1300 kilomètres à pied sur l’Arizona Trail, suivez l’aventure de Rémi

Il est reparti et il est insatiable. En 2016, vous aviez pu lire l’immense parcours de Rémi sur le mythique Pacific Crest Trail, avec ses plus de 4000 kilomètres à pied. Il a remis ça il y a quelques mois en Nouvelle-Zélande avec le Te Araroa (3000 km). Et maintenant, le marcheur fou est de retour aux Etats-Unis pour une nouvelle aventure, l’Arizona Trail. 

Quand on a échangé autour de ce projet, nous avons sauté sur l’occasion. “Rémi, il faut que tu nous racontes ça sur le blog, pourquoi pas en direct”. Alors, voilà, ces 40 ou 50 prochains jours, nous allons laisser la main à Rémi pour qu’il nous raconte cette expérience folle.

Départ le 25 septembre 2019. Prêts à le suivre ?

 

 

A la découverte de l’Arizona Trail, étape par étape

Avant le départ – introduction à l’AZT

Quelques mois après être revenu de la Nouvelle-Zélande que j’ai parcouru à pied le long du Te Araroa (3000 km) et trois ans après avoir bouclé le Pacific Crest Trail sur la côte ouest américaine du Mexique au Canada (4250 kilomètres), je vais retrouver les chemins de randonnée au pays de l’Oncle Sam. L’objectif cette fois-ci sera de venir à bout de l’Arizona Trail. Long de presque 800 miles (un peu moins de 1300 kilomètres), l’Arizona Trail fait partie des 11 National Scenic Trail des Etats-Unis. Désigné justement National Scenic Trail le 30 mars 2009, l’AZT (son petit surnom et diminutif que j’utiliserai souvent) a été achevé le 16 décembre 2011 et s’étend de la frontière mexicaine au sud à la frontière avec l’Utah au nord.

 

 

Bien moins long que les trois trails classiques qui forment la Triple Crown – que j’espère conquérir un jour (Appalachian Trail, Pacific Crest Trail et Continental Divide Trail), l’Arizona Trail n’en reste pas moins mythique pour la diversité des paysages qu’il traverse dans ce superbe état à l’image du très touristique mais non moins fabuleux Grand Canyon dont il emprunte la célèbre randonnée Rim-to-Rim ainsi que le Saguaro National Park et ses cactus mythiques un peu plus au sud. Et contrairement à ces trois longues randonnées de plus en plus prisées, l’AZT offre une expérience plus solitaire pour le faible nombre de personnes qui l’emprunte. D’après certaines sources, une centaine de personnes le complètent ainsi en intégralité chaque année.

 

 

Le point le plus haut se situe sur le Kaibab Plateau à 2788 mètres d’altitude alors que le point le plus bas est à 518 mètres dans la Gila River. Comme pour les autres trails, la principale difficulté de l’AZT réside dans sa fenêtre météo. Les Northbounders (Nobo, allant de la frontière mexicaine à la frontière de l’Utah) partent généralement entre fin février et avril afin d’éviter la chaleur caniculaire de l’été alors que les Southbounders (Sobo, allant de la frontière de l’Utah à la frontière mexicaine, ce que je ferai donc) attendent la fin de l’été/le début de l’automne pour s’élancer.
L’eau sera également la plus grosse problématique durant cette traversée de l’Arizona, tant les sources naturelles y sont peu abondantes. Il ne sera pas rare de devoir porter 5-6 litres d’eau entre deux points de ravitaillement.

 

 

Combien de temps ? 45 jours semble être la moyenne passée sur le chemin sachant qu’à raison de 15 miles/jour (24km), il faut 53 jours pour le terminer et 40 jours à 20 miles/jour (32km) Je resterai sur le sol américain deux mois donc largement de quoi avoir le temps de terminer le chemin normalement, si aucune blessure ne vient entacher l’expérience !

En attendant de vous faire parvenir les comptes-rendus journaliers et les photos qui vont avec, voici la liste du matériel emporté.

 

 

Jour 1 – Mercredi 25 septembre : Utah border-Mile 21,8

21,8 miles (35km)

 

 

Presque 6 mois jour pour jour après avoir atteint Bluff et ainsi terminé le Te Araroa, il est temps de reprendre la route d’un chemin de longue randonnée ! J’avais entendu parler de l’Arizona Trail lors de mes premiers jours sur le PCT en 2016 et l’occasion était parfaite de découvrir cet état cette année. J’aurai déjà pu en avoir un bel aperçu lors de mon court vol entre Phœnix et Page hier mais il a été retardé d’une heure si bien que le décollage s’est fait alors que la nuit était déjà tombée. Tant pis, j’aurai le temps tout au long de ces 1300 kilomètres de l’apprécier et la route depuis Page (grâce à une navette payante d’une sympathique locale que je partage avec Jeff, un américain – de Philadelphie, belle coïncidence quand on sait l’amour que je porte aux équipes de Philly ! – qui avait prévu de commencer le même jour que moi et avec qui j’étais en contact depuis quelques jours) en met déjà plein la vue avec notamment le passage sur le barrage de Glen Canyon et le lac Powell.

Les paysages typiques de l’ouest American tels qu’on les voit partout sont enfin là sous mes yeux. Mais le lac Powell ne fait pas partir du trail et j’espère avoir un peu de temps pour y revenir à la fin de ma marche début novembre. Après 10 miles (1 mile = 1,6 km, les américains s’entêtent toujours avec leur stupide système de mesure, je n’y peux rien !) sur une route de terre, nous arrivons au début de l’AZT, à la frontière avec l’Utah. Après les traditionnelles photos, il est temps de fouler de nouveau les sentiers américains et c’est un pur bonheur après avoir arpenté tant bien que mal les chemins tortueux en Nouvelle-Zélande ! C’est en revanche moins plaisant de supporter le poids d’un sac à dos définitivement trop lourd avec 5 litres d’eau et 5 jours de nourriture et ça le sera encore moins quand la petite bretelle au niveau de la poitrine lâche après seulement quelques mètres, ça valait la coup d’acheter un sac neuf juste avant de partir… L’inconfort du poids du sac n’empêche pas de venir à bout de la montée qui ouvre ce trail en beauté. Le dénivelé sera heureusement moins important tout le reste de la journée car la chaleur se fait déjà bien ressentir. Et ce premier jour m’offre d’ailleurs un bon condensé de ce qui m’attend ces 5-6 prochaines semaines, à savoir de la chaleur, du sable, des cailloux, de la poussière et pas d’eau ! Il ne manque que les cactus et les serpents à sonnette mais ils ne tarderont pas à se montrer.

Le passage dans la Kaibab National Forest au milieu des pins offre de l’ombre bienvenue car je souffre en milieu d’après-midi. J’ai beau avoir bu 4 litres d’eau et allégé un peu mon sac en mangeant, son poids me met dans le dur et je suis bien content de trouver un coin plat à 17h après une belle journée de quasiment 22 miles déjà (35 km). Il faut que je prenne en compte que le soleil se couche tôt ici (18h30-19h) donc les journées ne seront pas à rallonge et il est de toute façon inutile de se mettre dans le rouge dès le premier jour. J’aimerai marcher une moyenne de 20 miles (32 km) par jour afin de terminer aux alentours du 2-3 novembre donc je suis dans les temps.

 

 

 

 

 

Jour 2 – Jeudi 26 septembre : mile 21,8-mile 43,5

21,7 miles (34,9 km). Total : 69,9 km

 

 

Si le soleil se couche tôt, l’avantage est qu’il se lève tôt aussi (6h) et je partirai même à la fraîche et à la lampe frontale une demi-heure avant qu’il ne pointe le bout de ses premiers rayons. Après 5 miles, je fais connaissance avec ma première water cache. Quesaco ? Les sources d’eau naturelles étant plutôt rares en Arizona, surtout dans cette partie nord, des volontaires aussi appelés Trail Angels déposent des bidons d’eau à des points stratégiques pour les randonneurs afin qu’on ne meurt pas de soif ! Certaines personnes – comme Jeff avec qui j’ai commencé hier – contactent même les trail Angels en avance, via Facebook la plupart du temps, afin de leur demander de poser de l’eau pour eux. Je ne l’ai pas fait car ça demande encore un peu plus de logistique et je n’avais pas envie de m’embêter avec ça.

L’inconvénient est que je ne suis jamais sûr à 100% qu’il y en aura suffisamment pour moi. Les commentaires des personnes passées avant sur l’application officielle du Trail (vive Guthook !) donnent une bonne indication de l’état des caches mais il faut aussi pouvoir la mettre à jour régulièrement. Bref, au pire ici j’aurai pu faire du stop pour rejoindre la petite ville de Jacob Lake et faire le plein d’eau mais la cache était pleine de gallons (3,7 litres) donc ça m’a permis de ne pas perdre de temps à faire un détour en ville. Je n’aurai de toute façon pas à porter beaucoup d’eau aujourd’hui puisque le ciel est nuageux et les températures bien en-dessous de ce à quoi je m’attendais. Idéal pour marcher sauf que le temps va vite se couvrir et une fine pluie commence à tomber en début d’après-midi. Quelques coups de tonnerre se font même entendre alors que la pluie continue s’installe…

J’avais choisi de venir en Arizona pour la douceur de son climat à cette période de l’année et je craignais même les fortes chaleurs et au lieu de ça je me retrouve à devoir poser ma tente en catastrophe à 15h, à côté d’une autre water cache heureusement, sous la pluie, alors même que l’été a été extrêmement sec dans la région et qu’il n’a quasiment pas plu de l’été. Avec un paysage de forêt brûlée qui m’a accompagné tout l’après-midi, ce deuxième jour ne restera pas mémorable mais le meilleur arrive heureusement très vite avec le Grand Canyon.

 

 

 

 

 

Jour 3 – Vendredi 27 septembre : mile 43,5-mile 63,9

20,4 miles (32,8 km). Total : 102,7 km

 

 

La pluie s’est heureusement arrêtée avant la tombée de la nuit hier mais je ne suis pas pour autant sorti de ma tente de 16h hier à ce matin ! Et encore, il m’a fallu beaucoup de courage pour m’extraire de mon sac de couchage tant la condensation à l’intérieur de la tente ne me donnait pas envie de me lever. Fort heureusement, au réveil, le grand ciel bleu me laisse espérer que la température va remonter dans la journée car je suis mine de rien à 2700 mètres d’altitude et l’air est plutôt frais quand je me mets en route à 7h30.

La majorité de la journée va se faire en forêt et au milieu d’immenses prairies. Le dénivelé y est donc relativement modeste et je peux admirer les couleurs automnales que prennent les arbres. A 13h, le décor change et une partie du Grand Canyon apparaît au loin, majestueux. L’immensité de ces paysages est indescriptible et j’ai hâte d’en voir plus dans les deux prochains jours. J’en profite pour prendre une pause repas avec une vue très gratifiante et pour faire sécher ma tente détrempée qui en avait bien besoin. J’avais initialement prévu de m’arrêter camper ici pour profiter de la vue mais il est encore tôt dans la journée et je vais en profiter pour m’avancer un peu.

La facilité de navigation sur le trail et son excellent état rendent l’avancée très plaisante, une petite brise permettant de plus de ne pas trop souffrir de la chaleur. Peu avant 16h, je rejoins Jeff qui était parti plus tôt que moi ce matin – hormis deux filles que l’on a passé en fin de journée le premier jour, on a depuis vu aucun autre thru hiker (ceux qui font le trail d’une traite), seulement deux randonneurs à la journée, des VTTistes et deux coureurs aujourd’hui – et on s’arrête près d’un immense réservoir d’eau bienvenu. On ne peut de toute façon pas aller plus loin, on entre bientôt dans le parc national du Grand Canyon et on ne peut pas y camper n’importe où. Il ne reste de toute façon que 12 miles demain pour rallier le camping sur la rive nord du Grand Canyon.

 

 

 

 

 

Jour 4 – Samedi 28 septembre : mile 63,9-North Rim Campground mile 76,2

12,3 miles (19,8 km). Total : 122,5 km

 

 

L’automne est bel et bien installé dans cette partie de l’Arizona. En sortant de ma tente je suis accueilli par un ciel gris et un vent frisquet, on ne doit pas dépasser les 15 degrés (Celsius pas Fahrenheit !). Je commence même la journée avec la polaire et … les gants. Après 2 miles, je fais le petit détour de quelques mètres pour aller à une ancienne tour d’observation des feux de forêt mais après quelques marches, je fais demi-tour, la vue est obstruée par les nuages, je ne distinguerai pas encore le Grand Canyon. Tant pis.

J’entre d’ailleurs officiellement dans le parc national aujourd’hui mais reste en forêt toute la matinée. Les écouteurs sur les oreilles, je fais les 12 miles d’une traite, l’air frais ne m’incite pas vraiment à m’arrêter. Du coup, à 11h, j’arrive au départ du North Kaibab Trail, le début de la fameuse randonnée rim-to-rim (North Rim à South Rim) que je ferai demain. En attendant, je fais le mile qui mène au North Rim Campground où je campe ce soir. Et l’emplacement est aux portes du Grand Canyon, la vue y est juste à tomber. Avant même d’installer ma tente, je reste de longues minutes en extase devant ce paysage tant de fois rêvé et enfin à portée de main. Et encore, il ne s’agit ici que d’une toute petite partie du Grand Canyon. J’en verrai plus demain en y descendant tout au fond.

Une navette gratuite nous mène au Grand Canyon Lodge où je peux enfin manger un repas chaud, et boire une bière évidemment ! (la bien nommée Grand Canyon Trail Hike IPA) Arriver si tôt me permet également de retrouver un semblant de civilisation en prenant une douche et en lavant mes affaires. Je reste ensuite une bonne heure à attendre le coucher du soleil en discutant avec un américain qui a fait le rim to rim dans l’autre sens aujourd’hui et me donne de précieuses informations. La journée de demain s’annonce aussi exceptionnelle que difficile.

 

 

 

 

 

Jour 5 – Dimanche 29 septembre : North Rim Campground mile 76,2-Mather campground mile 100,2

24 miles (38,6 km). Total : 161,1 km

 

 

Je ne sais pas si c’est l’excitation de découvrir enfin le Grand Canyon ou le vent qui a soufflé sans interruption toute la nuit (je pense pour la seconde option …) mais je n’ai quasiment pas fermé l’œil de la nuit et je suis presque content de me lever à 4h30. Jeff avait prévu de partir en même temps que moi mais des ampoules douloureuses le forcent à rester ici, je pars donc seul peu après 5h, sous un vent toujours puissant et froid. Après avoir parcouru le mile supplémentaire pour rejoindre l’AZT, j’attaque le fameux rim to rim à 5h30 depuis le North Kaibab Trailhead.
Cette randonnée était dans un coin de ma tête depuis des années et il était évident que le jour où j’irai au Grand Canyon je descendrai tout au fond plutôt que de me contenter des points de vue classiques. Du coup, j’étais comblé quand j’ai étudié le parcours de l’AZT en détail et que j’ai vu qu’il empruntait cet itinéraire.

Le rim to rim (North Rim à South Rim) est la randonnée qui descend au fond du Canyon depuis une rive pour y remonter de l’autre côté. Plutôt exigeante et sportive, elle fait des victimes chaque année, principalement en raison du manque de préparation et de connaissance des gens car elle est tout à fait réalisable dans des conditions normales (c’est-à-dire hors canicule en plein été !). Le départ s’effectue à 2500m d’altitude pour descendre jusqu’au fleuve Colorado à un peu plus de 700m avant de remonter sur la rive sud à quasiment 2100m. Le sens dans lequel je la fais est plus « facile » en raison du dénivelé moins important lors de la remontée.
A 5h30, je suis tout seul dans le noir complet à m’élancer du North Rim. 20 minutes plus tard, j’arrive à un premier point de vue où je reste un petit moment en attendant le lever du soleil. Le ciel chargé de nuages offre un spectacle magnifique et les nombreuses photos que je prends ne rendront jamais hommage à ces paysages. Les couleurs changent sans cesse, du jaune beige à l’orange en passant par le rouge vif, tout ça en l’espace de quelques minutes. La pente est adoucie grâce à de nombreux lacets lors desquels je m’arrête à chaque coin de virage un nombre incalculable de fois, bouche bée devant tant de beauté. Je comprends pourquoi le Grand Canyon est un des parcs nationaux les plus visités du pays.

Au fur et à mesure de la descente, je prends conscience de l’immensité des lieux et me sens tout petit dans cet univers. Le plus gros du dénivelé se fait durant les 6 premiers miles jusqu’au Manzanita footbridge, d’où l’avancée jusqu’au Phantom Ranch devient plus aisée. Tout au fond du Canyon, le Phantom Ranch (approvisionné par les mules et chevaux) offre une pause bienvenue. Les repas se réservent à l’avance et je me délecte juste de deux grands verres de citronnade bien frais avant d’attaquer le gros de la journée, la remontée vers le South Rim. Après avoir fait le petit détour jusqu’au fleuve Colorado où je trempe mes mains, je passe le pont suspendu qui l’enjambe peu avant midi et me retrouve face au gros défi que j’attendais avec impatience. Le vent souffle toujours heureusement pour rafraîchir l’air car les nuages ont disparu et le soleil brille de plein éclat.

L’ombre se fait rare et les 2 litres et demi d’eau ne seront pas de trop pour ces 7 miles de montée. Une seule fille va dans le même sens que moi et je ne croise que quelques personnes descendant au fond du Canyon. Pour un dimanche, je suis surpris du peu de monde rencontré depuis ce matin. Le peu que je croise me félicite d’ailleurs de faire le rim to rim qui leur semble innatteignable. Je ne me sens pas particulièrement surhumain mais ces félicitations offrent le regain d’énergie nécessaire pour continuer d’avancer.

Tout au loin en haut derrière moi, j’aperçois la North Rim d’où je suis parti ce matin. Comme pour la descente, les paysages restent fabuleux et je me sens privilégié de faire partie d’un tel spectacle. En approchant du Cedar Ridge (passage sur crête) et de l’arrivée au South Kaibab Trailhead, les gens se font de plus en plus nombreux. Ils descendent quelques miles depuis le parking pour admirer la beauté du Grand Canyon, comment leur en vouloir devant un tel paysage ? A 15h30, 10 heures après être parti, j’atteins le South Kaibab Trailhead, pas peu fier d’être venu à bout de la plus belle randonnée qu’il m’ait été donné de faire dans ma vie.
Deux miles plats me mènent ensuite au Mather Campground où j’y croise un autre AZT thru hiker, le quatrième seulement depuis le début. Je passe au passage la marque symbolique des 100 miles, en 5 jours, pile dans la moyenne que je m’étais donné même si une petite douleur au pied qui m’avait inquiété au début du mois après mon tour dans les gorges de la Meouge se réveille par moment et m’incite à la prudence pour la suite.

Beaucoup plus touristique que la North Rim, la South Rim comprend un magasin où je fais mes courses pour la prochaine section de 4-5 jours en plus de dévorer plusieurs morceaux de pizza et d’y déguster une IPA bien méritée. J’espère trouver le sommeil plus rapidement que hier même s’il sera dur de ne pas rêver du Grand Canyon cette nuit !

 

 

 

 

A suivre…

 

 

 

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