C’est l’une des routes les plus célèbres des Etats-Unis : la Loneliest Road in America, au Nevada. Devenue une attraction en elle-même, « la route la plus solitaire des Etats-Unis » mérite-t-elle encore ce titre ? On s’est enfin frottés à elle, en été, lors de notre… « Loneliest roadtrip » éponyme.
Mais pourquoi l’appelle-t-on ainsi ? Tout a commencé en juillet 1986, avec un article du prestigieux Life Magazine, qui a littéralement défoncé le coin. Décrivant sans pincettes la portion de la route 50 qui va d’Ely à Fernley, Life a présenté « la route la plus solitaire » (et donc morose) des Etats-Unis: « Il n’y a aucune attraction ni point d’intérêt tout au long de cette bande de route de 287 miles (environ 500 kilomètres, en fait 658 entre les frontière de l’Utah et de la Californie, NDLR) », écrivait le journaliste, en prévenant les automobilistes et visiteurs de ne pas s’y risquer sans notions de survie. Ponctuant l’article d’un beau « on ne vous la recommande pas ».
Mais nous, on vous la recommande, et on vous explique cela dans cet article.
Sommaire
L’histoire de la Loneliest Road in America

L’article de Life a fait du bruit, mais comme souvent avec les Américains, il a été transformé en atout ! Les habitants du Nevada ont défendu leur territoire, comme indiqué sur le site officiel de la route : « Oui, c’est immense, mais c’est aussi l’un des corridors les plus scéniques et historiques de l’état. En la parcourant, c’est comme si on entendait le galop des chevaux du Pony Express, qu’on voyait passer les wagons de l’Overland stagecoach. On peut revivre la quête des prospecteurs, découvrir les anciennes villes minières parmi les mieux conservées. »
Et de poursuivre : « L’Highway 50 incarne parfaitement l’esprit de découverte du Nevada, avec un caractère robuste, une authenticité toujours bien présente. Vous serez surpris par la beauté de ces morceaux de Nevada immaculés et adorer… même en solitaire ! »
Bref, ils en ont fait un argument touristique, en labélisant officiellement la route (entre Baker et Carson City) et en créant un passeport et un slogan, « I survived the Loneliest road in America » (« J’ai survécu à la route la plus solitaire des Etats-Unis »).
La route 50 dans la culture populaire
La route 50 est apparu dans plusieurs oeuvres. On la voit dans le film de 1971 Vanishing Point (Point limite zéro). L’auteur de légende Stephen King l’a parcouru en 1991, en stoppant notamment à Ruth ou à Middlegate Station. La maître de l’épouvante s’est inspiré de la 50 pour écrire « Desperation ». Enfin, un épisode de Top Gear y a été tournée en 2008.
Nous avions baladé plusieurs fois à Ely, lors notre congé sabbatique sur la route de Yellowstone(2015), lors de notre roadtrip de « miel » (2019) avant de nous lancer sur la mythique Highway 50, roadtrip qu’on a justement baptisé le « Loneliest » (2024). Nous l’avons alors faite en intégralité, beaucoup aimé (même si pas mal de trucs étaient fermés et toutes les portions ne se « valent » pas) et on a reçu notre diplôme officiel de survivants plusieurs mois après.
Voici notre guide ultime de la Loneliest road in America, que l’on a décidé de la présenter d’Est en Ouest. Mais il est tout à fait possible de la parcourir dans l’autre sens, voire de n’en faire qu’une partie.
La carte

Baker, l’entrée est, et Great Basin (3***)

En commençant par l’est du Nevada, le premier contact avec la civilisation est Baker. Enfin, si l’on peut parler de civilisation. Quelques bâtiments fatigués, une quarantaine d’habitants, un motel, le Whispering Elms (voir et réserver) et un visitor center.
Car la particularité de Baker, qui n’est pas techniquement sur la 50, est d’être la porte d’entrée du parc national de Great Basin, l’un des moins connus de l’ouest, et de la région éponyme, à la frontière de l’Utah. On ne peut que vous recommander de commencer votre voyage sur la route 50 par Great Basin, ne serait-ce que pour profiter de la fraîcheur au sommet de la route panoramique pour Wheeler Peak (3980m) quand les températures sont caniculaires en bas. C’est là-haut que l’on trouve les pins bristlecones, parmi les plus vieux arbres au monde, certains ayant plus de 4000 ans.
Great Basin est à la fois à l’opposé de l’imaginaire du Nevada (montagne immense, pins, fraîcheur) et un parfait résumé de l’état car il est désert, silencieux, avec un ciel étoilé reconnu. Au pied de Wheeler Peak, il y a les Lehman Caves, un réseau de grottes calcaires à visiter avec un guide. Le parc est gratuit. Seule la visite des grottes est payantes
- Où dormir ? A Baker, au seul motel, le Whispering Elms. Voir et réserver
- Où manger ? Dans le parc, il y a le Great Basin Cafe, un snack qui dépanne bien. A Baker, quelques adresses. Malheureusement, le Kerouac’s a fermé en 2021
- Activités : prendre la route panoramique pour le Wheeler Peak, visiter les grottes Lehman
Ely, le grand carrefour (4****)

Pour commencer, prononcez « i-Li ». Pour beaucoup, cette ancienne ville minière, au charme fou, est le vrai début ou la fin de la Route 50. C’est la ville qui permet de faire des courses, le plein, avant de s’attaquer à la portion la plus solitaire de l’Highway 50, jusqu’à Fallon.
Il y a, en plus, plein de choses à y voir et à y faire : un joli centre-ville, avec le mythique Hotel Nevada & Gambling Hall, hôtel-casino toujours ouvert avec son magnifique panneau (501 E Aultman St, Ely), toute une collection de murs peints, et des musées dont celui du train, le Northern Railway Museum (1100 Ave A, Ely)… L’entrée est un peu chère (notamment si on prend le train) mais on peut tout à fait se balader gratuitement sur place et faire la connaissance des chats, descendants du légendaire Dirt qui en a longtemps été la mascotte.
Plus loin, on peut aussi découvrir, à une trentaine de minutes au sud, au bout d’une piste, les « Ward charcoal ovens », d’anciens fours à charbon de bois classés.

- Où dormir ? Le Nevada Hotel est notre premier choix (voir et réserver), avant quelques motels indépendants comme le Rustic Inn (voir et réserver). Il y a aussi le Prospector, à l’entrée de la ville (voir et réserver).
- Où manger ? Vous pouvez manger dans une ancienne prison au Cellblock Steakhouse (211 5th St, Ely) mais pour faire comme les locaux, on vous conseille le Racks (753 E Aultman St, Ely)
- Activités : pousser les portes du Nevada Hotel, visiter le musé du train et aller voir les Ward charcoal ovens
- Notre article complet sur Ely à lire ici
Eureka, la pépite dans son jus (3***)

Autoproclamée « friendliest town on the Highway 50 » (« ville la plus sympa de l’Highway 50 », pas loin de la vérité selon notre expérience), Eureka, comme le cri qu’a poussé un chercheur en trouvant un filon d’argent selon la légende, marque surtout sa différence par ses nombreux bâtiments historiques restaurés, indiqués par des numéros et des panneaux explicatifs, sur la rue principale.
Le plus emblématique est l’Opera house (31 S Main St, Eureka). La Courthouse (10 S Main St, Eureka) a de la gueule, comme le Jackson House Hotel (11 S Main St, Eureka).
Pour une pause casse-croûte, on vous aurait bien conseillé le saloon historique, l’Owl Club (l’un des meilleurs burgers qu’on ait mangés, pour une bouchée de… pain) mais la propriétaire s’est fait coffrer en février 2026 pour trafic de meth. Son avenir est incertain.
- Où dormir ? Il y a quelques solutions pour dormir à Eureka, comme le SureStay (voir et réserver) ou le Sundown Lodge (voir et réserver)
- Où manger ? Sans l’Owl Club, l’Urban Cowboy (121 N Main St, Eureka) est la meilleure option
- Activités : flâner dans la rue et entrer dans l’Opera House
- Notre article complet sur Eureka à lire ici
Le détour qui va bien de Roadie
Entre Eureka et Austin, vous pouvez miser sur un petit bain dans un hot springs (Spencer hot springs, Pots hot springs…) ou aller boire un verre et rencontrer des locaux au Lucky Spur saloon (à Kingston), au milieu de nulle part. Un pur « sagebrush saloon » typique du Nevada. Notre article par ici

Austin, la presque ghost town (3***)

Austin. On adore celui du Texas, où l’on a déjà passé des semaines (nos bons plans), voilà celui du Nevada, beaucoup plus… calme et bien moins gentrifié. Lors de notre parcours sur la 50, c’est à Austin que nous avions choisi de dormir. Une mini ville, juste une rue principale, la main street, avec quelques petits magasins, bars et restos tous très photogéniques (comme le Owl Club, le Grandma’s ou le très poussiéreux et authentique International Hotel, pour les warriors), une station essence et basta. La ville se vide progressivement. De 1700 habitants dans les années 1880, il sont aujourd’hui un peu plus de 150 à vivre ici, à la recherche de tranquillité.
Le Stokes Castle, une tour de pierre construite par un magnat local, inspirée de l’Italie (c’est vite dit), domine la ville. A refaire, même si Austin respire parfaitement la solitude de la 50, nous aurions probablement choisi Eureka pour poser nos valises.
- Où dormir ? Nous avions choisi le Cozy Mountain Motel, propre et très calme. Voir et réserver
- Où manger ? Le Grandma’s quand il est ouvert (moderne et accueillant), ou l’Owl Club pour grignoter, car l’International n’a pas bonne presse. Sinon, il reste la station, ce qu’on a fait ce soir-là
- Activités : monter au Stokes Castle
- Notre article complet sur Austin à lire ici



Cold Springs, le Pony Express (2**)

Cette étape, qui n’est pas vraiment indiquée sur la carte, a été une bonne surprise pour nous. Au milieu des champs, et un peu de nulle part, officiellement sur le territoire de Fallon, mais à une heure de route, Cold Springs est un « resort », un bâtiment qui abrite un bar-restaurant, un gift-shop, et propose des activités de plein air et quelques hébergements (mini-motel et emplacements de camping). Idéal si vous voulez une boisson fraîche, un repas chaud et avoir la paix.
Juste après, les vestiges d’une ancienne station du Pony Express, qui justifie la présence de cette oasis au milieu du hight desert…
- Où dormir ? Au resort. A voir ici
- Où manger ? Le bar restaurant est très apprécié des voyageurs de passage
- Activités : profiter de la tranquillité des lieux. C’est authentique !
- Notre article complet sur Cold Springs à lire ici

Middlegate Station et son burger géant (4****)

Juste avant d’arriver à cette étape qu’on avait surlignée en rouge sur la route, Middlegate Station, il y a l’un de ces fameux « shoetrees » (« arbre à chaussures »), énorme, sur le côté droit.

Mais revenons à Middlegate Station. Une étape géniale, qui a ouvert en 1859 comme station d’étape du mythique Pony express. C’est un bar saloon en bois tout branlant (avec aussi un petit motel), dans la même famille depuis des générations, avec des pompes à l’ancienne, une ambiance pur jus et surtout le Monster Burger ! 25 dollars, un t-shirt si on le finit (tout seul). On l’a testé (à deux), rien gagné mais c’est validé, même par 40 degrés. Il y avait même des musiciens ce jour-là. Authenticité maximale pour cet arrêt.
Le maître de l’horreur, Stephen King, a dormi ici une semaine et y a écrit des bouts de Désolation.

- Où dormir ? Dans le petit motel attenant. Pour réserver, il faut téléphoner ou les contacter sur les réseaux sociaux
- Où manger ? A Middlegate bien sûr
- Activités : profiter de l’ambiance
- Notre article complet sur Middlegate Station à lire ici


Fallon et les vieux casinos (2**)

En continuant la route vers l’ouest, vous passerez d’abord devant les dunes de sable de Sand Mountain Recreation Area. Puis voilà Fallon. La ville paraît « grande » par rapport à Austin et même Ely, et a une Main street mignonne, avec de jolis bâtiments, panneaux et casinos (ne manquez pas la devanture du Nugget, vintage à souhait).
Là aussi, tout est fermé mais on fait quand même une pause photo à l’Overland Hotel & Saloon, bien dans son jus, et au Fallon Garage en face, qui recèle de petites merveilles (vieilles voitures, pompes à essences, plaques, etc).


A partir de là, on retrouve la civilisation et de la verdure. La route 50 se sépare. Une partie nord va à Fernley (moins jolie, mais avec un bel effort de murs décorés et colorés et quelques oeuvres d’art), à 30 minutes de Pyramid Lake, en réserve indienne, Paiute… La partie sud continue à Dayton puis à Carson City, la capitale du Nevada.
- Où dormir ? Il y a l’Overland Hotel (voir et réserver) et quelques motels de chaîne dont un Best Western (voir et réserver)
- Où manger ? On vous en conseille trois : The Slanted Porch, The Courtyard ou Woody’s pour un burger sur le pouce
- Activités : visiter l’Overland Hotel
- Notre article complet sur Fallon à lire ici
Fernley, retour au calme (1*)

Soyons honnêtes, on a rien ressenti à Fernley. Que dalle, que tchi, walou… Ville agricole et industrielle (Amazon s’y est installé à la fin des 90’s) sur la 50, elle marque juste le retour à la civilisation… ou la porte d’entrée vers le grand rien. C’est aussi une base logistique pour aller vers le Pyramid Lake ou désert de Black Rock, qui accueille le Burning Man, à deux de route au nord.
A part quelques murs peints et quelques casinos, on ne voit pas l’intérêt de s’y attarder.
- Où dormir ? Le Comfort Suites Fernley est la meilleure option. Voir et réserver
- Où manger ? Fire Forno, une bonne adresse pour les pizzas
- Activités : faire tamponner son passeport
- Notre article complet sur Fernley à lire ici
Dayton, l’or puis la ruée (2**)

A choisir, Dayton est bien plus agréable que Fernley. Cette ville western est aux origines de la ruée vers l’or au Nevada (certains locaux disent que c’est même la première ville de l’état), puisque les premiers chercheurs d’or exploitaient le Gold Canyon en 1849. Faites un tour dans Old Dayton Town pour un retour dans le passé avec notamment le Dayton museum, abrité dans la deuxième plus vieille école de l’état, l’Odeon Saloon (1863) et la caserne de pompiers historique à quelques pas. Il y a aussi le plus vieux cimetière du Nevada sur Cemetery Rd.


Pour une balade reposante, vous pouvez aller au Dayton State Park, le long de la Carson River. La ville possède une curiosité incroyable dans un lotissement de sa partie nord, la République de Molossia (226 Mary Ln, Dayton). Dans sa maison, Kevin Baugh a créé en 1977 une micronation, qui ressemble à une microdictature. Il a son drapeau, son hymne, sa monnaie… Vous pouvez faire un tour et voir le poste des douanes installé devant la maison.



- Où dormir ? Il n’y a pas grand chose à Dayton. Allez sur Virginia City ou Carson City
- Où manger ? Il y a quelques bonnes adresses : Js’ Old Town Bistro (italien), Roadrunner Cafe (diner), Dayton Taphouse (burgers et bières) ou le Compadres (mexicain dans la vieille ville)
- Activités : se balader dans la vieille ville de Dayton et pousser jusqu’à la République de Molossia
Carson City, la capitale du Nevada (2**)

La capitale du Nevada n’est pas Las Vegas, pas Reno mais bien Carson City, ville de taille moyenne avec environ 60 000 habitants avec vue ur la Sierra Nevada. C’est très calme, ne mentons pas. Dernière étape de la route 50, vous aurez de quoi dormir, vous approvisionner et c’est un bon camp de base pour vous projeter ensuite vers Reno ou le lac Tahoe, dont les premières plages sont à seulement 25 minutes de route.
A voir : un capitole mignon datant des années 1870 (101 N Carson St), un downtown authentique, un chouette musée du train (Nevada State Railroad Museum, 2180 S Carson St), un musée d’histoire locale (Nevada State Museum, 600 N Carson St)…
- Où dormir ? Il y a l’historique St Charles Hotel (via AirBNB) et de nombreuses autres options, dont un casino, le Gold Dust West. Voir et réserver
- Où manger ? Misez d’abord sur le décor fou du Red’s Old 395 Grill. Sinon la Great Basin Brewing Company ou le Fox Restaurant sont des valeurs sûres
- Activités : contempler le capitole et visiter l’un des deux musées de la ville
Et quelques détours…

Une fois arrivé dans le secteur de Carson City, dernière étape de la 50, il y a plusieurs possibilités de détours et le terrain de jeu est immense.
- Virginia City : cette ville minière far west, à 25 minutes de Carson City et encore moins de Dayton, est un petit bijou. Très touristique, vous pouvez vous régaler une bonne demi-journée en vous promenant sur la rue principale et au cimetière.
- Genoa : à 20 minutes au sud de Carson City, Genoa, fondée par un mormon, est beaucoup plus petite, plus isolée. Elle mérite surtout un détour pour son fantastique sagebrush saloon (2282 Main St).
- Reno : on a adoré ce petit Las Vegas, avec des casinos historiques, plus chill et moins cher. A 35 minutes au nord de Carson City, la ville est traversée par la Truckee River. Le must à Reno, le musée automobile, tout simplement fantastique (1 Museum Dr, Reno).
- Lake Tahoe : très proche de Carson City, l’immense lac Tahoe, à la frontière entre le Nevada et la Californie, fascine par ses plages aux eaux turquoise, ses immenses forêts et la présence d’ours. Après, soyons honnêtes, il est pris d’assaut, particulièrement les week-ends et pendant les vacances américaines. Soyez préparés à la foule, aux problèmes de parking, surtout quand vous êtes au plus près des villes de South Lake Tahoe et Stateline. Le nord et la rive ouest sont plus tranquilles.

Comment obtenir son passeport et certificat de survie ?

C’est le petit plus de cette virée sur la « loneliest road in america », le survival guide, un petit carnet retraçant l’histoire de la route. Il faut le commander en amont ou le récupérer dans un visitor center, puis le faire tamponner dans au moins cinq des huit villes traversées par la route. Voici tous les endroits où vous pouvez récupérer les tampons.
Il faut ensuite l’envoyer à la Nevada Division of Tourism (carte pré timbrée à déchirer, on garde le passeport en souvenir). Le délai ? Très long. On attendu sans s’inquiéter un mois, deux mois, trois mois…


Et finalement, plus d’un an après notre virée, une grosse enveloppe est arrivée chez nous. Vu que le délai annoncé est plutôt d’un à quelques mois, on n’y croyait plus. On a posté notre passeport en juillet 2024, le courrier est arrivé en septembre 2025. L’enveloppe contenait le document qu’on avait rempli, mais aussi un certificat officiel, signé du gouverneur de l’état (s’il vous plaît).
« Félicitations, vous faites désormais partie du groupe des courageux explorateurs qui ont bouclé la Route 50! (…) A partir de ce jour, vous pouvez vous délecter d’avoir montré un courage et une bravoure peu communs en affrontant l’horizon inconnu sans flancher. Votre soif d’aventure vous a catapultés dans les rangs de ceux qui peuvent fièrement proclamer d’avoir vraiment survécu à l’Highway 50 du Nevada, « la route la plus solitaire des Etats-Unis » dit avec humour le texte (qu’on a traduit).
Il finit en latin : « Fortes Fortuna Adiuvat! » (« la fortune sourit aux audacieux »). A l’intérieur, il y avait aussi un pins et un autocollant souvenir (nice).
La Loneliest foire aux questions

- En combien de jours faire la Loneliest Road ?
Travel Nevada dit de 2 à 4 jours. Pour nous, cela dépend de ce que vous cherchez mais c’est une bonne base. Trois nuits, ça commence à être bien. Une à chaque extrémité et une au milieu. Voire un peu plus. Voici ce qu’on vous conseille.
- Nuit à Pioche ou Baker
- Visite de Great Basin NP puis visite d’Ely. Nuit à Ely
- Fin de visite d’Ely. Nuit à Eureka ou Austin
- Cold Springs, Middlegate Station, Dayton. Nuit à Carson City ou Virginia City
- Visite des environs (Virginia City, Genoa) puis départ pour Reno ou le lac Tahoe
- Quelles sont les meilleures villes pour les nuits d’étape ?
Sur la route : Ely, Eureka et Carson City sont les plus sympas pour dormir selon nous
- Combien ça coûte ?
C’est un roadtrip à budget modéré. Les activités sont très abordables, tout comme les hébergements (70 à 120 euros/nuit)
- Dans quel roadtrip inclure la Loneliest road ?
Vous pouvez monter un passage dans la route 50 lors d’une roadtrip au départ de Las Vegas, de Salt Lake City ou de San Francisco. Il est même possible, si vous avez un peu de temps devant vous de la parcourir dans un roadtrip vers le Yellowstone. Vous avez des questions ? Posez-les nous en commentaires
- Y a-il-une meilleure saison pour faire la Loneliest road?
Oui, il y en a deux. Les meilleurs mois sont avril, mai et juin d’un côté, et septembre et octobre de l’autre. Une visite l’été est possible mais il peut faire très chaud. Evitez l’hiver car la neige s’invite dans le désert d’altitude (Eureka est par exemple à 2000m d’altitude).
- Et aussi…
Attention, il n’y a pas de réseau à certains (nombreux) endroits de la route.
Voici le site officiel de la route 50.
Et voilà les Roadies pour ce trip sur la 50. Vous avez d’autres questions ? N’hésitez pas ! A bientôt

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Photos : toutes Lost In The USA sauf Carson City, Deposiphotos


