Roadtrip « The Lost States » #1 : d’Austin, Texas, à Chicago, Illinois

Il fallait bien que cela arrive un jour. Nous sommes de retour sur la route. Et pour cette mouture 2018, on s’est dit que cela serait sympa d’aller voir dans les entrailles de l’Amérique, là où peu s’aventurent, là où les clichés ont la vie dure, là où certains ne voient qu’un no man’s land peuplé de mecs à casquettes avec des marcels, des gros trucks et des six-packs. En un seul mot, le Midwest.

Alors, cette longue errance entre des états peu connus (Nebraska, Iowa, Kansas, Oklahoma, Dakota du Nord, Michigan, Wisconsin…) et d’autres qui le sont un peu plus (l’Illinois avec Chicago, le Missouri avec Kansas City, le Dakota du Sud avec les Black Hills…), nous l’avons appelé « The Lost States ». Lost, parce que ces états sont paumés au milieu du continent, pris en tenailles entre les Rocheuses et la prospérité de la côte Est. Lost, car ils nous ressemblent. Ou plutôt, ils nous rappellent ce pourquoi nous avons créé le blog. Avec l’envie de vous montrer toujours plus, même ce qui, a priori, est bien loin des envies de certains. Hollywood Boulevard et Malibu sont à des années lumières mais c’est bien entre Tulsa et Fargo que l’on peut comprendre un peu mieux l’Amérique d’aujourd’hui et d’hier. 

Voici notre live, qui débute par notre arrivée à Austin (Texas) et notre remontée vers Chicago (Illinois) via l’Oklahoma, le Kansas, le Nebraska, l’Iowa et le Missouri. 

 

> Voir le programme initial

> The Lost States #2 : Chicago 

The Lost States #3 : Wisconsin, Michigan et Minnesota

 

 

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The Lost States : Texas, Oklahoma, Nebraska, Iowa, Kansas, Missouri et Illinois

 

 

Jour 1 : arrivée à Austin

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Vendredi 29/6/18. On a enfin retrouvé notre chère Austin ! Avant d’aller retrouver nos Austinites préférés, Cécile et Cyril (que vous connaissez bien maintenant et qui sont désormais 4),  et après avoir passé l’immigration, récupéré les bagages, et pris notre bolide de compétition (une Nissan Murano rouge) louée chez Alamo via Carigami, on n’a pas résisté à aller boire une petite mousse sur Rainey Street, dans un beer garden aux allures de guinguette.

Avant de passer une soirée sage, at home !

 

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Notre hébergement : chez des amis. Mais si vous avez besoin de conseils pour Austin, n’hésitez pas à nous demander dans les commentaires. Nous y avons testé plusieurs hôtels

Notre bar : Bungalow sur Rainey Street à Austin (bon beergarden dans un secteur très agréable, Rainey St, testez également Bangers dans la même rue, qui propose des dizaines de bières et autant de saucisses)

 

 

 

 

Jour 2 : Austin (Eastside et Mont Bonnell)

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Samedi 30/6/18. Ce matin, on s’est réveillés à 5 heures (normal pour un premier jour). Ce qui était de bon augure car à 9 heures, il y avait le match de coupe du monde de foot, France-Argentine. On est partis avec les copains y assister avec les expats français d’Austin dans un sports bar, le Mister Tramps (avec une serveuse française). Ambiance sympa, bon petit-déj et, cerise sur le gâteau, une victoire à 4-3 avec Mbappé qui a fait fermer les bouches de tous les Argentins dans le bar. Besos les mecs.

On est allés fêter ça dans une institution du barbecue texan : le Franklin. Autant réputé pour  faire partie des meilleurs (LE meilleur d’Austin et sur le podium texan) que pour l’attente qu’il faut prévoir. Sous une chaleur de dingue (100°F soit 38°C sans l’humidité), on a pris place dans la queue (on nous a annoncé entre 1h30 et 3 h de délai). On sait, c’est rebutant, mais on adore ça (aux States, ailleurs, ça nous fait moins marrer). Ils distribuent des petits en-cas (on l’a raté d’une minute) et on avance petit à petit, en déplaçant les chaises de camping qu’ils prêtent. Il nous a fallu un peu moins de 2 heures pour arriver au Graal. Et quel Graal ! Certainement le meilleur BBQ texan qu’on ait jamais mangé (mention spéciale à la saucisse et au brisket). L’attente fait partie du folklore et clairement, pour nous, elle est créée artificiellement. Les étapes vont finalement vite et il y a toujours des tables libres…

 

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Repus, on a décidé de digérer en faisant le tour des nouveaux graffs et du quartier d’Eastside, en cours de branchitude absolue. Balade au top (et à la clim de la voiture).

Ensuite, petite virée shopping sur South Congress, un secteur qu’on adore et qui change lui aussi (des hôtels se construisent là où on avait nos magasins fétiches). Tout est vraiment cool ici (vous verrez les t-shirts de JP)…

Pour finir, on a repris la voiture en direction du mont Bonnell, secteur qu’on n’avait jamais découvert. Montée un peu raide mais rapide (moins de 400m aller-retour si on se balade en haut) avec vue panoramique sur la ville, la rivière Colorado et un quartier hypra résidentiel qui rappelle l’Italie et les châteaux de la Loire (vous voyez le mélange ?).

On a fini la journée avec les copains dans un resto thaï et autour d’une bonne glace. Demain, c’est le grand départ ! (et cette fois, on n’a pas tout potassé).

 

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Notre hébergement : chez des amis. Mais si vous avez besoin de conseils pour Austin, n’hésitez pas à nous demander dans les commentaires. Nous y avons testé plusieurs hôtels

Notre resto : Franklin BBQ à Austin (prix sur 5 : $$, qualité sur 5 : *****), Madame Mam’s à Austin (prix sur 5 : $$, qualité sur 5 : **)

Notre bar : le Mister Tramps, un sports bar qui fait à manger dont des breakfasts et diffuse des dizaines de matchs et événements sportifs

 

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Jour 3 : D’Austin à Jefferson via la forêt… texane

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Dimanche 1/7/18. Après avoir embrassé les copains, on a pris la route ce matin, après avoir choisi notre itinéraire. Direction l’Est du Texas, qu’on ne connaît pas.

Première étape : Lexington, une petite ville sympa où on s’est retrouvés comme seuls au monde (à l’exception des deux chiens de la station-service). Si vous le pouvez, c’est le samedi qu’il faut s’y arrêter. C’est l’unique jour d’ouverture hebdomadaire de celui régulièrement classé comme le meilleur barbecue de tout le Texas : le Snow. Après le repas, on peut aller assister aux ventes de bétail, juste à côté. Prochaine fois.

La portion de route qui a suivi n’était pas surexcitante, mais pas monotone non plus. On a traversé des villes sans réellement d’âme. Mention spéciale à College Station, une ville qui n’est quasiment qu’une université, et qui est aussi excitante qu’un strip-tease de Pierre Ménès. On a décidé quand même de s’y arrêter manger, comme on n’était pas sûrs de trouver grand-chose un dimanche. On s’est attablés dans une mini-chaîne texane réputée pour ses bières et ses… pizookies (des sortes de petites coupelles avec des morceaux de gâteau et une boule de glace). Ils ont même de la deep-dish pizza (mais on se réserve pour la vraie, à Chicago).

Arrêt suivant, Madisonville, déjà plus authentique, avec un trésor d’état : l’une des stations-services du castor « Buc’ees », qu’on adore. On y a fait des petites emplettes et acheté notre glacière. Elle roule, elle a un trou pour évacuer l’eau, le summum pour des roadtrippers !

 

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Cécile avait raison : c’est maintenant que la route devient intéressante. On arrive à Crockett, toute mignonne, avant de traverser la forêt nationale de Davy Crockett. Etonnant de trouver un tel paysage au Texas ! Tout comme les mounds (les « habitations » souterraines construites par les Indiens Caddo) peu avant Alto.

C’est surtout pour (rahh c’est dur de s’en rappeler) Nacogdoches qu’on a un coup de coeur. Une ville magnifique, authentique (la plus ancienne du Texas) qui a des airs de Louisiane. Ne ratez pas la place centrale. Arrêt ensuite à notre premier Walmart pour prendre le nécessaire : de l’eau, quelques trucs… C’est comme retrouver un vieil ami (bon, en fait y en a 10 000 comme lui mais Delphine est en transe au milieu des rayons). Le 4-Juillet se prépare, on voit des stands de feux d’artifice au bord des routes…

Le jour commence à tomber (il est 20h)… Il nous reste une heure et demi de route jusqu’à Jefferson, notre étape pour la nuit. On monte à notre chambre (on vous en parlera demain, pour ne pas trop y penser ce soir…). On trouve refuge dans le dernier resto de la ville qui ouvre tard : l’Aunties Skinners riverboat club. Une belle surprise. Super ambiance, burgers ok, super décor et (ô surprise), c’est fumeur ! Sacrés Texans ! Toujours prem’s pour se flinguer la santé (on adore). On prolonge la soirée un peu tard, car on est en retard de blogging… Il y a une clim commune à l’hôtel, on se les pèle. Les premiers jours, ça fait toujours bizarre ce chaud-froid-chaud-froid-chaud chaud-froid-froid… Bref, vous avez compris.

 

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Notre hébergement : Historic Kahn Hotel, Jefferson, Texas (100 $ TTC la nuit, qualité/prix sur 5 : ****). L’hôtel le plus hantés du Texas, pas de problème. Voir et réserver

Nos restos : BJ’s à College Station  (prix sur 5 : $$, qualité sur 5 : ***), Auntie Skinner Riverboat Club à Jefferson  (prix sur 5 : $$, qualité sur 5 : ***)

 

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Jour 4 : de Jefferson (Texas) à Tulsa (Oklahoma)

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Lundi 2/7/18. Donc voilà : cette nuit, on a dormi dans l’un des hôtels les plus hantés du Texas (d’où le mannequin dans le couloir et ce dont on ne voulait pas parler). Finalement, aucun poltergeist ne nous a empêchés de dormir (une dizaine se balade pourtant apparemment entre ces murs, qui a connu de nombreux faits divers). En plus, le café était hyper bon (une adresse à retenir pour moins de 100 euros).

D’autant qu’on a eu un gros coup de coeur pour la ville de Jefferson (qui détient aussi le record du nombre de B&B de l’état). Le matin, on a fait un tour, un peu de shopping (ne pas manquer le général store, exceptionnel autant pour son décor que pour les produits en vente); il y a beaucoup de magasins d’antiquités et des immeubles superbes, qui ont un petit côté louisianais (elle est de l’autre côté du lac Caddo). Il y a aussi la maison la plus hantée du Texas (The Grove).

On sait qu’il fait chaud en France (plus de 40°C) mais ici c’est dur, on a l’impression de fondre !

 

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On a mis le cap sur ce qui nous intéressait de longue date dans le secteur : Caddo lake, le lac Caddo, un state park qui renferme une autre curiosité du Texas: un bayou. Arrivés à l’entrée, on a décidé de louer notre propre canoë pour en faire le tour, plutôt que de réserver une visite guidée en bateau. On était tout seuls, et c’était magnifique, et si paisible… L’heure coûte 10 dollars et le parc est tout petit. On n’a pas vu d’alligator (apparement très rare) mais des tortues et un héron (on nous avait annoncé des cerfs mulets, des renards, des colibris…).

Encore plus coulants (quelle pire heure pour pagayer que midi !) mais ravis, on est allés sur la rive du lac, à Uncertain (dur d’en trouver un morceau qui ne soit pas privatisé par l’un des nombreux cottages et B&B). On l’a trouvé à « Shady Glade ». On avait regardé pour loger là, mais il y avait un minimum de nuitées nécessaire (on n’en avait qu’une sur place). Ca nous a fait très envie d’y revenir.

 

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Là, on a repris la route, un peu monotone mais ponctuée de panneaux humoristiques et bénis de second degré de l’église locale (par exemple : « Notre église est aussi douce qu’un fudge surmonté de noisettes », « Blablabla go to church »…). Et de nombreux stands éphémères qui vendent des feux d’artifice pour le 4-Juillet qui arrive.

On a traversé des mini-villes, souvent presque fantômes, sans grand intérêt (Hughes Springs, Bogata…). Et retrouvé le Paris texan, qu’on avait découvert de nuit il y a de ça… 5 ans. La Tour Eiffel est toujours là, avec son chapeau de cowboy. Au cimetière Jésus portait même des boots ! Et le centre-ville est vraiment adorable… On a quitté notre cher Texas pour entrer en Oklahoma (on l’a vu direct à la qualité du bitume des routes !). En revanche, on a été surpris par le relief du paysage, délicatement vallonné.

 

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Il nous restait encore plusieurs heures de route lorsqu’on a pris la route de Tulsa, la capitale sur la Route 66. On y est arrivés vers 21 heures et on s’est attablés à l’une des meilleures brasseries de la ville (Bricktown Brewery, qui a plusieurs antennes). La bière est bonne, la bouffe top (d’autant que c’est notre premier repas de la journée). On vient seulement de choisir notre hôtel pour la nuit. On a traîné faute d’avoir été transcendés par un en particulier (on avait envie d’un motel mais le 66 avait l’air vraiment crado), on a fini par choisir le Best Western-Route 66 qui a tout : petit-déj, parking, frigo et bon standing pour un prix plus que raisonnable.

 

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Notre hébergement : Best Western Plus Downtown Tulsa Route 66, Tulsa, Oklahoma (61 euros TTC la nuit, qualité/prix sur 5 : ****). Voir et réserver.  Non loin, regardez l’Hotel Mayo, le plus réputé de la ville, en restant accessible. Voir et réserver

Notre resto : Bricktown Brewery à Tulsa  (prix sur 5 : $ – happy hour boissons et nourriture, qualité sur 5 : ****)

 

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Jour 5 : de Tulsa (Oklahoma) à Lincoln (Nebraska) via le Kansas

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Mardi 3/7/18. Ce matin, en démoulant notre gaufre avec un coeur « Best Western » à Tulsa, on savait que la route qui nous attendait serait longue : plus de 7 ou 8 heures de routes (suivant les détours) pour rallier la capitale du Nebraska, Lincoln, où l’on doit passer les deux prochaines nuits.

On a fait un petit tour de Tulsa (qu’on connaissait déjà sans l’adorer) : un petit clic-clac à la statue des mains géantes qui prient (« Praying hands », à l’entrée de l’université) puis un au Golden Driller, la statue géante de foreur sur la 66. Route qu’on a continuée pour retrouver une vieille amie : la baleine bleue de Catoosa. Une merveille de roadside attraction qu’on état tout émus de revoir. Sur place, une bénévole était fière de nous annoncer qu’elle venait de se hisser à la première place des plus visitées de la Mother road. C’en a été presque dur de la quitter !

 

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Il faisait encore si chaud qu’on avait déjà l’impression de fondre et qu’on a pris un gros « sip » de Mountain Dew à la station (on a atteint les 103°F aujourd’hui). Après une petite heure de route, on a trouvé notre prochaine étape avec bonheur : le « bowling ball art yard » à Nowata. Oui, un jardin de boules de bowling ! Ce curieux exemple de folk art a été imaginé par Chris Barbee, un retraité même pas joueur de bowling qui s’est dit un jour que ce serait bien de collectionner des boules de bowling et de les mettre en scène… Il en a maintenant 3300 ! (On a adoré, évidemment).

 

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La journée avançant, on a dû faire des choix dans les choses à voir qu’on avait méticuleusement listées. Sans trop de regrets, on a mis le cap sur Coffeyville, une ville mignonnette qui a une fierté : avoir fait tomber les Dalton (les frères ennemis de Lucky Luke). C’était à l’automne 1892. Les frères Dalton et leurs complices avaient fomenté un double braquage de banque. Les habitants ne se sont pas laissés faire et, laissant quatre des leurs dans la bataille, ont arrêté et tué trois des frères Dalton. On peut voir leurs tombes dans le cimetière et il y a un musée à la gloire des défenseurs (« defenders ») de la ville. On est allés dans l’une des deux banques. Génial.

 

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C’était notre dernière étape dans l’Oklahoma : nous voilà au Kansas. Et pas n’importe où : au musée de la Petite maison dans la prairie à Independence (enfin l’un d’eux, car la famille a énormément bougé). La première maison de la famille Ingalls avant la célèbre Walnut Grove (Minnesota). Tout n’est pas d’époque, mais la balade était sympa.

 

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Arrêt imprévu à Sedan pour voir son chemin jaune à la Magicien d’Oz. Sympa, mais encore une ville toute mignonne et vide ! (l’effet 4-Juillet, car les festivités/week-ends durent plusieurs jours).

Prochaine vile sur notre route : Wichita, la plus grande du Kansas (on a entendu son nom dans plein de films, séries, chansons comme Seven Nation Army…). On a surtout fait un arrêt au pont sur l’Arkansas river pour avoir le « Keeper of the plains », une statue de natif sympa. On a été surpris : la ville nous a fait une super impression, et a un magnifique downtown avec des immeubles en briques.

Argh, il nous reste encore 5 heures de route jusqu’à Lincoln… On s’arrête quand même à Wamego, où le musée du Magicien d’Oz est évidemment fermé mais où une fête foraine bat son plein. OMG les manèges ! Encore une ville sympa… On se dit qu’on aurait peut-être dû dormir là en fait…

 

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On réfléchit sec : où va-t-on fêter le 4-Juillet demain? On hésite entre Lincoln, la capitale (où l’on dort) et Seward, qui a carrément le titre de « ville du 4-Juillet). En faisant quelques recherches, le choix est vite fait : à Lincoln, c’était aujourd’hui, et Seward le fête demain toute la journée. Avec un programme de malade: une parade-concours animalière, un concours du plus gros mangeur de tarte et du mâcher de chewing-gum, des films gratuits, du BBQ, des vieilles voitures, une parade, un feu d’artifice, un concours des maisons les mieux illuminées…. Ohlalala.

Avec cette chaleur et toute cette route, on a encore zappé le déjeuner : c’est l’heure des triscuits/bâtonnets de fromage dans la voiture!

Tandis qu’on roule, le soleil tombe (la nuit tombe vers 21h30) et la température baisse enfin et les premiers feux d’artifice éclatent un peu partout. Un sport national. Depuis qu’on est arrivés , des stands éphémères ont poussé un peu partout et chacun fait le sien dans son jardin… Delphine est aux anges. Il est 23 heures, voilà Lincoln, enfin. Pari réussi. En trois jours à peine, nous avons fait Austin-Lincoln, nous voilà en plein coeur du Midwest.

Dans la capitale du Nebraska, « home of the Cornhuskers », on s’enregistre et on atterrit dans une « taproom », Old Chicago. Le menu est très réduit et la nourriture très moyenne (hormis les sticks cheddar/bacon). Mais, vu les prix, on va pas se plaindre. On s’endort après avoir jeté un dernier oeil dehors, sur la quartier historique d’Haymarket.

 

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Notre hébergement : Graduate, Lincoln, Nebraska (205 euros les deux nuits hors taxes, qualité/prix sur 5 : ****) On conseille, c’est une petite pépite, bien qu’un peu chère. Voir et réserver.  

Notre resto : Old Chicago à Lincoln  (prix sur 5 : $ – menu late night, qualité sur 5 : **)

 

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Jour 6 : Fourth of July entre Lincoln et Seward (Nebraska)

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Mercredi 4/7/18. Happy Fourth les Roadies. Cela faisait un petit moment (2014) que nous n’étions pas sur le sol américain pour la fête nationale. Et l’idée, ce n’était pas de le faire à Lincoln, la grande ville du coin, mais à Seward, connu pour être l’une des petites villes qui le fêtent le mieux. Il faut dire que les célébrations avaient débuté le 1er juillet. Rien que ça.

Mais avant, nous avions plusieurs choses au programme. 1/ Dormir un peu plus que les derniers jours. 2/ Prendre notre temps au petit dej, qui 4 juillet oblige, n’était composé que de barres et de pop tarts offertes par l’hôtel 3/ Découvrir Lincoln

 

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Alors, nous sommes partis dans la ville déserte (rien n’était ouvert ou presque) à la découverte du quartier historique, fait de briques rouges, d’Haymarket. Plutôt charmant. Puis, quelques graffs, le capitole et un musée du téléphone. Pourquoi ? C’est un lieu de tournage du film « Yes Man », qui nous fait pas mal marrer. Le pitch : Jim Carrey suit les préceptes des « Yes Men » et dit oui à tout. Alors qu’il drague Zooey Deschanel, il passe un WE à Lincoln, Nebraska, car il avait accepté de prendre le premier avion qui partait. Il dit oui, aussi, au musée du téléphone et à un match des Cornhuskers, la légendaire équipe de football américain de l’université de Lincoln, UNL. Les matchs se déroulent au Memorial Park, 83 000 places. « C’est toujours plein. Les jours de match, de milliers de personnes déboulent de tout l’état. Vous savez, on n’a pas d’équipes pro ici. Tout le monde supporte les Cornhuskers », nous a-t-on expliqué à l’hôtel.

 

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Même un 4-Juillet, on a réussi à trouver la porte ouverte pour voir le stade (gate 23-A, la seule porte rouge). Impressionnant. En revanche, plus difficile de trouver à manger et là, on vous avoue qu’on a besoin d’un bon resto équilibré.

Bref, c’est pas le sujet. Il fallait partir pour Seward, à une trentaine de minutes à l’ouest de Lincoln. D’abord, ce 4-Juillet ne ressemblait pas à ce qu’on a déjà vu, ni ce à quoi on s’attendait. La ville entière est en fête mais cela reste plutôt supportable. Ce qui ne l’était pas, c’était la chaleur du jour, pas loin de 40 degrés. La matin, on avait raté les concours de bouffe et les défilés des animaux. L’après-midi, on a pu profité du « car show » avec une bonne soixantaine de beaux spécimens, et du petit marché de créateurs (pas fou fou). Après un petit tour, on était déjà en nage. Alors, direction l’un des rares restaurants ouverts, le Ro’s, pour boire, mais surtout pour prendre la clim. On teste une « brat » et un poulet frit tout à fait respectable.

 

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Il est bientôt 16 heures, l’heure de la parade. Elle va durer 1h45 : pompiers, vétérans, femmes et hommes politiques (souvent en campagne), entreprises, clubs, commerces, associations… Tous étaient là. C’était parfois inégal mais toujours sympa. On a été assez étonnés de voir autant de chars politiques, des enfants (on s’y fera jamais) avec des autocollants de candidats au Sénat, à la chambre des représentants, au poste de gouverneur ou à je ne sais quoi, et beaucoup de personnes faisant signer des pétitions (pour la protection santé) en ce 4-Juillet.

Bref, revenons à l’essentiel : on a chopé à la volée deux bonbons, deux mister freeze, deux protège-bouteilles d’une banque, et un autocollant d’un politicard inconnu au bataillon. Après, le secteur nourriture nous attendait pour une limonade fraîche alors qu’ils étaient nombreux à s’envoyer un traditionnel funnel cake. Vu qu’on tient à la vie, on a évité.

 

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Un concert, un hymne national chanté par une ado (tout le monde les yeux rivés sur le drapeau, main sur le coeur) plus tard, on a retrouvé la clim de la voiture. Nirvana de fraicheur. Un  tour à la station pour faire elle plein de glace  et de boissons (« Oh, France. So cool. Je n’ai jamais vu de français avant », explique la caissière. «  Ben voilà, on est là cocotte ») avant d’aller à Plum Creek Park. Feu d’artifices prévu pour 22 heures. Ecrivant ce résumé, on attend dans l’herbe, sur notre couverture Buc’ees en mangeant quelques Triscuits et en saturant de la country à base de « Jesuuuuuuuuuuus ». Autour de nous, les feux d’artifice des particuliers embrasent le ciel mais l’orage se rapproche. Un gros orage. Le vent se déchaîne et le speaker annonce qu’ils vont tirer le feu en urgence, 50 minutes avant l’heure annoncée. A l’américaine…. Et c’est passé, puisque c’est sur le chemin de retour à Lincoln, qu’on a pris un orage massif. Heureusement, Walmart était là, même le 4-Juillet. Ce soir, c’est salade sur le pieu.

 

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Notre hébergement : Graduate, Lincoln, Nebraska (205 euros les deux nuits hors taxes, qualité/prix sur 5 : ****) On conseille, c’est une petite pépite, bien qu’un peu chère. Voir et réserver.  

Notre resto : Ro’s à Seward (prix sur 5 : $$, qualité sur 5 : ***)

 

 

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Jour 7 : de Lincoln (Nebraska) à Des Moines (Iowa) via Omaha

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Jeudi 5/7/18. On est presque tristes de quitter ce super hôtel, le Graduate (on a pris le petit-déj à son resto, encore plus design que le reste, on a vraiment adoré la déco) et cette chouette ville de Lincoln. En plus, la température est supportable aujourd’hui avec un « petit » 77 F° (25C°) et un ciel un peu couvert. Dernier tour dans les rues , devant le musée national du roller skating et nous voilà repartis. Toute la journée, on nous a encore demandé avec insistance ce que des Français foutaient là. Les gens du Nebraska sont vraiment sympas, et très fiers d’être de là. La devise de l’état n’est-elle pas « Nebraska, the good life » ?

Notre objectif du jour : rallier Omaha pour visiter l’attraction numéro 1 de l’état, le zoo (Omaha Henry Doorly zoo), réputé nationalement. Il y avait foule et ça nous a pris 3 heures (compter probablement 5h avec des gosses). Ses particularités : un petit train à vapeur, un télésiège, des enclos assez grands, des perroquets en liberté, de la neige qui tombe sur les pingouins et, surtout, une grande géode dédiée au désert et à ses animaux (la plus grand dôme vitré au monde). Vraiment sympa mais, soyons honnêtes, d’autres dans le pays nous ont bien plus emballés et ont une plus grande variété d’espèces . Le zoo est en travaux et devrait ouvrir un nouvel univers asiatique d’ici 2019.

 

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Puis cap sur le centre-ville d’Omaha, qu’on s’impatientait de découvrir. A la frontière de l’Iowa, symbolisée par la rivière Missouri, la ville se targue d’avoir le record du nombre de golfs mais est aussi très belle et branchouille, juste ce qu’il faut. On s’est attablés à l’Upstream Brewing Company, réputée pour brasser parmi les meilleures bières du pays. Ça nous semble assez vrai. On en a profité pour casser une croûte (un fish & chips, une autre de ses spécialités dans la ville connue pour ses steaks). Et recapter que du « cod », c’est de la morue…

 

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On est ensuite allés se balader, à pied, dans le quartier d’Old Market. Une splendeur, avec ses briques rouges décorées de massifs de fleurs (en hauteur, sur les toits et balcons) et ses jolies boutiques (certaines en sous-sol). On a fait une halte à l’Imaginarium, un magasin bric-à-brac d’antiquités et de figurines sur plusieurs étages, avec des milliers d’articles classés méticuleusement par thème, et des petits sacs kraft surprise. En en achetant un sur le thème « Way to go », on a eu droit à des figurines (monstre et ambulance), une bague araignée d’Halloween et un drôle de petits bouquin pour apprendre à faire des ombres chinoises. On va s’entraîner, on arrivera peut-être à vous faire le raton-laveur d’ici la fin du roadtrip, mais c’est pas gagné…

 

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On est aussi allé voir le Durham Museum (dans l’ancienne gare Art-déco), le quartier de No-Do (North downtown), encore plus hype (la vie culturelle est intense) et la passerelle piétonne (Bob Kerrey pedestrian bridge), qui ressemble vite fait à notre viaduc de Millau. A ce détail près qu’elle est allègrement courbée. A Omaha, on reviendra volontiers.

Mais il fallait repartir : Albert nous attendait. « Albert the bull », la plus grosse statue de boeuf du monde… Sur la route, on a fait une halte imprévue dans un village danois, Kimballton, qui est fier de se proclamer « maison de la petite sirène » d’Andersen. Une réplique de la sirène de Copenhague trône dans le village. Et voilà Albert à Audubon. Encore plus que dans nos rêves ! En plus, il fait un gros « mmmmoooocooo » quand on actionne le bouton dans le kiosque voisin. Un régal.

 

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Comme le soleil commençait à tomber, on a cherché un endroit pour le voir. On s’est un peu plantés en visant un lac (le lac Panorama à Panora), très joli petit village de villégiatures (vraisemblablement pour fortunés locaux). On a en tout cas enfin vu plusieurs biches, qui nous manquaient beaucoup. Les paysages sont incroyablement verts, dans ce coin où le maïs prend bien plus de place que les humains. Un plein pour la route et on a repris le chemin de Des Moines (on galère pour le dire correctement en anglais), où on doit passer la nuit. Nous sommes très curieux de découvrir cette ville, qui nous rappelle Bill Bryson, un auteur qu’on adore et qui nous a souvent accompagnés lors de nos roadtrips.

 

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Jolie surprise de fin de journée. Alors que la nuit arrive, on voit scintiller les champs de maïs : ce sont des lucioles ! On s’arrête encore pour profiter du spectacle. Il est 22 heures, Des Moines se dessine au loin. On va « checker in » et essayer de trouver à manger. Finalement, on tombe sur une perle, le Fong’s. Un concept unique : une pizzéria dans un resto chinois. Selon la légende, les proprios n’avaient pas assez d’argent pour refaire la déco quand ils ont repris le resto chinois. Ils ont joué le jeu à fond : déco, assiettes, menu, pizzas asiatiques… et les « fortune cookie » avec la note. Delphine a testé la pizza Rangoon, spécialité de la maison, et a adoré. Après un mini tour dans le centre, retour à l’hôtel. Il faut faire dodo.

 


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Notre hébergement : Staybridge suites Downtown, Des Moines, Iowa (qualité/prix sur 5 : ***)  Voir et réserver.  

Nos restos : Upstream Brewing Company à Omaha (prix sur 5 : $$$, qualité sur 5 : ****), Fong’s à Des Moines (prix sur 5 : $$$, qualité sur 5 : *****)

 

 

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Jour 8 : de Des Moines (Iowa) à Kansas City (Missouri)

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Vendredi 6/7/18. Hier soir, on s’est couchés vraiment tard… On s’est pourtant levés tôt pour avoir le temps de prendre le (très bon) petit-déj à l’hôtel avant d’aller voir le match de coupe du monde dans l’un des bars des sports le diffusant qu’on avait méticuleusement listés. Puis finalement, JP, pourtant fiévreux (il a chopé une bonne petite crève voici déjà plusieurs jours) a eu un éclair de génie : et s’il passait tranquille sur le câble dans la chambre ?! C’était le cas, merci Fox Sports 1 ! Du oui, on a regardé France-Uruguay tranquillou au lit (sans même avoir besoin de « late check-out », merci Varane et Grizou). En plus on a gagné : la journée commençait très bien !

Au coup de sifflet final, on est partis à la découverte de Des Moines (prononcer « Dé-Moï-ne »). On est loin du temps de Bill Bryson (« I come from Des Moines. Somebody had to ») : la ville est clairement en cours de gentrification. On a fait le tour des graffs, on est allés au pied du capitole (jolie vue sur la ville) puis dans le quartier historique d’East Side, très agréable. On a fait quelques magasins, dont celui qui se proclame en toute simplicité « le meilleur magasin de l’univers » : Raygun. Plein de t-shirts, coussins, bijoux, cartes postales… pour toute la famille en hommage au Midwest. Génial.

 

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Puis on est allés voir où se tient la fierté locale, la grande foire d’Iowa (ce sera en août) puis faire un tour au bord de la rivière via le riverwalk et le Chinese Cultural Center. La vue sur le pont et la skyline, avec le super panneau rouge « Travelers » et son parapluie, est de toute beauté, et les vagues que forme la Des Moines River sont impressionnantes (mieux vaut n’y pas tomber, pas sûr qu’on en ressorte).

Cap ensuite sur le jardin de sculptures Pappajohn. Un endroit agréable – même si la place voisine était bouclée pour un festival de musique – avec des oeuvres plus barrées les unes que les autres. Nous, on adore la silhouette blanche, Nomade.

 

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Etait venu le temps d’aller un tester un endroit qu’on avait très envie de voir de nos propres yeux : un burger zombie. Le Burger Zombie & Drink Lab (ils en ont plusieurs) dans le downtown. Il désemplit à peine. Un resto de burgers sur le thème des zombies. Le décor n’est pas trop trash mais la carte est longue de jeux de mots : plus de 70 burgers zombies. Les best ? Le Walking ched (avec des mac and cheese), le Sarah’s Revenge (avec des jalapenos), le  Trailer Trash Zombie (le bacon est cuit dans la graisse de poulet), plusieurs recettes de frites, autant de milkshakes… Il y en a même un qui s’appelle « Elvis is not dead » (fourré à la banane et au beurre de cacahuètes). Accueil vraiment sympa par Natacha, au bar. On s’est régalés. Joie supplémentaire : on était juste devant la télé, qui diffusait le match Brésil-Belgique… En plus, c’est « happy hour » tout l’après-midi.

 

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On marchait un peu de travers, à la zombie, lorsqu’on a fait un dernier tour de la ville ! Un petit arrêt à Valley Junction (West Des Moines), quartier historique connu pour son marché de producteurs et de mignons petits commerces. Là, on a trouvé ce qu’on cherchait depuis un bail : un VRAI drapeau américain (avec les étoiles brodées et tout), made in Pennsylvania. Ils déconnent pas avec ça. Cette année, on a refait notre salle de bain : c’était presque aussi compliqué de choisir ! Le vendeur : « C’est pour quel usage ? » « Euh ben la contemplation en intérieur » (on ne va quand même pas acheter un mât et le hisser tous les matins à Lyon). « Quelle taille ? » « Euh ben y a quoi ? ». « La matière ? ». On a tranché assez vite et on est repartis tout contents. Plus qu’à savoir où on le met, si on le pend, si on l’accroche…

 

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On a ensuite un peu hâté le pas, car on était du coup un peu en retard par rapport au timing fixé. On a filé à Cumming et Winterset, qui vivent encore au rythme de « Sur la route de Madison », le film de et avec Clint Eastwood (et Meryl Streep, adapté du bouquin de Robert-James Waller). On a commencé par les stars du film : les ponts couverts (« covered bridges », qui en anglais sont d’ailleurs le titre original). Clint est photographe et mandaté par National Geographic pour les immortaliser; il rencontre Francesca (Meryl) et…. (pas de spoiler ici).

Il n’y en a plus que 6 (sur 19). Ces ponts couverts ont été construits au XIXes siècles pour raisons économiques : pour n’avoir à remplacer que des lattes de bois en rénovation et pas de gros moellons. On a commencé par celui de Cedar (il n’en reste plus rien, il a été incendié), tout comme la maison de Francesca (qu’on n’aperçoit que de loin de toute façon). Puis Hogback et, notre préféré, celui de Roseman, bucolique à souhait. On était loin d’être seuls, il y avait toujours deux ou trois voitures en pèlerinage.

 

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On s’est garés ensuite au centre-ville de Winterset, adorable. On est allés voir la maison natale de John Wayne, devenue musée, le Pheasant Grill and Bar (vu dans le film), aperçu le musée du Quilt (ce tissu particuleir) et la superbe devanture du cinéma Iowa. Puis, tradi, on est allés s’attabler au Northside Café, qui a lui aussi servi de décor au tournage. On peut y manger mais on s’est contentés d’une petite bière (Watco, exceptionnelle) et d’une photo souvenir, sur le quatrième tabouret en entrant, celui qu’occupait Clint quand il est venu y boire un café. C’est assez discret finalement, mais du coup, tous les clients ont enchaîné derrière nous !

On a quitté Winterset sous la magnifique lumière du pré-coucher de soleil et mis le cap sur Kansas City, où on doit passer les deux prochaines nuits. On rate de peu les festivités du « first friday » mais on se rattrapera « saturday »…

 

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Notre hébergement : AC Westport by Marriott, Kansas City, Missouri (qualité/prix sur 5 : ***)  Voir et réserver.  

Notre resto : Zombie Burger + Drink Lab, Des Moines (prix sur 5 : $$, qualité sur 5 : ****)

 

 

 

Jour 9 : à la découverte de Kansas City (Missouri)

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Samedi 7/7/18. Une journée pleine pour découvrir Kansas City, c’est peu, mais c’est le défi qu’on a relevé. Alors que le programme des prochains jours est épais comme la déclaration d’impôts de Bernard Arnault, c’était notre dernière possibilité avant un petit moment pour dormir un peu. La journée a donc démarré tardivement.

Un tour pour commencer au Nelson-Atkins Museum, le musée d’art de la ville, toujours gratuit. On l’avoue : on voulait surtout claquer en photo les volants géants à l’extérieur du bâtiment. Un des emblèmes de la ville. Puis, le quartier de Plaza  (Country Club Plaza) nous attendait. La particularité ? C’est un centre commercial à ciel ouvert, en pleine ville (mais privé), dans lequel on peut circuler en voiture et surtout avec une improbable architecture sévillanne. Cela jure légèrement avec les briques rouges qui font la loi par ici.

 

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Un petit tour chez Forever 21 et nous voilà parti pour un autre quartier : Crossroads. Il est branché, il est sympa, il est plein de graffs et de brasseries. Avant notre tournée de murals (vraiment spectaculaires), on s’est d’ailleurs arrêté pour grignoter à l’Emperial Brewery : sandwich à la dinde et moules au curry servis par un sosie de Freddie Mercury. Un beer garden sympa avec plein de petits jeux…

Ensuite, nous avons parcouru rapidement le quartier voisin : Power & Light District. Un quartier pour manger, shopper, se divertir… A voir aussi.

 

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Puis, nous avons enchaîné avec Union Station, la gare, devant laquelle trônait un joli dino (c’est l’expo du moment) et le WWI Memorial & Museum. C’est d’ici que vous aurez la vue la plus chouette sur la skyline. Puis, une petite curiosité pour vous les Roadies : la Kansas City Workhouse. Cette prison abandonnée aux allures de château médiéval fera glousser de plaisir les amateurs d’urbex. Ambiance craignos garantie à l’intérieur du bâtiment, tagué, malheureusement pas toujours avec goût.

 

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A 18h30, nous étions de retour à Plaza pour un rendez-vous. Vous la connaissez certainement. Isa, du blog From Side 2 Side, est expat à Kansas City depuis des années (et au paravant à San Francisco). Après plusieurs années à échanger virtuellement, l’occasion était trop belle. Alors, cap sur un BBQ, le Jack Stack. Bien sûr, ici, on estime avoir le meilleur BBQ, comme les Texans au Texas ou les Sud-Caroliniens… C’était bon, vraiment. Mais il en faudra plus pour nous faire oublier le Franklin d’Austin.

On a parlé de tout, de rien, d’Etats-Unis, de France, de voyages, dans cette institution de BC, avant de prendre un dernier verre et de rentrer à l’hôtel, non sans un crochet par Westport, l’une des rues de la soif locales.

 

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Notre hébergement : AC Westport by Marriott, Kansas City, Missouri (qualité/prix sur 5 : ***)  Voir et réserver.  

Nos restos : Emperial Brewery, Kansas City (prix sur 5 : $$$, qualité sur 5 : ***), Jack’s Stack, Kansas City (prix sur 5 : $$$$, qualité sur 5 : ****)

 

 

 

 

Jour 10 : de Kansas City à Saint-Louis (Missouri)

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Dimanche 8/7/18. Ce matin, on a eu la surprise d’apprendre, à la télé et au petit-déj, qu’il y avait eu des blessés par balles à Westport, juste sous nos fenêtres (ça doit être dramatiquement courant puisqu’on n’a rien trouvé sur Google actus le matin). On a repris nos affaires et repris la route, quittant Kansas City. Et pas n’importe laquelle : la Mother Road, la Route 66 ! On en a déjà parcouru un gros morceau, mais pas cette portion.

Les trois premières heures de route ont été assez monotones, avec peu de choses à voir (à part une mini-pause au bord d’un lac). C’est à Lebanon qu’on a commencé à voir du paysage et à accrocher la Route 66. La ville, sympa, s’autoproclame « capitale des murs peints » (c’est vrai qu’il y en a quasiment sur toutes les façades du centre). On voulait surtout voir l’un des très jolis motels survivants (ils se font vraiment rares) et son panneau collector : le Munger Moss. Attention, hyper photogénique ! On a enchaîné avec Devil’s Elbow Bridge (un pont historique sur la Big Piney river détruit par une inondation il y a peu).

 

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Ensuite, on a fait un stop irréel au « Larry Baggett’s trail of tears » de Jerome. Ce monsieur a construit un hommage en pierres aux Indiens déportés en Oklahoma. Le site est en rénovation mais on peut quand même s’y balader. Sur place, deux personnages improbables nous ont accueillis par un gros hugs accompagnés de messages de paix et d’invitations à la méditation (ils se sont faits des tresses pendant qu’on montait au sommet, lol). C’était quand même sympa. On a zappé Arlington (ville fantôme qui n’en est pas vraiment une) et le musée de l’aspirateur… A Cuba en revanche, on a fait du cacao (nan je déconne, blague trop old-fashion). On a bu un soda au pied du « Rocker », ex tenant du titre du plus grand rocking-chair du monde. C’est aussi là qu’il y a, selon nous, l’un des meilleurs motels 66 : le Wagon Wheel Motel, qui serait aussi le plus ancien encore en exercice. Des petits cottages en pierres très bien rénovés et incroyablement accueillants (on serait bien restés mais il fallait absolument qu’on aille au moins jusqu’à Saint-Louis ce soir). 

 

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Vint ensuite Sullivan et les Meramec Caverns, des grottes (qui sont aussi un complexe touristique avec camping, motel, camping, tyrolienne, bateaux etc) qui ont servi de cachette à Jesse James. On n’aime pas trop aller sous terre, alors on s’est contentés de la surface. 

Villa Ridge : mini tour au state park de la 66 à Times Beach, une communauté disparue après avoir été évacuée suite à une importante pollution du sol. En vrai, ce n’est plus qu’un très joli parc verdoyant. On avait aussi noté la ville de « Creve Coeur » et ses moines, Elsah et ses cottages secrets et University City (où ils pêchent à… vélo !).

Mais on était pressés de rejoindre Saint-Louis (Delphine plus que JP d’ailleurs). L’arrivée n’a pas été aisée : on a trouvé la circulation compliquée et plusieurs rues étaient fermées. On a bien dû passer trois fois en Illinois (de l’autre côté de la rivière Mississippi) avant de trouver d’où voir correctement l’arche (« The Gateway arch ») avec la skyline en fond ! Il y a une passerelle sur la rive d’en face (après le casino Queen). Là, entre nos notes et les conseils de notre Coco, une fidèle de la ville, on a entrepris de la découvrir (et de trouver où manger un morceau).

 

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Le quartier de Laclede’s landing est sympa, Forest park (qui abrite les musées, le zoo et accueille des concerts l’été) aussi. Celui de Maplewood un peu moins. En entrant dans « The Grove », le quartier gay, on en a pris plein les yeux : partout des graffs et murs peints plus beaux les uns que les autres. C’est à Central West End qu’on a décidé de chercher à manger. Ce quartier, proche de l’université, est très particulier : on se croirait entre l’Europe et la Louisiane. On s’est assis au « Mission tacos joint » (une mini-chaîne locale).

Remontés en voiture, on a parcouru le Loop (Delmar boulevard), celui qui ne dort (normalement) jamais, avec tous ses néons. Il nous a bien plu aussi. On a fait un saut par le jardin botanique : il organise des nocturnes avec des expositions lumineuses interactives (qui ressemblent un peu à notre chère fête des lumières lyonnaise) et qui change tout le temps. On a néanmoins passé notre tour pour cette fois…

 

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On n’avait pas pré-réservé notre nuit de ce soir. On a échoué dans un motel Red Roof au bord du Forest park. La ville propose plein de chouettes hôtels, mais, comme on en a peu trouvé lors de ce roadtrip, on avait envie d’un motel (rez-de-chaussée, pas d’ascenseur à emprunter dix fois) à prix plus light. Ca devrait faire la maille….

 

 

Notre hébergement : Red Roof Plus Forest Park, Saint Louis, Missouri (qualité/prix sur 5 : **)  Voir et réserver.  Sinon, pour un trip plus classe, l’Union Station , l’Ignacio ou le Moonrise (sur le loop avec rooftop et resto)

Notre resto : Mission Taco Joint, Saint-Louis (prix sur 5 : $$$, qualité sur 5 : ***)

 

 

 

 

Jour 11: de Saint-Louis (Missouri) à Chicago (Illinois)

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Lundi 9/7/18. Décidément, Saint-Louis est une ville surprenante. On est encore allés en découvrir quelques coins et quartiers avant de la quitter ce matin. A Compton Heights et l’historique rue Cherokee (pleine de magasins et d’antiques), les maisons de style victorien étaient toutes plus belles les unes que les autres, avec chacune un petit décor, un clin d’oeil qui donne envie de musarder dans les rues toute la journée un appareil photo autour du cou… La basilique cathédrale est impressionnante aussi…

On reviendra, car on devait reprendre la route, et en plus la mythique 6 6! On a vu une bouteille de ketchup géante (à Collinisville), le superbe pont Chain of rocks (sur un Mississippi déchaîné) et des merveilles de la 66 sur une portion aussi calme qu’intéressante. Le panneau du Luna Café (ex repaire d’Al Capone à Granite City), les statues géantes et les antiquités du Pink Elephant (Livingston). Le moment qu’on a sûrement préféré est certainement la visite du « Henry’s rabbit ranch », sorte de jumeau du « Here it is » d’Arizona (Jackrabbit trading post). Rich Henry, en pré-retraite, a retapé un garage et y recueille depuis plusieurs décennies des lapins. On a bien discuté et surtout appris un tenir un lapin dans nos bras. Good expérience pour JP, bad pour Delphine : Hubert a clairement eu sa préfrence ! (pour info, ça se porte un peu comme un bébé, à la verticale, contre son torse, en soutenant son petit derrière). En tout cas c’est tout doux. En 2008, Rich s’est même amusé à présenter Montana à l’élection présidentielle : « Une femelle, noire et vieille. Un savant mélange d’Hillary, d’Obama et de McCain! » nous a-t-il expliqué. « Mais elle était très indépendante, ni républicaine ni démocrate! ».

 

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Ravis de cette rencontre, on a poursuivi jusqu’à Auburn, qui étale fièrement la plus longue portion vintage de route en briques rouges (so vintage).

A Springfield, place aux choses sérieuses : on avait beaucoup de choses à voir (et à manger!). La ville glorifie son enfant chéri, le président Abraham Lincoln. On est allé voir sa tombe, sa maison natale, le capitole… Sympathique étape. On a fait un arrêt express au Cozy dog drive-in, l’inventeur du « corn dog » : une saucisse entourée d’une délicieuse pâte au maïs (un peu comme un beignet) et plantée sur un bâton. Un régal. Mention spéciale au Togo, exceptionnel (deux cron dogs amoureux).

On voulait absolument goûter aussi à un sandwich « inventé » ici, il n’y a pas si longtemps : l’ « horseshoe » (fer à cheval). Il en existe aussi en plus petite version sous le doux nom de « poney show » (fer  de poney). On a fait ça au « D’Arcy’s pint », un pub irlandais qui en revendique la création Vous voyez la poutine, les « dirty fries » et les burgers? C’est un mélange de tout ça. En gros des tranches de pain, avec de la viande et différents trucs dessus, recouverts de frites et de sauce au fromage! OMG! On ne sait toujours pas si c’était bon. Certainement too much, on a « boxé » (et pas dit qu’on ose rouvrir la boîte pour raisons sanitaires!). Pendant qu’on était dans les traditions culinaires de Springfield, on est allés claquer une photo au « Maid Rite sandwich shop » qui lui se proclame inventeur du drive. On vous passe l’épisode de la perte du chapeau de Delphine (il est retrouvé et comme ça on a refait des étapes).

 

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On a repris la route, vu des lieux emblématiques de la 66 fermés et d’autres au contraire rouverts depuis peu. La Mother road a aussi une nouvelle signalétique depuis notre dernier passage (des panneaux lumineux récapitulatifs très visuels et bien faits). A Lincoln, on a posé à côté de la plus grande diligence du monde (conduite par Abe) puis d’un muffler man brandissant un hot-dog à Atlanta.

Même si tout était fermé, on a été séduits par Pontiac, qui n’a pas un musée mais un complexe en hommage à la 66; chaque détail est soigné, il y a des peintures murales partout et même une petit place 100% 66 où est garé le « road yacht », le van de Bob Waldmire, l’artiste de la 66 et (fils du créateur du Cozy-dog).

 

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On a accéléré car le jour a commencé à tomber. Encore deux stations historiques (Odell et Dwight), une moderne pour un plein et on était aux pieds de celui qu’on avait hâte de rencontrer : le Gemini giant, le muffler man astronaute emblème du « Launching pad diner » de Wilmington. Magnifique. Un dernier arrêt à Joliet (pour pas grand chose à cette heure-ci) si ce n’est un autre roadsign « topissime » (c’est la mode de dire ça) : celui du glacier « Rich and creamy ». Malheureusement c’était fermé… Il y avait du monde dedans et Delphine a réussi à se le faire rallumer (toujours friendly sur la 66). Les Blues brothers qui ont marqué la ville sont apparus comme par magie devant le cornet de glace géant !

Il est 22h30, on roule jusqu’au bout de la 66 : Chicago, qu’on a tropppp hâte de retrouver ! On se retrouve dans un nouveau papier.

 

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Notre hébergement pour trois nuits : Ray’s Bucktown B&B, Chicago (qualité/prix sur 5 : *****)  Voir et réserver

Notre resto : Cozy Dog, Springfield (prix sur 5 : $, qualité sur 5 : ***), D’Arcys Pint, Sprinfield (prix sur 5 : $$$, qualité sur 5 : **), Logan, Chicago (prix sur 5 : $$$, qualité sur 5 : ***)

 

Allez, on se retrouve pour un nouvel article live, dédié à Chicago. See U les Roadies !

 

La suite :

The Lost States #2 : Chicago

The Lost States #3 : Wisconsin, Michigan et Minnesota

 

 

 

 

Merci à nos partenaires sur ce roadtrip : Chapka Assurances, Carigami, Sim USA Mobi, Choose Chicago et Great American West

13 responses à “Roadtrip « The Lost States » #1 : d’Austin, Texas, à Chicago, Illinois

  1. Allez y envoyez nous vos nouvelles idées et découvertes. Vous êtes des défricheurs de bons coins et de voyages sympa. Bravo et faites nous toujours rêver.
    PS : à votre retour je vous demanderai de vérifier un itinéraire pour moi plus 2 ou 3 (mille?) petites questions, mais en attendant amusez vous et ne travaillez pas trop

    1. et merci pour carigami car effectivement c’est génial et pas cher. Grace à eux (et donc vous) j’ai trouvé un ford expedition toutes assurances incluses sans franchises, avec 3 co pilotes compris plus le plein de départ pour 480€ les 10 jours

  2. A force, je vais finir par aller à Austin. Vous donnez envie. En ce qui concerne la queue au barbecue, je suis d’accord avec vous: les files interminables ne passeraient pas dans d’autres pays mais aux Etats-Unis, je suis capable de faire la queue pour un bon resto. L’une des dernières fois où je l’ai fait, c’était Biscuit Love à Nashville pour prendre un petit déjeuner à midi. Le petit bayou que vous avez trouvé est juste magnifique. Hâte de découvrir la suite.

  3. Ce road-trip a l’air top! Vraiment ce que je recherche pour le prochain, merci encore une fois de nous faire découvrir ces lieux :)
    Et je plussoie Delphine sur le Walmart, je suis surex quand on y rentre également ;) J’ai envie de tout regarder et de tout acheter!

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