Organiser un roadtrip aux Etats-Unis, c’est aussi déjouer les pièges, éviter les galères, dribbler les “epic fails”. Soyons honnêtes, le voyage parfait de A à Z n’existe pas mais on peut s’en approcher en s’y préparant, en connaissant certaines subtilités (“Ça fait combien de litres ce p… de gallon ?!”), en ne jouant pas avec le feu (“Hey, il est 12h45, on va se la faire cette rando de 15 km par 45° à 2000m d’altitude ! “), en prenant des précautions, en évitant d’avoir les yeux plus gros que le ventre (“7000 km en 12 jours, ça le fait, non ?”)…

C’est le sujet de cet article. Vous connaissez la citation de Nelson Mandela ? « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends ». Et bien pour les roadtrips aux Etats-Unis, c’est un peu la même chose. Tomber, se relever… Cet article, on l’a nourri de nos expériences, des choses que l’on a raté, des plantages, des foirades passées…  On reçoit aussi des tonnes de mails de lecteurs on l’on décèle les erreurs les plus classiques dans l’organisation d’un roadtrip, mais aussi sur place… Que du véridique. C’est parti ? 

 

 

Cet article a été présenté lors des salons du tourisme 2019. Chaque année, nous abordons un nouveau thème. Voici ceux des années précédentes :

 

 

 

 

 

Erreurs fatales : comment foirer son roadtrip ?

 

 

 

Oublier son visa, même pour une correspondance

 

 

Et oui, c’est arrivé. Pour aller aux Etats-Unis, pour une visite de moins de 90 jours, vous avez besoin de l’ESTA, un visa à obtenir en ligne. Sans lui, vous resterez à la porte d’embarquement. Alors, pensez bien à le faire.  Et, attention, il en existe aussi un pour le Canada, l’AVE (ou ETA en anglais). Ainsi, si, par exemple, vous avez un vol Paris-San Francisco avec une escale à Montréal, il vous faudra à la fois l’ESTA et l’AVE.

 

 

Autre erreur très classique, ne pas faire son ESTA sur le site officiel (ci-dessus). Il existe aujourd’hui de nombreux sites à la limite de la légalité, qui vous facture la prestation de service. Bon nombre de ces compagnies nous approchent chaque mois pour apparaître sur Lost In The USA. Ce qu’ils proposent ? Remplir à votre place le formulaire. Et, au lieu de 14 $, vous allez payer 50, 60, 70 voire 80 euros. Vous savez lire ? Ecrire ? Vous avez 5 minutes ? Prenez le site officiel.

 

 

 

Sous-estimer les distances, bourrer son planning

 

Alors là, on pourrait vous faire un catalogue. Combien de parcours reçu avec des journées de 8 ou 9 heures de route, deux parcs nationaux dans le même temps, des étapes folles… Ok, vous êtes aux Etats-Unis, vous ne serez peut-être pas de retour de sitôt, vous avez envie de voir beaucoup de choses…

 

 

Mais vous n’avez pas envie de passer la journée dans la voiture ou de rater de belles choses. Le Yellowstone en une journée, c’est non ! LA-San Francisco en une journée, c’est non aussi. Se dire qu’à Moab, on aura fait le tour en une nuit sur place, c’est un fantasme. Vraiment, il faut penser au bon timing, au bon équilibre.

Un roadtrip est fait de consensus, de renoncements… Mieux vaut voir peu, mais voir bien. Et si ça vous plaît, vous y reviendrez.

 

“La route de la vie est pavée d’écureuils aplatis qui n’ont pas su prendre une décision” – C’est pareil pour le roadtrip !

 

 

 

 

Arriver en avion et partir illico

 

Une erreur classique aussi. On veut profiter un max, on se dit « pourquoi ne pas avancer dès que l’avion atterrit ». « Tiens, si on prenait la voiture immédiatement et qu’on filait à San Diego ou sur la route 66 »

Pour nous, c’est niet. Si vous ratez votre avion, si votre correspondance est manquée, on vous souhaite bon courage pour rattraper le temps perdu et les réservations d’hôtels ou d’activités que vous avez faitesIdem si, on ne vous le souhaite pas mais on l’a connu, on perd vos bagages. La plupart du temps, c’est réglé en 24 ou 48 heures, il serait dommage que vous ne soyez plus dans le secteur. Bref, dormez au moins une nuit dans la ville dans laquelle vous atterrissez.

Au même rang, on vous met en garde contre les correspondances trop courtes. Exemple : un Paris Seattle avec 1h30 à Chicago. Attention. Il peut y avoir un retard sur le premier vol. De plus, du moment que vous mettez les pieds sur le sol américain, vous devez passer les services d’immigration. Et là, c’est la loterie.

 

 

 

Il y a quelques semaines, à Miami, cela nous a pris une vingtaine de minutes. Une autre fois à Chicago, malgré une correspondance de 3 heures, nous avons presque manqué notre avion. Alors, évitez le stress. Si vous pouvez esquiver une correspondance sur le sol américain, faites le… On sait que la chasse aux billets est complexe. Mais économiser 50 euros, cela ne mérite de sacrifier le stress ou le confort. Il y a d’autres moyens d’économiser.

 

 

 

Oublier les décalages horaires et planter un coucher de soleil

 

Un roadtrip peut se dérouler sur plusieurs fuseaux horaires. Et l’oublier peut être rageant. L’exemple le plus classique est celui de Monument Valley. Le parc tribal n’est pas sur le même fuseau que Page, Arizona (Lake Powell, Antelope Canyon, Horseshoe Bend) ou le Grand Canyon, deux étapes qui arrivent souvent avant ou après Monument Valley. Du coup, on traîne, on oublie et… on rate le coucher de soleil, l’un des plus beaux que l’on puisse voir aux Etats-Unis. Et là, il n’y a pas de replay.

 

 

 

 

Aborder les visites au mauvais moment

 

Le timing est roi (pour les couchers de soleil mais pas seulement) aux Etats-Unis et il ne faut jamais oublier que la destination est très prisée en haute saison. Il faut donc composer avec les autres visiteurs, les bus de tour operator, etc…

Prenons l’exemple de Zion. Ce parc national, dans l’Utah, est un peu plus difficile que d’autres à visiter. Pour aller au coeur du Zion Canyon, secteur le plus connu, il est indispensable de prendre une navette. Celle-ci part du Visitor Center. Mais en pleine saison, son parking peut être plein dès 9 heures du matin. Dans ce cas, il faut partir de plus loin, de Springdale. Et votre magnifique planning a flux tendu en prend un coup. Pensez à ces détails, partez tôt les jours où vous vous saurez confronté à beaucoup de route ou de grandes affluences.

 

 

Même chose pour les randonnées. Vous avez envie de randonner, et vous avez raison. Mais partir à la découverte de Bryce Canyon, Zion, ou du Grand Canyon à 11h au mois d’août, c’est  une erreur. Et ça peut être dangereux. De même, vous n’avez pas envie de rouler dans certains parcs de nuit : animaux sur la route, aucune lumière, personne à l’horizon en cas de pépins…

Enfin, il faut prendre en compte les évènements locaux ou les périodes particulières. Evitez Las Vegas entre le vendredi soir et le dimanche : moins de monde et des hôtels moins cher. Evitez les parcs lors du Labor week-end (septembre) ou du Memorial Day, les Américains les prennent d’assaut, évitez d’arriver dans les villes en plein 4-Juillet (la fête de l’Indépendance) mais plutôt la veille… Etc.  Et puis, tomber sur le Comic Con à San Diego, le CES à Las Vegas, ou la « Fleet week » à San Francisco, ça peut compliquer la vie (restos bondés, hébergements hors de prix…) et vous enquiquiner si ce n’est pas le but de votre voyage.

 

 

 

 

Sous-estimer les forces de la nature et prendre un selfie avec un bison

On le répète souvent. La nature aux Etats-Unis est imprévisible, gigantesque, incroyable. Sans commune mesure avec ce que l’on connaît ici. En quelques minutes, on peut passer d’une chaleur extrême à des températures négatives, d’un ciel à peine voilé à des inondations. On a connu cela plusieurs fois, comme dans la Vallée de la Mort en 2015. Le résultat de quelques heures de pluie : 

 

 

Pour y parer, plusieurs choses.

  • Renseignez vous avant sur les conditions météos, les conditions de route et les conditions à l’intérieur des parcs. Passez toujours au Visitor Center pour vous entretenir avec un ranger. Voir avant sur les sites des parcs, les sites services de l’état (les routes en Californie sont sur la carte de Caltrans par exemple) ou sur Lost In The USA

 

 

  • Si vous n’êtes pas sportifs aguerris, évitez les randonnées exigeantes en pleine chaleur. Connaissez vos limites. Par exemple, à Bryce Canyon, on n’a pas l’impression, mais nous sommes à plus de 2300m d’altitude. Avec le soleil et la chaleur… le cocktail peut être fatal.  Aussi, n’envisagez pas des randonnées trop dures pour vos enfants… 

 

  • De l’eau, toujours, beaucoup…

 

  • La prudence et la mesure. Chaque année, des dizaines de personnes meurent dans les parcs américains. Souvent, cela aurait pu être évité. Exemple de White Sands en août  2015 avec la mort de deux français. Ils étaient partis faire l’Alkali Trail, la randonnée la plus exigeante de ce parc par 38 degrés avec seulement deux bouteilles de 60 cl. Les rangers recommandent un gallon (3,8 litres) par personne. La mère s’est sentie mal, elle s’est séparée du père et son fils, pour faire demi-tour. Elle est tombée quelques mètres plus loin. C’est ensuite le père qui est tombé. Il a donné toute l’eau à son fils qui a miraculeusement survécu. Des histoires comme ça, il y en a chaque année. Certains se perdent en partant juste avant le coucher du soleil, d’autres tombent car ils randonnent en tongs, d’autres se rapprochent trop du bord pour un selfie… Partir à la découverte des parcs US, ce n’est pas une marche dans le bois de Boulogne. Donc soyez préparés.

 

 

  • Ne pas s’approcher des animaux sauvages. Ils sont nombreux dans les parcs et il y a des distances de sécurité à respecter. On ne parle même pas des ours. Au Yellowstone, 2 à 5 attaques de bisons par an pour des visiteurs qui se sont approchés bien trop près. Et vous n’avez pas envie de vous faire charger par un tas de muscles de 900 kgs…

 

 

  • Prévoir des solutions de repli. Vous vous faites surprendre par la pluie ou un imprévu (un shutdown par exemple). Prévoyez toujours un voire deux plans de repli. Un en extérieur, un en intérieur. Ce sera toujours mieux que de chercher sur place

 

 

 

Ne pas prévoir un bas de laine comme votre grand-mère

 

Parlons un peu de budget. Vous avez organisé votre roadtrip, vous avez estimé votre budget  au dollar près… N’oubliez pas de prévoir un petit bonus pour les imprévus, les envies, les pépins divers. Un appareil photo qui lâche, une expérience qui n’était pas prévue, un surclassement, un cadeau, un bagage en plus au retour. Ayez un battement de 10-15% pour ne pas vous retrouver à sec aux deux tiers de votre voyage, à vous frustrer. Vous n’êtes pas là pour ça. On a croisé des lecteurs qui ont du se limiter aux fast-foods et se retrouvaient à dormir dans leur voiture au cours d’un très long roadtrip car le budget avait été mal estimé.

 

 

 

 

Il y a aussi les frais embêtants, comme ceux de drop-off (frais d’abandon à pour la location de voiture, ou de bagages pour les vols…

 

 

 

Négliger l’emplacement de votre hébergement et tomber chez les crackheads

 

Emplacement, emplacement, emplacement. La recherche d’un logement est capitale dans un roadtrip. Et parfois, pour économiser, on est tenté de s’éloigner de l’entrée des parcs ou des villes. Il faut toujours évaluer ce qu’on économise et ce qu’on perd (en argent de transport, de parking, en temps, en fluidité).

 

 

Aussi, ne pas se renseigner sur le standing d’un quartier peut amener à de grosses déconvenues. Et dans certaines villes, cela se joue parfois à deux blocks. Dans une rue, c’est idéal, vivant, plein d’ambiance et de restos. Deux rues plus loin, vous passerez vos soirées avec les dealers et la police. Et c’est ainsi dans quasiment toutes les villes américaines, à l’instar du Tenderloin à San Francisco…

 

 

 

 

 

S’y prendre trop tard

 

Suivant les périodes ou les états, l’organisation en amont d’un roadtrip peut être essentielle, voire vitale. Partir à l’aventure en plein été, en se disant qu’on va trouver des logements sur place, ça peut parfois marcher, mais pas partout.

Se dire en mai : “Tiens si je visitais le Yellowstone cet été, ça a l’air badass”, c’est aventureux. Dans un parc comme celui-ci, les meilleurs logements peuvent être complets 8 mois à un an à l’avance.  Plus vous attendez, plus les options seront minces, plus vous paierez cher le « moyen ». Idem dans certaines villes et aux abords des parcs. Et puis, avouons le, préparer, c’est déjà voyager.

 

 

 

Dire oui à tout au comptoir de location de voiture

 

Vous louez une voiture, vous avez prévu toutes les assurances, c’est bien. Il faudra encore passer l’écueil (si vous ne passez pas par les guichets automatiques) du comptoir du loueur après 15 ou 20 heures de voyage. Le guichetier vous proposera des bonus, des surclassements. Il est là pour vendre, ayez-en conscience. Ne dites pas oui à n’importe quoi, au risque de plomber immédiatement votre budget.

Nous, on gère le GPS avec notre téléphone, on vérifie notre niveau d’assistance. On dit juste oui au plein d’essence prépayé. Et c’est parti.

 

 

 

 

 

Miser sur le camping alors qu’on n’en fait jamais

 

Ca, ça revient souvent dans les demandes. « On est juste sur le budget, on aimerait camper pour réduire la facture ». Excellent idée. Les USA sont un terrain de jeu exceptionnel pour le camping et les Américains sont des rois de l’outdoor. Par contre, on demande toujours si c’est une première. Premier voyage aux US ? Première fois au camping ? Les deux en même temps, cela nous semble beaucoup.

Il n’y a rien de pire que de sentir largués en camping : arriver de nuit car on a voulu profiter du coucher de soleil, mettre dix ans à remballer, être mal équipés ou mal utiliser l’équipement… Bref, il faut bien réfléchir ou s’entraîner un peu avant.

 

 

 

 

 

 

On veut absolument une Mustang !

 

Ah, la Mustang, ça fleure bon les US, le roadtrip, la liberté… Et c’est vrai, la voiture est mortelle. On l’a testée il y a peu en Floride. On s’imagine bien enfiler les lacets de la route 1 cheveux (pour ceux qui en ont) au vent.

Mais attention.

  • Le coffre est petit. Donc partir 3 ou 4 semaines seulement avec une Mustang, ça va vous faire bizarre, surtout si vous comptez prendre une glaciaire et ramenez des tonnes de cadeaux. Si vous êtes plus de deux, vous pouvez oublier
  • Ça consomme pas mal
  • Vous ne pourrez pas emprunter toutes les routes. On déconseille par exemple la Valley drive de Monument Valley avec… sans parler d’autres pistes

Donc, selon nous, c’est une vraie option pour un roadtrip court ou pour une portion sympa, comme San Francisco – Los Angeles.

De même, le dossier camping-car. Les familles pensent souvent que c’est une solution économique de voyager. C’est un solution confortable oui, particulièrement avec des jeunes enfants, mais pas économique. Faites des simulations pour vous en rendre compte…

 

 

 

Ne pas connaître les bases des règles de conduite et faire connaissance avec la maréchaussée

 

Nous avons consacré un article entier sur les petites différences entre la France et les Etats-Unis en termes de conduite. On vous le conseille. Cela vous évitera des amendes de stationnement, de vous retrouver au milieu d’un croisement à un feu tricolore ou de vous faire sermonner par la police car vous ne vous êtes pas écartés au passage d’une ambulance.

 

 

 

 

 

Passer à côté de la gastronomie US

 

On ne va pas revenir sur l’image et les clichés concernant la nourriture aux USA. Burgers, pizzas, fast-foods… Le junk food existe. Personnellement, on ne fait pas 8000 km pour manger dans un MacDo, surtout que c’est particulièrement infâme de ce côté-là de l’Atlantique. Vous voulez aller dans des fast-foods, il en existe des corrects : Shake Shack, In and Out, Five Guys…

Mais ne passez pas à cet des spécialités US, de la nouvelle gastronomie, et des produits qui sont souvent exceptionnels. Gumbo, jambalaya, muffuletta, écrevisses et po-boys en Louisiane, BBQ texan, deep-dish pizza à Chicago, crevettes de Géorgie, healthy food en Californie, poissons en Floride ou à Hawaii…

Régalez-vous….

 

 

 

 

 

Faire des blagues à l’officier des douanes

 

C’est pas l’endroit, pas le moment. Et souvent ils croisent des milliers de personnes chaque jour et chaque passage réduit un peu plus leur sens de l’humour. Je plaisante, certains sont adorables, d’autres un peu plus « portes de prison ». Mais laissez leur faire les blagues…

Une vanne dans un mauvais anglais avec une intonation bizarre peut être mal perçue. Et valoir un petit moment dans une pièce sans fenêtre avec de nouveaux amis mexicains. 

Aussi, toujours se renseigner sur les lois en vigueur. Le « woofing » (échange de services contre le gîte et le couvert) par exemple est considéré comme du travail dissimulé. On vous renvoie vers l’histoire malheureuse de ces Français qui ont indiqué à un officier des douanes qu’ils allaient en faire. Résultat : interrogatoire, fouille, centre de détention et retour à la case départ. 

 

 

 

Oublier que les prix sont sans taxe

 

 

 

Et oui, les prix affichés ne prennent pas en compte la « sales tax », dont le montant varie suivant les états (entre 6 et 10% généralement, en gris sur la carte, les états sans taxe). Pensez-y avant de passer à la caisse.

 

 

Sinon, n’oubliez pas les pourboires (et oui, c’est la norme là-bas, voir notre article sur le sujet). Petite aparté sur les oublis classiques : la trousse à pharmacie. en prévoir une petite, avec les essentiels. Sinon, vous découvrirez avec effroi ce qu’est une pharmacie aux USA et certains médicaments n’ont pas vraiment d’équivalent (à lire, notre interview d’Isabelle de FromSide2Side)

 

 

 

Les paysages, les randonnées mais pas seulement

 

C’est juste un petit sentiment, un conseil. Les roadtrips, c’est la route, les paysages incroyables, les randonnées dans des tableaux inoubliables…

Mais n’oubliez jamais l’humain, l’histoire, l’expérience. C’est le cherry on the cake, ces moments qui seront uniques. Au USA, nous devenons des « yes men ». On dit oui à tout, on prend tout. Un concert, ok ? Un tour en bateau ok ? Un repas chez l’habitant, let’s go ? Un coup à boire avec des Américains, pas de problème ? Une visite imprévue, parce qu’on en a envie, bien sûr ? Et des détours pour sortir de la ligne qu’on s’était fixée. C’est ce qui fait tout le sel du voyage. 

 

 

 

Dernière erreur : ne pas y retourner

Ça, ce serait vraiment trop dommage, non ?

 

 

 

Bon, on imagine que, comme nous, comme certains Roadies, vous avez fait des grosses erreurs, de celle qui vous mettent dans des situations embarrassantes. On attend vos témoignages en commentaires.

 

A vite !

 

 

15 responses à “Roadtrip aux Etats-Unis : les erreurs fatales à ne pas commettre

  1. Salut !
    J’avais envie de rajouter un chapitre sur les campings cars.
    On s’était posé la question d’en louer 1 (on était 5)
    Quand j’ai vu leurs vidéos (https://www.youtube.com/watch?v=cU6078L8wOo#action=share), j’avoue que j’ai pris peur devant la taille des monstres…
    Et puis c’est pareil que le camping, si on ne fait pas du camping car en France, les US ne sont vraiment pas l’endroit idéal pour commencer tant leurs bestiaux sont encore plus complexes… Sans compter le prix des emplacements et la surconsommation des engins !
    Au final, un beau gros SUV et des motels me semble plus économique, moins stressant et offrant plus de libertés !
    Olivier

    1. Bonjour à tous!
      J’ajoute ma pierre à l’édifice pour avoir des avis variés…nous avons fait notre premier roadtrip en octobre dernier en West USA et comme on hésitait on a fait 15 jours en camping-car (“RV” en américain) et 15 jours en beau gros SUV. Ben oui, on lisait tellement de commentaires sur le “mauvais choix” du camping-car pour une première fois (or on était totalement novices) qu’on s’est dit qu’on allait pas risquer de pourrir nos vacances si ça se passait mal avec RV 🙂 Bilan: des souvenirs magnifiques dans les deux cas, un budget à peu près identique pour les deux options mais un gros coup de cœur pour le camping-car!!! On voyageait en famille avec des enfants en bas âge et c’est tout simplement le bonheur! Notre prochain roadtrip est planifié dans le Maine et nous sommes super déçus de ne pas pouvoir retenter le RV (car les solutions de location sont beaucoup moins nombreuses là-bas)…mais le camping-car reste notre premier choix 🙂
      Claire

      1. Hello Claire,

        Merci pour ton retour camping-car ! J’imagine qu’avec les enfants en bas-âge, c’est juste parfait 😉 Après, sur le budget, je suis hyper curieux. Vous avez le montant de location + emplacements sur les 15 jours ? C’est pour avoir une idée (et quelle compagnie ?)

        Bon WE !
        JP

        1. Bonjour,
          Je trouve votre site hyper-interessant car je suis en train de nous préparer un roadtrip le long du Mississipi. En fait nous avons acheté le mois dernier un trailer et un pick up en Floride et nous comptons explorer tranquillement un certain nombre de coins aux US.

    2. Hello Olivier, c’est pas évident, tu listes bien les inconvénients, c’est certain, mais je pense qu’un trip camping car peut se concevoir sur un roadtrip orienté parcs. Perso, on est plus SUV+motels car le calcul est très simple quand tu es deux.
      Ca reste une chouette expérience qu’on a très envie de connaître ^^
      A plus

  2. Bien préparer son itinéraire surtout si il y a des rdv. Double-triple check les points de rdv/passage sur la carte Google maps et ceux enregistres dans l’agenda.
    Vécu au Canada, après 2x1h30 de route forestière, le gps dit “vous êtes arrivés”, on était au milieu de rien

  3. Le matériel ! Hyper important ça !

    Genre, partir pour une surprise avec des Converse aux pieds et se retrouver à faire le trail d’Havasupai en terminant les derniers kilomètres en pleurant avant de plonger les petons dans l’eau pendant 3 heures lol (se refaire un genou et un coude au passage. J’voulais voir si les cailloux avaient bon goût…)

    Ou alors, présumer de son super short tout neuf en mettant les clefs de la voiture dans la poche “censée” fermer et regarder ses dernières faire leur plus beau vol plané en faisant l’Angel’s landing…

    J’en ai plein d’autres parce que, chez moi, on m’appelle Murphy depuis bien longtemps mais le matos, c’est HYPER MEGA IMPORTANT haha ! (j’en ris mais c’est hyper méga important même sans en rire)
    Chaussures, eau, snacks, Kway, bob (Pastis 51), lunettes, trousse de secours, un bon backpack qui fait pas mal au dos, etc, etc… Je l’ai déjà dit que c’est hyper méga important ? 😀

    1. Hello Naty !

      Oh oui le matériel, capital. Du bon matériel, si possible en version compact.
      Aie aie aie pour Havasupai. Rien de pire que ce genre de mésaventures douloureuses ^^ Et pour les clés, haaaaaaaaa, t’as fait comment du coup ?

      A plus

  4. Pour ma part l’article est déjà très très complet !
    Je rajouterai qu’en plus à titre perso pour éviter tous déboirs quant aux documents du voyage, je les ai toujours en double exemplaire papier, je stock une version numérique sur mon téléphone, et j’envoi une version numérique par mail sur une adresse consultable partout dans le monde. ESTA, Roadbook, Résa hotels, voiture, etc…
    Merci en tout cas pour cet article qui malgré plusieurs voyage reste très instructif et sert de checklist avant un nouveau départ 🙂

    1. Hello ! Très bonne idée pour les docs de voyage. Perso, on a tout en papier, en numérique et doublé en envoi par mail. Nickel !
      Bon WE

  5. Bonjour,
    bravo encore pour ce superbe article qui confirme selon moi votre statu indiscutable de numéro 1 en terme de guide pour quiconque souhaiterait se rendre aux USA !!
    J’approuve entièrement les conseils donnés ici, rien à ajouter,
    à part que le douanier américain souriant et qui fait des blagues…je ne l’ai pas encore rencontré lol 🙂 même après 10 voyages 🙂

    1. Hello Olivier,
      Merci ! Pour le douanier, tu as pas tort. Si , on en a eu un sympa l’autre fois à Austin. Il était fan de l’empire romain et me parlait de Lugdunum où nous retournions ^^
      A plus
      JP

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