Et c’est ainsi que début notre roadtrip d’été 2026, 66 Cent’. Par la Route 66 ? Non, par un tour du lac Michigan, en allant voir aussi du côté des lacs Supérieur et Huron.
Au programme de cette première partie qui dure un peu plus d’une semaine : l’arrivée à Chicago, la découverte de l’Upper Peninsula, Mackinac Island et quelques zigzags dans la Lower Peninsula du Michigan avant de finir à Motor City, Detroit !
Allez, c’est parti pour le premier live de ce roadtrip d’été.

Sommaire
- J1. Lost de Genève à Chicago (via Washington)
- J2. Lost de Chicago (Lake Zurich, Illinois) à Munising (Michigan) via le Wisconsin
- J3. Lost à Munising et Pictured Rocks National Lakeshore
- J4. Lost in the UP, de Munising à St-Ignace
- J5. Lost à Mackinac Island (de St Ignace à Traverse City, de l'Upper à la Lower Peninsula du Michigan)
J1. Lost de Genève à Chicago (via Washington)

Mardi 11/08/26. C’est parti ! La conjoncture, la canicule quasi ininterrompue depuis deux mois, le thème 66… On l’attendait avec impatience ce roadtrip, et les préparatifs se font plus à la cool que d’habitude. Après un grosse caresse aux chats (et à leurs nounous), on prend la route de l’aéroport de Genève alors que le jour n’est pas encore levé.
Le premier vol (départ à 11h) se passe de façon idyllique (en plus on est assis dans une rangée de deux). Seule petite angoisse : la correspondance archi serrée (moins d’1h30) à l’arrivée à Washington. Elle sera vite balayée : en raison des orages, notre vol pour Chicago est reporté de deux heures. Ça nous permet de sortir fumer une clope (et de se souvenir de la chaleur moite de la capitale l’été !). C’est la fête dans le terminal: United célèbre le premier vol entre Washington et l’Orange County (et offre des sandwichs et des goodies).

Le 2e vol, de moins de 2 heures, sera finalement plus éprouvant, lent et fatigant. On arrive vers 19h, alors que le soleil rougeoie, à Chicago. Température parfaite, on a presque frais ! Derniers efforts pour aller récupérer la voiture (ça sera une Jeep Compass blanche immatriculée en Californie, qu’on pourra ramener chez elle) et on prend (enfin) la route de notre hébergement.

Comme on a décidé de commencer par le tour du lac Michigan et vue notre heure d’arrivée, on a tourné le dos à la ville pour avancer, et choisi la petite ville de Lake Zurich, posée au bord du lac du même nom. Pour tout avouer, on avait un peu visé l’une des villes qui avait un trésor local, un resto de deep dish pizza, la spécialité de Chicago. On ne manque jamais d’en manger une ou deux quand on vient.

Vue l’heure, ça sera trop tard pour Giordano’s mais on trouve un Lou Malnati’s (autre grand nom de la deep dish) sur la route ! C’est parti pour une salle remplie de gens qui parlent fort, de clim à fond…. Et une grosse demi-heure de cuisson pour leur world famous Chicago deep dish pizza avec pâte au beurre, tomates, saucisse, mozzarella et supplément pepperoni. Bonheur… même si on commence à fatiguer sec !

On est bien sûr épuisés quand on arrive à l’hôtel, une fois n’est pas coutume un Holiday Inn express bien pratique (197 S Rand Rd, Lake Zurich, voir et réserver). On nous file une chambre immense qui fera parfaitement l’affaire. Il est 22h30, on va recaler notre sommeil direct ! On a fait un tour complet d’horloge aujourd’hui.
Les infos très pratiques du jour

- Notre hébergement : Holiday Inn Express & Suites (197 S Rand Rd, Lake Zurich). Note : 7/10. Propre et pratique. Ce qu’on attend d’un motel de chaîne. Voir et réserver sur Booking ou sur Hotels
- Nos bars et restaurants : Lou Malnati’s (1050 E Higgins Rd, Elk Grove Village). Note 8/10. Excellente chaîne de deep dish pizza. Valeur sûre pour nous avec Pequod’s et Giordano’s
- Nos visites : les aéroports
L’album photos du jour









J2. Lost de Chicago (Lake Zurich, Illinois) à Munising (Michigan) via le Wisconsin

Mercredi 12/08/26. Réveil aux aurores, lever de soleil sur le lac qui a donné son nom à la ville, juste en face de l’hôtel. La météo est bizarre, le ciel est couvert mais le soleil chauffe et l’atmosphère est hyper humide par moment. En France, c’est la canicule et tout le monde cherche des lunettes pour l’éclipse de ce soir. Nous, on ne la verra pas mais c’est quelque chose qu’on adore; on en a vu trois aux Etats-Unis, en 2017 (la Great American Eclipse), 2023 et 2024.

Il y a des oiseaux, des oies du Canada, des cigales et de rigolos petits écureuils (ici, ils sont noirs). On enchaîne avec un bon gros petit-déj américain (avec une machine à pancake qui les fait toute seule !). On se prépare et on organise cette première journée un peu spéciale. En effet, on a choisi, c’est rare, de faire un gros morceau de route dès aujourd’hui pour se relocaliser au niveau de l’Upper Michigan.
Mais, nous avons d’abord prévu de nous arrêter à un musée génial, à Volo, le Volo Museum (27582 Volo Village Rd, Volo, Illinois) mais son prix a bien augmenté (il y a différentes options de pass). On ne fera pas tout mais on réserve en ligne en trouvant un bon de réduction. Une demi-heure plus tard, on arrive pile à l’ouverture.
Le Volo Museum

On savait que le Volo museum (du nom de la ville, mais c’est celui de la famille Grams depuis les années 60) était immense, mais il faut le voir pour le croire ! En fait, c’est un immense domaine qui rassemble plusieurs musées, une cinquantaine d’expositions et un magasin d’antiquités géant. Il faut plusieurs jours pour faire la « totale » (et c’est assez cher, la plupart des pass sont valables deux jours).
Nous avons misé sur le musée historique de voitures et, en supplément, le musée du crime et de la torture. Il y a aussi un « monde » de dinosaures (avec minigolf) et une expo Titanic. La particularité du Volo museum est d’exposer des voitures qui changent tout le temps. Car c’est aussi un lieu de vente de voitures de collection ! Il y a d’ailleurs une galerie en hommage aux plus célèbres clients: Leonardo di Caprio leur a acheté l’une des voitures du film Gatsby, Brad Pitt, Chevy Chase, Michael Jordan et… Vanilla Ice (ice baby).

C’est absolument exceptionnel ! Et pourtant, on reparlait justement sur le chemin du must selon nous, le Musée Ford de Detroit. Il y a des mécaniques fantastiques, des véhicules qui ont tourné dans des films (ou ont servi à des tournages) comme la Coccinelle à Mexico, une voiture talon aiguille, Ghostbusters, Retour vers le Futur, Christine, K2000, plusieurs ayant appartenu à Elvis, des prototypes de bateaux, des tracteurs, des motoneiges… Pour une fois, on peut même monter dedans pour une photo souvenir (attention, il ne faut pas toucher aux autres).
Il manque peut être un peu d’espace entre les rangées pour les photos. C’ets un mix assez parfait pour convenir à toute la famille.

Super salle de The Vault avec des véhicules collector (beaucoup de Disney et de dessins animés) et des mini manèges à actionner avec des jetons (payants à 1 dollar). La section militaire, récente, est archi travaillée (on s’y croirait) avec des automates, des sons…. qui racontent les différents conflits (à l’américaine). Et il y a, c’est étrange, une bombe atomique démilitarisée. Vous pouvez même la toucher. C’est probablement le seul endroit au monde où c’est possible.

Nous enchaînons avec la collection des véhicules de tourisme, des wagons de trains apparus dans le film Wild Wild West et la grange du carrousel, tout autant fantastique, avec ses vieux orgues (en état de marche) et le manège géant parfaitement restauré. Nous croisons aussi des automates géants de groupes qui reprennent les grands tubes. Au bout, on ne sait plus où donner de la tête et on se demande bien quand tout cela va s’arrêter.
Bilan : le Volo Museum est un must. Seul bémol, son prix assez élevé, particulièrement pour une famille. Mais vous pouvez y passer une demi-journée voire plus.


Nous avons déjà pris du retard sur notre programme alors que voilà le magasin d’antiquités. Sur trois bâtiments, il est absolument gigantesque et on fait de chouettes trouvailles dans ce dédale, avec des entresols…. Et il est apparemment hanté par le Shadow man.

Nous ne voulons pas nous stresser, mais on a une grosse journée de route pour arriver au lac Michigan et notre étape pour les deux prochaines nuits, Munising (pas loin de 6 h). Si nous avons noté pas mal de choses à voir/faire sur la route, on ne se met aucune pression. Il faut dire qu’on connaît déjà cette rive du lac Michigan et notamment Milwaukee, qu’on vous présentait dans cet article.

Arrêt fromage dans le Wisconsin

Nous roulons une mini heure avant de nous arrêter à Kenosha, déjà dans un autre état, le Wisconsin. Il y a pas mal de choses sympas à y faire mais le truc le plus rigolo, c’est son… château de fromage. Enfin, un (faux) château fort le long de l’autoroute qui vend (notamment) plein de sortes de fromages et des produits régionaux, le Mars Cheese Castle (2800 W Frontage Rd, Kenosha).
Nous faisons le tour, goûtons à différents spécimens (bizarre le cheddar à la myrtille mais les autres passent bien!). Vue l’heure – et le principe sympa-, on se décide à se poser à la « taverne » pour commander une planche de fromage. Ils nous conseillent un demi plateau (10 dollars) et une petite bière. On se régale à découvrir du cheddar tartinable, des saucisses (sèches), du cheddar au salami et au bacon… C’est vrai qu’on demande quand même une box pour en emporter (et on chope quelques curds et morceaux pour les prochains pique-niques).

Dans la ville natale d’Orson Welles, ce magasin n’a rien à voir avec la planète Mars, le nom vient des prénoms des proprios historiques (Mario et Martha), qui l’ont ouvert en 1947. C’est une institution dans ce état connu pour ses fromages. Autre spectacle : les chapeaux fromage (en mousse) à vendre, parfait pour les supporters des Green Bay Packers, mais avec lesquels on préfère simplement une photo souvenir. Nous roulons, prenons des bouchons au passage à Milwaukee, presque cachée dans le brouillard.

C’est dingue comme le paysage est vert. Partout, il y a de mignonnettes fermes, des vignobles… on croise des « biches » et on assiste à un incroyable coucher de soleil, encore tout rouge, en quittant Green Bay où on fait un premier arrêt ravitaillement (light) chez Walmart (au moins pour avoir notre glacière avant d’entamer le tour du lac).
La ville est la plus petite (100k habitants quand même) à avoir une équipe de NFL, les Green Bay Packers. Et ça se voit, particulièrement à côté du Lambeau Field. En ville, il y a aussi le Bay Beach Wildlife Sanctuary (1660 E Shore Dr, Green Bay), grand refuge faunique gratuit.
Après avoir passé Marinette (un village « frontière »), on traverse l’eau qui nous amène au….


Welome to Pure Michigan

Après l’Illinois et le Wisconsin, voici le troisième état du jour, le Michigan, qui va nous occuper pendant une semaine. Nous voilà à Menominee. Allez, encore deux heures de route (et un changement d’heure) et on sera arrivés ! Enfin, vite dit, car la route est difficile (et monotone, même si on sait qu’on longe le lac…). On a dû croiser une voiture et peu de vie.
Avec le décalage horaire, c’est une torture. On a réussi à rester éveillés (surtout JP! ) et on arrive à minuit à notre motel, le Boarder’s Inn (28 M-28, Munising, voir et réserver), hyper bien noté. Mais en fait, il est très classique et notre chambre sent un peu le moisi… L’’accueil est en tout cas sympa, la piscine-jacuzzi ferme à 2h et il y a un bar et un petit-déj. Parfait pour un camp de base.
Les infos très pratiques du jour

- Notre hébergement : Boarders Inn & Suites by Cobblestone Hotels (28 M-28, Munising, Michigan). Pratique, plutôt propre même si un peu vieillot. Notre chambre sentait un peu le renfermé ce qui explique la note. Note : 6/10. Voir et réserver
- Nos bars et restaurants : Mars Cheese Castle (2800 W Frontage Rd, Kenosha, Wisconsin). Note 9/10. Super arrêt pour le fromage et très bon plan pour une grignote à la taverne. Pour les amoureux de cheddar comme nous, c’est un petit paradis
- Nos visites : Volo Museum, Mars Cheese Castle (Kenosha), Green Bay, Munising
L‘album photos du jour


































































J3. Lost à Munising et Pictured Rocks National Lakeshore

Jeudi 13/08/26. On a dormi d’une traite mais pas énormément cette nuit. La journée commence fort : la salle de bain est fermée de l’intérieur car la serrure devait être enclenchée. Delphine file à la réception et déploie une nouvelle compétence : maintenant, elle sait crocheter une porte!
On file au petit-déj. Un enfer relatif, il y a trop de monde, la queue à chaque plateau. On traîne un peu au démarrage pour préparer la journée, consacrée au Pictured Rocks National Lakeshore, immense zone côtière du lac Supérieur, en gros entre Munising et Grand Marais. Ici, de la forêt, des falaises, des chutes d’eau et des plages. La nature sauvage au bord d’un lac aussi grand que l’Autriche.

Nous sommes ici dans l’Upper Peninsula du Michigan. UP comme on dit ici. Et les habitants sont les Yoopers. Ils se moquent ce ceux de la Lower Peninsula (Detroit, Lansing, Ann Arbor…) , qu’ils appellent trolls car ils habitent « sous le pont » de Mackinac, seul lien entre les deux parties de l’état.
Après un premier plein d’essence (à 4,15 $), on va découvrir rapidement le centre de Munising. Ses phares, dont celui en retrait au fond d’une rue pavillonnaire (c’est étonnant). Il y a une rue principale au bord du lac, de mignonnettes petites maisons et une poignée de restaurants et de commerces.

On passe la porte de l’un d’eux pour acheter une spécialité de l’upper péninsula : la « pasty », une espèce de chausson (salé) géant fait de patates, de boeuf et de légumes genre rutabagas. C’ets la version américaine de la Cornish Pasty anglaise. On va chez le roi du genre, Muldoons (115 E Munising Ave Ste 3). La vendeuse est adorable, nous file un boeuf et un poulet et un pot de gravy. Ce qui n’est pas notre truc, on va retenter.

Go to the lake

Comment aborder le National Lakeshore ? C’est assez simple, il y a un fil à tenir, la route H58. Armé de votre Pass America The Beautiful, vous pourrez enchaîner les arrêts et les détours par de petites routes menant vers le bord du lac.

Nous avons fait une fine sélection des musts, et on commence par Sandpoint Beach, qui comme son nom l’indique est une plage de sable, avec de multiples bancs. Une fois encore, on est surpris par la végétation, tout est si vert et en même temps les arbres et végétaux sont très typés nord (on est déjà un peu au Canada). Nous sommes aussi étonnés aussi du calme relatif des lieux. Même en haute saison, rien à voir avec le Lac Tahoe en Californie. On se gare facilement à tous les arrêts.

On craignait aussi les moustiques (entre autres insectes) mais ça va pour la moment. Nous baladons entre sable et eau (elle est fraîche mais à 18-20°C). On se croirait dans les îles tellement l’eau est turquoise et translucide !

Nous enchaînons avec différents points de vue sur l’un des rochers les plus célèbres du littoral; Miners Castle. C’est clairement le plus beau point de vue depuis la côte. L’eau est incroyable. Puis nous poursuivons avec une petite randonnée pour aller voir les chutes de Miners Falls, réputées les plus belles. On a clairement vu plus spectaculaires, mais c’est chouette et ça se fait plutôt vite.

Nous continuons de rouler sur ces routes parfaites sans jamais croiser un animal. Alors qu’il y a plein de cerfs mulets, des ours, des centaines de loups et, comme nous le confirme un ranger, « beaucoup plus rarement des élans ».
Grand Marais

Après un petit arrêt pour goûter à la pasty (mon dieu c’est bourratif !), on reprend la route pour aller … manger.

Direction Grand Marais, une autre toute petite ville au bord du lac à presque une heure de Munising. On arrive à 16h, juste avant la cohue (du dîner). La « ville » de quelques centaines d’habitants à peine se résume à une rue principale, un musée en forme de tonneau qui fête ses 100 ans cette année et un joli phare (Au Sable).
Nous nous posons pour manger notre premier burger au Dunes Saloon, qui est aussi la Lake prior brewing company (14283 Lake Ave, Grand Marais). C’est simple mais très bon. Delphine regrettera amèrement leur famous sauce au bleu et poivre qui cachait de l’ail qu’elle ne supporte pas…

Zou, un bateau nous attend à 19 heures à Munising et on a une bonne heure de route. On s’arrête quand même à l’un des jolis points de vue, le Log Slide, avec un panorama superbe sur une dune imposante. Log Slide, car les bûcherons avait un système pour faire glisser les troncs jusqu’au lac. Nous voyons enfin deux petits chipmunks et reprenons la route en sens inverse, pour arriver un peu en avance à l’embarquement à Munising.

Croisière sur le lac

Une foule, de quoi remplir deux bateaux, attend déjà pour la croisière au coucher du soleil. Un peu galère de trouver une place mais on se fait vite des copains (grâce à un t-shirt I love paris). Beth et Jay viennent camper de Milwaukee et sont de vrais baroudeurs, qui ont prévu d’amener leur petite fille en France à l’automne.

La croisière, de 2 heures, commence, alors que les falaises commencent à se parer de couleurs lumineuses. On fera les principaux points d intérêt le long de la côte : le phare d’East Channel Island, Bridaveil falls, Miners Rock, Chapel Rock et Chapel Cove, Indian Head, Lover’s Leap et, au bout, Spray falls, qui se jette dans le lac de la taille d’une mer.
L’heure dorée donne un tout autre aspect aux rochers, une couleur particulière. Mais il commence sérieusement à cailler sur le pont supérieur.
Ce qui est simplement dommage, c’est que le capitaine nous arrête à exactement tous les mêmes points de vue au retour. C’est un poil répétitif. Et concernant le prix, nous étions à 56 $ par personne.


La soirée
Nous descendons du bateau à 21h15 et Munising est presque endormie. Difficile de trouver un endroit où manger. Nous poussons jusqu’à Christmas, petite ville Noël (on repassera de jour mais il y a des guirlandes rouges et vertes partout!).
Nous faisons la relative bêtise de nous attabler au Duck Pond & Beer Garden (7974 M-28, Munising), qui n’en avait visiblement pas envie. Et on goûte à une autre spécialité locale, le whitefish (du corégone), histoire d’être sûrs de vérifier que le poisson d’eau douce, ce n’est pas notre truc ! Le service est un peu lunaire et la nourriture vraiment dispensable. Dommage.


Au moins, nous avons atteint notre objectif : traîner après 23 heures pour aller voir les étoiles. Ce soir, c’est le pic des pluies de météores des perséïdes. Le lieu est réputé pour et, en plus, c’est la nouvelle lune. Il arrive, y compris en août, qu’il y ait des aurores boréales (mais pas cette nuit). On avait noté quelques spots mais on se contente de s’arrêter le long du lac. Et là, c’est waouh ! Le ciel est clair, les étoiles jusqu’à la verticale et ça bouge tellement là-haut qu’on se demande si ce sont vraiment des étoiles filantes ! Quelques voeux et on se rentre au motel. Zzzzzzzzzz.

Pratique :
Notre hébergement/ Dormir ailleurs à Munising ou ailleurs au lac
Resto: Pasties chez Mundloon ou les autres /Dunes saloon/Lake prior brewing co à Grand Marais….
Activités: croisière Pictured rock affil ? AFFIL GENERALE ACTIVIITÉS
Les infos très pratiques du jour
- Notre hébergement : Boarders Inn & Suites by Cobblestone Hotels (28 M-28, Munising, Michigan). Pratique, plutôt propre même si un peu vieillot. Notre chambre sentait un peu le renfermé ce qui explique la note. Note : 6/10. Voir et réserver
- Nos bars et restaurants : Muldoons (115 E Munising Ave Ste 3, Munising). Note 7/10. Accueil adorable. Pour les pasties, no comment. The Dunes Saloon (14283 Lake Ave, Grand Marais). Note : 7/10. Lieu très sympa à Grand Marais avec un petit extérieur. Menu de pub complet. The Duck Pond Beer Garden & Eatery (7974 M-28, Munising). Note : 4/10. Service en bois, nourriture oubliable. Coin Coin…
- Nos visites : Munising, Sand Point, Miners Castle, Miners Falls, Log Slide, Grand Marais. Croisière Pictured Rocks au départ de Munising
L’album photos du jour
















































J4. Lost in the UP, de Munising à St-Ignace

Vendredi 14/08/26. Deuxième et dernier matin au Boarder’s Inn de Munising. C’est drôle, tout est presque pareil : les gens qui vident la machine pour remplir leurs glacières (on a pensé à les court-circuiter !), les mêmes personnes au petit-déj…. A se demander si hier n’est pas en train de recommencer ! On prend le petit-déj dans notre chambre, pour bloguer un peu (on est tombés comme des masses hier soir, évidemment) et on remet tout dans la voiture. Ce motel n’était pas parfait mais pratique et le personnel était vraiment hyper sympa. Avant de refaire un tour de Munising, on retourne à la mini ville voisine de…
Christmas !

C’est tellement rigolo, une ville Noël. Dans celle-ci, minuscule, ça n’est pas vraiment Noël toute l’année. Le magasin spécialisé de Christmas est fermé mais affiche quand même fièrement son père Noël géant, tous les noms de rue ont un rapport avec la fête préférée de DayDay mais c’est à peu près tout. En effet, le casino a rencardé son ancienne statue géante dans un autre parc.
Munising

La « grande » ville du secteur, Munising, camp de base pour Pictured Rocks, est quand même très sympa, avec quelques commerces, de jolis bâtiments, des murs peints, des fleurs… Cela nous rappelle de nombreuses villes de bord de lac comme Bayfield (Wisconsin), McCall (Idaho) ou Garden City (Utah).

On balade un peu, on fait quelques magasins (il y a un peu de tout, les trucs « Yoopers » sont rigolos mais non, on n’achète rien, pas de crush). On se demande ce qu’on va faire. Midi est passé mais nous n’avons absolument pas faim car nous sommes toujours un peu décalés en début de roadtrip. Nous allons juste faire une pause dans l’une des brasseries de la ville, la By George (231 E Superior St, Munising) qui a de bonnes bières aux noms rigolos. Et un rooftop bar, duquel on aperçoit le lac, fait finalement archi-rare dans le coin. Bye bye Munising !

La journée est plus light aujourd’hui, notre principal objectif étant d’aller à…
Kitch-iti-Kipi ou Big Spring

Le nom est imprononçable. Du coup, ils l’appellent aussi Big Spring mais ça a l’air trop chouette et insolite. A une cinquantaine de minutes au sud de Munising, ce state park (le Palms Book) est tout petit mais parfois si fréquenté qu’il faut se résigner à faire demi-tour. Après une courte route aussi verte qu’hier, on y arrive.

Il y a 7 voitures devant nous (le parking est minus) mais ça va vite pour régler les 12$ d’entrée. On se gare et on va faire… la queue. Kitch-iti-Kipi est la plus grande source d’eau naturelle du Michigan. 38 000 litres d’eau par minute sortent des entrailles calcaires de la terre à une température constante de 7 degrés.

Cela donne un décor incroyable avec une eau translucide, qui nous rappelle un peu ceux de Floride où on était allés voir les lamantins.
La visite peut se faire rapidement en allant au point de vue mais soyons sérieux, si vous crachez 12 dollars, c’est bien pour prendre l’attraction du lieu, une petite barge à câble hyper lente (tellement étonnant pour ces Américains toujours en quête d’efficacité) qui permet d’aller au centre de la source. Elle transporte une quarantaine de personnes et permet de rester vingt minutes au-dessus de la source.

Devant nous, une heure de queue au moins. On en profite pour se faire (encore!) des copains. Cette-fois c’est un couple adorable de Pennsylvanie, Jony et Bob, qui nous aident à passer le temps. Ils voyagent beaucoup, passent l’été en Floride et sont très drôles et érudits. Une jeune Lilloise, Eloïse, entend notre accent et vient direct vers nous! Elle vient d’arriver pour une année d’études et devient « Roadette » illico.

Au centre de la source, on voit deux poissons, des canards, et le Spring remuer le fond. On s’amuse à tourner la roue pour faire revenir le radeau sur la bord. Il y a évidemment un gift-shop à la sortie. Une chouette expérience. L’endroit est vraiment beau.

US-2 et Naubinway

C’était top, on repart et ça y est, on a faim ! Il faut dire qu’il est 16h30. On prend l’US 2 qui longe le lac Michigan. Et oui, on a changé de lac. Les arrêts sont nombreux entre entre lacs, phares (et magasins de poisson fumé!).

Nous nous arrêtons une poignée de fois et on se surprend à chercher des baleines au loin tant l’étendue ressemble à un océan. Nous nous arrêtons à un méga-must de bord de route : le MooFinFries (W11623 US-2, Naubinway). Un resto à la carte minimaliste, qui sert des burgers au boeuf local, du corégone frit, des frites maison et des glaces. Hyper bien noté par des milliers de personnes et beaucoup disent que c’est le meilleur burger de leur vie.

On passe à l’acte, et c’est pas mal du tout. Attention, les portions de frites sont gargantuesques. Seul manque : la salade. On imagine que c’est lié aux dernières histoires de diarrhée explosive dans l’état. Le temps qu’on mange, le resto s’est rempli (il est 17h30, c’est l’heure du dîner américain!).

Un peu plus loin, le musée de la motoneige est fermé mais nous passons vite fait devant une petite chapelle de bord de lac (la Living Waters Prayers Chapel, N 6148 Blake St. and, US-2, Naubinway).

Direction St Ignace

Nous roulons, en faisant encore quelques arrêts photos le long du lac. Il y a des dunes – on passe du niveau de l’eau à des vues panoramiques -, encore et encore des stands de pasties (il nous en reste une) et on arrive (une fois n’est pas coutume) tôt à St Ignace et à notre motel, l’Huron Inn (10 Stockbridge St, St Ignace, voir et réserver).

Nous repartons direct voir le coucher du soleil, d’abord sur la jetée qui mène au phare de Wawatam puis au Bridge View park, avec vue directe sur le Mackinac Bridge, seul lien entre l’Upper et la Lower Peninsula du Michigan. Ici, on l’appelle Mighty Mac. 8km quand même et quelques dollars pour le traverser, ce que nous ferons demain.


Ca sent le début de week-end, ça ressemble un peu à la côte Est aussi. Nous nous installons pour bosser un peu à la terrasse du GangPlank (100 South N State St, St Ignace). Ca caille vite, on n’a plus l’habitude. Après le gros burger de l’après-midi, je pense qu’on va sauter le dîner ou juste grignoter dans la chambre. A demain.
Les infos très pratiques du jour

- Notre hébergement : Huron Inn (10 Stockbridge St, St Ignace). Note : 7/10. Petit, propre, à deux pas des départs de ferry pour Mackinac Island. Et l’accueil adorable. Voir et réserver
- Nos bars et restaurants : ByGeorge (231 E Superior St, Munising). Note : 7/10. Superbes bières et endroit cool. MooFinFries (W11623 US-2, Naubinway). Note 8/10. Burgers simples mais ô combien réussis. Et les frites, toutes fraîches, sont excellentes. Un must dans le coin. GangPlank (100 South N State St, St Ignace). Note : 7/10. Endroit sympa face à la baie de St Ignace. Nous n’y avons pas mangé, seulement bu.
- Nos visites : Christmas, Munising, Kitch-iti-Kipi (Palm Books State Park), Route 2, Naubinway, St Ignace
L’album photo du jour














































J5. Lost à Mackinac Island (de St Ignace à Traverse City, de l’Upper à la Lower Peninsula du Michigan)

Samedi 15/08/26. Il est 8h30 lorsqu’on ouvre un oeil pour découvrir qu’une nouvelle fois, la météo nous sourit! Il fait un grand soleil accompagné d’un petit air frais juste ce qu’il faut. On attrape un café et on prépare notre sac : aujourd’hui, on part sur Mackinac Island (prononcez Mackinaw). On dirait un gros périple comme ça, mais c’est à 16 minutes en ferry, mais coûte quand même 45 dollars par tête avec l’une des deux compagnies qui assurent le trajet.

Il est conseillé d’arriver une heure à l’avance (sic) et il y a la queue quand on arrive. Sympa, le motel nous a autorisé à laisser la voiture sur un bout du parking prévu pour, on évite ainsi les 15 dollars de stationnement. Nous avons choisi la compagnie Shepler’s (« depuis 70 ans ») mais on découvre qu’il y en a une deuxième, Arnold’s, qui a l’air un tout petit peu moins chère. Deuxième coup de chance de la matinée : on passe direct pour le bateau de 10h30, et ils ferment la file juste derrière nous ! (Wouhou).

Le capitaine bombe, la traversée est rapide et nous apercevons vite l’île de Mackinac et son incroyable Grand hotel. Ouvert en 1887, il possède le plus grand porche colonial des US, et des nuits à plus de 1000 dollars. Même la visite est payante, on en reparle après.
L’île de Mackinac
Nous débarquons au port, tout heureux. Qu’est-ce qu’on aime les îles ! Mackinac, 10 km2 environ, était une île stratégique dans la conquête des Grands lacs. Autochtones, Français, Anglais et Américains ont été successivement aux commandes. Nous étions hyper impatients de la visiter, tout en se demandant quelle sera son ambiance. Snob bourgeoise ? Détendue ? Archi touristique ? En fait, c’est plutôt détendu… et touristique à partir d’une certaine heure.

Dès qu’on pose le pied sur la terre ferme, la magie opère : on se croirait dans une carte postale, ou un film. Elle a une grande particularité. Les véhicules à moteur sont interdits (hormis une exception pour les véhicules d’urgence). Du coup, tout le monde est à pied, à vélo ou à… cheval ! Des canassons, il y en a jusqu’à 600 en haute saison, soit plus que le nombre d’habitants permanents (500) ! On se balade au milieu des fleurs, des oies du Canada, le long du lac et de maisons colorées plus belles les unes que les autres… Des papillons volent, on se fait doubler par des calèches… C’est incroyable.

Nous attaquons la marche, en commençant par le fameux Grand Hotel (286 Grand Ave, Mackinac Island). Cet hôtel immense, ouvert en 1887, construit en 93 jours seulement, possède 388 chambres et un porche de plus de 200 mètres. On le voit dans Somewhere in Time (Quelque part dans le temps), sorti en 1980, avec Christopher Reeve, Jane Seymour et Christopher Plummer. Pour entrer et le visiter, il faut payer (15 dollars par personne); et avoir la tenue adaptée (en particulier en soirée). Ce n’est pas du tout le cas, mais, sympa, l’hôtel a de grands jardins avec plein de jeux ouverts au public pour les ploucs comme nous.

Nous revenons alors vers la rue principale, Lake Shore Drive, et celle juste au-dessus, Market Street, les deux rues essentielles de l’île. Tous les établissements historiques ont leur boutique, il n’y a pas de chaîne (à part un Starbucks flanqué d’un gros panneau « local management ») mais plein, plein plein de boutiques qui vendent du fudge, la spécialité locale. On trouve du fudge partout aux US mais ici, c’est élevé au rang de religion. Nous hésitons un peu mais nous n’en prenons pas : ça nous écoeure rien qu’à l’odeur (mais clairement ils ont l’air bons).

Midi est passé et on déchante un peu par rapport à ce matin : plein de ferries sont arrivés, c’est samedi et clairement la foule des grands jours. C’est beaucoup moins agréable… Alors que nous sommes à Marquette Park, on a la dalle et on pousse la porte d’une institution de l’île : le Pink Pony (7221 Main St #103, Mackinac Island). Oui comme la chanson de Chapell Roan mais beaucoup plus ancien et cela n’a rien à voir. Pour l’histoire, la chanteuse fait référence à un club de West Hollywood, The Abbey.

Ouhla, on nous annonce une voire 2 heures de queue ! Oh, non, ça a l’air tellement cool. DayDay insiste et, comme d’habitude, on est assis en moins de 10 minutes, grace à leur improbable règle du bar qui lui est en mode « premier arrivé, premier servi ». Pensez-y, c’est induit donc ils ne le précisent quasiment jamais, et c’est impossible avec des enfants, mais à deux ça nous a souvent « sauvés ».
Le décor est magnifique (il y a une terrasse), c’est rempli jusqu’aux cintres. Les mets sont assez chers mais tout est excellent. On s’envoie un « Patty melt » et un sandwich au poulet (avec frites en… supplément), absolument délicieux. C’est le restaurant de l’hôtel Chippewa depuis 1948.

La porte à côté, il y a un énorme magasin avec des poneys roses sous toutes les formes… On reviendra plus tard, une randonnée nous attend. Nous grimpons sur les hauteurs de l’île (ouch, pas évident juste après manger!), on passe le fort historique de Mackinac (fort anglais, 17 $ l’entrée), et nous trouvons enfin un peu d’ombre dans la forêt avant d’arriver, en un peu plus de 30 minutes, à Arch Rock, une arche rocheuse surplombant la plage…


Nous serions bien redescendus en calèche mais ici elles ne font pas taxi. Seulement les tours organisés, qu’il faut prendre au centre, s’arrêtent apparemment. Et pas un tour privé pour nous embarquer. Nous trouve une autre route, Huron Rd, magnifique, avec vue panoramique sur la baie, pour rentrer au port, dans tous les sens du terme.

Petit tour shopping (il y a de quoi faire) et nous prenons la direction du ferry. Une fois encore, ça passe crème et direct. Mackinac, nous t’avons adoré. C’est beau, plein de vie, reposant et excitant à la fois. Ca sent le tantôt le fudge, tantôt le crottin, tantôt les fleurs. Et n’oubliez pas les lilas, dont le pic est en mai-juin. L’île y consacre un festival.

Nous nous étions fixés de partir à 17 h heures, on est presque dans les clous. Bien sûr, on serait bien restés dormir sur place, mais ça sera pour une prochaine fois. Un samedi d’été, les prix tutoient les sommets, avec des chambres à plus de 500 dollars la nuit, mais en s’y prenant plus tôt ou pour un autre jour de la semaine, on peut trouver à plus de la moitié moins. N’oubliez pas le cas échéant de passer par les liens du site pour soutenir notre travail. Soutenez Lost in the USA : tout est expliqué ici.

Nous refaisons le chemin inverse, sur le pont supérieur et à l’extérieur cette fois. Nous avons cramé aujourd’hui et on espère avoir aussi bronzé. Nous retrouvons St Ignace et la voiture, avant d’aller jeter un oeil au Castle Rock (N2690 Castle Rock Rd, St Ignace) tout proche, une drôle de roadside attraction. On peut monter au sommet pour 1$, au-dessus d’une statue de Paul Bunyan et de son boeuf bleu, Babe. Le magasin vaut aussi le détour.

Lower peninsula

Après un petit plein (et, comme on le dit, un gros « sip », comprendre le litre de soda à 1 dollar et quelque qu’on trouve dans les stations), nous voilà prêts à passer de « l’autre côté ». Jusqu’à présent, nous étions chez les « Yoopers », les habitants de l’UP (Upper Peninsula), nous allons poursuivre notre chemin dans la Lower Peninsula du Michigan. Les premiers surnomment les seconds les Trolls, puisqu’ils habitent sous le pont, le Mackinac Bridge, que l’on prend (pour 4 dollars). . On traverse le célèbre pont , McKinack bridge (4 dollars).
Nous arrivons à Mackinaw City, autre possibilité pour visiter Mackinack island, mais la ville a l’air moins sympa que St Ignace. Hormis bien sûr ce hot dog géant de Wienerlicious (102 E Central Ave, Mackinaw City). Deux et demi de route nous séparent de notre étape pour la nuit, Traverse City.

Nous faisons plusieurs arrêts agréables en chemin : d’abord la charmante Petoskey (où Hemingway a passé une saison dont il a parlé dans ses livres et a du coup sa statue, à côté du bar où il avait ses habitudes, l’actuel City Park Grill, 432 E Lake St, Petoskey) ou Charlevoix, qui en plus d’avoir le (vrai) plus grand plat à tarte aux cerises du monde (record de 1976 qui a tenu 11 ans avec une tarte de 17 tonnes et un saupoudrage via un hélico) a une rue principale sympa et animée. L’adresse du plat à tarte : 6549-6717 US-31, Charlevoix.
Mince, les nuages sont arrivés et on ne verra pas de coucher de soleil. D’ailleurs, le temps s’annonce très moyen demain.


Traverse City

Nous arrivons de nuit à Traverse City, grande ville du secteur. Nous checkons-in à l’hôtel, le Country Inn (voir et réserver), qu’on a galéré à trouver, la plupart demandait un minimum de deux nuits pour le week-end. Pas notre style, cher, mais au moins il a une piscine et un jacuzzi où Delphine s’imagine depuis plusieurs jours.
Ah ben non : ils sont en panne. On négocie une réduc et nous filons en ville manger dans l’une des nombreuses brasseries de Traverse City (qui semble déjà endormie) et l’un des rares restaurants encore ouverts. Nous avons bien choisi : le Rare Bird (229 Lake Ave, Traverse City) est hyper cool, sympa, et la cuisine est maison. Nous cassons une petite croûte et le bout de gras avec les barmen et nos voisins de table.

Retour à l’hôtel. La chambre est propre, au rez-de-chaussée. On a encore le « Pink pony club » dans la tête.
Les infos très pratiques du jour

- Notre hébergement : Country Inn and Suites Traverse City (420 Munson Ave, Traverse City). Note : 7/10. RAS. Propre, accueil sympa et petit déjeuner complet. De l’hôtel de chaîne de qualité. Voir et réserver
- Nos bars et restaurants : Pink Pony (7221 Main St #103, Mackinac Island). Note : 9/10. Institution de Mackinac. L’ambiance est cool, la déco folle, les barmaids sympas. Il y a juste les prix qui sont « îliens »… Rare Bird (229 Lake Ave, Traverse City). Note : 8/10. Brasserie comme on aime. Cuisine de qualité, bières excellentes.
- Nos visites : St Ignace, ferry pour Mackinac (Sheplers ou Arnold), Mackinac Island (Grand Hotel, Lake Shore Drive, Market St, Marquette Park, Fort Mackinac, Arch Rock), Petoskey, Charlevoix (World Largest Cherry Tin), Traverse City
L’album photos du jour






























































J6. Lost à Traverse City à Port Austin via Sleeping Bear Dunes

Dimanche 16/08/26. Nous ne nous sommes pas encore réhabitués à se lever à un endroit différent presque tous les matins, on met toujours un peu de temps à émerger… D’autant qu’aujourd’hui, c’est dimanche et que le ciel est tout tristounet au réveil. Nous prenons un bon petit-déj, on se fait un « brief » programme et nous partons pour la découverte de la péninsule inférieure du lac, celle qui est donc au sud du pont de Mackinac.
C’est une journée soft qui s’annonce, mais avec quand même plusieurs heures de route car nous allons la traverser dans sa largeur pour aller du lac Michigan au lac Huron. Commençons par le début et, de jour….
Traverse City

Nous n’allons pas passer 10 ans à la découvrir mais la ville a l’air sympa avec un quartier historique, la plage au bord du lac, une jolie rue principale assez animée (Front street). Et un autre plat à tarte aux cerises record (3424 Cass Rd, Traverse City). En 1987, celui-ci a détrôné celui de Charlevoix que nous avions vu hier. Ici, ce sont des fous de cerises et les villes se tirent la bourre.
La région est très agricole, il y a des vergers, des vignes, plein de dégustations de vins et, le long de la route, des stands de fruits et de plantes (ça marche à la confiance, le prix est affiché et les vendeurs comptent sur vous pour payer le prix indiqué).

Ce matin, le temps est donc très bizarre : couvert mais hyper humide, et le soleil fait de (fortes) apparitions de temps en temps comme si de rien n’était… On espère que ça ne va pas nous gâcher toute la journée, car nous avons prévu de visiter le secteur des dunes, le Sleeping Bear Dunes national seashore, sur les rives du lac Michigan.
Pour l’histoire, le nom vient d’une légende indienne. Lors d’une grave famine (ou un incendie, suivant les versions), tuant animaux et humains, une maman ours et ses deux oursons décidèrent de traverser, à la nage, le lac Michigan. La maman arriva sur le rivage et monta sur la dune. Mais, au loin, épuisés, les deux oursons se noyèrent durant de la traversée. La dune représente la maman, et les deux oursons les îles de Manitou.
Leland et Fishtown

Premier arrêt de la journée : Leland et son ancien quartier de pêcheurs, Fishtown. C’est mignon, il y a des petits commerces, des canards, une petite chute… Mais, surtout, beaucoup beaucoup de monde en ce dimanche !
Ce petit port de pêche sur la péninsule de Leelanau, capital pour le survie des colons, a été construit au XIXe siècle, il a un petit air des ports de Martha’s Vineyard. Aujourd’hui, c’est animé avec des restaurants, des magasins et des compagnies qui proposent de partir en journée pêche. JP en a marre là, on repart. C’est vrai que faire la queue de partout, c’est pas trop son idée des vacances, ni j’imagine celle de grand monde. On vous conseille l’endroit… mais hors WE.
Glen Arbor

Prochain arrêt : Glen Arbor, qui a, en plus de loisirs outdoor (kayak, canoë) et de la proximité des dunes de Sleeping Bear, quelque chose de très local : le quartier général de Cherry Republic (aka « la République des cerises », 6026-B, S Lake St, Glen Arbor). Un grand domaine avec caveau de dégustation de vin, restaurant mais, surtout, un giga magasin de ce qu’elle produit par tonnes : la cerise (« cherry »).
Ici, nous trouvons de la cerise sous toutes ses formes : fraîche, séchée, en sauces, confitures, moutardes, bière, vin, préparations pour gâteaux, bonbons, chocolats fourrés… C’est très Michigan. Free samplers ! On goûte à plein de trucs. La sauce, faite pour « dipper » et la barbecue sont à avaler son noyau (aha). C’est blindé et il y a encore une demi-heure d’attente pour manger un bout… Alors nous attrapons juste une bière à la cerise avant de reprendre la route….

Sleeping Bear Dunes National Lakeshore

Nous voilà aux dunes de Sleeping Bear, plus grand système de dunes d’eau douce au monde ! Nous commençons par un arrêt au « Dune climb« , où les plus courageux peuvent escalader la dune.
Mais le point principal est la Pierce Stocking Scenic Drive, une route panoramique de douze kilomètres entre forêts et dunes. Nous entrons dans le parc (avec notre pass America The Beautiful) et nous demandons à la rangette s’il y a des animaux. « Oui il y en a mais avec 12000 voitures par jour en ce moment, les cerfs et les ours sont planqués! Vous aurez de la chance si vous voyez un écureuil ».
Ici, c’est un haut lieu de l’observation des étoiles et même des aurores boréales. Comme plusieurs lieux que nous venons de visiter. Mais nous n’en avons toujours pas vu, ça reste à l’état de rêve/projet.

De tous les arrêts sur la Pierce Stocking, le principal est sans aucun doute le numéro 9, notamment au coucher de soleil. JP y va tout seul. C’est un point de vue impressionnant sur les dunes. Là, le temps est couvert et l’on peine à distinguer le lac Michigan en raison de la brume. Cela donne une ambiance assez particulière.
L’autre « jeu » de l’arrêt 9, c’est la possibilité de dévaler la dune jusqu’au lac. Mais il faut pener à la douloureuse remontée avec les 140 m de dénivelé dans le sable. D’ailleurs, il y a des avertissements. Une « rescue fee » peut être demandée en cas d’intervention des secours. Surtout, il est bien indiqué que ce « jeu » dégrade la dune. Mais pourquoi lassent-ils faire ?
JP revient sous la pluie ! Jusqu’à présent, on avait essuyé une ou deux gouttes mais là ça tombe sec. Du coup, on zappe une partie du programme (on n’ira pas jusqu’à Manistee) et on raccroucit notre route. Ce n’est pas très grave, on a vu les dunes sous le soleil et eu beaucoup de chance niveau météo depuis le début !

Frankfort

On s’arrête à Frankfort, dans cette ville qui nous rappelle l’Europe pour casser une croûte en décalé. On avait entouré une super brasserie, la Stormcloud Brewing Company (303 Main St, Frankfort), dans la jolie rue principale. Pas de saucisse (zut), ni même de steaks ni de frites mais des pizzas et des plats revisites avec originalité. Ca sera un petit plat de mac’n’cheese et un sandwich au poulet dans un naan, hyper frais. La suite, traverser la péninsule d’ouest en est, nous attend.

Cadillac Kiss

Sur la route, nous faisons un arrêt éclair à Cadillac, qui doit son nom au fondateur de Detroit, Antoine de la Mothe Cadillac. C’est surtout la ville qui a le seul monument au monde en hommage au groupe de rock Kiss (on adore). Il se trouve le long du stade de la High School.
L’histoire, surtout, est de celles dont on raffole. Imaginez. On est en 1974 et les coachs de l’équipe de football du lycée ont l’idée de passer des musiques de Kiss pour identifier l’équipe et donner du punch aux joueurs. Ils vont ainsi gagner sept match de suite. Le groupe Kiss, avec qui l’un des coachs est en contact, se rendent à Cadillac l’année suivante (1975) pour participer à la parade d’avant-match, donner un concert dans le gymnase, recevoir les clés de la ville et… repartir en hélico. Fu…. rock’n’roll.
Le temps continue d’être capricieux et on a droit à un arc-en-ciel de quelques secondes sur la route !
Clare

Un peu plus loin, et alors que le soleil descend, se trouve Clare, dont le centre-ville est tout à faire mignon. Un hôtel historique, le Doherty, un magnifique cinéma (l’Idéal, toujours en activité), un burger dans son jus… Parfait.
Bay City

Last but not least, on arrive juste avant le coucher de soleil à Bay City, qui peut se targuer (ou pas, ils entretiennent des relations compliquées !) d’être le berceau de… Madonna ! La Ciccone est née ici, à l’hôpital Mercy, détruit depuis et transformé en résidence pour seniors, un 16 août. Happy BD Maddy !
Bay City, elle n’y a jamais vraiment vécu mais venait y passer ses vacances chez ses grands-parents et sa mère y est enterrée. Dans une vieille interview, elle avait désigné la ville de « Smelly Little Town », ce qu’ils ne lui ont apparemment jamais pardonné. Le seul témoignage visible est un mural sur le City Market, au centre-ville…
Un arrêt station, pour un plein et un hot dog pour ce soir, et on trace. Encore une heure de toute pour notre maison pour la nuit, à Port Austin.

Nous devons prendre le bateau demain matin pour aller voir l’emblème du Michigan, un rocher appelé Turnip Rock. Normalement, ça se fait en kayak (3-4h) mais on a trouvé une compagnie qui le fait en bateau et réservé dès qu’on a pu. Sauf que nous avons reçu un mail sympa cet après-midi pour nous prévenir qu’ils étaient en alerte météo et qu’il faudrait peut-être annuler. Dur, car ce rocher explique notre présence ici et notre longue route pour y arriver.
Nous arrivons de nuit, rien ne bouge (c’est un « self-checking » avec un code de porte). On a choisi le Sun & Sand Resort (891 Port Austin Rd, Port Austin, voir et réserver sur Booking ou Hotels), fraîchement rénové et hyper vintage. Ca sera très bien. On se fait un petit pique-nique « in da room » pour finir la journée…
Les infos très pratiques

- Notre hébergement : Nuit au Sun and Sand (891 Port Austin Rd, Port Austin). Note : 7/10. Mega propre, délicieusement vintage. On a beaucoup aimé. Moins 1 point car il n’y a pas d’humain. Voir et réserver sur Booking ou Hotels
- Nos bars et restaurants : Cherry Republic (6026-B, S Lake St, Glen Arbor). Note 7/10. Nous n’avons pas mangé, juste bu un coup. 9/10 pour le magasin, ça c’est certain. Stormcloud Brewing company (303 Main St, Frankfort). Note : 6/10. Plutôt bon mais on a trouvé les portions un peu petites. On est aux US les gars !
- Nos visites : Traverse City, Leland (Fishtown), Glen Arbor (Cherry Republic), Sleeping Bear Dunes Nationale Lakeshore (Dune climb, Pierce Stocking Scenic Drive…), Frankfort, Cadillac, Clare, Bay City, Port Austin
L’album photos du jour






















































J7. Lost de Port Austin à Detroit

Lundi 17/08/26. Le soleil est finalement bien au rendez-vous ce matin mais on ne tarde pas à recevoir l’email de la compagnie de bateaux pour Turnip Rock: le lac est trop agité, ils annulent notre croisière (snif, on devra revenir !). Pour le kayak, c’est mort aussi. On a passé une bonne nuit, les équipements du motel sont hyper confortables. Trouvons donc un plan B pour ce matin.
Une petite photo de Turin rock avant de passer à autre chose :

Port Austin

Pour compenser, nous allons d’abord visiter Port Austin, qui est décidément une adorable petite ville. C’est lundi, et le calme est revenu. On va se balader au bord du lac (au Bird Creek park) et au centre ville, charmant. Nous allons aussi, au milieu des champs (on croise enfin des « biches ») voir un historique général store, le Grindstone (3206 Copeland Rd, Port Austin), qui n’ouvre que l’après-midi.

Cheeseburger in Caseville

Nous reprenons la route dans l’autre sens. Hier soir, nous avions remarqué qu’il y avait beaucoup d’animation dans la ville de Caseville… Après quelques recherches, OMG, on est trop contents. Ils ont l’un de ces « festivalacon » qu’on adore et sur lesquels on tombe rarement. Celui-ci, baptisé le « Cheeseburger in Caseville », est un festival sur le thème tropical et cheeseburger. Un hommage à Jimmy Buffet, chanteur et créateur de l’empire Margaritaville. C’est inspiré de sa chanson « Cheeseburger in paradise ». Ca dure 10 jours, il y a des flamants roses partout et un grand concours de burgers.

Pendant ce temps, Caseville, parée de son ambiance floridienne, se transforme en Key North. On se marre. L’ambiance est sympa, les magasins remplis de flamants roses, de la musique live et les gens jouent le jeu. On fait un petit tour de la ville et des stands et on ne résiste pas à goûter à celui de Beachy’s, vainqueur l’an dernier. Excellent.


Changement de décor et direction…
Frankenmuth

Nous arrivons dans cette ville fondée par des immigrés allemands, qui a des airs de Disneyland bavarois! A Frankenmuth, les bâtiments, des dizaines de magasins, des employés en costumes traditionnels, des calèches, un pont de bois couvert (le Holz-Brucke), un parc aquatique parmi les 5 plus grands du monde… Et c’est loin d’être tout.

Nous, on va faire un tour chez Zehnder’s (730 S Main St, Frankenmuth), un restaurant historique, célèbre pour ses repas de poulet frit à volonté, parmi les plus gros indépendants du pays et plus gros du monde tout court (1 million de couverts par an, 1500 places). On peut le visiter sans y manger et il y a une boulangerie au sous-sol.

Plus gros encore (et il faut qu’on voie ça), c’est ici qu’on trouve le plus grand magasin (autoproclamé) de Noël du monde, Bronner’s Christmas Wonderland (25 Christmas Ln, Frankenmuth). Même JP est ébahi: sur plus de 9500 m2 (presque un hectare et plus de 10 terrains de foot), quelque 50000 articles (sapins, boules and co) sont exposés par thème. On nous donne même un plan à l’entrée ! Les prix sont plutôt corrects, par rapport au cours toujours élevé des décos de Noël, et il y a un grand rayon soldes. Il a ouvert en 1945. Une institution.


Pour se remettre de toutes ces émotions (et chansons de Noël), on va manger un bout à la Frankenmuth Brewery (425 S Main St, Frankenmuth), la plus ancienne de l’état. Elle présente bien, on a vu sur la rivière (on voit passer le … bateau à aubes) et c’est très bon.

Detroit, nous (re)voilà

Nous reprenons la route, croisant encore quelques mule deers, tandis que le soleil se couche presque incognito. On arrive à 21h30 à Detroit. Nous avons choisi le même hôtel que la dernière fois, beaucoup plus trendy que nos hébergements de lac, le Trumbull & Porter (voir et réserver sur Booking ou Hotels). Nous avons une chambre avec une petite terrasse. Ce soir, on reste « à la maison »….

Les infos très pratiques du jour

- Notre hébergement : Trumbull & Porter (1331 Trumbull Ste 100, Detroit). Note : 8/10. Hotel pratique non loin de Corktown, parking sécurisé et compris. Prenez une chambre avec patio pour plus de place et de calme. Seul bémol : café payant le matin. Voir et réserver sur Booking ou Hotels
- Nos bars et restaurants : Frankenmuth Brewery (425 S Main St, Frankenmuth). Note 7/10. Spécialités de brasserie dans un joli cadre. La terrasse a vu sur la rivière.
- Nos visites : Port Austin, Caseville, Frankenmuth (Holz-Brücke Bridge, Zehnder’s, Bronners…), Detroit
L’album photos du jour :





























































J8. Lost à Detroit

Mardi 18/08/26. Après une archi bonne nuit, on se relance dans Detroit. C’est toujours absolument fascinant de traverser, à pied ou en voiture, des rues et giga artères quasi désertiques (ça nous avait déjà sauté aux yeux la dernière fois). Il fait un grand soleil mais la température est parfaite et il y a un petit air frais…

Michigan Central

Pour se mettre en jambes, on commence par un bâtiment qui était en chantier lors de notre dernier passage en 2023, Michigan Central. Une ancienne gare magnifiquement rénovée dans le quartier de Corktown, où nous logeons. Le parc autour est waouh, avec de magnifiques fleurs, des papillons, des écureuils… Il y a des visites organisées mais on peut juste y passer une tête.
C’est aussi l’un des symboles de la renaissance de la ville. Detroit, Motor City pour les intimes, était depuis les années 1950 une ville qui compte aux USA. Le berceau de Ford, General Motors et Chrysler roulait sur l’or. Des usines partout, du travail, de beaux bâtiments. Puis l’automatisation, les chos pétroliers, la crises des subprimes ont eu raison de la ville, qui s’est déclarée en faillite en 2013. Unique.
En 60 ans, la ville est passée d’1,8 million d’habitants à moins de 600 000. Aujourd »hui, elle se remet doucement et il faudra encore des dizaines d’années. Les maisons abandonnées, les lots vides, les artères et bâtiments surdimensionnés pour son nouveau statut. Detroit est spéciale. Vous êtes prévenus.

Mexicantown

On poursuit avec un endroit tout petit mais qui nous avait beaucoup plu la dernière fois : Mexicantown. Il y a une poignée de magasins et de restaurants, des graffs…. Et, tout près, l’Ambassador bridge qui rejoint le Canada.
Nous passons rapidement devant l’usine Ford Piquette (461 Piquette Ave). Là où était produit le Model T de Ford, historique voiture du début du XXe siècle. C’est aujourd’hui un musée… mais fermé les lundis et mardis.

Midtown et plus au nord

Après Corktown et Mexicantown, on bascule à Midtown. Ce quartier « branché » (avec pas mal de street art) rassemble quelques boutiques sympas comme Nest, City Bird (avec des décos et objets locaux sympas et décalés) mais aussi Third Man records (441 W Canfield St), le label de Jack White des White Stripes, illustre Detroiter. On peut voir les disques en train d’être pressés ! On remarque que des boutiques et restos n’ont pas survécu (ou ont changé) depuis la dernière fois.
On poursuit un peu plus au nord avec des buildings comme le Fisher (3011 W Grand Blvd) ou le Cadillac (3044 W Grand Blvd), qui donnent un aperçu de la puissance de Detroit à la belle époque.
Eastern Market

Autre haut lieu du street art dans une ville réputée pour ça, l’Eastern Market. Un marché avec de nombreuses halles ouvertes au public où on trouve de la viande, des fruits de mer, des fruits et légumes mais aussi des souvenirs, des fringues…
Et, petit nouveau pour nous, la statue de Robocop (3434 Russell St), lui aussi originaire de Detroit. Ainsi que le graff hommage à Eminem, l’un des (nombreux) artistes nés à Detroit.


Eastern Market, on en a gardé un excellent souvenir, donc on décide de lui consacrer un bon moment. On balade, on se fait une pause brasserie. Il y en a des dizaines à Detroit, celle-ci est récente mais très pointue, la Full Measure Brewing co (2700 Orleans St, Detroit).

On retourne aussi à un magasin Eso-trendy qu’on avait adoré (normal, ils ont des chats!) Well Done goods (1515 Division St Suit A). On caresse Roswell et on fait quelques emplettes…
Detroit a une âme mais c’est un endroit pour ceux qui aiment les villes avec des fêlures. Ce n’est pas propre, ce n’est pas toujours beau, certains coins font vraiment mal à voir. Mais c’est Detroit, sa fierté, sa renaissance, des maisons abandonnées, ses graffs, ses hot dogs et ses bagnoles. Ce n’est pas Mackinac Island ou Beverly Hills et ses pelouses tondues au millimètre. C’est brut et on aime ça aussi.

Detroit style pizza

Bon, c’est pas tout ça, mais la dernière fois, si on avait goûté au coney dog (au chili), on avait fait l’impasse sur une autre spécialité de la ville : la Detroit (style) pizza. Comme Chicago a sa deep dish, Detroit a la sienne, plus récente (de trois ans, crée en 1946, contre 1943 pour la deep dish), vaguement ressemblante mais carrée ou rectangulaire.
On veut la goûter chez son inventeur officiel, Buddy’s, toujours considéré comme le meilleur. Pour ce faire, on va même à l’établissement d’origine, au milieu de nulle part (17125 Conant, Detroit). Accueil adorable, on commande la version 8 squares avec une salade grecque. Elle arrive plus vite qu’une deep dish.

Bon, rien ne remplacera cette dernière dans nos coeurs mais c’est hyper bon. C’est épais, mais la pâte est croustillante et les côtés caramélisés par le fromage… On boxe la fin et on repart. Bon, on ne va pas se mentir, c’est un peu difficile à cette heure, d’autant qu’on a fait la plupart des choses qu’on avait prévues…
Heidelberg project

Nous traversons la ville majoritairement musulmane d’Hamtramck et nous allons digérer dans une rue « folk art » comme on les aime. Comprendre un giga bordel avec des espèces d’oeuvres composées de trucs récupérées… Celle-ci a une histoire: c’est l’une des oeuvres communautaires les plus anciennes du pays, lancée en 1986 pour redonner vie aux maisons abandonnées du quartier d’Heidelberg.
C’est le Heidelberg Project (3600 Heidelberg St, Detroit).

Downtown tigers

Il nous reste quelque chose d’hyper important à voir (la dernière fois, on n’avait jamais pu se garer…) : les tigres du Downtown. Ceux de l’incroyable façade du Fox Theater et, juste en face, ceux qui gardent le stade de l’équipe de baseball des Tigers, le Comerica Park. Magnifique.


La ville grouille de filles habillées en rose avec des santiags ornées de rubans…. L’évenement du jour, c’est le concert de la chanteuse country Megan Moroney (elle est dans notre playlist depuis plusieurs années et on va la voir à Paris en septembre!) à la Little Caesars Arena.
Que faire ensuite ? On pourrait aller voir le coucher de soleil (même s’il n’a pas l’air d’humeur) mais on décide finalement de rentrer se poser à l’hôtel… On s’installe tranquille dans le jardin pour bloguer et parler de la suite… Et on a une pizza de secours ! A demain, pour le retour vers Chicago.
Les infos très pratiques du jour
- Notre hébergement : Trumbull & Porter (1331 Trumbull Ste 100, Detroit). Note : 8/10. Hotel pratique non loin de Corktown, parking sécurisé et compris. Prenez une chambre avec patio pour plus de place et de calme. Seul bémol : café payant le matin. Voir et réserver sur Booking ou Hotels
- Nos bars et restaurants : Full Measure Brewing Co (2700 Orleans St, Detroit). Note : 8/10. Pour la déco, les bières et la sympathie de la barmaid. On n’a pas mangé là. Buddy’s (17125 Conant, Detroit). Note : 9/10. Historique pour sa Detroit Style pizza, inventée ici en 1946. Le lieu est un peu excentré mais c’est un must de nostalgie. Et la pizza est excellente
- Nos visites : Corktown (Michigan Central), Mexicantown, Midtown, Fisher Building, Eastern Market (Robocop statue, graffs), Downtown (Fox Theater, Comerica Park)
L’album photos du jour

























































J9. De Detroit (Michigan) à Chicago (Illinois) via l’Indiana

Mercredi 19/08/26. Lever tôt ce matin car une grosse journée de route nous attend. Nous sommes à Detroit et nous voulons/devons être à Chicago bien avant 21 heures. Car ce soir, comme chaque mercredi et samedi de l’été, de Memorial Day à Labor Day, c’est feu d’artifice sur le lac, et on a calé l’itinéraire juste pour être présents un mercredi soir à Chicago.
Bye bye Detroit, une vraie ville pur jus de viande, sur la voie d’une renaissance qui prendra plusieurs dizaines d’années. Vous avez été nombreux à nous poser des questions sécurité sur les réseaux sociaux. Notre réponse : oui, Detroit est connue pour être une des villes les plus criminogènes du pays. Comme toutes les grandes villes, il faut sélectionner les bons quartiers (on vous aide : Corktown, Downtown, Greektown, Mexicantown, Eastern Market, Midtown, Belle Isle, Riverfront…) et éviter de faire les fifous de nuit n’importe où.

Pour notre route, on a listé pas mal de choses « au cas où » sur le chemin mais surtout des détours pour éviter la « boring » autoroute. On va faire au feeling….
But first, gas ! On commence par mettre de l’essence. Pour la première fois depuis le début du voyage, on a le gallon à moins de 4 dollars en cash. Le pare-brie est lavé, on fait trois stations pour trouver un café ! Nous voilà parés.
Ypsilanti

Premier arrêt : Ypsilanti, une mignonne petite ville qui est le siège de l’université d’Eastern Michigan. Les rues sont agréables, surtout dans le quartier de Depot Town (ancien secteur du train) et, pour les potins, c’est là que s’est marié Nat King Cole et qu’est née la chaîne Domino’s Pizza en 1960… Mais la célébrité locale, c’est le château d’eau (303 N Summit St, Ypsilanti). Joli mais référencé parmi les construction les plus phalliques du pays, on vous laisse juger…
A côté, il y a une autre ville universitaire, Ann Arbor, que nous avions déjà visitée la dernière fois.

Hell, un petit paradis

On poursuit la route au milieu des champs pour arriver avant midi à un endroit tout petit mais qu’on n’a jamais oublié : Hell (« enfer » en français), Michigan. Les locaux s’en amusent avec humour et jeux de mots, un parc, un minigolf, un magasin sympa et un saloon. On peut même devenir maire quelques heures ! La roadside attraction par excellence.
Tenons nous-en au saloon. Ces derniers jours, un peu décalés, on a mangé dans l’après-midi mais là on est en début de service ! Le lieu est paumé mais la carte alléchante et l’accueil adorable. A Hell, on sert de super sandwiches, burgers, frites mais aussi du poisson local. Il y a même un bar à ingrédients pour agrémenter son burger (du jamais vu).

C’est, comme ils disent dans les pubs, « mouthwathering », « amazing », sûrement le meilleur burger depuis le début. C’est la première fois qu’on nous demande la cuisson de notre steak, ce qui est toujours bon signe. Repus en diable (ahah), on quitte ce petit paradis. Cap sur la capitale…
Lansing, capitale du Michigan

Et non, comme souvent, la capitale de l’état n’est pas celle qu’on imaginait. Ce n’est pas Detroit mais Lansing, beaucoup plus petite (115 000 habitants). Mais très accueillante. On fait un tour au capitole, qui n’est pas en travaux, contrairement à tous ceux qu’on visite ces derniers temps. Il y a un quartier historique (Old Town) et le plus grand écrou du monde, le world largest nut lug (420 E Michigan Ave, Lansing). Il y a un match dans le stade voisin.
Saugatuck

Une heure et demi plus tard, sans passer par Grand Rapids mais via un petit détour par Holland, ville à l’ambiance néerlandaise, nous voilà à Saugatuck. Une station balnéaire réputée, plébiscitée notamment par la communauté LGBTQ, qui la surnomme la Provincetown du Midwest. Il y a un mini ferry (le chain ferry, 528 Water St, Saugatuck) qui traverse la rivière actionné à la main (un bac à chaîne quoi), des commerces indépendants, des galeries d’art, des petits restos…. Tout se passe sur Butler street. Sympa, mais très très calme et senior friendly un mercredi…

Indiana

On décide de tracer vers Chicago pour bien rester dans les clous ! Pour ce faire, on passe par un autre état, l’Indiana, et on change d’heure (on en « gagne » une).
Chicago by night

« And when i’m back in chicago i feel it ». On arrive en avance (et en Illinois), au coucher du soleil, via les interminables autoroutes avec en ligne de mire la fantastique skyline de Chicago. On checke-in dans notre hôtel, qu’on est très contents d’avoir trouvé. Pour démarrer la Route 66 dans l’esprit, on a trouvé le dernier motel du centre-ville, au milieu des gratte-ciel, l’Ohio House (600 N La Salle Dr, Chicago, voir et réserver sur Booking ou sur Hotels).

Quel sentiment formidable d’être à Chicago. C’est une de nos villes préférées aux US. On file à la Navy Pier, d’où le feu d’artifice sera tiré à 21h. Il y a du monde ! On marche deux bons kilomètres, ça fait super plaisir de retrouver la Windy city. On l’a déjà dit non ?
Pourquoi on aime Chicago ? C’est un mélange de tout : les buildings, le lac, la rivière, les habitants… Son histoire est géniale, son énergie contagieuse. Sur le chemin, on passe commander une deep dish chez Giordano’s (pour qu’elle soit prête à la sortie du feu d’artifice). Le feu est court mais prenant, les pétards sont parfaitement synchronisés avec la musique. Ils les tirent depuis une barge au large de la Navy Pier. Le meilleur endroit pour les voir est le south dock de la jetée (au niveau de la roue et des escaliers). Pour avoir la skyline en fond, il faut un bateau !
Sur cette même jetée, on passe voir le nouveau panneau début de la Route 66 et on va attendre notre pizza… Bonne nuit et à demain les Roadies.


Les infos très pratiques du jour

- Notre hébergement : Ohio House Motel (600 N La Salle Dr, Chicago). Note : 7/10. Pour démarrer la Route 66 dans l’esprit, on a trouvé le dernier motel du centre-ville, au milieu des gratte-ciel de River North. Chambre archi propre, parking (cher mais a le mérite d’exister), un peu de bruit mais c’est le ville baby ! Voir et réserver sur Booking ou sur Hotels
- Nos bars et restaurants : Hell Saloon (4095 Patterson Lk Rd, Pinckney). Note : 9/10. Burger sublime et atmosphère cool. On n’a pas aimé. On a adoooooooré. Giordano’s Navy Pier (700 E Grand Ave, Chicago). Note : 7/10. La pizza est toujours incroyable mais ce Giordano’s est hyper touristy donc bordélique. Service très moyen (mais on compatit)
- Nos visites : Ypsilanti, Hell, Lansing, Holland, Saugatuck, Chicago (Navy Pier, feu d’artifice)
L’album photos du jour

































J10. Lost à Chicago
Les infos très pratiques du jour
- Notre hébergement : Ohio House Motel (600 N La Salle Dr, Chicago). Note : 7/10. Pour démarrer la Route 66 dans l’esprit, on a trouvé le dernier motel du centre-ville, au milieu des gratte-ciel de River North. Chambre archi propre, parking (cher mais a le mérite d’exister), un peu de bruit mais c’est le ville baby ! Voir et réserver sur Booking ou sur Hotels
- Nos bars et restaurants : (). Note /10.
- Nos visites :

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