Roadtrip « The Lost States » #4 : Dakota du Nord, Dakota du Sud et Wyoming

Partis d’Austin, Texas, fin juin, nous avons atteint le 20 juillet notre point le plus au nord, Voyageurs National Park. Après un triptyque d’états plus ou moins connus (Wisconsin, Michigan, Minnesota), un gros bol d’air et de forêts alternant entre le très bon voire l’excellent (Isle Royale, Door County, Milwaukee) et le moyen (Voyageurs NP, Minneapolis…), nous partons vers l’ouest. Nous retrouvons le “Great American West” pour l’avant-dernière partie de notre voyage. Cette fois, il sera question de grandes plaines, de bisons, de badlands et d’un festival archi-connu aux USA, les Frontier Days. Cette aventure commence à Fargo, Dakota du Nord. C’est parti.

 

The Lost States #1 : d’Austin à Chicago

The Lost States #2 : Chicago

> The Lost States #3 : Wisconsin, Michigan et Minnesota

> The Lost States #5 : Colorado, Nouveau-Mexique et Texas, le retour express

 

 

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Le “Great American West” en live : les Dakotas et le Wyoming

Jour 22 : arrivée à Fargo (Dakota du Nord)

 


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Vendredi 20/7/18. Fargo, premier jour. La pluie nous a accompagnés presque toute la route jusqu’au Dakota du Nord où elle nous a quittés. On a d’abord mis le cap sur le visitor center de Fargo-Moorhead (Moorhead étant la ville jumelle côté Minnesota). Un arrêt à faire absolument. D’abord, il y a bison multicolore et ça, on en voit pas tous les jours. Ensuite, il y a un walk of fame, comme sur Hollywood Boulevard, mais sans les sosies pourris d’Iron Man et de Spiderman. Sur celui de Fargo, on retrouve les mains et les signatures d’illustres visiteurs : Kiss, Def Lappard, Toby Keith, John Updike… Ensuite, trône devant le bâtiment un “woodchipper” (une déchiqueteuse à bois), rappel de Fargo, le film mythique des frères Coen. Et cette scène au cours de laquelle Peter Stormare y enfonce des bouts de corps de Steve Buscemi. On n’a pas pu s’empêcher de s’éclater avec les photos. Et la vraie déchiqueteuse est à l’intérieur du bâtiment, où l’on trouve des tonnes de documents.

 

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Bardés de fascicules, on a pris la route du centre. Et on a vite compris que la soirée allait être cool. D’abord, le downtown de Fargo, articulé autour de Broadway et 1st Avenue, est charmant. Ensuite, c’est la foire en ville et nous sommes vendredi soir. L’animation est au rendez-vous. On se gare sans souci avant d’aller s’enregistrer au Donaldson, superbe hôtel du centre. Derrière un panneau vintage comme on les aime se cachent 17 chambres, un restaurant (le HoDo), un rooftop avec un jacuzzi. L’accueil est sympa, la chambre hyper spacieuse avec vue sur la rue. Et vous savez quoi ? Les boissons dans le bar ne coûte pas une blinde ! 1,50 le coca, 5 $ la bière, 10$ la bouteille de Prosecco. Merci mon dieu.

 

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On en profitera plus tard. Nous partons découvrir le centre et trouver un resto. Nous avions repéré le Würst Bier Hall à quelques pas. Recette simple : des saucisses, de la bière, de l’ambiance (le volume sonore que peuvent déployer les Ricains est épatant)… Les Fargoans sont de sortie et s’envoient des “boots”, des verres géants de bière (en forme de chaussures) qu’ils se passent de main en main. Un spectacle fascinant. Sinon, côté assiette, c’était pas mal du tout. Comme la balade qui a suivi dans les rues de Fargo. Malheureusement, le superbe théâtre n’avait pas allumé ses néons. De retour à l’hôtel, nous ne pouvions que nous laisser tenter par le jacuzzi sur le rooftop. Royal… hormis la gamelle de JP en en sortant.

 

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Notre hébergement : Hotel Donaldson, Fargo, Dakota du Nord (qualité/prix sur 5 : ****)  Voir et réserver

Nos restos : Bemidji Brewery, Bemidji, Minnesota (prix sur 5 : $$, qualité sur 5 : ****), Wurst Bier Hall, Fargo, Dakota du Nord  (prix sur 5 : $$$, qualité sur 5 : ****)

 

 

 

Jour 23 : de Fargo à Bismarck (Dakota du Nord)

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Samedi 21/7/18. Le lit du Donaldson était tellement accueillant qu’il nous a fallu quinze réveils au moins avant de percuter. Le temps n’était pas au beau fixe ce matin, avec un ciel blanc catastrophique pour les photos, alors que se poursuivait dans les rues de la ville la « street fair ». On règle quelques papiers, on déplace la voiture pour éviter l’amende et nous voilà partis pour une journée dans les rues de Fargo.

Premier stop à Island Park. La veille, nous avions vu dans les rues de la ville quelques vieilles caisses. Et bien, le car show était là-bas. Une très belle collection et un bon moyen de commencer la journée. Surtout avec un groupe excellent qui ambiancait le parc. Delphine filmait, le mec se marrait au micro : « Hey y’a une minette qui nous prend en photo, je lui ai dit qu’on était gros et vieux mais elle a l’air de s’en foutre ! ». On a poursuivi avec une avalanche de magasins. Fargo a vraiment des atouts de ce côté là, surtout sur 8th St, 1st avenue (où l’on trouve aussi un très joli graff sur un wagon de train) et Broadway. Notre préférence va à Unglued, fourre-tout d’objets plus cools les uns que les autres, et Downtown Diva. Bon, le second, surtout pour Marjorie, la diva en question, pailletée jusqu’aux racines, là depuis plus de 30 ans et qui avait très envie de parler de Brigitte Macron (certainement sa conscrite). Elle était au top. Dans son élément, Delphine a fait péter les bucks pour des bijoux et des cadeaux. Franchement les filles, c’est une destination rêvée pour le shopping : tout est chouette. On ne voyait pas Fargo en destination shopping mais là, ça le faisait, avec les rabais qui vont bien (merci la foire).

 

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La foire d’ailleurs a amené beaucoup de monde, surtout ce samedi. Il y avait un cracheur de feu adepte du stand up au top. Tout le monde se baladait avec des paquets de pop-corn d’un mètre.

Pour se remettre de nos émotions, on est allés dans (wait for it) une brasserie ! Elles sont nombreuses et créatives à Fargo. On a testé la Drekkers, régulièrement classée numéro 1 (mais on lui a préféré la Fargo Brewing Company). On a aussi visité le Plains Art Museum, le musée d’art des grandes plaines. l’entrée est gratuite et le lieu assez hallucinant, sur trois étages. On a adoré l’expo du moment tété littéralement scotchés par celle sur l’habitat des oiseaux. Des architectes de renom (Renzo Piano quand même) se sont penchés sur l’art délicat du nichoir à oiseau. Chaque pièce est accompagnée d’une explication sur l’artiste et son projet, à quel oiseau il est destiné… Bon on a été un peu déçus d’apprendre qu’à la base c’est un concours pour les étudiants de l’université départagés par un jury, mais que jamais ils ne lâchent des oiseaux au milieu pour voir lequel ils préfèrent. Toujours est-il qu’il y a du design !

 

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Il était quand même temps de manger. Après avoir débattu : les brasseries ne font pas vraiment à manger, le premier resto vegan du Dakota du nord ne nous tentait pas plus que ça ce jour (mais c’est en projet), trop de pizza… On est allés s’attabler au Vinyl Taco, un resto aussi mexicain que musical, où les menus sont des pochettes de disques… Accueil hyper sympa, tarifs plus qu’honnêtes, tortillas cuites au feu de bois… Un délice et une institution.

Un dernier tour pour voir un graff de paon et on disait au revoir à Fargo. Ou plutôt à bientôt, parce qu’elle a tout des « petites » villes (120 000 habitants quand même) qu’on aime.

 

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Sous un ciel encore torturé, on a pris la route de Jamestown, la ville des bisons. On a fait un arrêt par celle de Valley City (RAS si ce n’est un chouette pont) avant d’y arriver. Jamestown abrite fièrement, depuis 1959, le plus grand bison du monde, « Dakota Thunder » (« tonnerre du Dakota »). Mais aussi un musée, un groupe d’animaux incluant deux rares bisons albinos (tout blancs) qu’on n’a malheureusement pas vus et une reproduction de ville far-west. Une maisonnette entière est consacrée à l’autre star du coin, l’écrivain Louis L’Amour, à qui l’on doit beaucoup beaucoup de bouquins (l’un d’eux, Hondo, a même été adapté au cinéma avec John Wayne).

 

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Tandis que la route défilait, on s’est étonné : c’est beaucoup plus vallonné qu’on s’y attendait (et il y a des mouettes…). On a terminé par un arrêt à la « Giant Sandhill Crane » (« grue du Canada géante) » à Steele. En préparant l voyage, cet automne, on avait pris un fou rire en lisant les commentaires sur Internet et on n’arrête pas de le rejouer depuis : « It’s giant. It’s a sandhill crane. It’s a giannnnt sandhill crannnnne ! ». Pas mal. Elle est l’emblème d’une zone refuge pour les oiseaux…

 

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Encore une petite heure et de gros éclairs et on est arrivés à Bismarck, la capitale de l’état. On a mangé dans un super endroit : Peacock Alley. Un resto dont l’histoire remonte au siècle dernier, spécialisé dans (désolé, amis vegans) la viande de boeuf. On a commandé une salade et un « hanger » (« onglet » chez nous, la pièce réputée pour être gardée par le boucher tant elle est bonne. C’est très vrai). Et on a terminé à la Laughing Sun Brewery, la brasserie référence ici, pour tester quelques-unes de leurs bières avec un “flight”, une série de samplers, avant la fermeture. Retour à l’hôtel, le Everspring Inn & Suites. A demain, les Roadies.

 

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Notre hébergement :Everspring Inn & Suites, Bismarck, Dakota du Nord (qualité/prix sur 5 : ***)  Voir et réserver

Nos restos : Vinyl Taco, Fargo, Dakota du Nord (prix sur 5 : $$$, qualité sur 5 : ****), Peacock Allez, Bismarck, Dakota du Nord  (prix sur 5 : $$$$, qualité sur 5 : ****)

 

 

 

Jour 24 : de Bismarck à Medora via Theodore Roosevelt NP (Dakota du Nord)

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Dimanche 22/7/18. De l’orage de la veille, il ne restait plus aucune trace ce matin au réveil, même si le ciel était encore bien bas au-dessus de Bismarck. Peu importe, nous avons vécu l’une de nos plus belles journées depuis le début du trip. Le Dakota du Nord manquait clairement à notre tableau américain et on s’en rend compte chaque jour. Nous avons d’abord poursuivi notre exploration de la capitale. D’abord par la coquette Art Alley, qui se trouve juste à côté de deux établissements testés hier, le Peacock Alley et la Laughing Sun Brewing Co. De magnifiques « murals » dont un Sitting Bull aux petits oignons.

 

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Un tour au capitole, trop sobre et assez massif, à l’instar de celui de Baton-Rouge, puis une visite express du chouette musée de la ville (gratuit qui plus est), le North Dakota Heritage Center & State Museum, avant de se laisser tenter par les rives du Missouri et le Lewis & Clark Riverboat. Notre passage à Bismarck était déjà terminé. Ce secteur du Dakota du Nord est central dans l’histoire américaine. A une heure au nord, vers Washburn, à Fort Mandan, c’est le point de départ de l’expédition de Lewis & Clark qui ira jusqu’à Fort Clatsop en Oregon… Et à Mandan, à une vingtaine de minutes, on trouve le Fort Lincoln State Park, le poste avancé du Général Custer dans le Dakota du Nord. Il partit d’ici pour mener la guerre des Black Hills avant de perdre (et de perdre la vie) face à la coalition des tribus indiennes lors de la bataille de Little Bighorn. Un épisode majeur de l’histoire US. Le parc coûte sept dollars, on peut y voir une reconstitution de la maison de Custer, de baraquements des soldats, d’un village natif, ainsi que de chouette vues sur le Missouri.

 

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La route et les grande plaines nous attendaient. On avait gardé un souvenir très plat (et boring) du Dakota du Sud et de notre traversée en 2012. On a été agréablement surpris ici. C’est plus vallonné et la route nous a mené tranquillement à New Salem, où l’on avait rencard avec encore une fois un « world largest ». Voici Sue, la plus grande statue de vache holstein au monde. Au pied de la colline, on tombe sur un derby. C’est quoi ? Faites un grand trou, mettez à l’intérieur trois voitures qui se rentrent dedans et c’est parti pour le show. Et il y a plus de monde qu’à un match de l’AS Monaco.

 

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Il y a environ deux heures de route entre Bismarck et le parc Theodore Roosevelt mais nous avions prévu un autre arrêt. Ca tombe bien, on gagne une heure grâce au décalage. Alors, c’est parti pour l’Enchanted Highway. Une portion de route à travers champs sur 32 miles entre Gladstone et Regent, imaginée par un artiste local pour redynamiser sa ville. Tout au long, il y a 7 sculptures géantes. On a été … enchantés vraiment ! On a vu des pronghorns en plus. A l’arrivée à Regent, on a acheté un magnet dans un gift shop d’un autre temps, au milieu des papis qui mangeaient des glaces… Franchement, on s’en souviendra. On a pris cette autoroute enchantée dans l’autre sens pour revenir sur nos pas jusqu’à Gladstone et l’I94. Delphine est tombée amoureuse du Dakota du Nord. Les paysages sont vallonnés, mouvants, il y a 50 nuances de vert, et quand le vent balaie les herbes et les blés, c’est comme magique… Si elle vous plaît vraiment, il y a même un curieux petit motel sur place, l’Enchanted Castle…

 

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On s’est un peu grouillés, car on avait plein de trucs à faire à Medora, notre ville étape de la soirée. On s’est lancés en éclaireurs dans le Theodore Roosevelt National Park. On va vous résumer cela rapidement. Teddy, qui était un grand fan de chasse et de « big game », est tombé en amour avec cette région du Dakota du Nord. Il y est venu plusieurs fois, s’y est fait construire un ranch, s’est retranché ici pour oublier la mort de sa femme et de s mère. Mais c’est aussi ici qu’il a pris conscience des dommages que l’homme avait fait, particulièrement aux troupeaux de bisons (ben oui, pas con Teddy, il lui restait plus grand chose à chasser). Il décidé donc de créer des parcs nationaux et des réserves à travers le pays. D’où le Theodore Roosevelt NP. Autre histoire, Medora a elle été créée avant cet épisode par un Français, le Marquis de Mores, qui pensait pouvoir y vivre, développant plusieurs commerces. Mais la réussite l’a fuit et il est rentré en France avant de mourir lors d’une expédition dans le Sahara. Il a laissé le nom de Medora, ville qu’il a créé et a nommé comme sa femme, et un château, qui est plus une maison.

Bref, nous avions un tout petit peu de temps pour une première approche du parc. Tour au visitor center et c’était parti. A la recherche des bisons, qui font le renommée du parc. Mais on tombe d’abord, au coeur de ces paysages magnifiquement ciselés, sur les chiens de prairie. Le parc a plusieurs « Prairie dog towns » et leurmanège est toujours aussi “cute” à regarder. On fait un bout petit tour de la loop et on tombe, alors qu’on n’y croyait plus, sur un bison. Un individu seul, une centaine de mètres en contrebas, surement un paria. On s’en contentera car nous avons rendez-vous à 5h30. Et là, sur le chemin du retour, une quarantaine de bisons se mettent à traverser la route puis la rivière. Lucky !

 

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C’est le coeur plus léger qu’on retourne à Medora pour aller…. au Medora Musical, une comédie musicale qui fait la fierté de la ville et du Dakota du Nord depuis soixante ans. Avant cela, repas avec le Steak Fondue ! Vous voyez le concept ? (les végans, vous pouvez arrêter la lecture et reprendre dans cinq lignes) Un bon morceau de boeuf cuit façon fondue bourguignonne. On ajoute des sides (beans, slaw, baked potato, légumes…) et c’est parti pour la dégustation. C’est un peu la guerre car on et très nombreux, mais on aime ce côté folklore. A peine est-on assis qu’ils ont terminé (comme d’hab). Juste le temps que Delphine attrape Roosevelt pour un selfie (il a son spectacle à lui).  On fait le tour du propriétaire : le domaine est magnifique. L’amphithéâtre du spectacle est surmonté d’un « Medora » hollywoodien perché sur une colline où l’on aperçoit, un peu ahuris, deux énormes cerfs (sont-ils sauvages ? Vraisemblablement oui.)

 

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A 19h30, il est temps d’aller prendre notre place. On est hyper bien placés, au quatrième rang. Si le « Medora musical » a eu droit à une double page dans le New York Times, il n’en reste pas moins hyper familial. Les anniversaires et messages sont donnés au micro, etc. La comédie musicale est censée retracer l’histoire locale. En fait il n’y a pas vraiment de fil conducteur mais des clins d’oeil par ci par là. Une fois encore au cours de ce séjour, on a eu droit à l’hymne national. Un truc qu’on imagine à peine chez nous : dès que les premières notes résonnent, ils mettent la main sur leur coeur et regardent leur drapeau (la plupart en chantant). On a pris l’habitude du coup, on commence à maîtriser! La troupe vient d’un peu partout aux Etats-Unis. On a vraimetn adoré le show après l’entracte : un vrai show à l’américaine avec feux d’artifice, chevaux qui grimpent la colline de nuit… Le spectacle a aussi des invités. En ce moment les Flight Crew, anciens demi-finalistes d’America’s got talent (notre « La France a un incroyable talent »), des dingues de la corde à sauter. On a réussi à quitter le site sans trop de problème. On est crevés. Cette journée était trop dense, trop bien trop tout !

 

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On s’arrête quand même dans un saloon mythique de la ville, le « Little Missouri ». On écrit d’ici, sous les chapeaux laissés par les cowboys et les billets d’un dollar, avec un groupe vraiment top…

 

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Notre expérience : Medora Musical et Steak Fondue, Medora, Dakota du Nord. 30 $ par personne (sans boissons alcoolisées ou soft, seulement de la citronnade) pour le repas et 40 $ pour le musical

Notre hébergement : Badlands Motel, Medora, Dakota du Nord, 159 dollars + taxes en saison estivale (qualité/prix sur 5 : ****)  

 

 

 

 

Jour 25 : de Medora à Deadwood (Dakota du Sud)

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Lundi 23/7/18. Encore tout “in love” avec notre soirée d’hier au Little Missouri Saloon, on a mis un peu de temps à démarrer et à quitter le très pratique Badlands Motel. On voulait un peu plus de Medora, qui se résume à quelques rues, mais quelques rues vraiment calmes et mignonnes. Deux, trois magasins, une statue de l’ami Teddy Roosevelt, un tour au cimetière qui domine la ville pour avoir en photo le Château de Mores (payant si vous le visitez), vous savez, le marquis français qui a donné son nom (celui de sa femme) à Medora et le tour était joué. Honnêtement, en une heure, c’est plié. Mais c’est à faire. On galère un peu avec les ATM et les stations essence du coin, mais finalement, on est parés pour la journée.

 

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On en avait surtout pas fini avec le Theodore Roosevelt National Park. Nous voulions faire l’intégralité de la boucle (36 miles, 58 km) de cette « south unit ». Alors, on est reparti pour un tour. Chiens de prairie, troupeaux de bisons, quelques belles vues (comme Boicourt, Badlands était en travaux). Au total, nous avons dû voir une bonne centaine de bisons. Pas autant qu’au Yellowstone mais au moins, on évite les « bison jam » (les bouchons bisons). Le parc est vraiment paisible et les visiteurs ne sont pas trop nombreux. On part sur quelques trails courts pour profiter des panoramas et des bisons… avant de retourner à Medora puis de prendre le chemin de Painted Canyon. Ce secteur est une toute petite partie de la « south unit », accessible gratuitement. C’est une aire de repos de l’autoroute avec une belle vue sur le parc. Pratique.

 

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Il est temps de parti sans nous retourner. Plus de 3h30 de route nous attendent aujourd’hui. De Medora à Deadwood, cap au sud sur des lignes droites interminables à 65 miles à l’heure. Quand c’est comme ça, il est difficile de rester alerte, surtout avec le soleil. On croise quelques villes, certaines bientôt fantômes (coucou Redig), des derricks et des pronghorns. On attrape un sandwich, un sip de Mountain Dew et on trace la route comme des fous. Proche des Black Hills, le ciel s’assombrit. Avant Deadwood, on décide de bifurquer à Spearfish et de prendre la route scénique à travers le Spearfish Canyon. Bon choix, l’entrée en matière n’est que meilleure. Canyon, petite rivière… c’est charmant. La route serpente entre les arbres mais beaucoup sont couchés. Une tornade a frappé le secteur le 3 juillet. A Savoy, un panneau indique « lieu de tournage de Danse avec les loups ». Coup de frein, demi-tour et nous voilà sur une route en terre pour arriver au Roughlocks Falls. On cherche encore la scène qui correspond mais c’est vers la fin. Si il y a des fans dans la salle, on vous écoute En tout cas, le coin est joli comme tout.

 

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De retour sur le bitume, on arrive à Lead, où l’on avait dormi il y a 6 ans. « Tu te souviens ? Quand on était arrivé, le mec de l’accueil se faisait les boutons du torse. Ah oui, et on avait payé 38 $ la nuit »… Ceci expliquait peut-être cela. En descendant de Lead, on s’arrête au photogénique Boars Nest avant d’arriver à Deadwood. Cette ville est toujours étonnante, entre sa Main St historique (Wild Bill, Calimity Jane, les mineurs…), bourrée de saloons et de magasins, et cette espèce de rocade qui la longe. On arpente la rue principale en voiture, avant de trouver notre hôtel, le Mineral Palace, au calme au bout de la rue, à l’opposé de l’hôtel historique, le Franklin. Pour les amateurs de la série Deadwood, le Bullock devrait les intéresser.

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Finalement, on va manger au Deadwood Social Club. Il a la particularité d’être juste au-dessus du Saloon 10. Le Saloon 10 est l’endroit où Wild Bill a été tué (1876), la chaise trône au-dessus de la porte. Si le bar était auparavant un peu plus bas dans la rue (là où une pancarte indique « que c’est bien là qu’il a été flingué », au Wild Bill Bar), c’est au Saloon 10 que vous trouverez la chaise et l’ambiance. Un petit groupe joue lorsqu’on entre pour écrire ce résumé. Par terre, de la sciure. Au plafond, des têtes de cerfs. Ambiance parfaite pour finir la soirée. Delphine gagne même 6 $ au bandit manchot (2 misés ^^).

Au-dessus, le repas a été excellent Michelle, la serveuse, à assuré et nous a raconté l’histoire du lieu. Dans l’assiette, saumon et New York Steak arrosé de vin local, fait à Rapid City. Top. Quand on revient à notre hôtel, un petit bip étouffé retentit… une fois, puis deux, puis trois. On appelle le desk qui envoie quelqu’un pour réparer ce foutu plafonnier. Joe arrive doucement, regarde le plafond, repart en marmonnant qu’il va chercher un escabeau, met trente minutes, retape, répare doucement. Voilà, plus de bip. On peut dormir.

 

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Notre resto : Deadwood Social Club, Deadwood, Dakota du Sud, (qualité/prix sur 5 : ****)  

Notre hébergement : Mineral Palace, Deadwood, Dakota du Sud (prix sur 5 : $$$, qualité sur 5 : ***). Voir et réserver

 

Jour 26 : de Deadwood à Rapid City via les Blacks Hills (Dakota du Sud)

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Mardi 24/07/18. Réveil aux aurores ce matin. Si tôt que les chapeaux de cowboys ne sont pas encore de sortie sur la rue principale de Deadwood. Après le jus de chaussette, on part arpenter la rue principale, ses saloons, ses hôtels historiques (Bullock, Franklin…), ses magasins. En cela, Deadwood a des petits airs de Tombstone, Arizona. Mais en version “construit en dur”… Même si tous les magasins de ne valent pas, la ville a du charme.

 

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On part de suite pour le cimetière de la ville, le Mount Moriah. Un retour dans ce lieu historique, six ans plus tard. Pour deux dollars, plan et fascicule en mains, on peut aller voir la tombe de Wild Bill, tué à Deadwood par Jack McCall. En partant de Deadwood, on tombe sur le grand festival de rodéo de la ville, qui se tient pendant une semaine.  Delphine saute de la voiture pendant que JP cherche une place, en vain. Elle claque quelques photos, notamment un gamin déjà très à l’aise avec sa monture. Et elle trouve le moyen de se faire draguer par le portier, qui lui offre des places pour assister au spectacle. Un amour mais le programme du jour est déjà infernal.

 

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Après Deadwood, nous arrivons à Sturgis, la capitale des bikers. Le centre-ville est plutôt mignon et nous nous arrêtons quelques minutes faire des photos devant le Iron Horse Saloon, l’un des lieux de prédilections des motards. On traverse Rapid City en vitesse et, à une demi-heure de route, au détour d’un lacet, on les voit. Qui ? Les visages de George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln. Nous voilà arrivés au Mont Rushmore. Comme dans nos souvenirs, l’endroit est bondé, mais la lumière bien meilleure que la première fois. On se régale sur les photos et les vidéos avant d’aller casser la croûte au Carver’s Café, le restaurant du National Monument (ce dernier est gratuit, seul le parking est payant). Là, JP dérape, il commande un Buffalo Stew par 30 degrés. En gros, un ragoût de bison pendant que Delphine mise sur sur poulet. Sur la terrasse, on mange avec vue sur le monument avant de s’enfiler une glace, gagnée de haute lutte face à une armada d’Américains en manque de sucre.

 

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Lors de notre première visite des Black Hills, nous n’avions pas pu voir l’autre sculpture… Le Crazy Horse Memorial est la réponse des natifs au Mont Rushmore. Des visages de présidents gravés dans la roche dans un secteur sacré pour les Lakotas. En 1939, Korczak Ziółkowski, qui avait participé à la réalisation du Mont Rushmore, a reçu une lettre du chef Oglala Lakota Henry Standing Bear : « Mes camarades chefs et moi-même aimerions que l’Homme Blanc sache que l’Homme Rouge a de grands héros, lui aussi. »  La construction pouvait commencer. La montagne a été façonnée à la dynamite et le visage, bien plus grands que celui des présidents, terminé en 1998. Ziółkowski est décédé mais sa femme puis ses enfants ont pris le relais. Il faudra probablement des dizaines d’années pour finir le monument montrant Crazy Horse sur son cheval, le doigt pointé vers l’avant.

Sur place, on fait un tour du site, des nombreux bâtiments, de l’histoire. Faute de temps, on n’arrive pas à accrocher le bus pour aller au pied de la colline. En même temps, les photos prises là-bas ne nous emballent pas. On préfère assister à la danse d’une Lakota avec, au loin, le Memorial.

 

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A 16 heures, nous prenons la route pour Wind Cave National Park, dans le sud des Black Hills. Un parc de plus pour nous. Nous avons rendez-vous à 17 heures pour la visite guidée de 17h30 (le Natural Entrance Tour). Claustrophobes, s’abstenir… En même temps, Delphine y est quand même allée. Wind Cave est vraiment une grotte particulière. Contrairement à Carlsbad Caverns (Nouveau-Mexique), l’entrée d’origine est minuscule et expulse un air froid (13 degrés dan toutes les galeries, meilleur AC du séjour), d’où le nom de Wind Cave. On entame l’exploration de cette grotte, la 6e plus grande du monde, la 3e des USA, avec 226 km explorés pour le moment. Aujourd’hui, on estime que 90% de ses galeries restent à découvrir. C’est juste énorme. Le ranger mène le groupe d’une vingtaine de personnes et nous sommes surpris de l’étroitesse du passage (ça change de Carlsbad, une autoroute). Il nous refait l’histoire, donne des précisions sur les formations, le “cave popcorn”, et surtout les “boxwork”, des filonnets de calcite en relief qui font la réputation de la grotte (90 % des boxworks mondiaux se trouvent ici). On finit par éteindre totalement les lumières, impression étrange. Et, pour remonter, grand luxe, c’est l’ascenseur, “la deuxième plus rapide du Dakota du Sud”, dixit le ranger.

 

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Il est sept heures. Que faire ? Rentrer mettre la viande dans le torchon ou partir en exploration. Vous nous connaissez ? Wind Cave n’est pas seulement une grotte, c’est aussi un parc fantastique en surface pour la faune. On a pris les routes 5 et 6 (gravier) qu’on vous conseille fortement pour découvrir le backcountry. Et on a fait un carton : des dizaines de bisons, des pronghorns, des chiens de prairie, des “badgers” pour la première fois, un coyote et, pour finir, une multitude de wapitis. L’endroit est sublime au soleil couchant. Là, la radio s’emballe. Message d’alerte pour un orage énorme à quelques miles. C’était pas prévu. Il faut vite revenir sur le bitume, on débouche alors sur Custer State Park et sa Wildlife Loop Drive. Retour en douceur à Rapid City où l’on prend nos quartiers dans le très beau Best Western Ramkota qui a… son propre waterpark. La soirée se termine dans un endroit que l’on avait coché depuis notre dernière visite : la Firehouse Brewing Company, une brasserie dans une ancienne caserne de pompiers. On valide cent fois !

 

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Notre hébergement : Best Western Ramkota Hotel, Rapid City, Dakota du Sud (prix sur 5 : $$$, qualité sur 5 : ****). Voir et réserver

Notre resto : Carver’s Cafe, Mount Rushmore, Dakota du Sud, (qualité/prix sur 5 : **) , Firehouse Brewing Company, Rapid City, Dakota du Sud, (qualité/prix sur 5 : ****)   

 

Jour 27 : de Rapid City aux Badlands (Dakota du Sud)

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Mercredi 25/7/18. Voilà près de quatre semaines que nous sommes sur la route et, avec le blog, les photos, les réseaux sociaux, la fatigue commence à se faire sentir. On n’en parle pas souvent mais une fois la journée finie (souvent retour à la chambre à 23 heures environ) commence le partage de notre roadrips avec vous pendant deux ou trois heures. Et ce matin, nous n’avions plus vraiment de jus quand le réveil a sonné vers 7 heures. Alors, au Best Western de Rapid City, on a fait ce qu’on fait le mieux. L’ignorer.

Finalement, à huit heures, on a repris du courage pour faire couler le café et Delphine pour aller se baigner dans l’immense piscine de l’établissement (ils ont aussi leur propre waterpark, pas mal pour les familles), remplie d’enfants et pleine forme (eux n’ont pas deux ou trois heures de taff quand ils ont fini de gober leur ice-cream). On peut vous dire que c’est le réveil le plus radical qui existe.

 

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Nous avions un rendez-vous à 11 heures au Wall Drug. Vous vous souvenez du Wall Drug, on vous avait parlé de lui il y a quelques années. Ce village, qui est l’une des portes d’entrée des Badlands, est un magasin géant, tout simplement. Il y a plusieurs dizaines d’années, le fondateur du Wall Drug avait eu l’idée géniale de faire de la pub sur la route. Normal. Sauf que le nombre de panneaux, l’éloignement (sur des centaines de miles), en ont fait une légende. Des gens se sont amusés à se prendre en photo à l’autre bout du monde avec un  panneau « Wall Drug, XXX miles ».

Bref, ce matin, nous avions donc rendez-vous avec Keegan, qui travaille pour l’office de tourisme du Dakota du Sud. On a pu discuter de nous, de lui, du Dakota, de la façon dont préparer un beau roadtrip ici. Des informations que l’on vous redonnera dans un article dédié. On s’attable autour d’un café et d’un donut, excellent. Ici, ils mettent un peu de SevenUp lors de la cuisson pour le rendre plus « fluffy ». Ces fous.

 

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Après cette rencontre, nous avons arpenté le Wall Drug, ses échoppes, ses attractions, acheté des souvenirs (c’est toujours très abordable là-bas) et pris quelques donuts pour les prochains petits déjeuners.

Une fois les emplettes terminées, retour à Rapid City que nous n’avions pas eu le temps d’explorer la veille. On se gare au downtown pour faire notre tour. Au coin des rues, la ville a installé les statues de tous les présidents. Manquent juste Obama (elle arrivera au printemps prochain) et Trump. On pose avec quelques-uns, on s’arrête devant la fontaine de la place centrale, l’hôtel Alex Johnson toujours en vue, on visite Prairie Edge, un immense magasin d’artisanat Lakota. Fascinant (les prix aussi). A deux pas, nous trouvons Art Alley, l’allée de graffs de la ville avant de retourner manger à la Firehouse Brewing Co, qu’on avait adoré la veille. Le ventre plein, on grimpe jusqu’à Dinosaur Park, qui a une chouette vue sur la ville… et accessoirement des dinosaures géants (je sais pas si on peut dire géants quand techniquement, ils sont moins grands que les originaux).

 

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Le plein fait, le sip de Mountain Dew rempli et bien glacé. Cap sur les Badlands par une entrée que l’on n’avait jamais faite. Après la ville à moitié fantôme de Scenic et son saloon abandonné qui affichait à l’époque “No indians allowed “(“Indians allowed” désormais »), on attaque la Sage Creek Rim Road. Plusieurs kilomètres de piste au milieu de bisons pour arriver doucement à la route goudronnée et à la boucle traditionnelle. Là, nous enchaînons les mini-stops, avec le traditionnel Pinacles Overlook. On rencontre surtout des bighorn sheeps, avec leurs petits. Tooooo cute. Le coucher de soleil, tandis qu’on avance vers notre hébergement, est exceptionnel, un régal. Nous voilà finalement au Cedar Pass Lodge, le seul hébergement dans le parc. Des cottages tout confort en plein Badlands. Mais l’heure tourne et le restaurant du Cedar Pass ferme.

 

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Il nous reste une solution, Interior, à deux miles. Il y a deux bars, on passe devant le Wagon Wheel et on s’arrête finalement au Horseshoe Bar. Et là, le show commence. Bar tapissé de dollars et de crânes de biffe, l’établissement est tenu par des natifs. Mais c’est Tommy, venu de Floride et Port Charlotte, qui nous sert et nous aide à choisir dans le menu pléthorique. On décone, ils n’ont que de burgers et des steaks. Avec des frites ? “Non, on ne peut pas, elles arrivent demain”. Ok pour des onion rings. On se marre bien avec Tommy et les autres clients dans ce cadre d’un autre temps. Il y a de soutifs qui pendent, des crânes de bisons sur le billard… C’est complètement barré. On mange en vitesse, règle 25 $, avant de quitter tout ce beau monde et de retourner à notre petit chalet. On prévient tout de même les Roadies qui seraient tentés d’y aller. C’est sympa pour le décor, l’expérience, mais n’y allez pas pour la bouffe, hein. Notre immense lit nous attend. D’ailleurs, on y est tombés plus tôt que prévu, délaissant le ciel étoilé très réputé du parc… (et le blog vu que le wifi n’était pas assez punchy).

 

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Notre hébergement : Cedar Pass Lodge, Badlands NP, Dakota du Sud (prix sur 5 : $$$$, qualité sur 5 : ****). Voir et réserver

Nos restos : Firehouse Brewing Company, Rapid City, Dakota du Sud, (qualité/prix sur 5 : ****), Horseshoe Bar, Interior, Dakota du Sud (qualité/prix sur 5 : **)

 

Jour 28 : des Badlands (Dakota du Sud) à Gering (Nebraska)

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Jeudi 26/7/18. Dernier jour dans le Dakota du Sud (snif). Du coup, il a commencé tôt : on a réussi à entendre le réveil. On a bu le café sur la terrasse de notre cabane, face aux Badlands, au ballet des lapins et des oiseaux… Quelques gouttes de pluie sont tombées. Le temps a d’ailleurs été instable toute la journée, mais ce n’est pas très grave : il fait si chaud ici quand le soleil cogne.

On a commencé par du… shopping. Il faut dire que les stores et le visitor center du parc national sont hyper bien achalandés en goodies bisons, National Park Service. Et comme la fin approche, on a toujours tendance à faire le plein pour faire durer la magie américaine au retour. Alerte roadtrip-fashion : Delphine a dégoté des boucles d’oreilles chiens de prairie (celui de droite aboie debout vers celui de gauche en position d’observation…).

Derniers clics dans les Badlands (on avait pas mal marché la dernière fois, il y a 6 ans déjà) et on retrouve justement les adorables prairie dogs. Ils ont été omniprésents ces derniers jours, et vont nous manquer. Un petit coucou aux spécimen blancs, uniques au monde, à Prairie Homestead (on peut les voir gratuitement du parking, on avait payé l’entrée la fois précédente)  puis à ceux du Ranch Store, accompagnés d’un géant. On s’est beaucoup dit ces jours-ci que ça ne nous dérange vraiment pasd e refaire des choses déjà faites lors d’un précédent roadtrip; pas mal ont d’ailleurs changé ou évolué. Par exemple la façade du ranch arbore justement une peinture chien de prairie biker du plus bel effet. Ceux d’ici ne sont vraiment pas farouches. On peut même acheter des cacahuètes naturelles et non salées sur place, mais globalement, ils s’en foutent.

 

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Sur la route, qui va être longue (mais normalement magnifique) aujourd’hui, Delphine potasse les très nombreux prospectus et guides locaux, qui sont vraiment bien foutus ici. On emprunte une route mythique des Black Hills, la Peter Norbeck Scenic byway, qui est en fait composée de l’Iron Mountain Rd et de la Needles Highway mais aussi la Wildlife loop Rd du Custer SP . La première nous conduit à travers ses célèbres tunnels, avec vue sur le mont Rushmore (il y a la queue pour la photo !) , et à travers plusieurs petites villes toutes différentes (et qui ont généralement tout un panel d’attractions et de trucs à voir). On a choisi de s’arrêter à Hill City, plus tranquille que d’autres (comme Keystone, vraiment au pied du mont Rushmore), pour manger un bout. A l’écart du centre ville, pourtant tout mignonnet, il y a beaucoup de pineraies et les brasseries commencent à émerger. On s’est attablés sur la terrasse de la Miner brewing company et grignoté des sandwiches au fromage grillé (la bière est plutôt bonne). Il y a un train historique, une collection d’ours Teddy bears…

 

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Puis on est officiellement entrés dans le parc d’état de Custer et ses 1300 têtes de bisons, qu’ils « trient » chaque année lors d’un « round-up » en septembre, ouvert au public et qui doit être une sacrée expérience). Custer et un vrai réservoir de vie animale. La boucle est vraiment chouette : on commence par la Needles highway qui entraîne entre des pics de pierre (ne pas manquer la needle eye, entre autres stops), sous le retour de la pluie. Il y a quand même pas mal de monde et l’entrée du parc reste chère si l’on n’y va qu’une fois (10 dollars par personne, mais c’est valable 7 jours). On termine par la Wildlife Loop road, (18 miles au total) qu’on avait partiellement empruntée l’autre jour lors de notre « chasse » miraculeuse. Les débuts sont un peu décevants et il y a quand même pas mal de monde. Mais on se déride vite lorsqu’appparaissent les premiers mule deers et, surtout, les mascottes du lieu (hors bisons) : les ânes sauvages. Ils ne le sont pas vraiment : tout le monde les nourrit (une tradition apparemment), les caresse et ils viennent même réclamer à la fenêtre de la voituren! Il faut se résoudre à faire demi-tour, on a quand même de la route devant nous.

On voit encore un vrai troupeau d’antilopes en repassant dans le secteur de Wind cave NP et on dit au revoir aux chiens de prairie…

 

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On passe par Hot Springs, autre ville qui tranche dans le secteur. Cette ville de source chaude (élue « ville des vétérans ») est très jolie, avec ses bâtiments de pierre rouge. On a la surprise de tomber sur un magnifique graff de bison (sur le mur du poste de police !). C’est une ville qui peut être une bonne nuit d’étape lorsqu’on quitte le secteur. Elle abrite aussi le Mammoth site, plus grand site du monde avec les os de mammouth encore sur site (une soixantaine).

 

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La route défile, et désormais nous ne croisons que de rares voitures… On avait noté plusieurs possibilités sur la route, mais on fait des choix. On écoute en se marrant Madison, une animatrice radio déjantée qui nous accompagne depuis le début et « Ohio », une chanson de Andrew McMahon qui parle de roadtrip et est devenue notre hymne 2018…

 

On s’arrête à Ardmore, ville fantôme… depuis des années. La cité, plutôt grande, se dégrade peu à peu, de belles bagnoles rouillent entre les maisons qui s’écroulent. Très beau.

 

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Tandis que le coucher de soleil est encore caché par les nuages, nous quittons le Dakota du Sud pour arriver au Nebraska (et perdu toute connexion Internet du coup). JP roule à l’aveugle sans GPS pour arriver jusqu’à « Carhenge » à Alliance avant les dernières lueurs du jour pour shooter cette imitation de Stonehenge en voitures.

 

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Il fait désormais nuit, et la radio nous annonce une alerte (flashflood ) à 40 miles. On s’inquiète justement un peu car il y a eu des inondations à Cheyenne (Wyoming) qu’on doit rejoindre demain… En vue, notre motel, l’Arcadia, à Gering, la ville jumelle de Scottsbluff. L’accueil est juste magnifique, très prévenant avec tout un tas d’explications. « Manger à 10 heures ? No Problem ». Le gérant nous redirige vers Shari’s, un diner à la Denny’s, un chaîne née en Oregon. C’est ouvert 24/24 et il y a tous les classiques US. Ca fera l’affaire. Ce soir, nous avons pas mal de boulot à rattraper après nos soucis de wifi de la veille.

 

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Notre hébergement : Arcadia Hotel, Gering, Nebraska (prix sur 5 : $$, qualité sur 5 : ****). Voir et réserver

Nos restos : Miner Brewing Co, Hill City, Dakota du Sud, (qualité/prix sur 5 : ***), Shari’s, Scottsbluff, Nebraska (qualité/prix sur 5 : ***)

 

 

Jour 29 : de Gering (Nebraska) à Cheyenne (Wyoming)

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Vendredi 27/7/18. Vous savez quoi ? On a raté le réveil ce matin à Gering… Rien d’étonnant après la tirée de la veille. Le seul souci, c’est que nous avons une journée chargée. Alors, on zappe le petit dej qu’on se fait rembourser avant de sauter dans notre carrosse, qui commence à faire ses miles (plus de 6000). Un tour dans la ville voisine de Scottsbluff pour y voir notamment son joli théâtre (superbe enseigne Midwest) et nous partons pour Chimney Rock à 25 minutes de là. Le ciel est hyper menaçant aujourd’hui et les alertes orages se multiplient.

S’élevant 91m au-dessus du sol, Chimney Rock est un rocher très spécial, qui a comme son nom l’indique, une forme de cheminée. Si les natifs, essentiellement les Sioux Lakotas, l’appelaient « penis de wapiti » (no kiddin’), ce sont les trappeurs qui lui ont donné ce nom de Chimney Rock. La formation rocheuse servait de repère pour l’Oregon Trail, le California Trail et le Mormon Trail. Un visitor center avec plein de panneaux « rattlesnakes » qui mettent bien à l’aise et puis la route continue jusqu’à un point de vue et le cimetière.

 

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Toujours pressés, on ne s’attarde pas vraiment, on a encore un National Monument au programme : ScottsBluff. Là aussi, ces cinq formations rocheuses  ( Crown Rock, Dome Rock, Eagle Rock, Saddle Rock, et Sentinel Rock) collées aux villes de Gering et Scottsbluff, servaient de repères aux voyageurs. Le site se fait assez facilement : un visitor center, une route pour aller au sommet (Summit Rd) en dix minutes, quelques trails. On peut d’ailleurs prendre le shuttle des rangers et redescendre par un chemin, ce qui est pas mal du tout il faut l’avouer. Pour nous, le temps est toujours gris mais la vue appréciable. On redescend au visiter center pour prendre en photo les chariots disposés sur l’Oregon trail (avec des longhorns en plastique… adorables).

 

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Il est plus de midi. On doit changer d’état. Cap sur Cheyenne, Wyoming, où se déroule l’un de plus grands rodéos des USA, les Frontier Days. Toujours sur une petite dizaine de jours, toujours à la fin du mois de juillet, toujours avec des centaines d $e milliers de visiteurs. On prend la pluie sur la route monotone avant d’arriver. Pour le parking, nous choisissons le Park’n’Ride (10$). Voiture posée, bus et nous sommes aux Frontier Days en 10 minutes.

 

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On file au rodéo pour lequel nous avons des places. Nous vous raconterons en détail cette expérience aux CFD mais c’était assez exceptionnel. Placés juste au-dessus de la sortie des champions, en une heure trente, nous avons vu pas mal de disciplines différentes : du roping (lasso), du bull riding, bronc riding, course de chevaux sauvages… Très intéressant et sans aucun temps mort. Surtout que la pluie a finir par s’arrêter. Après l’arène, nous avons tourné dans l’enceinte : un village de pionniers avec de nombreux magasins, un village indien où nous avons pu assister à des danses traditionnelles (Delphine y a acheté une cuisse de dinde tout simplement énorme), une fête foraine qui fait bien envie, des ventes aux enchères, un concours de cookout… Il nous restera quelques petits trucs à voir demain.

 

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De retour à notre voiture, nous décidons d’aller manger dans le centre de Cheyenne. Après un panneau de motel magnifique, on découvre le centre-ville, charmant, de cette ville en pleine effervescence. Big up au théâtre, le Lincoln, et à la place du “train depot” avec des santiags géantes, ses food trucks et son concert. Nous, on trouve notre bonheur à l’Accomplice Brewery, au concept novateur. Dans cette brasserie, on vous donne une carte à l’entrée et vous vous en servez pour vous servir en bière. Bonus, la bouffe est assez bonne. C’est sur les genoux que nous finissons la journée, après une nouvelle lessive.

 

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Notre hébergement : Hampton Inn, Cheyenne, Wyoming (prix sur 5 : $$, qualité sur 5 : ****). Voir et réserver

Notre resto : Accomplice Brewery, Cheyenne, Wyoming (qualité/prix sur 5 : ****)

 

Jour 30 : Cheyenne Frontier Days

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Samedi 28/7/18. On aurait bien fait une petite grasse mat’ ce matin, surtout que Delphine est arrivée à s’endormir dans la laverie la nuit dernière. Mais on ne voulait absolument pas rater la parade des Frontier Days, qui se déroule elle dans le downtown de Cheyenne, à partir de 9 heures. Alors, efficacité : réveil, petit des au Hampton Inn puis direction la parade (il y en a plusieurs dans la semaine). Nous finissons par trouver une place et par rejoindre le public déjà en place (avec chaises et bouffe, vous commencez à les connaître…). La parade, qui part du capitole (qu’on ne verra pas car tout en travaux), fait une boucle de près de deux heures. Il y a du cheval, du tracteur, de la cariole, des entreprises et églises locales, des vélos… Très sympa. Pour d meilleures photos, on vous conseille de vous placer en face du Wrangler, le grand magasin d’articles western de Cheyenne (qu’on prononce Chayenne). Nous sommes d’ailleurs allés y faire un tour. Une bonne adresse pour trouver jeans, stetsons, boots et chemises à des prix assez raisonnables.

 

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Ensuite, on a fait un break en retournant à l’hôtel pour se reposer un peu avant de repartir aux Frontier Days à 14 heures. Rodeo, épisode 2. Cette fois, Delphine a une place choix pour les photos et s’en donne à coeur joie. Attention, elle est avec les photographes et ça ne rigole pas : chemise manche longue, jeans, et chapeau obligatoire. Sinon, ça ne passe pas. Les tribunes sont bien plus remplies que la veille et nous assistons aux mêmes disciplines.  Delphine a une préférence pour le bull riding et JP pour le steer wrestling. L’ambiance, excellente, est refroidie par un accident pour un boeuf, rapidement pris en charge et évacué. Les champions auront encore un jour pour se montrer.

 

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Dans la foulée, nous faisons un tour au musée (un point sur l’histoire des CFD et un chouette gift shop), des arrêts shopping, bière et bouffe avant de se mettre en place pour le concert du soir, qui se déroule dans l’arène de rodéo. Dierks Bentley ! On était tellement content de le voir en vrai surtout qu’on l’écoute depuis quelques années sur les routes US : “Somewhere on a beach”, “5-1-5-0” ou encore le mythique “Drunk on a plane”. On a surkiffé.

 

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Nous avons fini la soirée au Penny’s, un diner à l’ancienne, peu cher et plutôt correct. On vous embrasse, une vrai bonne nuit nous attend.

 

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Notre hébergement : Hampton Inn, Cheyenne, Wyoming (prix sur 5 : $$, qualité sur 5 : ****). Voir et réserver

Notre resto : Penny’s, Cheyenne, Wyoming (qualité/prix sur 5 : ***)

 

 

 

The Lost States #1 : d’Austin à Chicago

The Lost States #2 : Chicago

The Lost States #3 : Wisconsin, Michigan et Minnesota

The Lost States #5 : Colorado, Nouveau-Mexique et Texas, le retour express

 

 

Merci à nos partenaires sur ce roadtrip #TheLostStates : Chapka AssurancesCarigamiSim USA Mobi, Choose Chicago et Great American West. Pour la visite de ces trois états, l’hébergement et certaines des activités nous ont été offerts par Great American West. Tous les choix éditoriaux et les avis nous reviennent. 

 

13 responses à “Roadtrip « The Lost States » #4 : Dakota du Nord, Dakota du Sud et Wyoming

  1. Hello !
    Toujours en live à vous lire, je rêve devant vos photos hé hé. Fargo !! <3
    Et la suite à l'air tellement extra… Profitez à fond et encore merci pour tous vos partages !
    Bises

  2. Merci de partager tout ça avec nous ! C’est vrai qu’on ne réalise pas forcément la charge de travail que ça implique mais en tous cas ça vaut le coup, j’ai au moins 15 nouvelles destinations dans ma wishlist grâce à (ou à cause de) vous !

    1. Hello Agathe ! Merci pour ton message hyper sympa. Oui, c’est un peu de boulot mais ca nous fait vraiment plaisir de le faire 😉

  3. Eh bien je vois que la ville de Lons-le-Saunier est représentée aux Frontier Days ! Le Jura est partout !
    Merci beaucoup de nous faire voyager avec vous. C’est chaque jour un bonheur.

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