Roadtrip 66 Cent’ en live : la Route 66 en Oklahoma, au Texas et au Nouveau-Mexique
Article rédigé le 13 septembre 2026
Bienvenue dans la troisième live de ce roadtrip 66 Cent, pour le centenaire de la Route 66. Après un petit écart, le Michigan, puis le début des hostilités avec l’Illinois, le Missouri et le Kansas, nous poursuivons notre route.
Dans ce direct jour après jour, nous allons quitter le Midwest pour le Sud des Etats-Unis. Au programme, l’Oklahoma, une bonne portion de 66, puis notre bien-aimé Texas et enfin le Nouveau-Mexique.
Voici le troisième live de ce roadtrip, le deuxième sur la route 66.
J15. Lost de Carthage (Missouri) à Tulsa (Oklahoma)
Et voilà, le Missouri et le Kansas sont derrière nous. Oklahoma, nous revoilà. L’état aux 605 km de route 66 et qui a la plus longue portion continue et asphaltée d’origine. Et c’est aussi celui où l’on a commencé à rêver de ce roadtrip. C’était l’an dernier, lors du voyage « Damn good ol’ south ». A Tulsa, on avait été excités par les préparatifs de ce 100e anniversaire…
C’est encore loin Tulsa, on commence par…
Commerce
Le must est une station verte intégrée dans un bâtiment en briques, l’Allen’s Conoco Fillin’ Station (101 S Main St, Commerce). Ô surprise, ils l’ont « pimpée » avec un énorme mur peint, et c’est presque trop moderne à notre goût…
On va en face, au Dairy King(100 N Main St, Commerce), où, en 1934, Bonnie & Clyde ont tué un policier et en ont kidnappé un autre. On commande l’un de leurs fameux cookies en forme d’écusson 66 et un sundae. On n’ose pas parler de la mort de Dolly Parton, la mamie à la caisse doit avoir 15 ans de plus qu’elle et galère un peu… On se croirait, encore une fois, dans un film lorsqu’une bande de gamins pousse la porte pour manger une glace à la sortie de l’école…
A la radio, les hommages à Dolly se multiplient, et même Trump vient d’annoncer que les drapeaux seraient mis en berne dès ce soir pour une semaine, dans tout le pays. Cela ne va pas être évident, il y en a le double de d’habitude avec le 250e anniversaire des Etats-Unis.
Après Cuba, Atlanta and co, nous voici au Miami de la 66. Il fait peut-être aussi chaud qu’à celui de Floride ! A voir : un panneau culte de la mother road, celui des hamburgers « Waylan’s Ku-Ku » et ses oiseaux coucous (915 N Main St). C’est le dernier de la chaîne et on peut toujours y manger (mais depuis le covid, seulement au drive). Il y a aussi des… bisons !
On roule sur la Miami Original Nine-Foot Section of Route 66 Roadbed ou Ribbon Road. Ce l’époque où la route n’était large que de 2,74 mètres.
Afton
Ensuite, à Afton, difficile de manquer le Crosstar Flag and Tag(103 S Central Ave, Afton). Une ancienne station décorée de trésors, de statues, de voitures… C’est « fermé » mais l’extérieur est toujours ouvert. Coloré et génial.
Vinita
Prochain arrêt : Vinita. On y trouve l’un des célèbres restos de la route en Oklahoma, le Hi-Way Cafe (437918 US-60, Vinita). Il est fermé ce mardi mais ses muffler men (dont Big Al, le cuisto) montent la garde. Juste à côté, le Western Motel et son Big Bill, aun autre muffler prêt à partir en voyage.
Chelsea et Foyil
Nous poursuivons par Chelsea en passant le très beau Pryor Creek Bridge avant de faire une incursion hors de la 66 au Ed Galloway’s Totem Pole Park (21300 OK-28A, Chelsea), un jardin de totems. Un hommage aux natifs de la part de cet homme qui, à la retraite, s’est mis à bâtir des totems.
Cela nous rappelle que l’Oklahoma est le point d’arrivée de la piste des larmes, quant les natifs, notamment les Cherokees, ont été chassés de l’est du pays. On poursuit par Claremore (la ville de Will Rogers) et on y arrive enfin, au coucher du soleil…
La baleine de Catoosa
C’est notre chouchoute sur la route 66 : la baleine de Catoosa (2600 OK-66, Catoosa). Un grosse baleine à casquette au milieu d’un petit plan d’eau, qui a eu ses grandes heures de gloire à la grande époque de la 66 (il y avait un zoo, on pouvait se baigner…). On vous raconte toute son histoire ici.
La dernière fois qu’on s’y est arrêtés, ils faisaient des travaux. Le résultat est top : il y a un nouveau bâtiment avec un énorme panneau (on ne le verra pas allumé). Le style est très réussi. Qu’elle est belle ! On revient demain pour voir tout ça ouvert.
Nous voilà à Tulsa, où l’on va passer les deux prochaines nuits. On a réservé le même hôtel que la dernière fois, au Bord de la 66, le Campbell’s (voir et réserver sur Booking ou sur Hotels). On file manger à notre resto préféré, la Bricktown Brewery (3301 S Peoria Ave, Tulsa), en traversant la route 66. On a une chambre à thème, un peu Moulin rouge, mais très confortable.
Les incontournables 66 du jour
Le Boots Court de Carthage (Missouri)
Galena (Kansas)
Commerce (Oklahoma)
La baleine bleue de Catoosa (Oklahoma)
Les infos très pratiques du jour
Notre hébergement :The Campbell (2636 E 11th St, Tulsa). Note : 7/10. Il n’y a pas beaucoup d’hébergements 66 à Tulsa malgré le dynamisme de la ville. Celui-ci fait l’affaire mais s’il a tout l’air d’être hanté. Voir et réserver sur Booking ou sur Hotels
Nos bars et restaurants : Cars on the Route (119 N Main St, Galena). Note : 7/10. Simple, pas cher, efficace et bon. Très 66. Bricktown Brewery (3301 S Peoria Ave, Tulsa). Note : 8/10. Un grand classique de nos passages à Tulsa. Excellentes bières et excellente bouffe à petit prix. Il y a des opérations spéciales tous les jours
Nos visites : de Carthage (Missouri) à Tulsa (Oklahoma) via le Kansas
L’album photos du jour
J16. Lost à Tulsa, sur la 66 & more
Mercredi 26/08/26. Ce matin, on traîne dans notre chambre un peu « gothique ». On suit les multiples hommages à Dolly et on l’entend absolument partout. Il fait déjà plus de 30 degrés dehors et malgré notre relative habitude et l’entraînement de ces derniers mois en France, il faut l’admettre, on souffre.
Nous vivons surtout un petit drama de roadtrip que nous appellerons le « ridogate ». Tandis que JP file à la douche, DayDay tente d’ouvrir les rideaux pour amener un peu de lumière … et l’habillage rococo du dessus (un gros bloc en bois et tissu) lui tombe droit sur la tête C’est le drama, la big bosse… A deux doigts du coup du lapin. La réception sort son son « first aid kit » et on entame notre journée. On oublie on oublie mais ça fait maaaaalllll.
Comeback baleine
Première étape : notre chère baleine de Catoosa au prix d’un léger retour en arrière (elle est à 20 minutes de route de Tulsa) pour voir ce fameux nouveau bâtiment, inauguré en mai 2026, et son gift shop ouvert. On avait peur d’une chose : que des horaires d’ouverture soient appliqués. Mais il ne concerne que le bâtiment. Le mythique cétacé est bien visible 24 heures sur 24. Parfait !
Ce nouveau building façon « art-deco streamline », c’est vraiment très chouette, et on craque . Il y a déjà des événements ponctuels organisés (marchés fermiers, fêtes mensuelles, illuminations pour Noël…) mais la vendeuse nous confirme qu’ils ont plein de projets, dont la restauration. On en profite pour demander les heures d’allumage du nouveau panneau : 20h30-minuit. Gardons-nous l’idée dans un coin de la tête pour ce soir.
Tulsa en mode route 66
Aujourd’hui, on reste à Tulsa, avec l’objectif de profiter de cette ville agréable, pleine de restos de toutes sortes, de graffs et qui sent la « branchouillisation » à plein nez. Elle nous fait un peu penser à un autre « Tu », Tucson en Arizona. Ce n’est pas seulement la ville du Tulsa King, d’Outsiders ou celle où Chandler Bing se fait muter par erreur. C’est beaucoup mieux.
On cible par quartiers et en mettant le focus sur la 66 car il faut l’avouer : Tulsa, et par extension tout l’Oklahoma, ont mis le paquet sur le centenaire de la 66. Tout est nickel : rénovations, nouvelles installations… C’est un bonheur.
Ike’s Chili
Après quelques stops comme la caserne des pompiers de la Route 66(14333 E 11th St, Tulsa), le panneau du Desert Hills Motel(5220 E 11th St #4323, Tulsa) ou une station Sinclair historique(3521 E 11th St, Tulsa), on fait une pause avant la fermeture à Ike’s Chili (1503 E 11th St, Tulsa). Le plus ancien resto de Tulsa (1908), une instituons du chili, « le caviar du cow-boy », ouvert avant la Mother road mais pile dessus. On y était passés l’an dernier en se promettant d’y revenir. Tout est au chili : salades, sandwiches, hot dogs…
Leur spécialité ? Le Three Ways avec chili, spaghetti et haricots… Euh, il fait peut être un peu trop chaud pour tenter ça. On opte pour un bol classique des frites et des mini hot dogs. Bon et pas cher.
Buck Atom’s Cosmic Curios, Meadow Gold et ses géants
Ohlala que calor ! Juste à côté du chili, on fait le tour des géants voisins. Le secteur de Buck Atom’s et Meadow Gold en regorgent. Pour les 100 ans, ils se sont multipliés : il y avait déjà Golden Mack (avec une hache), puis Buck Atom’s (avec un magasin trop stylé), sa meuf Stella. Cowboy Bob est venu ensuite avec sa guitare et ses santiags. Depuis notre dernier visite l’an dernier, Rosie the riveter a rejoint la bande ainsi que plusieurs graffs et commerces. On fond littéralement !
Que ce soit à Buck Atom’s, dans les magasins derrière Meadow Gold Mack (à côté du panneau mythique), ou dans le hangar qui lui fait face, le échoppes sont de très grande qualité. Ne les manquez pas !
Le Mother Road Market
Cap sur un lieu récent mais réussi : le Mother Road Market (1124 S Lewis Ave, Tulsa). Un food court géant avec des magasins. Très agréable et au frais. Juste à côté, quelques magasins encore sur la plaza (wahou les t-shirts de Mythic City). Au visitor center voisin, Kenny engage la conversation et nous file plein de documentation et de petits cadeaux …
Le Golden Driller
Le Golden Driller est un must de la ville et souvent considéré comme 66. D’ailleurs, il a été installé ici… en 1966. Cette statue géante de 23 mètres représente un ouvrier pétrolier et est toujours impressionnante. Lire son histoire ici.
Tournée de graffs, de downtown et retour à la baleine
On met la clim à fond dans la voiture, il arrive même qu’à l’américaine, on la laisse tourner pour un court arrêt… Après quelques détours pour contempler des murals ou le Blue Dome dans le downtown, nous faisons un arrêt dans une petite brasserie à la mode (il y en a plein!), la Nothing Left Brewery (1502 E 6th St, Tulsa). Ils se tapent tous des glaces à l alcool, préparons-nous à ce que ça arrive chez nous…
Le centre et certains quartiers sont en travaux, et on essaye de faire traîner la journée pour voir la baleine allumée… Petit passage chez Trader Joe’s pour le ravitaillement et chercher les fameux sacs tellement à la mode qu’on commence à en voir un peu partout en France… En réalité, ils sont tellement pratiques…
On retourne manger à la Bricktown Brewery, valeur sûre avec cette fois les pizzas à moitié prix le mercredi.
Il est 21h15, la baleine de Catoosa doit être allumée ! Le spectacle est sublime. On fait demi-tour et on rentre à l’hôtel. On est KO d’une superbe journée.
Les incontournables 66 du jour
La baleine bleue de Catoosa (Oklahoma)
Buck Atom’s (Tulsa)
Golden Driller (Tulsa)
Les infos très pratiques du jour
Notre hébergement :The Campbell (2636 E 11th St, Tulsa). Note : 7/10. Il n’y a pas beaucoup d’hébergements 66 à Tulsa malgré le dynamisme de la ville. Celui-ci fait l’affaire mais s’il a tout l’air d’être hanté. Voir et réserver sur Booking ou sur Hotels
Nos bars et restaurants : Ike’s Chili (1503 E 11th St, Tulsa). Note : 7/10. Plus pour l’histoire (1908) et l’expérience que pour la bouffe. Bricktown Brewery (3301 S Peoria Ave, Tulsa). Note : 8/10. Un grand classique de nos passages à Tulsa. Excellentes bières et excellente bouffe à petit prix. Il y a des opérations spéciales tous les jours
Nos visites : Tulsa
L’album photos du jour
J17. Lost de Tulsa à Oklahoma City
Jeudi 27/08/26. Pas de chute de cadre de rideaux ce matin (!) mais on lève le camp plus tôt que d’habitude. Une bonne journée nous attend dans cet état si « riche » en Route 66.
Un dernier coucou à Tulsa (le soleil tombe parfaitement sur les muffler men et les graffs), petit arrêt à l’Historic Village de sortie (avec panneaux et wagons de train), et on reprend la Mother Road, alors que la température grimpe très vite. Tulsa est vraiment une capitale 66, et une ville qui gagne à être connue tout simplement. Elle nous fait penser à Tucson et prend la même trajectoire, l’une dans l’ombre de Phoenix, l’autre dans l’ombre d’Oklahoma City.
Sapulpa, la ville de Michael Jones
Nous avions prévu une myriade d’arrêts chaque jour et dans chaque état, on fait toujours des recherches en plus sur place et on s’arrête volontiers à l’improviste, mais là, nous sommes équipés d’une arme secrète : le guide ultime de la 66 en Oklahoma sorti par l’office du tourisme, section par section, business par business, avec les nouveaux ajouts du centenaire, les incontournables et même des énigmes… Du lourd.
A la base, on ne pensait s’arrêter à Sapulpa que pour un ou deux stops, mais la ville est vraiment agréable. La rue principale, refaite tout récemment, est tapissée de guirlandes, de fleurs, de murs peints, des hauts-parleurs diffusent la radio…. Il y a un superbe magasin d’antiquités (avec aussi des créations artisanales réussies), le Heart of Route 66 Vintage Market (105 E Dewey Ave, Sapulpa).
Mais le highlight de la ville n’est pas ici. On file à la station, la Gasoline Alley Classics, Inc (24 N Main St, Sapulpa). Mais quel endroit ! Cet ancien atelier d’assemblage de Model T, restauré et rouvert en 2022, est ma-gni-fique. Et comme le Gearhead Curios de Galena (« arrivé après ! »), le proprio est fier de ses toilettes, « les plus cool de la 66 », tout aussi ingénieuses !
Il y a de belles bagnoles, des oeuvres crées par le boss, Michael Jones, qui sert la paluche à tout le monde et fait des photos souvenirs. On lui propose un selfie : « Bon sang vous venez de lancer un truc ! ». On lui montre quand même son homonyme « français », le Michael Jones de Goldman, et il se marre.
L’autre star des lieux, c’est la Lucky Woman, une playmate emblème. Il nous donne aussi de bonnes adresses, tamponne nos passeport et nous donne 2-3 tips pour la suite. Une rencontre comme on les aime.
On poursuit avec la plus grande pompe à essence du monde (on l’avait déjà vue mais de nuit, 13 Sahoma Lake Rd, Sapulpa); le musée voisin (Heart of Route 66) est en grands travaux d’agrandissement.
A la sortie, il y a un superbe pont (désormais fermé à la circulation), le Rock Creek bridge, qui a eu droit à un tout nouveau parc, avec de quoi faire de superbes photos souvenirs.
Bristow, Depew and co…
La Route 66 nous attend. Et en Oklahoma, c’est le bonheur. Plus de 400 miles ont été conservés, ce qui en fait l’état numéro 1 à ce niveau. Il est très facile de ne pas prendre l’autoroute voisine. Prochain arrêt, Bristow, qui a une rue principale et une fierté : un immense panneau vertical Chrysler-Plymouth rénové pour le centenaire (220 E 9th Ave #216, Bristow) et un ancien dépôt de train). On croise quelques motards même si, à cette période, ils se font rares. On fait un détour pour voir la charmante mini main street de Depew, avec aussi des murs peints qui célèbrent le passé des lieux et de la 66. On est vraiment dans « small town america » là. Des petites villes, en plus ou moins bonne santé, des bâtiments en briques rouges, des trailers et des petits jardins.
Stroud, déjeuner chez Sally
On avait oublié que Stroud était aussi « développée » depuis notre dernier passage, ou alors elle a « grandi ». La ville a en tout cas soigné le 100e anniversaire de la Route, avec plein de nouveau panneaux et néons le long du bitume.
La star de la ville, c’est le Rock Café (114 W Main St, Stroud). Un resto historique qui, lui aussi, a fait des rénovations et a agrandi son extérieur. Il a aussi été rendu célèbre grâce au film d’animation Cars : sa patronne, Dawn Welch, a inspiré le personnage de Sally ! Il y a plein de photos sur les murs, et même le cuisinier star de la TV US, Guy Fieri, y est passé.
On est en plein dans l’esprit 66 : une chouette carte de classiques (salades, burgers, tartes…), soda servi à volonté (on peut en plus garder le verre en souvenir), tarifs light (il y a quand même quelques spaetzel et jägerschnitzel). Service au top, et c’est très bon. On croise des Français pour la quasi première fois.
Il fait moins chaud qu’hier, mais quand même assez lourd. On claque une photo du magnifique Skyliner motel (717 W Main St, Stroud) à la sortie et on enchaîne.
La 66 se déroule et serpente. Il y a plus de monde que les jours précédents, on passe par Davenport (qui a des murs peints, une ancienne station…)…. Jusqu’à Chandler, l’une des « grosses » étapes de la section.
Chandler : musées, Route 66 man et auteur star
A Chandler, un peu plus grande (avec un bowling dont le parking est rempli de panneaux, 920 E 1st St, Chandler), on a prévu de visiter le musée (« centre d’interprétation » plus exactement), dans une ancienne caserne de soldats (Route 66 Interpretive Center, 400 E 1st St, Chandler). Il est particulièrement plébiscité sur la route. Sa particularité : proposer une expérience immersive avec des petits films sur l’histoire de la 66, à regarder dans des sièges de cinéma, de Jeep ou même des lits ! C’est très bien fait et c’est une bonne halte au frais pour 7,50 $. Deborah nous fait un début de visite guidée avant de nous lâcher.
On goûte à l’Oki cola du centenaire et on découvre un nouveau géant de bord de route, Route 66 man ! Il est génial, et dessiné par une célébrité locale, star des amoureux de la 66 : Jerry McClanahan, auteur de l’ouvrage de référence (km par km) de la 66, EZ66. C’est aussi un artiste, qui fait des BD, des peintures… La plupart des cartes postales que l’on trouve le long de la 66 sont de lui. Il habite ici, à Chandler, et y a sa galerie (306 Manvel Ave, Chandler). On y va. C’est écrit d’appeler ou d’envoyer un texto… On tente (en galérant avec notre téléphone) mais… le voilà. Il nous fait faire le tour du propriétaire. Entre ses créations et ses objets de collection, c’est fantastique.
On lui achète deux petits posters (on serait trop gênés de l’avoir fait sortir de sa maison pour rien !), c’est le genre de souvenirs rares. Il nous les dédicace, en plus de notre guide. Il nous fait même des corrections car on la 4e édition et il bosse sur la 7e. Un très chouette moment. Il a promis de nous suivre aussi et nous file deux ou trois tuyaux.
La route continue dans le centre de Chandler avant de retrouver la pleine nature…. A Warwick, le musée de motos est fermé (et devrait l’être définitivement l’an prochain).
Wellston, le milieu
Comme les jours précédents, il se passe rarement 10 minutes sans un arrêt… Voici Wellston, qui rassemble une ancienne station, un petit antiques mignon et un super stand à barbecue avec son beer garden (il est seulement ouvert le week-end et en journée, mais ça a l’air sympa).
Il y a surtout une oeuvre installée pour le centenaire : le « pin point ». Une épingle géante décorée des grands lieux 66 de l’état qui matérialise le milieu de la 66 en Oklahoma, à équidistance du Kansas et du Texas. Cela s’appelle le Route 66 Midpoint of Oklahoma. On passe assez vite Luther avant d’arriver à…
Arcadia : une grange ronde et des sodas
Plusieurs roadside attractions à Arcadia : murs peints, commerces, la Round barn (une grange ronde et rouge, ouverte en journée, là c’est déjà trop tard, 107 OK-66, Arcadia) et juste après, Pop’s (660 OK-66, Arcadia). Une station-service impossible à rater avec la giga bouteille de soda qui la rend visible à des mètres à la ronde. Il y a des sodas à tout : fruits, bacon, gâteaux, cornichons, vomi de licorne, sang de zombie… On peut aussi manger sur place. Incroyable mais vrai, une fille arrive sur le dos d’un âne… Mais malheureusement, la bouteille géante n’est pas encore allumée… Pas sûr qu’on ait déjà été ici de nuit pour la voir…
Juste avant, nous avions une étape beaucoup moins connue mais qui nous avait énormément plu la dernière fois : OK County 66 John’s place(13441 OK-66, Arcadia). La maison-musée-atelier de John Hargove. Ohlalala, en arrivant et vu du parking, on le trouve très très fatigué. « Venez et faites comme chez vous, je me suis fait opérer des dents, ça me fait un mal de chien, je ne suis pas moi même, désolé », souffle-t-il. Toujours aussi adorable, en mode 66-must-go-on, il nous refait faire le tour de sa caverne d’Ali Baba, nous montre son prochain projet, l’ancien alignement de la route visible depuis la fenêtre avec un passage souterrain.
A quelques centaine de mètres de là à vol d’oiseau, on découvre qu’un panneau hommage à… Paul McCartney a été installé. « Et oui, il est passé par l’autre tracé », sourit John qui ne l’a jamais vu. L’histoire est improbable, à l’américaine. En 2008, l’ancien Beatle décide de fêter ses 66 ans en gettant ses kicks sur la Route 66. Il est reconnu par un voisin et boum, il n’en fallait pas plus pour qu’un panneau souvenir soit installé.
Edmond, un hippopotame bleu
Toujours en feuilletant les guides, on découvre un personnage dont on n’avait jamais entendu parler: Edmond, le blue hippo (dont le petit nom est apparemment Happy ou Buddy), un hippopotame bleu à l’histoire incroyable lui aussi. C’est la mascotte d’Edmond, ville en périphérie d’Oklahoma City. Trouvé lors d’un chantier, il a été restauré (et même bétonné, car les étudiants de la ville s’amusaient à le déplacer un peu partout); on ne sait pas vraiment d’on il vient mais il est absolument trop chou ! Il a rejoint le club fermé des « 66 roadside attractions » (1129 S Broadway, Edmond).
OK pour Oklahoma city
Le jour commence à descendre, on aperçoit la skyline d’Oklahoma City à l’orizon. On avait hésité l’an dernier à l’inclure à notre roadtrip. Du coup, cette année, c’est là qu’on a posé notre nuit d’étape. On claque une photo d’une super installation toute récente, imaginée par le musée du cowboy voisin, Kicks 66 (1866 NE 63rd St, Oklahoma City), qui fait référence à la chanson « Get your kicks on Route 66 ».
Et on retrouve la civilisation (vite fait). Pour un vendredi soir, c’est hyper calme dans la capitale de l’état. Le soleil se couche, on va faire un saut au capitole (et ses derricks juste devant), puis prendre nos quartiers dans notre motel. On a choisi un petit motel vintage dans le quartier de Midtown, le Classen Inn (820 N Classen Blvd, voir et réserver sur Booking ou Hotels).
Une nouvelle fois (c’est arrivé plusieurs fois déjà lors de ce roadtrip), on se débrouille tout seuls comme dans un AirBnB… Il est plutôt chouette mais tout autour, c’est en… travaux. Alors qu’on s’apprête à repartir manger, on tape un gros fou rire sur le parking : les nanas qu’on a croisées ce matin à Tulsa et plusieurs fois dans la journée dorment juste au-dessus. Elles viennent du Maryland et vont aussi jusqu’à Los Angeles. C’est ça aussi, la 66….
On rejoint le centre et la… Bricktown brewery (1 N Oklahoma Ave, Oklahoma City). Oui ça fait plusieurs fois mais c’est tellement bon et elle est née ici. Il est bientôt 21 h, la plupart des restos sont fermés, on a la flemme de chercher (l’offre est hyper diversifiée), zou. Le service démarre mal mais on se ré-ga-le.
En rentrant, on passe par les rues illuminées, notamment devant le magnifique Tower Theatre (425 NW 23rd St, Oklahoma City).
Cette ville est vraiment… particulière, étendue. On observe l’éclipse de lune avant un retour au campement. La journée a été longue et va être longue à raconter ! Demain, dernier jour dans l’Oklahoma….
Les incontournables 66 du jour
Spulpa avec Gasoline Alley
Rock Cafe à Stroud
Chandler et notamment la rencontre avec Jerry
Arcadia pour Pop’s, la Round Barn et OK County
Les infos très pratiques du jour
Notre hébergement : Classen Inn (820 N Classen Blvd). Note : 5/10. Seul motel 66 à OKC. La promesse est belle, la réalisation ratée. On croise personne, chambre moyennement propre, certains manques (pas assez de gel douche)… Voir et réserver sur Booking ou Hotels
Nos bars et restaurants : Rock Café (114 W Main St, Stroud). Note : 8/10. Un must sur la Route. Menu classique US. Bricktown brewery (1 N Oklahoma Ave, Oklahoma City). Note : 8/10. Le berceau d’une de nos chaînes de brasseries préférées. Le burger avec son pretzel bun (à demander) était royal !
Nos visites : de Tulsa à OKC sur la route 66
L’album photos du jour
J18. Lost d’Oklahoma City (Oklahoma) à Shamrock (Texas)
Vendredi 28/08/26. Nuit bizarre dans ce motel de catalogue de déco vintage où l’on n’a jamais croisé un humain…. C’est beau, confortable, mais la réception et les parties communes n’ont jamais ouvert (les travaux autour, par contre, ont commencé aux aurores). Pas trop notre truc du coup… On a un peu oublié le réveil mais on part quand même pas trop tard pour un dernier tour d’OKC.
Oklahoma City
Cette ville est vraiment particulière, difficile à appréhender en peu de temps… Elle est hyper étendue, toute en travaux, mais il y a clairement des trucs chouettes à faire et à voir. On s’y sent quand même moins bien qu’à Tulsa. On a décidé de se concentrer sur la 66 donc on va voir une bouteille de lait géante Braum’s, dans le quartier asiatique (Milk Bottle Grocery, 2426 N Classen Blvd, Oklahoma City), juste à côté du Gold Dome (1112 NW 23rd St #115, Oklahoma City).
OMG, DayDay aperçoit un magasin difficile à manquer, avec sa façade arc-en-ciel : le Craig’s Curious emporium (1209 NW 23rd St, OKC), « l’endroit le plus magique d’Oklahoma ». C’est top, entre pierres, trucs un peu mystiques, articles rigolos… Un must. Allez, on ne s’attarde par et on reprend « notre » 66.
C’est un sentiment étrange. Pendant plusieurs jours, tu as l’impression d’être comme un hamster dans une roue, jamais t’arrêter. Mais, après quelques nuits, tu n’as qu’une envie, la retrouver. C’est un besoin vital, il faut avancer, l’avaler, voir de nouvelles choses, de nouvelles personnes.
On the road again, Bethany et Yukon
On passe par un pont, le Lake Overholser Iron Bridge (8703-8709 Overholser Dr, Bethany) qui nous amène à Yukon. La capitale tchèque d’Oklahoma ! Ils ont rénové pas mal de panneaux pour le 100e anniversaire et clament sur ceux-ci que le chanteur de country Garth Brooks est d’ici.
Nous, depuis le roadtrip de l’été dernier, on pense… kolaches et klobásníky. Des petits beignets (en version sucrée ou salée) dont on s’est gavés dès qu’on en avait l’occasion. On pousse la porte du plus célèbre des restos/boulangeries, le Vladislava’s (422 W Main St, Yukon). Le lieu est hyper traditionnel et accueillant, et le mec se marre : « Ici, ils américanisent tout, vous allez voir comme les nôtres sont bons ».
On en commande à la saucisse pour une poignée de dollars (pour ce soir) et un au blueberry et on refait un tour du centre-ville, tout mignon. On en profite pour passer à un magasin de chaîne absolument génial, dédié aux travaux manuels et à la déco : Hobby Lobby (Delphine cherche des tissus vintage 66 sans succès.)
El Reno, burger aux gros oignons
Il fait chaud bien sûr, on a déjà tapé les 100°F ! Mais arrivent les choses sérieuses : El Reno. La ville est connue pour avoir été ravagée en 2013 par l’une des plus grandes tornades du pays. Un monstre de 4,5 km de large qui a fait 8 morts. Cette histoire a inspiré la suite de Twister, Twisters.
Elle n’en garde pas de séquelles. Cette petite ville sympa comme tout, avec plein de murs peints, de vieux panneaux mais surtout un « world famous »: l’onion burger. Un burger aux oignons centenaire. La recette date de la Grande Dépression : la viande se faisant rare, les locaux ont eu l’idée de « grossir » leurs steaks en ajoutant des oignons (dans le steak et dessus). Il faut qu’on goûte à ça !
Plusieurs adresses sont en concurrence : Robert’s (le plus ancien, centenaire), Johnnie’s (à peine plus jeune) et Sid’s diner (300 S Choctaw Ave, El Reno), le plus célèbre, passé à la TV and co. On opte pour ce dernier. On se croirait dans un film. On se pointe au comptoir, on nous place, il y a de la musique fifties, et un sacré mélange de jeunes, vieux, touristes de passage…
On commande (en version accompagnée de salade tomate fromage mais normalement il est « tout nu ». Cela arrive direct, avec une dose d’oignons world biggest ! C’est simple, mais plutôt très bon (pas cher et ça passe vraiment tout seul). On fait un arrêt au nouveau visitor center (120 S Choctaw Ave, El Reno), installé dans une ancienne station, où l’on nous confirme qu’on a bien choisi notre adresse pour le burger à l’oignon. Pour les cinéphiles, c’est ici que se trouvait le motel du film Rain Man, mais il n’en reste plus rien (« Casport, c’est caca ! »). On reprend la route…
Calumet, des trading-posts (amér)indiens
Prochaine étape: Calumet où, sans blague, les principales attractions sont des trading-posts indiens (Cherokee). Le premier, le Cherokee (301 S Walbaum Rd, Calumet), vend de super trucs de qualité (et a de vrais bisons…); le second, l’Indian Trading Post (825 S Walbaum Rd, Calumet), est un peu moins bien achalandé mais a son muffler man.
On continue sur la route historique, étonnamment courrue aujourd’hui, au milieu des champs où se mêlent terre rouge, verdure et troupeaux… On traverse le pont jaune de Bridgeport Bridge et plusieurs établissements de celle qu’on appelait « la mère de la route mère », Lucille Hamons(3004 U.S. Route 66, Hydro), dont sa station historique.
Weatherford, la route de l’espace
La ville de Weatherford, elle aussi un peu endormie mais charmante, a un musée de l’espace (Stafford Air and Space Museum , classé meilleur de l’état et au-delà, affilié au Smithsonian). C’est LA « space city » de la 66. Pourquoi ? Parce que l’un des astronautes allé sur la lune, le général Tom P. Safford est né ici. Weatherford a joué cette carte à fond pour les 100 ans de la Route : il y a des panneaux partout et, surtout, un nouveau muffler man astronaute très réussi, Major Tom (comme la chanson de Bowie mais rien à voir).
Clinton, THE musée
On appuie un peu sur l’accélérateur pour rejoindre Clinton. La ville, aussi très intéressante, possède l’un des musées les plus réputés de la Route 66, et ça fait deux fois qu’on le loupe (2229 W Gary Blvd, Clinton). On a failli le faire une troisième fois car ils ont arrêté les visites (45 minutes avant la fermeture) mais en insistant à peine un peu on y arrive !
Très petit, avec seulement quelques salles, il est toutefois très bien fait. Il retrace toutes les époques de la 66, par décennie, en immersion (un diner est recrée, il y a des films), explique le déclin puis la renaissance, l’invention aussi du parcmètre. Le gift shop est énorme. On va dire que c’est un beau petit musée, mais rien de transcendant. Pour 10 dollars, ça le fait.
On en profite pour faire un arrêt chez Braum’s (comme la bouteille de lait de ce matin), une chaîne née en Oklahoma qui fait fast-food, glacier et épicerie. On voulait s’acheter une salade pour ce soir mais ça se finit en sundae caramel au milieu d’une équipe de pom pom girls.
Elk City, Sayre et Erick
Prochain arrêt, Elk City. Et pourtant, toujours pas de cerfs ni rien. La ville a aussi un musée, qui a l’air immense (prochaine fois).
Puis Sayre, avec de beaux panneaux restaurées, une cour de justice (vue dans le film Les Raisins de la colère) et plusieurs dizaines de bâtiments historiques autour de Main street.
Clic, Clac, Kodak (ref de vieux)… On file à Erick. L’un de nos meilleurs souvenirs sur la Route 66, grâce à Harley, le roi des rednecks, musicien et collectionneur, avec qui on a passé des moments cultes au Sandhill Curiosity Shop (201 S Sheb Wooley Ave, Erick).
On lui a écrit avant mais il est tard, et on le rate… Il doit dormir dans son château redneck à l’arrière. La ville a bien évolué depuis notre dernier passage, il y a de superbes murs peints de Roger Miller et Sheb Wooley. On fait un arrêt à Sam’s Town, une installation so 66 qui doit faire camping.
Le soleil se couche (on le prend en pleine figure !), on reprend la route jusqu’à Texola, ville à moitié fantôme, qui bouge encore un peu quand même. Entre les bâtiments à moitié détruits, il y a toujours des chiens et un petit commerce toujours fermé, le Tumbleweed Grill. La route, qui longe l’Interstate, est goudronnée de frais par endroits… Mais, mais, nous voilà chez nous, au….
Shamrock, l’entrée au Texas
C’est ici qu’on a décidé de faire notre nuit d’étape, au même motel que la première fois, le Shamrock Country Inn (711 E 12th St, Shamrock, voir et réserver sur Booking ou sur Hotels). Un motel propret, avec des portes aux couleurs du drapeau texan, pas cher, tenu par des Indiens… On checke-in avec joie.
On a grave besoin de faire une lessive. Ils n’ont plus de laverie à pièces mais la font pour nous pour 10 dollars. On fait notre tri et c’est parti. On se pose, enfin, et on décortique cette grosse journée encore pleine de merveilles. En face, les voisins se font un barbecue en projetant le match du jour sur leur pick-up.
Pour clore la soirée, on ressort voir le fantastique U-Drop inn, ancienne station service Conoco, qui nous amène souvent à Shamrock. C’est l’une des préférées de JP et elle a inspiré Cars aussi (105 E 12th St, Shamrock).
Au retour, ça toque à la porte : le linge est prêt. On va se faire un petit pique-nique in-da-room à base de salade, de kolaches. Trop heureux de dormir au Texas.
Les incontournables 66 du jour
El Reno et son burger à l’oignon
Clinton et son musée 66
Weatherford avec son muffler spaceman
Erick et le Sandhills Curio Shop
Shamrock et le U-Drop Inn
Les infos très pratiques du jour
Notre hébergement : Shamrock Country Inn (711 E 12th St, Shamrock). Note : 7/10. Motel typique. Avec ses défauts et tout ce qu’on aime. Il permet de ne penser qu’à la routeVoir et réserver sur Booking ou sur Hotels
Nos bars et restaurants : Sid’s diner (300 S Choctaw Ave, El Reno). Note 9/10. Must sur la Route. Authentique, typique et plutôt très bon
Nos visites : d’Oklahoma City à Shamrock, Texas, le long de la 66
L’album photos du jour
J19. Lost de Shamrock à Amarillo (Texas)
Samedi 29/08/26. Quel bonheur (vraiment, ça ne s’explique pas…) de se réveiller au Texas. On va prendre le petit-déjeuner avec l’une de ces fameuses gaufres en forme d’état.
On plie le linge lavé d’hier, on traîne un peu tandis que dehors, la température monte. Harley (du Sandhills curio shop) nous a mis un message pour s’excuser de nous avoir loupés; on lui demande si ça… « Fantastique » répond-il en envoyant une photo de lui avec un couteau et une femme seins nus… Sacrée roi des rednecks…
Partons à la (re)découverte de Shamrock. Dans cette ville aux rues désertes et peu hospitalières, il y a plein de murs peints…
Arrêt spontané chez Loretta’s on the Loot, un magasin OMG avec des créations, des vintageries, des bijoux et des fringues à prix cadeau (on peine à tenir DayDay). Puis nous enchaînons avec la star de la ville, la station Conoco, aka U-Drop Inn (105 E 12th St, Shamrock). Probablement la plus belle station de la route, qui a inspiré l’atelier de Ramone’s dans le film Cars.
On retrouve la mère de la vendeuse précédente à l’accueil. Désormais, on peut prendre un café ou manger à l’intérieur. On décide de rester casser une croûte à Shamrock; même si c’est samedi, le choix n’est pas fou. Nous allons nous attabler remplaçant du meilleur steakhouse de la ville (le Vern’s, désormais fermé), le Grif’s Steakhouse (200 E 12th St, Shamrock). Accueil assez improbable d’un tout jeune, on est tout seuls dans le resto… Allez, prêts pour l’aventure ! On prend un burger et des « beef scraps » (petits morceaux de boeuf). C’est franchement très bon mais gênant d’être aussi solos du ghetto.
Dès qu’on met le pied dehors, on fond… il fait tellement chauuuuud, de l’ordre de 38 degrés. C’est une journée plutôt douce aujourd’hui. Reprenons la 66….
McLean, capitale du barbelé
Nous voilà à McLean, capitale du fil barbelé, avec un musée aussi insolite qu’intéressant qu’on a déjà visité, le musée du barbelé, ou Devils Rope Museum (100 Kingsley St, McLean). Il y a aussi une station restaurée datant de 1929 (212 First St, McLean) et le joli panneau du Cactus Inn(101 Pine St, McLean).
Alanreed, Jericho, Groom….
La route 66 dans le Texas n’est pas des plus intéressantes. Les points sont éloignés, les villes désertes. C’est la Panhandle, une des parties les plus désolées de l’état à l’étoile solitaire. Alanreed a une vielle station (105 Unknown, Alanreed), Jericho, au milieu des éoliennes, un ancien passage en piste. Reste la célèbre tour penchée de Groom avec écrit Britton dessus.
Amarillo (by afternoon)
Nous arrivons en fin d’après midi à Amarillo, la grande ville de la Panhandle. Arrêt obligatoire au paddock chez Bucee’s ! Le deuxième et dernier du voyage (snif). On est samedi et… ohhhhh il est là ! Toujours drôle de voir les adultes se ruer dans ses bras autant que les enfants. On fait un grand tour, on achète des merdouilles (une tradition) et on met de l’essence. IL est là (comme souvent le week-end).
Il n’est que 17h30 mais on décide d’aller récupérer notre chambre tout de suite au Big Texan (7701 Interstate 40 Access Rd, Amarillo, voir et réserver sur Booking ou sur Hotels), l’institution locale au célèbre challenge du steak de 72 Oz. Ce steak de deux kilos est gratuit si on le finit en une heure avec ses accompagnements. On arrive à choper une chambre au rez-de-chaussée et on se pose deux secondes, il fait tellement chaud que c’en est douloureux.
Allez, on se motive à ressortir. On va d’abord voir le Slug Bug Ranch (1415 Sunrise Dr, Amarillo), déplacé de Conway par le Big Texan à l’entrée de son resto Starlight (fermé cet été)… Il est agrandi par d’autres voitures et a son giga bar gift shop.
On peut toujours graffer les carcasses à l’image du Cadillac Ranch, qui se trouve à quelques miles. Ils ont un minigolf et une ferme à longhorns, ces vaches texanes emblématiques à maxi cornes.
Ce n’est pas notre genre (dire que DayDay a grandi à la campagne, au milieu des troupeaux…) mais on paye 5$ pour aller les voir… Il y a Carla, Whiskey…. Elles demandent des câlins qu’on leur donne volontiers. On a dû signer une décharge au cas où on se blesse !
On enchaîne avec un tour sur la 66, ses vieux panneaux, le visitor center (où se déroule un petit concert), le Route 66 district (ou 6th Street, 2705 SW 6th Ave, Amarillo) animé avec plein de boutiques d’antiquité, des bars et restos… Beaucoup seront fermés demain dimanche (et le sont déjà).
Le Big Texan, tout un steak
On rentre vite car on a un rendez-vous ce soir. Rendez-vous est pris sous le dinosaure de l’entrée avec des Roadies de longues date, Sandrine et Alain (« Sandales et Crampons » sur les réseaux sociaux). Ces Bordelais ont tout quitté pour vivre l’aventure à bord d’un gros camion et sillonnent le continent depuis bientôt deux ans. Gros crush, petite bière de rencontre et on s’attable au Big T pour se taper de gros steaks.
Personne ne tente le défi ce soir… (mais un mec a relevé le défi dans la journée). Après de gros hugs et un passage au gift shop, on se quitte (re snif).
Les incontournables 66 du jour
U-Drop Inn à Shamrock
Amarillo (Big Texan, Route 66 district)
Les infos très pratiques du jour
Notre hébergement : Big Texan (7701 Interstate 40 Access Rd, Amarillo). Note : 7/10. Le motel a le mérite d’être en face du resto. Simple et plutôt propre. Piscine en forme de Texas. Voir et réserver sur Booking ou sur Hotels
Nos bars et restaurants : Grif’s Steakhouse (200 E 12th St, Shamrock). Note 6/10. La bouffe était bonne mais l’ambiance un peu étrange. Un bon 6. Big Texan (7701 Interstate 40 Access Rd, Amarillo). Note : 9/10. Une icône sur la Route. Un immanquable et des viandes excellentes
Nos visites : de Shamrock à Amarillo sur la route 66
L’album photos du jour
J20. Lost d’Amarillo (Texas) à Tucumcari (Nouveau Mexique), via le milieu de la route
Dimanche 30/08/26. Lorsqu’on se réveille au Big Texan, les copains de Sandales et Crampons sont en train de rencontrer Buc-ee’s. Une première rencontre, on adorerait y revenir. Delphine se motive à aller à la piscine en forme de Texas mais se résigne : trop… fraîche (et pas hyper engageante en plein cagnard et avec les panneaux « si vous avez eu la diarrhée dans les 15 jours, n’y allez pas »!).
Nous aussi, on retourne faire un coucou à Buc-ee’s. On attrape un café au sirop de noix de pécan et bien sûr 2-3 mini trucs. Nous voilà parés à reprendre la route.
Amarillo (by morning)
C’est dimanche, et il y a à la fois du monde et pas mal de trucs fermés. Il faut savoir jongler avec ça. Nous reprenons d’abord la route des motels vintage, ou de leurs carcasses et de l’Historic 66 District, de plus en plus branché, certainement le quartier le plus sympa de la ville. Il y a plein de magasins d’antiquités, dont seulement une poignée sont ouverts (c’est chhhhherrrrr mais il y a quand même des trucs cool à dénicher).
Continuons avec le 2nd amendment cowboy, qui fait la promotion du droit de porter des armes, et surtout, plus intéressant, le Cadillac Ranch, où ça « spray » gaiement. Ce lieu, pas vraiment 66, est tout de même un rendez-vous pour tous les cruisers de la 66 qui s’en donnent à coeur joie.
Il y a du vent mais OMG qu’il fait chaud ! D’ailleurs, aujourd’hui, on va battre le record de température depuis le début du roadtrip avec 104°F (40°C mais en mode four). On l’avoue, on s’américanise : on laisse la clim quand on s’arrête peu de temps… même en laissant la voiture.
On the road 66 again
Le Texas et la 66, c’est particulier. On sait qu’une tirée assez « vide » nous attend aujourd’hui, ce qui n’empêche pas l’intérêt de la route, qu’on essaye de suivre difficilement en prenant les arrêts sur l’I-40. On se bouche le nez en passant par Wildorado. Il y a des milliers de vaches parquées, ça sent fortttt alors qu’on enchaîne les champs d’éoliennes…
Vega, plus si fantôme que ça
Prochain arrêt : Vega, qui n’a longtemps été un détour que pour un ancien motel assez mythique, le Vega Motel, toujours fermé (1005 Vega Blvd, Vega). Mais il y a du renouveau : la station Magnolia bien restaurée (904 S Main St, Vega), plein de murs peints, des arrêts photos (le plus grand fer de marque au monde !), un musée… et même, ce dimanche matin, des policiers qui se font des selfies. Ah et le plus grand fer à marquer la viande du monde !
On se dépêche un peu car on aimerait être à Adrian et au Midpoint Café, le milieu de la Route, avant sa fermeture à 16h. Jusqu’à présent, nous sommes toujours passés tardivement ou de nuit.
Adrian, le milieu de la route
Nous y voilà, et ça grouille de monde ! Adrian est le milieu officiel de la route 66, à équidistance de Chicago et de Los Angeles, 1139 miles de chaque côté. Il y a un café-resto, le Midpoint Café. Le lieu est réputé pour ses tartes et la bouffe a l’air trop bonne. Juste à côté, l’ancienne station Sunflower a été remplacée par une boutique baptisée « Dream Maker ». Son ancienne patronne, Fran Hauser, à la retraite depuis 2021, a inspiré Flo du Flo V8 dans le film d’animation Cars.
C’est dimanche et les belles voitures sont de sortie ! On pousse la porte du Midpoint Café et là, le drama (une nouvelle fois) : la cuisine a déjà fermé, une heure avant la fermeture officielle(rahhhhhh). DayDay est furax, désarçonnée. On prend quand même une part de tarte pomme-green chile. C’est bon mais , pas sûr que ça vaille 7 dollars.
Reprenons la route. On est encore au Texas mais les paysages changent et on retrouvent les cieux du Nouveau Mexique avec leurs nuages inimitables….
Glenrio, le last stop
Voilà une ville fantôme qui marque le dernier et premier arrêt au Texas. Il n’y a quasi rien à voir à part quelques vieux panneaux – celui du motel first/last stop in Texas a été rénové -, des résidences privées (gardées par des chiens) et, depuis peu de temps, un dispensaire de cannabis, le Glenrio smoke shop, placé judicieusement juste après la frontière.
Le parking est blindé et on ne résiste pas à aller voir l’intérieur (on entre en présentant sa pièce d’identité minutieusement étudiée). Outre le CBD et la marijuana, il y a un gift shop bien achalandé…
Russel’s Travel Stop et San Jon
En passant le pont de sortie, on gagne une heure en arrivant dans la « Mountain zone » et en entrant au Nouveau-Mexique. Ca fait super plaisir ! C’est l’état qui revendique le plus de kilomètres pour la traversée.
Proche de la frontière, côté I-40, il y a un relais routier historique, le Russel’s travel center. On s’y arrête en espérant trouver un truc à manger et pour visiter son musée secret. Le musée (décidément), c’est foutu : il y a un panneau « fermé aujourd’hui » mais on nous explique que ça fait un bail, que le proprio ne peut plus s’en occuper, qu’ils n’ont trouvé personne pour le tenir et que les voitures sont parties. Trop dommage. Bon, au moins, ils ont un diner sympa et on y mange même plutôt bien.
Prochain arrêt : San Jon. Une ville presque morte avec une curiosité depuis quelques années, la plus grande flip flop du monde. La plus grande tatane. Un arrêt comme seuls les Américains peuvent en faire (602 U.S. Route 66, San Jon).
Tucumcari, par ici les vieux panneaux
Et voilà, on arrive en fin d’après-midi à notre halte pour la nuit, Tucumcari. Ici comme nulle part ailleurs, la Route 66 aligne fièrement des dizaines de panneaux aux néons vintage plus beaux les uns que les autres…
Le motel culte est le Blue Swallow(815 E Rte 66 Blvd, Tucumcari) mais cette fois on a décidé de changer et de se poser en face, au Motel Safari. Accueil adorable, on nous donne la chambre Happy Days avec des Fonzie jusqu’au rideau de douche… Le motel a sa propre radio qui diffuse des classiques oldies magiques…. Ohlalala joie. On sort nos affaires et on repart faire un tour sur l’asphalte…. Dimanche soir, les restos sont presque tous fermés (ou ne ne font pas rêver), on va se choper une salade et des légumes (oui oui!) au supermarché Lowe’s.
Nous rentrons au motel pour le coucher de soleil… Bon, pas de cieux roses et violets car il tombe dans les nuages, mais c’est magnifique (à part les moustiques qui, après les mouches de ces coins à bétails), ne nous lâchent pas….Pour les photos, le must est de choper la fin du coucher de soleil avec les néons déjà allumés… Mais attention, ne tardez pas car ils les éteignent au coeur de la nuit.
On sympathise avec Eliza, qui a (aussi, ça devient rare!) un appareil photo. Elle déménage de San Francisco pour rejoindre son Kentucky natal et se fait un petit roadtrip….
Nous partons à pied refaire un tour au Tee Pee Curios (924 E Rte 66 Blvd, Tucumcari), et du Blue Swallow où le boss n’a rien perdu de sa gouaille. Des voitures d’époque, dont une Chevrolet vintage croisée à Adrian, un couple et son chien (en poussette) faisant la route depuis le Dakota du Nord, se font des photos, se rencontrent et tchatchent….
On se pose à la « terrasse » du Safari, sous le panneau (le néon fait un délicieux bruit, crrr crrrrr ) pour commencer à blogouiller… La radio diffuse encore de vieilles chansons (#mémorisation mentale) et il fait presque frais…. On entend les motos qui font vrombir leur moteur… Ce soir, ça va être l’une de nos famous « farandole de restes ».
Les incontournables 66 du jour
Amarillo (6th St district et Cadillac Ranch)
Midpoint Cafe à Adrian
Tucumcari et ses néons
Les infos très pratiques du jour
Notre hébergement : Motel Safari (722 E Rte 66 Blvd, Tucumcari). Note : 8/10. Tout est parfait, juste le bruit de la clim. Motel vintage parfaitement restauré et équipé. Voir et réserver. Voir ailleurs à Tucumcari
Nos bars et restaurants : Russel Truck Stop (1583 Frontage Rd 4132, Glenrio). Note 7/10. Le restaurant fait vraiment le taf
Nos visites : d’Amarillo à Tucumcari sur la Route 66
L’album photos du jour
Screenshot
J21. Lost de Tucumcari à Albuquerque
Lundi 31/08/26. Le roadtrip, c’est comme la vraie vie (souvent en mieux et amplifié) : il y a des jours où rien ne va. Et aujourd’hui, bien qu’heureux comme des papes et conscients de notre chance d’être là, il faut avouer que c’était une journée de guigne. On touche encore du bois en l’écrivant. On a eu un mauvais réveil, malgré le sunrise rose sur la Mother road et la radio absolument incroyable du Safari motel.
On discute un peu avec Rich, le nouveau propriétaire des lieux, en partant. Rich a quitté le Minnesota et son emploi de directeur…. de pompes funèbres municipales pour reprendre le motel de légende. « Ca fait plaisir d’avoir des clients qui ont vraiment envie de venir », rigole-t-il. C’est un magnifique endroit en tout cas, restauré avec soin.
66 in Tucumcari
On reprend la route, d’abord sur ce long boulevard magique de Tucumcari avec tous ses vieux panneaux. Le Tee Pee Curios (mythique) est l’un des seuls ouverts un lundi matin. Même le visitor center et office de tourisme n’ouvriront pas ou que dans l’après-midi. On se fait quasi jeter par une vieille dame: « J’ouvre pas aujourd’hui! », nous lâche-t-elle alors qu’on a à peine garé la voiture.
On trace la route. Celle qui nous attend aujourd’hui n’est pas la plus gaie du périple. La Route 66 au Nouveau-Mexique est longue, l’itinéraire originel difficile à suivre et on va passer parfois quasi une heure sans aucun arrêt…
Nous choisissons l’itinéraire vers Albuquerque et non l’alignement 1926-1937 en direction de Santa Fe.
Santa Rosa, un trou bleu and co
Santa Rosa est l’un de nos premiers arrêts. Il y a un musée auto/66 avec un gift-shop, reconnaissable à sa voiture jaune perchée en haut d’un pylône (2436 Historic Rte 66, Santa Rosa), quelques commerces et vieux panneaux mais surtout une « roadside attraction » unique : le Blue Hole. Un… trou d’eau cristallin, aux eaux à température permanente de 16 degrés où l’on peut se baigner (il y a aussi un giga parc aquatique à côté) ou faire de la plongée. Nous y faisons juste un mini saut (le parking est à 15 dollars et on n’a pas l’intention de se lancer! ).
Sur la route jusqu’à Moriarty
C’est reparti pour la route. On ne croise que des arrêts de travel centers : énormes magasins et trading posts, comme le Flying Ranch et Cline’s Corner (1 Yacht Club Dr, Clines Corners) qui se revendique plus grand gift shop de l’état.
A Moriarty, quelques arrêts à des lieux historiques (comme la Station Sal & Inez, dernière station Whitting Brothers de la route), de vieux panneaux et encoredes choses fermées comme le Lewis Auto Museum (sur rendez-vous seulement) mais, déjà, un peu plus de « vie ».
Tinkertown
On a un seul objectif aujourd’hui : retourner à Tinkertown, un lieu magique, mais pas vraiment 66 car il n’a ouvert qu’en 1983 (excellente année 🙂 !), non loin du tracé qui passe par Tijeras. Il n’est ouvert que du vendredi au lundi, et jusqu’à 16h (en plus la dernière entrée est à 15h30). On saute le repas, on verra plus tard… Et nous y (re)voilà.
Dans la veine de la journée, accueil spécial : on nous demande (hyper gentiment) d’éteindre notre clope, car le secteur est en « fire ban » : le risque de feu est tel qu’il est interdit de fumer à l’extérieur (on l’ignorait, évidemment… comment le savoir ?). Après avoir réglé les 7 dollars d’entrée, nous repartons à la découverte de l’univers de Ross Ward, qui a construit son palais rêvé avec des bouteilles, des miniatures et des vieilles machines de foire.
Nous faisons le tour, toujours magique et inspirant, et on retrouve Carla, la boss, qu’on avait rencontrée il y a des années. Elle se souvient de nous ! Lorsqu’on quitte les lieux, le ciel s’assombrit et de gros nuages gris foncé apparaissent à l’horizon… JP a mis une pièce dans l’automate Madame Irma et elle lui a dit de se méfier des vendredis 13. Il faut croire que des lundi 31 aussi.
Nous allons essayer de trouver un truc à manger. La chance aurait-elle tourné ? On se retrouve par hasard sur le parking d’un resto qui a l’air trop cool, le Lazy Lizzard. Il est 15h40. Croyez le ou non, devant nous, ils sortent un panneau disant qu’ils vont fermer à 16 h puis ils rayent la mention pour l’avancer à 15h30, en s’excusant. JP finit par nous dégoter une petit brasserie toute mignonne, la Rumor Brewing (28 Arroyo Seco Rd, Cedar Crest). On grignote un bout dehors, en se faisant dévorer par différentes sortes d’insectes. L’endroit est quand même sublime.
Le ciel continue de s’assombrir. C’est impressionnant, comme toujours au Nouveau-Mexique.
Tijeras, la route qui chante
En prenant la direction d’Albuquerque, on emprunte la « route qui chante », la musical road de Tijeras, (America the beautiful). C’est notre troisième de ce voyage, mais c’était la première fois à l’époque. Un bon souvenir. Cette fois, c’est pas folichon, l’enrobé spécial est à moitié effacé et on n’entend pas grand chose.
Albuquerque
En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, nous revoilà à Albuquerque, ABQ pour les intimes, Burque pour les locaux. Une ville qu’on connaît bien et qu’on aime beaucoup, et dont on a entendu (y compris d’habitants) des choses pas top depuis le Covid… Après un arrêt à Skate O Mania (400 Paisano St NE, Albuquerque), lieu de tournage de Stranger Things, on longe la longue Route 66 (Central avenue) qui traverse les quartiers et c’est vrai que dans les premières portions, il y a énormément de SDF et de personnes sous substance.
Burque, pour les locaux, est un paradis des lieux de tournage pour les fans de Breaking Bad, Better Call Seul ou Pluribus. Ça se gentrifie à partir de Nob Hill. On longe des panneaux historiques, des graffs, des restos, des magasins, le célèbre Kimo Theatre… Un petit arrêt aussi au booth de parking de Mike dans la série Better Call Saul (500 1st St NW), au Dog House Drive In(1216 Central Ave NW, Albuquerque), vu dans Breaking Bad et Better Call Saul, et devant le 66 Diner (1405 Central Ave NE, Albuquerque).
Nous arrivons à notre destination pour les deux prochaines nuits : l’El Vado (2500 Central Ave SW, Albuquerque, voir et réserver sur Booking ou sur Hotels). Un vieux « rêve ». Ce motel historique a été incroyablement restauré et est devenu complètement hype. On checke-in avant le coucher de soleil (s’il se couche), on a droit à un verre d’accueil et on prend nos quartiers à l’intérieur (tout est fermé et sécurisé). Beau et bien pensé, voilà comment on peut résumer l’El Vado. On sort pour voir le ciel rougir (et noircir encore). Quelques gouttes de pluie nous raccompagnent à notre chambre, au bord de la piscine.
Flemme de ressortir : on décide (je crois que c’est une première) de commander et de se faire livrer des sushis via DoorDash. C’était sans compter sur l’aura de cette journée : on a dû passer 4 ou 5 commandes, toutes annulées… (heure, capacité à fournir les produits, etc). Bon sang quand ça veut pas…
Les incontournables 66 du jour
Tucumcari
Blue Hole (Santa Rosa), si vous consentez à lâcher 15 $ de parking
Tinkertown Museum (Sandia Crest)
Albuquerque
Les infos très pratiques du jour
Notre hébergement : El Vado (2500 Central Ave SW, Albuquerque). Un historique de la 66, hyper mignon avec son adobe blanc. Propre, avec une piscine et un accueil parfait. On recommande vraiment. Note : 8/10. Voir et réserver sur Booking ou sur Hotels
Nos bars et restaurants : Rumor Brewing(28 Arroyo Seco Rd, Cedar Crest). Note 7/10. Bonne petite brasserie dans un lien enchanteur
Nos visites : de Tucumcari à Albuquerque via la Route 66, environ 190 miles
L’album photos du jour
J22. Lost à Albuquerque, sur la 66 et le Turquoise trail
Mardi 1er/09/26. Ce matin, en poussant la porte du motel, il fait gris et frais… Cela ne fait pas de mal mais c’est dommage, pour une fois qu’on a une piscine. Nous restons à Albuquerque et on planche sur le programme du jour… Les possibilités sont nombreuses. Rester en ville, aller sur le Turquoise Trail, pousser jusqu’à Santa Fe, la capitale du Nouveau-Mexique, elle aussi traversée par la 66 à ses débuts (1926-1937)… On décide de se laisser porter et on commence par Albuquerque.
D’abord, la statue des personnages stars de la série Breaking Bad, Walter White et Jesse Pinkman, tournée ici et présente un peu partout. Elle se trouve à l’intérieur du centre de convention (401 2nd St NW, Albuquerque) et il faut … appeler où toquer pour qu’on nous ouvre. Sacrés Américains, ils nous font rire tous les jours (encore!).
Old Town
Cap sur la vieille ville, Old Town. Touristique certes mais aussi authentique avec pléthore de magasins de créateurs et de produits faits ici, à ABQ. Autour de la Plaza et de l’église, les rues sont constellées de boutiques et de petits cafés.
On est surpris, il y a pas mal de monde par rapport aux autres fois… En se promenant, on découvre de chouettes adresses : des magasins mexicains, Mr Bling qui a inventé des strass au design local à mettre sur les vêtements, le magasin officiel de Breaking bad et ses suites comme Better Call Saul (JP adore), du branché comme Trippy Kitty ou Nikki Zabicki, avec musique française et deux chats d’accueil, Toulouse et Vincent.
On termine notre pèlerinage sur le patio d’une institution, le Church Street Café (2111 Church St NW, Albuquerque). L’entrée minuscule cache un gigantesque restaurant. On se retrouve dans le pation à l’arrière à côté d’un bassin aux tortues. On prend à boire et des tortillas. La serveuse nous offre des sopapillas.
Toutefois, on ne mange pas ici car on a prévu de retourner à l’une de nos adresses préférées en dehors de la ville…
Sur la route, on s’arrête encore à un lieu de tournage de Better Call Saul, El Camino Dining Room et Motor Court (6800 4th St NW, Los Ranchos De Albuquerque).
Bernallillo pour le Range Cafe
Nous sommes émus de revenir là, au Range Cafe (925 S Camino Del Pueblo, Bernalillo). Une trouvaille de notre premier passage au Nouveau-Mexique où nous sommes revenus à chaque fois ! Le Range Cafe un resto en mode détente, finement décoré (regardez les grosses vaches sur le panneau) et qui concocte une cuisine très Nouveau-Mexicaine. On se commande leurs famous, les enchiladas au Green chile et le sandwich au poulet, arrosés de thé glacé… Toujours un délice. En plus, ils ont des offres chaque jour, une collection de desserts magnifiques et un super gift-shop. Il y a plusieurs Range Cafe à Albuquerque et autour.
Repus, on attrape un café à la station-service (Texas pécan, régal) et on retrouve le Turquoise trail, qu’on vous racontait dans cet article. On retournera une autre fois à Santa Fe, magnifique mais qui n’est pas dans notre short-list de cœur.
Le Turquoise Trail, Madrid et Cerrillos
Avant même d’entamer le Turquoise Trail, alors que nous prenons une piste pour rejoindre la route 14, on voit un énorme truc noir traverser la route … OMG une mygale géante ! Toujours pas de biches mais on arrive à voir une mygale ! (après recherches, c’était une « gentille »!).
Premier arrêt (et l’un de nos préférés) : la petite ville d’artistes toute colorée, Madrid. Ohlala, c’est jour de Farmers Market et c’est vraiment mais vraiment baba cool. Tous les hippies de la région sont de sortie et vendent des bougies, des plats maison, des savons… et se font un karaoké ! On regarde le spectacle depuis une autre institution, le balcon la Mine Shaft Tavern. Tout le reste est fermé mais la rue reste tellement photogénique !
On poursuit la route jusqu’à Cerrillos, toujours plus endormie que Madrid, mais tellement typique. Avec sa mini ferme, son musée, son église et pour nous un lieu culte : une porte de maison décorée de plein d’ex votos. Depuis que nous l’avons vue il y a quelques années, nous avons décidé de faire la même chez nous.
Retour à ABQ
On rentre à Albuquerque et on assiste au coucher de soleil sur la route, sans fin, le long de Central Avenue où une nouvelle arche de bienvenue a été installée au croisement avec Tramway Boulevard. Puis nous enchaînons les néons, avant de nous arrêter au mythique 66 Diner (1405 Central Ave NE, Albuquerque) que, curieusement, nous n’avons jamais testé.
Nous allons nous contenter de leur must, un milkshake et un sundae. La deco est folle, délicieusement retro et il y a même des Pez tout autour du plafond ! OMG c’est boooooonnnnnn. On a découvert le butterscotch, un caramel plus doux pendant ce voyage, on est accro. Comme d’habitude, On fait la fermeture et on roule jusqu’au motel.
Demain, on reprend la route… 66.
Les incontournables 66 du jour
Albuquerque (66 diner, Old Town)
Turquoise Trail
Les infos très pratiques du jour
Notre hébergement : El Vado (2500 Central Ave SW, Albuquerque). Un historique de la 66, hyper mignon avec son adobe blanc. Propre, avec une piscine et un accueil parfait. On recommande vraiment. Note : 8/10. Voir et réserver sur Booking ou sur Hotels
Nos bars et restaurants : Church Street Café (2111 Church St NW, Albuquerque). Note 7/10. Pas. derepas pour nous, juste un verre mais le décor est parfait dans le vieux Albuquerque. Range Cafe (925 S Camino Del Pueblo, Bernalillo). Note : 9/10. Toujours au top et so New Mexico. On aime la carte, la déco, l’état d’esprit. 66 Diner (1405 Central Ave NE, Albuquerque). Note : 8/10. So 66. Poussez les portes, même pour une glace seulement
Nos visites : Albuquerque et les environs, environ 80 miles
L’album photos du jour
J22. Lost d’Albuquerque à Gallup, dernier jour entier au Nouveau Mexique
Mercredi 2/09/26. Avant-dernier réveil au Nouveau Mexique et dernier jour entier dans l’état de l’enchantement. Le soleil tape ce matin mais, comme cette nuit, la température était parfaite. Trois Roadrunners, oiseaux emblématiques de l’état et présents dans le Southwest (Coucou Bip Bip et le coyote) nous accompagnent jusqu’à la Route 66 ! Ils sont trop beaux, comme le motel El Vado qu’on quitte à regret.
Derniers miles à Albuquerque
Une fois encore, « Burque » va nous laisser un super souvenir. Cette ville, on s’y sent bien. On y a fait encore quelques kilomètres car la ville y a installé plusieurs monuments et oeuvres d’art, y compris en réalité augmentée, pour fêter le centenaire de la route. On s’arrête aussi au Twisters Burgers and burritos (4275 Isleta Blvd SW, Albuquerque). Un vrai fast-food connu des fans de Breaking Bad et Better call Saul : c’est tout simplement le Los Pollos Hermanos, l’antre de Gustavo Fring ! Il existe « vraiment », et il y a quelques clins d’oeil à l’intérieur. On peut aussi réserver un tour organisé des lieux de tournage.
Cette ville est tellement étendue. On roule encore quelques kilomètres avant d’en sortir et de passer les arches 66, et le nouveau monument en honneur de la Route. A la sortie ouest, il y a un énorme visitor center avec nombre de vieux panneaux de motels. Il est malheureusement fermé la moitié de la semaine mais nous sommes plusieurs à s’arrêter pour claquer des photos.
Get our kicks on Route 66
Nous continuons la route, qui semble infinie, on passe un ancien pont (le Rio Puerco bridge) et un casino natif immense et sur le thème 66… On fait plusieurs arrêts photos dont l’historique Budville Trading Co (HC 77 Box 1A, Seama), fermé, et un stop imprévu au Villa de Cubero Trading Post (1406 NM 124, Casa Blanca). Encore un endroit où la légende dit qu’Ernest Hemingway a écrit un bout du Vieil homme et la mer, au café. Lui, c’est comme Theodore Roosevelt, il est allé partout. La station est petite mais bien achalandée, et elle vend les pains de la boulangerie de Sky City, le pueblo d’Acoma.
C’est d’ailleurs la direction qu’on prend….
Les pueblos amérindiens de Laguna et Acoma
Nous choisissons de faire un tour du côté du pueblo Acoma, appelé aussi Sky City, car les pueblos, historiques habitants de la région, se sont installés sur une mesa. Il existe 19 pueblos au Nouveau-Mexique. Ce sont des descendants de populations agricoles installées ici depuis des milliers d’années, bien avant les Navajos par exemple.
Eliza, qu’on avait rencontré à Tucumcari, nous avait conseillé d’y aller en se contentant de la vue du visitor center. Après une route magnifique, c’est ce qu’on fait mais OMG c’est blindé, le parking grouille de monde (et pour entrer, tout est interdit, photos and co). Après vérification, c’est la fête de San Esteban, la fête des récoltes. On se contente de la vue de la route (Sky City Viewpoint). Les paysages sont magnifiques et font déjà penser à l’Ouest américain.
Grants et Milan
Après presqu’une heure de route, on retrouve la civilisation à Grants et Milan. Deux villes « collées » plus animées que dans notre souvenir (c’est pas la fiesta non plus, détendez-vous). On s’arrête à la Junkyard brewery (1436 U.S. Route 66, Grants), une brasserie dans une casse automobile-garage qu’on avait découverte la dernière fois.
Le boss, un vétéran (c’est écrit sur le panneau) nous sert une très bonne bière avec une tireuse à pistons. Il fait aussi du barbecue mais on verra plus tard… Ici, à Grants, il y a une arche 66 à traverser et de vieux panneaux d’établissements abandonnés dont l’un de nos préferés ever, celui du Roaring Speakeasy.
En prenant le pont qui rallie Milan, où l’on a décidé de manger un morceau, on ouvre grand les yeux : on a vu dans le journal que le secteur (le Cibola County) était en alerte… ours ! A cause de la sécheresse entre autres, plusieurs femelles et leurs petits sont descendues des montagnes et ont été signalées… sur la Route 66, autour des poubelles des riverains mais aussi des restos et supermarchés.
Il ya une poignée de restos dans les deux villes – pas mal de diners et de mexicains – mais JP a jeté son dévolu sur une adresse à part, le Now Thatz Good Eden (1305 U.S. Route 66, Milan), ancien foodtruck tenu par une équipe de filles qui propose une cuisine « multiculturelle » entre Haïti et le Nouveau Mexique…
On y est seuls, il n y a plus de sodas et les toilettes sont en panne mais l’accueil et adorable et on se régale pour une trentaine de dollars (c’est plutôt bon). L’article que leur a consacré le LA Times est affiché fièrement à la caisse…
Nous enchaînons avec un arrêt à la station Maverik pour un mini plein (l’essence est remontée au dessus de 4 dollars le gallon), un bon café et on reprend le bitume. Ohhhhh enfin, sur le chemin, on croise enfin des bestioles, une bande de quatre jeunes elks. Heureux nous sommes, car décidément, la « wildlife » est ce qui manque un peu à ce roadtrip (à cette période en tout cas).
El Malpais et El Morro, deux monuments
On fait une petite infidélité à la 66 (remplacé par l’autoroute I-40 entre Grants et Gallup) pour traverser deux national monuments, El Malpais et El Morro. Le paysage est marqué par les rochers rouges et la roche volcanique noire, et la route jonchée de fleurs jaunes qui créent un contraste saisissant…
On ne peut pas accéder à El Morro, les horaires ayant été réduits suite aux dernières coupes budgétaires. On se contente de voir le monumental rocher de loin.
Au galop vers Gallup
Nous arrivons à Gallup, capitale officieuse des Navajos (la vraie est Window Rock), et ses 20 000 habitants. C’est notre étape pour la nuit et nous déboulons juste avant le coucher de soleil, qui fait rosir tout l’horizon. L’occasion de faire un saut à Red Rock park (825 Outlaw Rd, Church Rock). On est bien arrivés dans l’Ouest.
Et on checke in dans un hôtel historique, l’El Rancho (1000 E Hwy 66, Gallup, voir et réserver sur Booking ou sur Hotels). On y avait passé une nuit notre première fois sur la Route 66 et gardé un souvenir mitigé : on avait dormi dans l’aile motel, le wifi était inexistant, on était arrivés trop tard… Des Roadies nous ont indiqué qu’ils avaient refait toute l’aile motel en mode 66. Bonne idée.
Cette fois on dort dans le bâtiment historique, construit en 1936, au 3e étage. C’est quand même hyper beau, très historique. On a la chambre 315, du nom d’un acteur de western. Pour grimper, on doit se frotter au vieil ascenseur qu’il faut actionner soi-même. Un voyage dans le temps.
Le restaurant de l’hôtel est encore ouvert deux heures, on va se poser tranquillement au bar, le 49er, qui est en mode boîte de nuit. La bouffe est excellente et nous fait un peu oublié la galère de la journée. JP est tombé dans le panneau d’une arnaque au phishing ce matin. Un message hyper bien fait qu’on croyait tout droit venu du El Rancho. Bref, on se battra après.
Les incontournables 66 du jour
Albuquerque
Grants
Gallup et El Rancho
Les infos très pratiques du jour
Notre hébergement : El Rancho (1000 E Hwy 66, Gallup). Note : 8/10. Un immanquable. surla Route. Poussez au moins les portes de cet établissement. Un saut dans le temps. Voir et réserver sur Booking ou sur Hotels
Nos bars et restaurants : Junkyard brewery (1436 U.S. Route 66, Grants). Note : 7/10. C’est pas habituel d’avoir une brasserie dans un garage non ? On n’a pas mangé par contre. Now Thatz Good Eden (1305 U.S. Route 66, Milan). Note : 6/10. Endroit un peu spécial mais excellente bouffe. Le NY Chopped était excellent et le service adorable. El Rancho Restaurant (1000 E Hwy 66, Gallup). Note : 8/10. La nourriture était bonne et l’ambiance bien présente. Historique.
Nos visites : d’Albuquerque à Gallup via la 66, Sky City, et les deux monuments nationaux. Environ 200 miles
L’album photos du jour
J24. Lost de Gallup à l’Arizona
Jeudi 3/09/26. Nous avons plutôt bien dormi dans l’historique El Rancho. C’est vrai qu’on entend beaucoup la climatisation, que la chambre et la salle de bains sont petites, format d’époque, le wifi inattrapable, mais ça le fait, et le lieu est dingue. Le motel, qui nous avait laissé un souvenir mitigé, s’est bien amélioré. Des Roadies nous ont envoyé des photos de la déco 66 des chambres et ça a l’air top.
Voilà un moment que cela ne nous était pas arrivé, mais le petit-déjeuner est inclus dans la chambre. Comme à la grande époque, pas de buffet continental mais des plats à choisir, commandés et servis à table. Les portions sont gargantuesques. On a pris du salé, huevos rancheros et breakfast sandwich. La même chose ou presque avec des patates hasbrowns, des haricots, de l’avocat, de la viande et du Chile (piments) qu’on commande « Christmas » (vert et rouge), pour se la jouer locaux.
Allons digérer en allant voir la piscine et en cherchant la pièce secrète de l’hôtel dont un Roadie nous a rappelé l’existence… Dommage qu’il n’y ait pas eu de caméras cachées (quoique, il y en a sûrement ): on passe 10 minutes à chercher un moyen d’ouvrir la bibliothèque du hall d’entrée… Comme des poules avec un couteau. On finit par aller demander de l’aide à la réception.
« Mais elle ne sera plus secrète si je vous la montre ! » se marre le concierge, qui nous emboite le pas avec le bouquin « magique » qui permet d’ouvrir la porte, lorsqu’on le met sur la tranche. Pour éviter tout vandalisme, l’hôtel a fini par l’enlever et il faut aller leur demander… On vous laisse la surprise, c’est trop rigolo. On y entre, c’est cosy et sympa. Qu’est-ce qu’on aime ce genre de trucs, pas vous ?
On fait aussi un tour à l’immense magasin de souvenirs, le world famous Ortega’s Indian Store. Si vous n’y dormez pas, poussez quand même les portes du El Rancho pour voir le lobby et ce magasin. Il est très bien achalandé avec certains articles de grande qualité.
Ce qui est compliqué avec la 66, c’est qu’en traversant huit états, on tombe tout le temps sur des articles différents. Addictif !
Gallup, capitale économique des Navajos
On a encore quelques arrêts à faire à Gallup avant de dire au revoir au Nouveau-Mexique. Capitale commerciale des Amérindiens, même si la ville n’est pas sur le territoire de la Nation Navajo, ils sont représentés ici par les Navajos, les Zunis et les Hopis et représentent plus de la moitié de la population de la ville. C’est un carrefour économique important.
Alors, les Navajos et Pueblos tiennent des dizaines de trading posts où ils vendent leur artisanat traditionnel, notamment la fameuse pierre turquoise. On pose plein de questions, car les prix ne sont pas toujours affichés et ça coute une blinde (comptez au minimum 500 dollars pour un bracelet !).
On fait un grand tour au centre, dont chez Richardson Trading Post (223 W Historic Hwy 66, Gallup), où vous verrez de très belles turquoises, puis au centre culturel qui fait aussi office de visitor center, dans les rues du Downtown qui ont beaucoup de murs peints. Il y a même un cowboy muffler man (416 W Coal Ave, Gallup) sur le toit d’un concessionnaire auto.
Ils sont en tout cas tous plus sympas les uns que les autres. Une vendeuse laisse même Delphine essayer un bracelet à 3 zéros (3000 ou 5000 $, on sait plus), ô joie. Elle se trouve un placebo dans le magasin de perles voisins, où on peut en acheter des mini morceaux en strands (toutes ne viennent pas d’ici…) pour créer à la maison.
Dans la réalité, on peut se trouver un petit bijou avec de pierres pour beaucoup moins que ça, mais il faut trouver les bonnes adresses (ou ne pas être super regardant ni aimer les énormes bijoux !).
Nous terminons notre tour de Gallup par la 66 et une kyrielle de vieux panneaux, dont celui du Ranch Kitchen (2993 U.S. Route 66, Gallup), fermé, mais qui a toujours ses magnifiques chevaux bleu à taille réelle…
Arizona, nous voilà : Lupton
La Route 66 nous emmène rapidement vers un nouvel état, où elle est reine : l’Arizona. On dit au revoir au Nouveau-Mexique par un endroit où l’on ne s’était jamais arrêté : les trading posts amérindiens de Lupton, alignés le long de la roche, à deux pas de l’autoroute. Mais ces rochers, les plus beaux parcs nationaux de l’Ouest américain ne les renieraient pas. On commence par le premier, Chief Yellowhorse III, aux panneaux jaune pétant et aux slogans pleins d’humour.
On passe un bon moment avec John, le 3e Chef Yellowhorse de l’Histoire. On discute d’un peu tout et il nous laisse le prendre en photo devant son illustre prédécesseur… Il nous explique qu’avant, il y avait des bisons ici ! Sur le sol, au milieu du magasin, la frontière Nouveau Mexique/Arizona est tracée. « Je vous jure que c’est là, c’est incroyable non ?! », lance-t-il, avant de nous montrer le jardin, avec les ruines d’une ancienne habitation dans une cavité rocheuse.
Côté Arizona, on enchaîne avec ses voisins : Chapparal, Teepee… Tous ont quelque chose de différent et on peut y faire de bonnes affaires (dixit DayDay). On y a rencontré une grand-mère en plein enfilage de perles, un caniche teint en turquoise et des animaux géants en plastique sur la roche… Lupton mérite son stop.
D’autres nous attendent dans la journée et les prochaines, en Arizona…
Les incontournables 66 du jour
Gallup (El Rancho)
Lupton
Petrified Forest et Painted Desert (avec Painted Desert Trading Post)
Holbrook
Les infos très pratiques du jour
Notre hébergement :Wigwam Motel (811 W Hopi Dr, Holbrook, Arizona). Note : 7/10. Tout simplement mythique. Il en reste trois aux USA. C’est certainement le moins bien mais le plus connu. Service minimal mais les vieilles voitures donnent du charme. Attention au bruit du train. Voir et réserver
Nos bars et restaurants : Butterfield Stage Co Steakhouse (609 W Hopi Dr, Holbrook). Note 7/10. Le service est approximatif mais la viande était délicieuse et le cadre très mignon.
Nos visites : la Route 66 de Gallup à Holbrook, environ 130 miles
L’album photos du jour
C’est fini pour ce troisième live ce ce roadtrip. La suite nous emmène dans l’Arizona et en Californie. Merci encore à Chapka Assurances de nous accompagné dans ce voyage. N’oubliez pas leur réduction de 5% !
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Un siècle. Voilà 100 ans qu’est officiellement née l’une des routes les plus célèbres des Etats-Unis, et du monde, la Route 66 (en français dans le texte). Ses diners, ses « roadside attractions », ses personnages, son ambiance unique… Symbole total du rêve américain, elle relie Chicago (Illinois) à Santa Monica (Californie) en quelque 2448 miles (3940 … Lire la suite
C’est l’essence même du roadtrip. Le Route 66, qui traverse les Etats-Unis de Chicago à Santa Monica, du Midwest à l’océan Pacifique, a façonné, à sa façon, le pays de l’oncle Sam. Dès les années 1920, elle a placé la voiture au centre des déplacements et a fait des USA un pays de roadtrips. Si … Lire la suite
On était là, en roadtrip aux Etats-Unis, de retour une énième fois sur la Mother Road, recouverte de neige… A se dire que… « Quand même, cette Route 66, elle est et reste mythique, et toujours en renouveau« . Là, un resto qui (r)ouvre, ici, une petite localité qui renaît de ses cendres, et toujours ce sentiment … Lire la suite
Des diners au carrelage noir et blanc, des dinosaures géants, des panneaux vintage dignes d’oeuvres d’art, une ambiance fifties qui peine à s’éteindre complètement, des attractions de bord de route, des villes fantômes, des mules en pleine rue principale, des panneaux Burma Shave qui déroulent leurs slogans qui riment le long de dizaines de panneaux… Comme … Lire la suite