuite que ça a été une galère innommable pour se faire rembourser 48 euros. Delphine, notre spécialiste administrative, a mis dix jours.

Vite, on se met en quête d’un autre hébergement. Toujours méga galère, à chaque fois, à Las Cruces, qui. aune offre très moyenne. Vu les notes and co, on monte un peu en gamme et on choisit le Best Western Mission Inn (à 80 euros, voir et réserver). Check-in sans fin (quand ça veut pas….) mais ça y est, nous sommes installés au rez-de-chaussée et nous pouvons transférer quelques affaires de Bodhi. On va rester manger là, on a plein de trucs et on ne va pas tenter le diable vu la chance de la fin de journée.
Les infos (très) pratiques du jour

- Notre hébergement : Best Western Mission Inn (1765 S Main St, Las Cruces). Note : 6/10. Vue l’offre, c’est ce qu’on a trouvé de mieux à Las Cruces. Petit-déjeuner qui a seulement le mérite d’exister. Voir et réserver. Voir les autres hébergements à Las Cruces. Pour les vanlifers, l’offre n’est pas énorme, on avait repéré le Koa tout proche du centre-ville ou l’Aguirre Spring Campground dans les Organ Mountains.
- Nos bars et restaurants : Big Tex BBQ (130 E Maley St, Willcox). Note : 6/10. Sympa de retrouver du BBQ Texan mais on vous conseille d’éviter le pulled pork et le brisket. Le reste est ok.
- Nos visites : Chiricahua NM, Willcox, Bowie, Hachite, Columbus, Las Cruces





























































J7. Lost de Las Cruces à Marfa (Texas) via White Sands

Mercredi 14/01/26. C’est drôle, Bodhi, garé devant la chambre de motel, nous a presque manqué cette nuit ! Il fait moins 3°C quand on met le pied dehors, brrr. On sort pourtant pour aller prendre le petit-déj du Best Western Mission Inn, un buffet classique. Et là, c’est la déception : certainement l’un des pires qu’on ait jamais eus (lol).

Déjà, il n’y a pas un bruit et la pièce est quasi plongée dans la pénombre mais surtout, même si ça a l’air ok, rien n’est bon : ni le café, ni les oeufs (trempés) et encore moins la gaufre, tellement carton qu’on abandonne…
Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de notre chat, Macaron (aka Professeur McCaterton). 16 ans déjà. On se prépare et on re-transfère tout dans le van. Delphine en profite pour appeler la plateforme pour régler le problème de motel annulé d’hier soir. Un sketch. Impossible de gérer le truc via internet, il faut rentrer des numéros de références à 15 chiffres, aucun conseiller n’est disponible… Ca se finit en anglais à re-dicter les dits numéros trois fois! Normalement, le problème est réglé et le remboursement enclenché (on se met quand même un rappel…). Dayday grognon.
Las Cruces

Une grosse journée, avec beaucoup de route, nous attend, mais on veut quand même refaire un petit tour de Las Cruces, qu’on connaît bien maintenant et qui semble toujours nous rejeter. A chaque fois, on a des galères d’hébergement (bon il faut dire que l’offre, comme de restos, n’est pas folle). A chaque fois, on rate des choses pour des raisons improbables.
Et ça reprend. On tente le super marché artisanal (« world renowned ») qu’on avait fait par 40°C la dernière fois §il était vraiment chouette). On ne s’arrête finalement même pas : dqns le roid de ce mercredi de janvier, il n’y a que deux stands (de piments). On se rabat sur la petite ville de Mesilla, quasi un quartier historique de Las Cruces, elle aussi complètement déserte. Autour de la plaza et devant la basilica de San Albino, Il est trop tôt, tout est fermé.

Bon, tant pis, ça nous fera gagner un peu de temps. On fait un plein à l’une de nos stations-services préférées, Maverik, pour un café délicieux.
Pistachioland à Alamogordo

Elle au moins, on sait qu’elle nous attend ! Après un peu de route depuis Las Cruces, en passant par le White Sands Missile Range, nous retournons voir une « vieille copine », la pistache géante d’Alamogordo. La plus grande du monde, évidemment. Pistachioland, de son nom complet McGinn’s Pistachioland (7320 US-54 #70, Alamogordo) cultive la pistache, organise des visites et, bien sûr, en vend sous toutes les formes et à tous les goûts. C’est pour nous un must d’arrêt sympa et rigolo.
Hormis la photo indispensable devant la pistache géante, on traîne au bar à échantillons gratuits. C’est le graal : margarita (si si), piment rouge, vert, ranch, cannelle, citron, cornichons, chocolat…. Un régal. On se fait un petit stock. Viens par là le paquet à la sauce ranch, on ne t’a pas oublié !
Sur le parking, un monstre attire notre attention. C’est un Earthroamer SX, une maison roulante qui vaut, a minima, 1 million ! Première fois que l’on peut voir ce bijou. « C’est beau mais ça manque de fenêtres », dixit DayDay. Notre Bodhi paraît tout petit à côté, un enfant.
White Sands National Park

Demi-tour pour retrouver le parc national de White Sands National Park et ses dunes de sable immaculées. Il n’y a quasiment personne et même si le soleil tape, ça fait bizarre d’être ici sans fortes chaleurs. Comme on vient souvent l’été, ça dépasse généralement les 40°C.
Nous faisons la boucle en voiture et allons crapahuter un peu dans les dunes de gypse. Pieds nus, c’est trop bien et c’est typiquement ce qu’on ne peut pas faire facilement en été. Ca fait toujours un effet « waouh ». Les gens font de la luge et, c’est la première fois qu’on le voit, du surf aussi.



El Paso et Socorro, Texas

Il faut rouler maintenant. Nous devons rallier le Texas et Marfa, à plusieurs centaines de kilomètres de là. Nous passons encore un checkpoint des Border Patrols, qui nous conseille de bien imprimer notre ESTA à l’avenir.

Vous allez nous demander : pourquoi encore le Texas ? En fait, l’ouest de l’état s’est imposé comme une évidence quand nous avons appris que le secteur des Chisos Mountains à Big Bend NP allait être en travaux pendant deux ans à partir de mai 2026. Nous avalons les miles jusqu’à El Paso, ville frontière, au charme très relatif. De l’autre côté de la route (et du fameux « mur » de Trump), c’est le Mexique, qu’on peut apercevoir depuis l’autoroute.
Il faut faire un break. Un peu au sud d’El Paso, nous avions noté la petite ville de Socorro (Texas). Malgré un trafic routier pesant à cette heure, elle a une jolie Mission, des enseignes très « south of the border ». On déniche un super endroit, le Dusty Tap (10297 Socorro Rd, Socorro), un grand patio (avec des chauffages), des jeux, une scène pour des concerts, un menu sympa, original et bon marché. Accueil adorable et sandwiches parfaits, avec juste ce qu’il faut comme piquant; on y ajoute des cornichons frits. Nous sommes bien au Texas.
Nous nous éclipsons avant le coucher du soleil. Il nous reste plus de 2h30 de route (sans compter de petits arrêts notés) et en plus, on change d’heure. L’arrivée promet d’être tardive.

Sur la route de Marfa

Un nouveau contrôle des Border Patrols, un slalom entre les camions et les javelinas et nous quittons l’autoroute au niveau de Van Horn.
Petit arrêt au Prada Marfa (la nuit est noire, le ciel ici est toujours impressionnant, les étoiles sont comme à la verticale) mais pas au vieux dive bar de Valentine (450 California Ave, Valentine), malheureusement fermé… (« gone fishin' »). Ayant perdu une heure, il est 22 h lorsqu’on arrive à notre « camping », le Marfa Yacht Club (990 Antelope Hills Rd, Marfa). On se branche, on se pose, happiness…

On se pose et là, le drama : pas de chauffage dans Bodhi ! On étudie les tutos, tout, et on finit par arriver à redémarrer. Victoire ! Et la bonne nouvelle du jour, la route 1 a rouvert en Californie après trois années de fermeture. il est à nouveau possible de faire la route intégralement.

Les infos (très) pratiques du jour
- Notre hébergement : Marfa Yacht Club (990 Antelope Hills Rd, Marfa). Note : 7/10. 60$. Un camping un peu à l’écart à Marfa. Nuit étoilée, full hookups et sanitaires sympas. On valide. Voir et réserver. Autre solution pour les RV et vans à Marfa, le Tumble Inn. Pour dormir en dur, il y a quelques belles adresses, comme le St George ou le Paisano. Le Cosmico est actuellement en travaux
- Nos bars et restaurants : Dusty Tap (10297 Socorro Rd, Socorro). Note 8/10. Patio avec bières et food. Parfaitement texan et donc très sympa.
- Nos visites : Las Cruces (Mesilla), Pistachioland, White Sands NP, Socorro, Valentine, Marfa

































































J8. Lost de Marfa à Terlingua

Jeudi 15/01/26. Nous devons être seuls ou pas loin dans ce minuscule RV Park, et il a gelé dans la nuit ! On y va doucement ce matin, petit-déj, douche… Nous retournons au centre de Marfa, on attrape un café à la station et on fait le tour des oeuvres d’art qui font la réputation de Marfa (entre autres). D’abord le panneau historique de l’hôtel Starlight, l’installation en hommage au film « Giant« , tourné ici (avec James Dean, Elisabeth Taylor….). Tiens, elle a été agrandie avec l’ajout du rancher et de ses vaches.

Demi-tour, petit arrêt au supermarché de Marfa (au top) pour acheter un peu de réserves et chercher des produits locaux (les saveurs mexicaines sont très présentes, on adore) puis un tour en ville où certes beaucoup de choses sont fermées dans cette période très calme mais quelques magasins sont quand même ouverts, comme l’étonnant Wrong Store (110 Highland St, Marfa) et les très belles fringues de Communitie (122 Highland St, Marfa), non loin du Palace Theater…
Pèlerinage à l’Hôtel Paisano, classé monument historique, où toute l’équipe de Giant avait posé ses valises pendant le tournage (207 Highland St, Marfa, voir et réserver), et on quitte la ville, toujours à regret. Même endormie pour l’hiver, Marfa a ce je ne sais quoi de magique, c’est vrai…


Presidio

Une petite heure de route nous sépare de Presidio, jolie petite ville frontière dynamique. Ici, c’est déjà un peu le Mexique, avec quelques murs peints. Nous avons repéré une belle adresse, la Casa Agave (101 O Reilly St, Presidio). Au milieu du centre semblant coincé plusieurs années en arrière, voilà un lieu sympa et moderne.
La carte est alléchante, so « tex mex », la serveuse adorable quoiqu’assez maladroite. Elle nous presse, mais on se régale de leurs tacos (ils font eux mêmes les tacos au maïs) et on essaye les « jalapeno poppers », des piments fourrés au fromage et lardés. C’est bon marché et plein de goût. Et notre ventre va être content de faire une pause et d’avoir mangé des légumes.

Nous reprenons la route en essayant, vainement, de trouver du propane pour chauffer le van. Les lieux distributeurs annoncés ne sont pas ouverts…
La Route 170

Pour dire vrai, nous avons hâte de rouler, car celle qui nous attend est sans aucun doute. laplus belle route du Texas et une des plus belles du pays. La FM (pour « Farm to Market road ») 170 longe le Rio Grande de Presidio à Lajitas et nous mène à notre étape pour les prochains jours, notre Terlingua adorée.
Po-po-po, qu’est-ce que c’est beau ! La route serpente entre les rochers, il y a des oasis de végétation, des arrêts de fou (dont un lieu de tournage, celui de Streets of Laredo à la Contrabendo day use area), le Rio Grande et le Mexique d’un côté, le Big Bend Ranch State Park de l’autre. Seul inconvénient : on ne capte que des radios mexicaines sur la durée, ça fait un peu trop ambiance mariachis dans l’habitable.

Nous sommes en admiration totale. C’est ça qu’on est venus chercher… En plus le soleil tape et on attend des températures le splus douces depuis le début de ce trip : plus de 20°C (on savait qu’on aurait froid la nuit dans le désert, mais on pensait avoir plus chaud en journée).

Lajitas et le célèbre Clay Henry

Alors que le soleil se couche et rougit l’horizon, nous arrivons à Lajitas, qu’on adore pour Clay Henry (3e du nom), le… maire ! Un folklore qu’on adore. Il est toujours là, avec sa femme Annabelle, et (JP est content), leur enclos a été agrandi (au moins du double). Le trading post voisin travaille de plus en plus ses produits dérivés. Il y a des t-shirts, des casquettes, et de quoi se ravitailler.
Terlingua

Et nous revoilà à Terlingua, aux dernières lueurs du jour. On va rester trois nuits, et après enquête minutieuse, tester deux hébergements. Le premier pour deux nuits est the Ruins (1 Kayak Run, Terlingua). Il y a des emplacements pour les vans et, comme ça se fait beaucoup à Terlingua, y compris à des prix exorbitants, des hébergements insolites (caravanes, tentes tipis ou lotus, bulles, casitas…). Voir certains des hébergements ici. Sinon, fouillez, fouillez, fouillez et contactez les en direct. Terlingua se mérite.

C’est beau, très Terlingua avec cette ambiance rouille et désert, mais grosse désillusion : notre emplacement est en contrebas, dans un « trou » (ça fout le plomb) et non loin de tas de ferraille. Ca va pas être possible… Tout contrariés, on remonte, on fait connaissance avec des Texans en goguette en famille (toujours au top !) et on se gare « en haut », là où c’est joli et qu’il y a les parties de communes (des super douches et toilettes trendy) avec vue panoramique sur les montagnes…
Evidemment, on est gênés quand même et on finit par écrire à la proprio des lieux (ne serait-ce que pour lui demander le mot de passe du réseau wifi, car on ne capte rien du tout). Comme d’hab, Texas style : « OMG mais bien sûr restez en haut où vous voulez, on a un nouvel emplacement dispo à l’abri du vent, love et enjoy Big Bend ». Voilà, on se sent mieux.

Nous profitons du calme pour se poser un peu dans le van, pour bloguer et tester la nouvelle bière saisonnière de la brasserie Shiner, une wheat pêche du meilleur goût. On va ressortir pour aller au mythique Starlight (631 Ivey Rd, Terlingua). Aller à Terlingua sans manger au Starlight, c’est sacrilège.
Toujours là, et toujours plein ! Il y a même un petit concert. On commande la spécialité locale, un bol de chili (sans haricots ici) et le burger géant à se partager… Nous avons du mal à finir et on se traîne jusqu’aux Ruins. La nuit est douce. Cela devrait être l’endroit le plus « chaud » de notre séjour.

Les infos (très) pratiques du jour
- Notre hébergement : The Ruins Terlingua (1 Kayak Run, Terlingua). Note : 8/10. Ambiance Mad Max typique de Terlingua. Pas de branchements mais toilettes et douches. 60$. Voir et réserver. Il y a plein d’hébergements uniques autour de Terlingua. Voir certains des hébergements ici.
- Nos bars et restaurants : Casa Agave (101 O Reilly St, Presidio). Note 8/10. Un mexicain hyper agréable à Presidio. Tacos à tomber. Starlight Theater (631 Ivey Rd, Terlingua). Note : 9/10. Même si on ne vous conseille pas le gros Diego burger, assez indigeste, cette adresse est un must de Terlingua, pour son ambiance et ses plats typiques du coin
- Nos visites : Marfa (centre-ville, extérieurs), Presidio, FM 70, Lajitas, Terlingua




























































J9. Lost à Terlingua et Big Bend

Vendredi 16/01/26. Avec le changement de fuseau, le jour se lève plus tard (7h45), et la voie lactée est toujours aussi spectaculaire lorsqu’on ouvre un oeil. Terligua fait partie de ces cités du désert qui ont les cieux les plus clairs au monde, et c’est une expérience magique.

Nous prenons un « café », enfin, un café, un truc soluble déjà sucré et crémé, on se douche (en semi-plein air) et on part pour la journée. Petit arrêt à la seule station de Terlingua pour faire le plein puis point sur les prestataires de sorties en canoës ou des loueurs.
Nous voulions paddler le canyon de Santa Elena, souvent à sec depuis 20 ans, mais ça s’annonce compliqué en ce mois de janvier : les mecs sont pas tous ouverts, il faut un permis, la plupart des tours sont guidés, notamment ceux incluant le canyon, et les prix sont assez dodus… C’est décidé, on verra ça pour une prochaine fois. On nous a dit ensuite que c’était plus sympa en fin d’été ou au printemps.
Le soleil tape, on roule vers le parc national de Big Bend, à une bonne quarantaine de minutes de là.

Big Bend et les Chisos Mountains

Direction les fantastiques Chisos Mountains, la section du parc qui abrite les ours (et les lions des montagnes). Un secteur qu’on a bien cru rater. Il est touché depuis la fin de l’année par un problème d’eau. La pompe qui alimente tout le secteur (lodge, visitor center, camping) est défectueuse. Ils ont fermé les toilettes, mis des sanitaires de « chantier », le resto est fermé aussi et le camping sans eau. On craignait une fermeture, qui va de toute façon arriver puisque la zone devrait ne plus être accessible pour de gros travaux pour deux ans, à partir du mois de mai 2026.

Nous commençons par le visitor center, pile là où on était tombés nez à museau avec un ours la dernière fois. Coup dur, la « rangette » bénévole, volontaire pas trop volontaire, souffle à toutes nos questions.
- « Je ne peux pas vous garantir de voir un ours, ils peuvent être partout ». Je sais, on n’est pas au zoo, je connais
- « Le niveau d’eau ? Regardez le panneau, c’est tout marqué ».
- « Les travaux et le secteur fermé à partir de mai, vous confirmez ? ». « Je ne sais pas, peut-être… »
On arrive à lui arracher que les dernières observations d’ours et de lions des montagnes ont été faites autour du camping « mais on ne s’occupe que de notre zone ». Sur ces bonnes paroles, ils nous mettent à la porte : il est midi pile, c’est l’heure du lunch, ils ferment (hallucinant). On vous rassure, c’est une première.

Débrouillons nous sans elle. Un tour au camping puis sur le Window View Trail. A l’arrivée, des mule deers et un magnifique roadrunner (géocoucou). Qu’est ce que c’est beau ! On ne verra ni ours nio lion des montagnes, mais on est surpris de lire dans le guide officiel que leur population (à chaque espèce) est estimée à une vingtaine, et que 130 observations de lions des montagnes sont déclarées chaque année par les visiteurs! Sans compter ceux qui ne les signalent pas ou… tombent à l’heure du lunch !

Nous redescendons des Chisos par la seule et unique route qui y mène avant de s’arrêter à un autre visitor center (il y en a 5 en tout), à Panther Junction. Le ranger (qui « ne randonne pas ») est plus aidant, mais n’a pas de réponse claire non plus à nous apporter sur le passage à Boquillas.
Car Big Bend a une particularité. Il est bordé par le Rio Grande, qui marque la frontière avec le Mexique. Toutefois, à Boquillas, dans l’est du parc, on peut traverser avec une petite barque puis se rendre au village de Boquillas del Carmen pour y manger et faire quelques emplettes. Vue la conjoncture, on ne va pas tenter le diable… Apparemment, si c’est simple pour les touristes nord-américains, depuis peu, les touristes étrangers doivent se signaler aux Border Patrols voire obtenir un document à Presidio ou appeler… Cela reste donc sur notre wishlist.

Rio Grande village
L’est du parc, justement, on s’y rend. Nous allons pique-niquer à Rio Grande Village, dans ce secteur plus vert. Là où traînent les javelinas, ces sangliers qu’on ne trouve que dans la région (Texas, Arizona, Nouveau-Mexique), et là où JP reconnaît avec émotion l’emplacement où il avait changé notre roue crevée, la dernière fois. Au bout du bout d’un des parcs les plus isolés des US.

Dommage, le vent s’est levé et rend le moment moins agréable… Il a surtout remué le sable et on peine à voir les montagnes… Ici, à Daniels Ranch, et au point de vue sur le canyon de Boquillas, les Mexicains ont déposé des objets à vendre : cactus en perles, poteries, peluches… Il faut déposer le paiement dans une petite boîte prévue à cet effet (et oui, payer c’est mieux). Le National Park le déconseille, mais les laisse vraisemblablement faire…
Non loin, il y a aussi les sources chaudes, que nous avions déjà testées lors d’un précédent voyage. Cette fois, la route qui y mène est fermée et on n’a pas la force de se taper les 8km AR jusqu’aux sources.

Demi-tour, on reprend la route de Terlingua avec l’objectif d’arriver avant le coucher du soleil…. Le sable rend tout opaque, et amenuise aussi le spectacle, ou le rend différemment. De retour au camping, on fait connaissance avec nos nouveaux voisins, de jeunes Texans venus en bande dormir dans le bateau (oui, oui) « amarré » à côté. On discute, ils nous proposent des tacos, une bière… Nous refusons poliment car nous avons prévu de ressortir.

On ressort manger juste à côté, au High Sierra Bar & Grill (100 Ghost Town Rd, Terlingua), autre adresse classique à Terlingua. Encore une fois, plein de monde, un serveur incroyable, Mason, qui a recommencé sa vie ici (et nous chouchoute) et un concert. La miss chante et vend des bougies… Sur la table, un hot dog au fameux chili et un petit burger, avant de rentrer faire des photos des étoiles…



Les infos (très) pratiques du jour
- Notre hébergement : The Ruins Terlingua (1 Kayak Run, Terlingua). Note : 8/10. Ambiance Mad Max typique de Terlingua. Pas de branchements mais toilettes et douches. 60$. Voir et réserver. Il y a plein d’hébergements uniques autour de Terlingua. Voir certains des hébergements ici.
- Nos bars et restaurants : High Sierra Bar & Grill (100 Ghost Town Rd, Terlingua). Note : 8/10. C’est une autre adresse assez connue, qui marque l’entrée de la ghost town de Terlingua. Classiques US, classiques texans et une ambiance détendue.
- Nos visites : Terlingua, Big Bend (Chisos Mountains, Panther Junction, Boquillas Canyon view, Rio Grande Village)




































J10. Lost à Terlingua et Big Bend (suite)

Samedi 17/01/26. Sur les hauteurs de Terlingua, nous avons encore devancé le soleil ce m »atin, et on se plaît décidément bien ici… Nous étions presque en train de regretter de partir lorsque « cata » : plus de wifi, pas d’eau chaude et, surtout, les 3 (sur 3) WC bouchés. On ne vous dit pas la tête des voisins, un grand moment !
Un bon prétexte pour s’arrêter au Venga Cafe (45 Kempf Rd, Terlingua), le resto/magasin/lieu arty du camp glamping qu’on avait testé la dernière fois, Basecamp. Lieu assez incroyable, qui grouille de monde au milieu des oeuvres d’art. Les petits-déjeuners y sont réputés et abordables (une dizaine de dollars). On y traîne un peu avant de retourner dans la ghost town de Terlingua.

Terlingua Ghost Town

Le centre de Terlingua, si l’on peut parler de centre, est la ghost town, là où la mine de mercure était installée. C’est le week-end et il y a du monde. Bon, on recroise toujours les mêmes, c’est drôle. Nous faisons le tour pour voir ce qu’il a de nouveau (plusieurs hébergements, le foodtruck Dead Hungry, le bar Boathouse), puis nous poussons les portes de l’incroyable trading post, la Terlingua Trading Company (100 Ivey Rd, Terlingua). C’est probablement l’un des trois seuls magasins au monde où JP réclame d’aller. Idéal pour trouver des cadeaux.
Nous passons ensuite au cimetière, à la mexicaine, un lieu presque « gai », où l’on retrouve des tombes délavées par le soleil, de pensionnaires anciens, du temps de la mine, comme des plus récents. Dernier arrêt : le petit supermarché, le Cottonwood (53710 TX-118, Terlingua). C’est la meilleure solution pour un ravitaillement, pour notre pique-nique de midi mais aussi pour chercher une préparation du fameux chili local champion du monde.
Nous voilà parés pour retrouver…


Le parc national de Big Bend et le secteur du Santa Elena Canyon

Objectif du jour : le canyon de Santa Elena, qui n’est pas asséché, mais sur lequel on ne fera pas de bateau cette fois. En revanche, on veut faire la randonnée. Avant cela, nous prenons la superbe route qui mène à ce secteur du sud-ouest du parc, la Ross Maxwell Scenic Drive, puis nous nous arrêtons au visitor center de Castolon tout proche.
Delphine va rendre son cahier d’exercices et candidater pour être Junior ranger. C’était franchement assez galère, on a appris plein de trucs (non, ce n’est pas réservé aux enfants !). Le ranger senior, Jim, feuillette le tout avec une réelle minutie et accepte de lui faire prêter serment. C’est émouvant franchement. Et voilà un nouveau badge.

Au bout de la Ross Maxwell Drive, il y a le canyon de Santa Elena. On saute dans nos baskets de marche et c’est parti pour 2,6 km et une grosse heure. Il y a pas mal de monde ici aussi et, dommage, le soleil a déjà quitté une bonne partie du canyon, qu’on parcourt à l’ombre. Il faut monter un peu (des marches) et longer le Rio Grande (aller-retour).
Les oiseaux ont des chants complètement fous, les vues sur le fleuve sont très belles depuis les oasis de verdure créées par le Rio.


De retour auprès de Bodhi vers 16 heures, on a la dalle, et on se met en quête d’une table de pique-nique (parfaite). Celles au bord de l’eau sont déjà à l’ombre, donc on remonte jusqu’au visitor center de Castolon où on en a repéré une toute mignonne à l’écart. Zut, comme hier, c’est l’heure choisie par le vent a choisi pour se lever et souffler fort. On abrège, car c’est assez désagréable et on se les caille.

Alors que le soleil se couche à l’horizon, nous reprenons la Ross Maxwell Drive dans l’autre sens pour rallier Terlingua. Ce soir, nous changeons de camp : on a repéré un truc qui avait l’air super fun, la seule auberge de jeunesse (« hostel ») de Terlingua, Temple of the Bird (441 Ken Barnes Rd, Terlingua), qui a aussi des emplacements pour les vans et autres camping-cars. C’est finalement à côté de celui des deux précédentes nuits.
Un certain Mike qui, si l’on consulte les avis est la célébrité du coin, l’a fondé au retour du Burning Man. Il y a un bar, une scène de concert ouverte, des peintures de Willie Nelson partout (ça a l’air collector). Le logo ? Un doigt d’honneur avec des ailes d’ange. Ce qui a probablement fini de nous convaincre.

On choisit notre emplacement, tout équipé (l’eau ne fonctionnait pas finalement), et on se pose un peu en attendant de ressortir. Il faut qu’on fasse quelques recherches pour la suite du trip car on n’a rien décidé ni réservé pour demain. Et c’est samedi soir, on ambitionne de sortir…
Il fait froid ce soir, il n’y a pas de musique au Temple of the Bird, alors on retourne (évidemment !) au Starlight (631 Ivey Rd, Terlingua) qui lui a un concert, comme plusieurs soirs par semaine. Installés au bar, on se régale (à tous les niveaux).

Au retour, sacrilège, un van a piqué notre emplacement ! Pas grave, on s’installe ailleurs, bonne nuit Willie et au lit !

Les infos (très) pratiques du jour
- Notre hébergement : Temple of the Bird (441 Ken Barnes Rd, Terlingua). Note : 7/10. C’est l’auberge de jeunesse de Terlingua au bout d’une piste, dans une ambiance hippie avec Mike comme gourou. Les emplacements sont équipés mais chers, la vue est sublime. Toilettes et douches en dur. 100$. Voir et réserver. Il y a plein d’hébergements uniques autour de Terlingua. Voir certains des hébergements ici.
- Nos bars et restaurants : Venga Cafe (45 Kempf Rd, Terlingua). Note : 8/10. Super adresse pour le petit déjeuner à Terlingua. Il y a du café, des breakfast burritos, des oeufs sous toutes leurs formes et un environnement trendy avec beaucoup beaucoup de places. Starlight Theater (631 Ivey Rd, Terlingua). Note : 9/10. Même si on ne vous conseille pas le gros Diego burger, assez indigeste, cette adresse est un must de Terlingua, pour son ambiance et ses plats typiques du coin
- Nos visites : Terlingua (Ghost Town), Big Bend NP (Santa Elena Canyon, Costolon, Ross Maxwell Scenic Drive)














































J11. Lost de Terlingua aux Monahans Sandhills

Dimanche 18/01/26. A peine l’oeil ouvert, on file à la douche ! Sur l’échelle de Delphine, elle est exceptionnelle, avec ses couleurs, ses pancartes sur le thème douche/WC partout et ses plantes protégées du froid !
L’eau, c’est le gros problème de Mike (et des autres à Terlingua). Il demande à ce qu’on prenne des douches rapides (« no city showers », nous dit-il). D’ailleurs on le retrouve dans les incroyables parties communes, où un gars dort encore devant le feu éteint, emmitouflé dans plusieurs couvertures. Mike, lui, n’a pas quitté son pantalon flower power et nous fait un amical doigt d’honneur (son emblème, lol).

Une grosse journée, pas vraiment programmée, nous attend, on file. Sans résister à un arrêt au Venga pour un petit-déj avec omelette et oeufs Bénédicte, miam. Aujourd’hui, des milliers de coureurs participent à une course, la Big Bend Ultra Run (entre 10 et 100 km), autour de Terlingua. On ne les voit pas mais ils doivent être en train de souffrir pendant qu’on se délecte.

Au revoir Terlingua. On reviendra te voir car nous avons encore des choses à découvrir. Prochains objectifs : faire du canoë dans le canyon de Santa Elena, traverser la frontière à Boquillas, passer plus de temps au Big Bend Ranch State Park, dormir dans un cottage des Chisos Mountain lorsque le parc national aura fait ses rénovations, dans une grotte et une géode ! Bref, à bientôt…
Jackass Flats Country Store

Sur la route d’Alpine, on fait un arrêt à ce country store, appelé Jackass Flats ou Little Burro (51491 TX-118, Alpine), qui a des… ânes. Seul stop entre Terlingua et Alpine, il est en vente (comme pas mal de trucs qu’on a croisés ces jours-ci) mais la vendeuse, adorable, n’est pas inquiète… Le magasin a tout ce qu’il faut pour un pit-stop et même de jolis cadeaux. On caresse le gardien des lieux, la chatte Varoo, planquée dans les allées.

Alpine

A 1h30 au nord de Terlingua, Alpine est en vue. On roule, presque seuls, à travers les routes où le paysage change radicalement, croisant des antilopes du désert juste avant d’arriver en ville. Alpine, c’est un peu la capitale du coin avec ses 6000 habitants. Une petite communauté dynamique avec des commerces, plein de murs peints, le train et une université, Sul Ross.
Nous en profitons pour remettre de l’essence (on était sur la réserve) et, surtout, du propane pour se chauffer. Pour cela, on va chez un spécialiste agricole, Tractor Supply où un mec est préposé au remplissage. Il n’arrive qu’à mettre deux gallons (sur 3, 11$), mais ça devrait faire la maille pour les prochains jours…

C’est aussi ici qu’on décide de casser une croûte. Il y a des endroits sympas, on choisit l’Alcove Social (211 E Holland Ave, Alpine). C’est un étudiant aux cheveux roses qui assure le service dans ce décor très mignon. C’est lent, un poil cher pour les quantités mais plutôt bon…
On chope un café dans une station, on croise (enfin !) des javelinas et on reprend la route vers le nord.

Fort Davis, Balmorhea et Pecos

L’avantage d’être dans un secteur connu, c’est de pouvoir découvrir des nouveautés par petites touches. Nous prenons la route 118, inconnue pour nous, pour Fort Davis, une petite communauté dans les montagnes, où nous avions dormi il y a quelques années.
Mini arrêt à Fort Davis, où l’on rencontre des mule deers (nos « biches »). On vous conseille la rue principale so Texas et le state park, le fameux fort, très bien conservé. Puis voici Balmorhea, beaucoup moins jolie mais qui est prisée au printemps et en été pour son parc d’état éponyme, une immense piscine alimentée par une source naturelle. L’eau est à 22-24 degrés toute l’année.
Notre objectif : rejoindre le parc d’état des dunes de Monahans (Monahans Sandhills State Park) avant le coucher de soleil. Le paysage change radicalement une fois arrivé à Pecos. Nous entrons au pays du pétrole, le Permian Basin. Là où les champs de derricks sont rois, là où Landman a été tourné. Midland et Odessa ne sont pas si loin.

Coincé entre trois grands axes, Pecos n’est pas un arrêt fou mais a le mérite d’exister. Vous pouvez découvrir une réplique du Jersey Lilly (S Oak St), le saloon du juge Roy Bean, « la loi à l’ouest du Pecos », dont le nom parlera aux fans de Lucky Luke. L’original est à Langtry, sur les rives du Rio Grande.
Les dunes de Monahans

Nous arrivons pile à temps au parc de Monahans Sandhills (Park Rd #41, Monahans, 4$ par personne) et ô surprise, il leur reste des emplacements de camping. On s’est arraché les cheveux dans les recherches hier soir car dans le secteur, l’offre n’est pas terrible (des RV parks sans âme). Celui-ci nous avait fait de l’oeil mais était complet sur internet.
Pour 15 dollars, l’emplacement 1 (le plus proche des sanitaires), au milieu des dunes, est à nous ! Les voisins sont sympas et tapent direct la discute (des New Yorkais avec des origines françaises). Du coup, notre journée s’arrête à 18 heures avec un réseau minimal. Nous allons pouvoir nous poser, bloguer et regarder le résumé du match que l’Olympique lyonnais vient de gagner… Nous avons de l’eau, de l’électricité, de quoi manger, des sanitaires chauffés à un saut de roadrunner, des étoiles à la fenêtre, et des dunes de sable à l’horizon. What else ?


Les infos (très) pratiques du jour
- Notre hébergement : Willow Draw Campground au Monahans Sandhills SP (State Hwy Park Rd 41, Monahans). Note : 8/10. Les campings des state parks texans, c’est vraiment la crème. Même si l’autoroute n’est pas si loin, nous avons des sanitaires (douches et toilettes) et tous les branchements ainsi que le calme et une magnifique vue. 15$. Voir et réserver. Vous pouvez aussi dormir dans la ville de Monahans. Voir les hébergements ici.
- Nos bars et restaurants : Venga Cafe (45 Kempf Rd, Terlingua). Note : 8/10. Super adresse pour le petit déjeuner à Terlingua. Il y a du café, des breakfast burritos, des oeufs sous toutes leurs formes et un environnement trendy avec beaucoup beaucoup de places. Alcove Social (211 E Holland Ave, Alpine). Note : 7/10. La nourriture est bonne mais bémol sur les prix, trop élevés à notre goût
- Nos visites : Terlingua, Little Burro Country Store, Alpine, Fort Davis, Balmorhea, Pecos, Monahans Sandhills SP
























































J12. De Monahans à Truth or Consequences (Nouveau-Mexique) via les Carlsbad Caverns

Lundi 19/01/26. Je crois que rarement on aura vu tous les levers et couchers de soleil lors d’un roadtrip ! Un autre avantage d’être en campervan. Celui-arrive derrière les dunes de sable de Monahans…. On se prépare, on refait un tour de ce petit parc. On peut louer des luges à la journée et ils ont un magnifique visitor center. Nous n’avons pas vu de mammifères mais il y a des nuées d’oiseaux… et un derrick.

Aujourd’hui, c’est à la fois le Martin Luther King Day et le Blue monday, aka le jour le plus déprimant de l’année. Pour être honnêtes, on ne le ressent pas trop ici mais on se le prendra à retardement ^^.
C’est notre dernière matinée au Texas (snif), on va repasser au Nouveau-Mexique et changer d’heure une dernière fois. Nous allons beaucoup beaucoup rouler aujourd’hui. On attrape un café dans une station-service qu’on découvre, The Texan, un nano Buc-ee’s qui fait à manger, a des produits dérivés etc. Pas mal et son café à la noix de pécan est une tuerie.

Deux heures de route, moche, désertique et seulement jalonnée des puits à pétrole du Permian Basin, nous séparent du parc national de Carlsbad Caverns, où on a prévu de s’arrêter. On le connaît déjà et ce n’est pas la saison de l’envol des chauves-souris mais il y aura de quoi faire. On repasse par Pecos (et ses boots) avant de filer.

Parc national de Carlsbad Caverns et Nouveau-Mexique

A midi, nouvelle heure du Nouveau-Mexique, nous voilà aux grottes de Carlsbad (15$ par personne, Pass America The Beautiful accepté). Le vent souffle si fort qu’il est impossible de pique-niquer. On pensait ne pas descendre dans la grotte mais il reste des créneaux (à réserver ici, 1$). Du coup, JP part visiter la grotte en solo et moi, Delphine, j’ai déjà donné avec la visite de la mine, je vais traîner dans le van et au gift-shop, immense au passage.

Pour ceux qui ne sont jamais venus, il y a deux trails principaux dans la grotte, que vous pouvez faire à votre propre rythme. D’abord le Natural Entrance Trail (2km), qui permet d’entrer dans la grotte. C’est très impressionnant, c’est que de la descente mais attention, ce n’est pas pour ça que ce chemin est facile. Vos genoux seront sollicités car vous allez descendre de 229 mètres, soit un immeuble de 75 étages.
Une fois en bas, il y a le Big Room Trail. La salle principale avec les formations les plus impressionnantes. C’est un chemin plat de 2 km aussi. Le top est de combiner les deux et de profiter de l’ascenseur, oui l’ascenseur, pour remonter à la surface. La Big Room est exceptionnelle. L’acteur Will Rogers la désignait comme « le Grand Canyon avec un toit par-dessus« . Au fond, il fait 13 degrés, ce qui n’est pas désagréable.
JP trace. Les rangers, pour combiner les deux, indiquent qu’il faut 3h30 ou 4h. Mais en moins de deux heures, c’est plié.
On pique-nique DANS le van, à l’abri du vent, et nous voilà repartis. D’ailleurs ce matin, on a replié le lit et on l’a remis en mode « salon » pour les deux prochains jours (puisqu’on va dormir en dur).



Roswell puis la route

Mini-arrêt (cette fois) à Roswell, « capitale des ovnis ». Cette ville, nous voulions y revenir après un premier passage mitigé il y a de nombreuses années. Ce n’est pas un incontournable selon nous car la ville ne joue pas assez sur son thème ovnis et les évènements qui se sont déroulés en 1947.
Déjà, sachez que le site du crash est situé vers Corona, à presque 100 km de route de Roswell. Dans la ville, il y a un musée, l’UFO International Museum (114 N Main St, Roswell), pas mal du tout et quelques attractions et magasins sur le thème. On trouve d’ailleurs que le thème est un peu plus travaillé que lors de notre dernier passage, il y a plus de 10 ans.
Tous les commerçants jouent le jeu (vert) sur leurs devantures, il y a des murs peints et des aliens jusqu’aux réverbères. Un plein et un café chez Maverik (l’une de nos stations préférées) et on repart pour encore plus de 3 heures de route. On a mal géré avec la nuit à Monahans, il était prévu qu’on se rapproche davantage de Carlsbad hier soir…

Si tout va bien, les bains du Riverbend Hot Springs, notre « happy place » à Truth or Consequences, devraient être encore ouverts à notre arrivée !
Ca sera notre quatrième passage dans cette « ville » qu’on adore pour ses sources chaudes et qui porte un nom de… jeu de radio depuis les années 1950 ! On va s’y poser deux nuits.

D’ici là, la route est longue et pas marrante, plus de 3 heures. On évite des cerfs, on passe par Lincoln et la prison d’où s’était échappé Billy the Kid puis on fait un arrêt à Capitan (la ville de Smokey, le célèbre ours qui fait la météo des incendies), puis San Antonio…. A Capitan, on tope le record de froid jusqu’ici : 22°F soit moins 5 degrés celsius.

Truth or Consequences
On arrive à 21h30 à T or C. Comme on le dit depuis le début de ce roadtrip, ressenti 3 h de plus avec la nuit qui tombe tôt… Au Riverbend, il nous reste une demi-heure pour nous « soaker » (baigner). On se grouille, le changement de température est ouchhhhhh. Nous prenons nos quartiers dans notre… chambre, petite mais bien équipée.
Le Riverbend a des emplacements pour les vans/camping cars, mais on a décidé de se faire un petit plaisir. Demain, nous avons même pris la « midnight pool », un bain privé qu’on peut utiliser toute la nuit.

Dernier pique-nique (encore) et on tombe ! Après 10 jours à prendre des douches aléatoires – ou des toilettes-lingettes, on l’avoue – se tremper non stop pendant 48 heures va nous faire un bien fou.

Les infos (très) pratiques du jour
- Notre hébergement : Riverbend Hot Springs (100 Austin St, Truth or Consequences). Note : 9/10. Une de nos happy places aux Etats-Unis. En bord de Rio Grande, un complexe à taille humaine où profiter de sources chaudes. Ils proposent des chambres de motel, des suites mais aussi des emplacements de RV. Une pépite. Pour en savoir plus, lisez notre article. Voir et réserver. Il existe plus d’une demi-douzaine d’hébergements avec des sources chaudes dans la ville. Vous en retrouverez certains ici, comme le Pelican Spa
- Nos bars et restaurants : RAS, seulement des pique-niques
- Nos visites : Monahans Sandhills SP, Pecos, Carlsbad Caverns NP, Roswell, Capitan, Truth or Consequences






















































J13. Lost à Truth or Consequences (et ses eaux magiques)

Mardi 20/01/26. Nous attendons quand même que le soleil se lève pour aller nous soaker dans les bains magiques du Riverbend Hot Springs, au bord du Rio Grande (dont le niveau est bien bas). Quel pied ! On profite, on traîne… Il y a six bains de tailles et de températures différentes pour les clients de l’hôtel et ceux de passage.
A savoir, vous pouvez aussi juste réserver des bains privés à l’heure pour un peu plus d’intimité.

Bon, nous n’avons tout de même pas prévu de rester toute les journée dans le bain. On sort quand même un peu dans cette ville, toujours à part. Certes, elle a un peu évolué depuis qu’on vient, notamment en raison de la présence du port spatial de Virgin, Spaceport America.
Il y a de nouveaux hébergements, des murs peints, et le film Eddington, avec un casting XXL (Joaquin Phoenix, Emma Stone, Pedro Pascal…) y a été tourné. C’est un très bon film, un western moderne sous fentanyl au temps du Covid et de Black Lives Matter, une critique ciselée de l’Amérique d’aujourd’hui. La rue principale de T or C (Broadway), ainsi que le château d’eau, sont filmés plusieurs fois.
Sur Broadway, il y a quand même un ou deux magasins super cool dont Rebel Roadrunner (413 N Broadway St) ou le supermarché Bullocks (630 N Broadway St), vu aussi dans Eddington. Et plein de trucs photogéniques au détour des rues, même si il y a quelques phénomènes qui se promènent dans les rues.

Même si il y a encore du chemin à faire (les commerces ont de courtes heures d’ouverture, l’offre de restos n’est pas hyper étoffée…), T or C s’améliore. On en profite pour faire notre fameux « Walmart de fin », pour un dernier ravitaillement et des provisions pour la maison (sauce ranch, épices, préparations culinaires, etc).
Dans la foulée, on va manger dans le resto mexicain de la ville, ouvert depuis des décennies, le Tony’s (1990 S Broadway St). C’est simple, pas cher, hyper bon et le service est aux petits oignons. Enfin une bonne adresse, qui ne paie pas de mine à première vue, à Truth. Après un dernier tour en ville, on retourne se baigner.

Il est 17h30, le soleil se couche et les lieux sont plus remplis que ce matin ! Ce soir, on a testé un truc et pris une option en plus : un bain privé, tout nouveau, auquel on peut accéder toute la nuit (de 15h à 11h le lendemain), la Moonlight Pool. Il faut qu’on aille le remplir et faire chauffer le brasero.

Avant, on ressort chercher à manger : direction la Truth or Consequences Brewing Co (410 N Broadway St), devenue en quelques années une référence dans l’état. Un mec nous a même offert sa tournée. Pourquoi ? « Comme ça« , genre c’est tombé sur nous ce soir. Pendant ce temps, on s’est commandé une pizza chez Outer Edge Pizzeria (719 Main Ave).
On finit la soirée dans notre « moonlight pool » privée, à se réchauffer au bord du brasero à coup de pizz. Très très fatiguant.



Les infos (très) pratiques du jour
- Notre hébergement : Riverbend Hot Springs (100 Austin St, Truth or Consequences). Note : 9/10. Une de nos happy places aux Etats-Unis. En bord de Rio Grande, un complexe à taille humaine où profiter de sources chaudes. Ils proposent des chambres de motel, des suites mais aussi des emplacements de RV. Une pépite. Pour en savoir plus, lisez notre article. Voir et réserver. Il existe plus d’une demi-douzaine d’hébergements avec des sources chaudes dans la ville. Vous en retrouverez certains ici, comme le Pelican Spa
- Nos bars et restaurants : Tony’s (1990 S Broadway St). Note : 8/10. Sans chichi aucun, un excellent mexicain à prix tout doux. Truth or Consequences Brewing Co (410 N Broadway St). Note : 8/10. Très bonnes bières, ambiance chill. Outer Edge Pizzeria (719 Main Ave). Note : 7/10. Bonnes pizzas, un peu chères.
- Nos visites : Truth or Consequences





































J14. Lost de T or C à l’Apache Lake (Arizona)

Mercredi 21/01/26. Cette pause hors du temps dans les sources chaudes nous a fait encore plus de bien qu’on l’imaginait, on plane total… Au Riverbend, on y retourne direct au lever du soleil. Il y a des mouettes(!), le contraste entre l’air froid et les bassins brûlants crée des volutes de vapeur presque mystiques… Nous en profitons à fond, « mémorisation mentale activée », comme dit une copine. Mini passage à la poste pour un envoi de cartes postales…

On ne s’attarde pas trop non plus, car une grosse journée nous attend. Il nous reste deux jours pour « rentrer » à Phoenix. Nous visons Roosevelt et son lac pour dormir et trois routes y mènent… on choisit (bien sûr) la plus longue car c’est aussi la plus jolie et avec le plus de choses à voir sur le chemin (7h au lieu de 4/5).
Dernier tour à T or C, on nourrit Bodhi (essence et un peu d’air dans les pneus, même s’il n’en avait pas besoin) et c’est reparti !

Route 60 via Pie Town

Après un bout d’autoroute jusqu’à Socorro, la (magique) route 60 traverse des paysages fabuleux : elle serpente, traverse des rochers rouges, des prés aux herbes sèches, une ambiance presque lunaire parfois… Il y a de la neige !
On fait quelques arrêts : VLA d’abord, ou Very Large Array et ses antennes géantes vus dans le film Contact et la série Pluribus, puis Pie Town, capitale des tartes, mais dont les magasins sont encore fermés aujourd’hui (on n’a toujours pas pu en goûter!). Et enfin Springerville, côté Arizona.
Il y a des dizaines de panneaux qui annoncent des animaux, mais ce n’est pas la panacée, à part quand même des antilopes du désert et un « troupeau » de cerfs mulets.


Springerville

Nous nous arrêtons plus longuement à Springerville, où nous avions dormi lors de notre dernier passage. Cette petite commune dans les plaines d’altitude, haut spot de chasse, est étonnamment animée, avec un super magasin d’antiquités, qui est aussi un café, où l’on musarde avec bonheur (on en a finalement peu croisés lors de ce voyage), le Junk & Java (341 E Main St, Springerville). Un groupe de retraités joue de la musique et du Chris Stapleton quand on pousse la porte. C’est magnifique !
C’est aussi là qu’on trouve un immense magasin et épicerie western, le Western Drug (106 E Main St, Springerville). On reprend la route, direction…


Show Low

Cette ville, qui tient son nom d’une partie de cartes, a aussi un resto qu’on n’a jamais oublié : The House (1191 Hall E, Show Low). Non seulement c’est super bon, mais ils ont surtout un immense jardin, que nous avions dû quitter la dernière fois à la hâte en raison d’un énorme orage. On s’y installe et ils nous rapprochent des chauffages car c’est vrai qu’il ne fait pas chaud.
On en profite pour passer un coup de fil au camping qu’on a repéré pour ce soir. « Pas de souci, appelez quand vous arrivez ! », nous dit-on. Bon, on espère que c’est vrai. On se régale de burgers avec un (vrai) super steak méga frais et (trop) de frites. Bodhi aussi se fait un petit arrêt au stand et on repart.

Il est 18h, la nuit tombe… Il nous reste presque 3 heures de route, et un petit plomb de fin de séjour pointe le bout de son nez… Occultons vite, profitons jusqu’à la dernière seconde !
La route est hard, dans le noir complet et avec des virages en épingle… DayDay commence à réinstaller le lit… Dans le noir total, on prend le début de l’Apache Trail, cette route sinueuse et mythique qui va de Roosevelt à Phoenix. Elle a l’air coupée après un accident survenu la veille. F…, ça va sûrement changer nos projets pour demain…
Apache Lake

On arrive à 21h15 au resort de l’Apache Lake (229 5 Mile Marker, Roosevelt). On appelle un premier numéro, rien… Ouf, le 2e répond et une nana arrive rapidement et nous enregistre. Elle nous file le meilleur emplacement, au plus près du lac (et du bloc sanitaire !). Trop cool. Dire que c’est notre dernière nuit dans Bodhi ! Il va nous manquer !

Les infos (très) pratiques du jour
- Notre hébergement : Apache Lake Resort & Marina (229 5 Mile Marker, Roosevelt, AZ). Note : 8/10. Très bel emplacement face au lac tout équipé (électricité et eau). Le bémol, les sanitaires n’étaient pas très propres. 60$. Voir et réserver
- Nos bars et restaurants : The House (1191 Hall E, Show Low). Note 8/10. Burgers de très haut niveau dans un environnement hyper détendu. Très beau jardin avec braseros et bar extérieur.
- Nos visites : Truth or Consequences, Very Large Array, Pie Town, Springerville, Show Low, Apache Lake












































J15. Lost un dernier jour de l’Apache Lake à Phoenix

Jeudi 22/01/26. Dernier réveil dans Bohdi, face à l’Apache Lake, ça fait trop bizarre ! On a mis un peu de temps à s’habituer, comme la dernière fois, mais on l’adore. Nous dribblons le blues de fin de séjour, en nous disant que le trip nous a paru durer le double.

Tandis qu’on prend notre café, des oiseaux chantent à tue-tête et (a dream came true) « vivent » dans le cactus saguaro juste devant nous (ça fait un bail qu’on attendait de voir ça). L’heure est grave toutefois : on commence les sacs. Bad news, on a fait n’importe quoi et emporté avec nous un sac supplémentaire déchiré de toutes parts… On packte quand même, on verra.

Ce resort est vraiment incroyable (ils ont aussi un motel). On quitte les lieux en fin de matinée et on prend quelques miles de la suite de l’Apache trail; la route est bien fermée à cause d’un camion coincé… Un camion qui s’est engagé sur cette route alors que c’est formellement interdit. Un champion.
Il y a des fleurs, des écureuils, le lac, des saguaros partout, c’est absolument magnifique. On fait quelques arrêts et demi-tour jusqu’au barrage Roosevelt, construit entre 1905 et 1911. Il était alors le plus grand barrage en pierre du pays. Il a ensuite été rénové à la fin du 20e sicèle.

Nous nous mettons en quête d’une table de pique-nique parfaite pour finir nos restes (ça y est, JP en a un peu marre des sandwiches/pique nique!). On finit au bord du lac Roosevelt, seuls au monde, sur l’aire de pique-nique de Vineyard Canyon. L’endroit parfait pour se concocter une salade southwest avec leurs incroyables avocats et des sandwiches jambon fumé et pastrami.

Il est temps de reprendre la route, direction la destination finale, Phoenix, via la 87. Il nous reste pas mal de trucs (chiants) à faire : remettre du propane dans le van, le laver, repasser à Walmart chercher un nouveau sac (pliable et en supplément), voire à Trader’s Joe pour un dernier passage… Le Walmart de Mesa, en banlieue de Phoenix, est juste « monstrueux » !

Nous trouvons notre bonheur rapidou, on prend quelques bouchons (dans cette ville très sympa), arrêt à Trader’s Joe et cap sur l’hôtel. Oui, ce soir on dort en « dur », dans l’un de nos motels préférés, l’Egyptian à Phoenix (765 Grand Ave, Phoenix, à voir et à réserve ici). Nous y sommes déjà venus et nous aurions dû y passer aussi notre première nuit si on n’avait pas eu de problèmes d’avion… Et en plus, cette fois, nous sommes invités (#collaboration commerciale non rémunérée).

Accueil aux petits oignons et on prend nos quartiers dans notre chambre, la 117, au nez-de-chaussée. Le lieu est super cool, il y a un resto sur place, une piscine, des graffs… On s’engueule un petit coup (normal, on est dégoûtés de rentrer) en finissant de refaire les sacs.
Mais nous n’allions pas nous enfermer pour la dernière soirée. On ressort manger dans le quartier branché de Ro-Ro, Roosevelt Row, dans une brasserie que l’on adore, Arizona Wilderness (201 E Roosevelt St, Phoenix), une valeur sûre. C’est blindé, la bouffe est top et, cherry on the cake, il y a concert ce soir… Quel drôle de et fantastique dernière soirée !


Les infos (très pratiques) du jour
- Notre hébergement : Egyptian Motor Hotel (765 Grand Ave, Phoenix). Note : 8/10. Très bon motel dans un quartier tranquille de Phoenix. C’est notre choix dès qu’on descend dans la grande ville d’Arizona. Piscine, bel extérieur, restaurant, parking, chambres bien décorées. On aime. Voir et réserver
- Nos bars et restaurants : Arizona Wilderness (201 E Roosevelt St, Phoenix). Note : 8/10. Une référence dans le quartier branché de Ro-Ro. Excellentes bières et cuisine efficace. Le beergarden est top
- Nos visites : Apache Lake, Apache Trail, Roosevelt Lake, Phoenix (Ro-Ro)






















































J16. Lost de Phoenix à… la maison

Vendredi 24/01/26. Réveil tôt, fin de bagages, on dit adieu à Bodhi (snif). Trop chou, trop drôle, Russell, le manager de Roadsurfer Phoenix, a suivi tout notre périple : « Même en français, je me suis bien marré ! ».

Nous enchaînons avec un Uber et trois avions : Phoenix-Chicago (en évitant la tempête hivernale qui s’abat sur l’Est du pays, avec des températures à moins 20 et plusieurs dizaines de centimètres de neige !), Chicago-Munich et Munich-Genève. L’aéroport de Genève blindé comme jamais en raison des week-ends au ski. A part un « papy péteur » dans un des avions, RAS. Nous finissons par les transferts de bagages, tous arrivés (Alleluia).
Voilà, c’était un super Vanuary !









A vite pour le bilan !
Pour ce voyage, il s’agit d’une collaboration commerciale non rémunérée. Nous avons été invités à tester le campervan Roadsurfer et l’Egyptian Motor Hotel. Nous ne sommes pas rémunérés. Tous les avis et commentaires nous reviennent, en toute indépendance, comme toujours.
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