Roadtrip « The Lost States » #3 : Wisconsin, Michigan et Minnesota

Voilà, Chicago est dernière nous et on espère que vous avez aimé cette ville autant que nous. On a vu mille choses et, assez rare quand on affronte une mégalopole, elle ne nous a pas lessivés. Nous sommes ressortis en pleine bourre de notre séjour Chicagoan. Après deux semaines de roadtrip, pas loin de 5000 km déjà parcourus, de nombreuses villes (Tulsa, Wichita, Lincoln, Omaha, Des Moines, Kansas City, Chicago), le roadtrip va prendre un tour plus nature et laisser plus de place aux parcs nationaux et aux bestioles. On ouvre ce nouveau chapitre qui concernera trois états – Wisconsin, Michigan et Minnesota – et deux des parcs nationaux les moins connus des Etats-Unis. Vous suivez toujours ?

 

 

The Lost States #1 : d’Austin à Chicago

> The Lost States #2 : Chicago

 

 

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Le Midwest : Wisconsin, Michigan et Minnesota

 

Jour 14 : arrivée à Milwaukee (Wisconsin)

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Jeudi 12/7/18. De nuit, nous sommes arrivés à Milwaukee pour prendre nos quartiers dans un hôtel insolite, l’ancienne brasserie Pabst. Un bijou que ce Brewhouse Inn ! A l’étage de notre chambre (218), on découvre les immenses cuves qui ont été conservées. Le tout avec un resto servant jusqu’à 23h, avec, à la carte, des chicken waffles (Delphine adore). Tant mieux car le quartier (Pabst Complex) est très paisible.

Notre hébergement : Brewhouse Inn, Milwaukee (qualité/prix sur 5 : ****)  Voir et réserver

Notre resto : Jackson’s, Milwaukee (prix sur 5 : $$$, qualité sur 5 : ****)

 

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Jour 15 : de Milwaukee au Door County

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Vendredi 13/07/18. Qu’est-ce qu’on a bien dormi dans notre ancienne brasserie ! Après le petit-déj et quelques photos, on a repris la voiture pour partir à la découverte de la ville de Milwaukee (MKE pour les intimes) sous un soleil de plomb. Pourtant, le thermomètre n’affiche « que » 76°F (24C°).

On se décide pour finalement aller à l’attraction numéro 1 de la ville : le musée Harley Davidson. C’est ici qu’est née, il y a 115 ans, la mythique moto. Et comme le musée fête ces jours-ci ses 10 ans (ouverture le 12 juillet 2008), on a eu la surprise de ne payer que 10 dollars l’entrée (au lieu du double). On n’est pas motards mais on a a-do-ré ! Le musée (dans un complexe hyper bien foutu qui accueille aussi événements, magasin de souvenirs et resto) est super bien fait, et interactif. On a vu des des dizaines de bécanes et été émerveillés : la première 1903 (qui ressemble presque plus à un vélo), celles des militaires, les customisées, les stars de cinéma (« Terminator 2 », « Easy Rider »…). On peut faire vrombir les moteurs, poser dessus pour une photo souvenir… Top. On a fait l’impasse au gift-shop (vraiment cher).

 

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Cap ensuite sur une autre institution de la ville, qui est marquée par la bière : la brasserie Miller (qui produit la Lite, la Coors, la Blue Moon, la Peroni, du cidre, etc). La visite est gratuite et dure une quarantaine de minutes. Mais ce sera dur de revenir sans rien : le magasin de souvenirs est génial et ils ont eu la bonne idée de prévoir une photo-souvenir rigolote avec des emojis… On a eu du pot (oui, encore, touchons du bois ces jours-ci) : sur la pause déjeuner, on était dans un mini groupe de quatre personnes (entre deux d’une vingtaine). On a visité une partie de l’usine, les anciennes caves où était rafraichie la bière, alors que des hommes ramenaient de la glace du lac Michigan… Les chiffres donnent le tournis : 10 millions de barrels sortent d’ici chaque année, 500 000 packs par jour… Ils ont six autres usines, celle-ci dessert le Midwest (principalement l’aire de Chicago). Un camion qui part d’ici chargé de packs, il faudrait 22 ans à quelqu’un qui boit un pack de 6 par jour pour le descendre ! Des volontaires ?

Il faisait hyper chaud. On a eu droit à un « sample », une dégustation, d’abord dans l’Inn puis au beergarden. Clairement, la Miller et la Lite sont des bières de soif hyper légères, les autres sont un peu plus typées… Tout se passe dans la « Miller valley », un quartier que l’on croirait 100% à la brasserie. Mais les rues ne lui appartiennent pas, alors il a fallu trouver des arrangements : comme cette passerelle au-dessus de la route où l’on voit les packs transiter.  On s’est bien sûr arrêtés au gift shop, vraiment très cool. Leur logo historique, une jeune fille sur une lune, est d’ailleurs superbe.

 

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Départ pour le centre-ville et le riverwalk, à la recherche du « Bronze Fonz », la statue de Fonzie de « Happy days », d’ici. On a mis un peu de temps pour le trouver car il y a beaucoup de travaux en ville, mais on l’a vu : top, avec des jeans de couleur (et un public assez important). On arrive déjà à la conclusion qu’on adore cette ville : elle est cool, pas trop grande, il y a des petites tables et des canapés installés au bord du riverwalk pour accueillir les passants… Il y a aussi beaucoup de mouettes (ce qui n’a pas forcément une incidence sur le fait qu’on l’aime ou pas…).

 

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Stop ensuite dans le quartier d’Eastside qui accueille pendant 5 jours les « Bastille days », la plus grosse fête « française » du pays avec des démos de cuisine, des stands, des concerts… Il y a une tour Eiffel, c’est sponsorisé par Bud et ça a l’air sympa…Passage par le quartier branché de Third Ward, le bord de l’eau (et le superbe musée d’art très visuel) et la Black Cat Alley, une mini rue dédiée au street-art (on est tombés en plein tournage de clip, vraisemblablement artisanal).

 

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Vint enfin le moment d’aller manger, dans un lieu visiblement de rendez-vous pour les locaux : la Lakefront brewery. On peut manger/boire de hors sur le patio, au bord de la rivière (il y a un foodtruck) ou à l’intérieur. On a misé sur les deux. Ils font aussi des visites guidées (avec un acteur) et sont célèbres pour leur poisson frit. On y a rencontré Mary et Brad, de Minneapolis, qui fêtaient leur anniversaire de mariage…

 

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On a repris la route et écouté avec surprise une alerte orage à la radio. On en a pour un peu plus de deux heures pour rallier le Door County et Sturgeon Bay, où l’on doit passer la nuit. Ça n’a pas loupé : on a pris de la pluie à la moitié de la route. Mais cela nous a aussi offert le plus beau coucher de soleil de notre début de voyage. Sur les rives du lac Michigan, on a trouvé un petit parc pour voir le soleil tomber dans cette monumentale étendue d’eau. Magique.

On arrive finalement vers 9 heures à Sturgeon Bay, au Holiday Music Motel. L’accueil est parfait. On trouve in extremis un endroit où manger, le Crate. C’était plutôt cher et très moyen. Delphine regrette ses sushis et JP a testé les moules, qui sont arrivées avec des nouilles et du parmesan… Va comprendre.

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Notre hébergement : Holiday Music Motel, Sturgeon Bay (qualité/prix sur 5 : ***)  Voir et réserver

Nos restos : Lakefront Brewery, Milwaukee (prix sur 5 : $$, qualité sur 5 : ****), Crate, Sturgeon Bay (prix sur 5 : $$$$, qualité sur 5 : **)

 

 

 

 

Jour 16 : de Sturgeon bay (Wisconsin) à Copper Harbor (Michigan), le Door County

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Samedi 14/07/18. Aujourd’hui, rien n’a ressemblé à un jour de fête nationale française… On s’est levés tôt ce matin et pris le petit-déj dans notre super motel de Sturgeon Bay, l’Holiday Music Motel. En plus d’être « charmignon », il a une histoire sympa. Il organise trois festivals de musique chaque année, a sa propre station de radio et fait régulièrement office de studio d’enregistrement ! Hyper vintage (avec pourtant toutes les commodités du monde moderne), on prend le breakfast dan un mini diner !

 

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Gros programme aujourd’hui : la découverte du « Door county », une péninsule sur le lac Michigan (le nom vient de Death Door, la Porte des Morts, hérité d’un combat meurtrier entre deux tribus indiennes) qui compte cinq parcs d’état et de nombreuses petites villes balnéaires. Partout des cerises, des fermes, des galeries d’artistes, des petits cottages et motels…

On a commencé par la rive Est, dans une brume presqu’inquiétante, au milieu des falaises. On a bien aimé le Cave Point County Park, où les vagues sont les plus impressionnantes. Le Whitefish Dunes State Park est très sympa aussi. Il y a beaucoup de trails, mais la principale activité consiste à traverser la forêt pour aller à la plage, qui comme son nom l’indique, est bordée de dunes. Les locaux se baignent, mais on n’a pas eu ce courage (traduire :  elle est gelée LOL).

 

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On a repris la voiture et fait des arrêts un peu partout (dont au photogénique Bailey’s Harbor). Selon les portions, il y avait foule : c’est le week-end ! Sister Bay est assez animée avec son resto suédois (Al Johnson’s) au toit en gazon ! Si vous y passez, vous remarquerez qu’absolument tous les bancs de la péninsule sont en hommage à quelqu’un (mort ou vivant). On a poussé tout au nord, à Northport ; peu d’intérêt à part pour ceux qui prennent le ferry pour l’île Washington (qu’on voit d’ailleurs à l’horizon).

De retour sur nos pas, Delphine avait envie de s’arrêter dans tous les magasins (ben quoi, ils étaient trop choux avec toutes ces couleurs, dans ces petites maisons… Il y a surtout beaucoup de créations plus ou moins artistiques pour le jardin).

 

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Un arrêt qu’on a adoré: Ephraim, jolie petite communauté qui abrite l’Anderson’s dock, un monument historique classé sur l’eau, greffé des noms des visiteurs et où se trouve désormais une galerie d’art. Les marins venant accoster à Ephraim avaient pris l’habitude d noter leur nom et le nom de leur bateau sur le dock. La tradition est restée.

Cap sur un troisième state park, juste en face : le Peninsula SP. Le paradis des golfeurs, mais aussi des baigneurs, des marcheurs, des amoureux des étoiles… Il y a aussi un joli petit phare.

Quelques magasins à Fish Creek (très sympa) et nous voilà à Egg harbor, primé comme étant la plus jolie « petite ville de la péninsule ». On n’y a pas vu grande différence sincèrement, mais on y a trouvé à manger. On s’est attablés sur le deck du Harbor View Grill, tout bleu, qui a une vue (partielle) sur l’eau. Car oui, on ne comprend toujours pas comment les Américains mettent leurs restos de l’autre coté de la route, souvent sans terrasse… Pas de fish boil (la spécialité du coin, une sorte de ragoût de poisson cuit sur le feu, en général du whitefish local, du cisco, avec des patates), mais des tacos du même poisson, une bonne salade (bien verte et bien crue) au saumon, et surtout des « tater curds », genre de pomme dauphine géante fourrée de fromage cheddar.

 

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Là, on a piqué un phare (sans jeu de mots local) : il nous restait 5h30 de route jusqu’à Copper Harbor (Michigan), où l’on doit passer la nuit, avec en plus un changement de fuseau horaire (une heure en plus), soit une arrivée après minuit… Mais bon, il nous a fallu aller (enfin) goûter à la « frozen custard », une glace prisée ici. Nous avons choisi un bel endroit au nom génial (« Not Licked Yet », « Pas encore léché »). JP dit que ça ressemble à la glace du sundae, Delphine a trouvé ça trop crémeux et écoeurant. En même temps, ça fait plus de 30 ans que je ne mange que de la glace fraise-citron, de préférence en sorbet….

Encore un arrêt pour mettre de l’essence et un à Green Bay, « grande » ville à la porte (vous l’avez ?) du Door County et on a avalé la route. Une sorte de no man’s land tout en ligne droite comme seuls les américains savent le faire. Avec de la forêt, beaucoup de forêt. La route est finalement passée assez vite alors que nous arrivons à Houghton pour un Walmart-stop.

A 1 heure, nous voilà au motel de Copper Harbor. La dame de l’accueil est encore là. On avale notre repas Walmart, trie les photos et on sombre du sommeil du juste vers 2h30. La réveil est réglé à 6 heures.

 

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Notre hébergement : Bella Vista Motel, Copper Harbor (qualité/prix sur 5 : ****)  Voir et réserver

Notre resto : Harbor View, Egg Harbor (prix sur 5 : $$, qualité sur 5 : ***)

 
 
 

Jour 17 : Isle Royale National Park

Dimanche 15/07/18. Vous savez, c’est l’histoire d’un mec qui est fan de foot. Mais le truc, c’est qu’il ne pensait pas retrouver la France en finale de la coupe du monde. Avec la chatte à Dédé, tout était possible. En fait, il n’avait surtout pas pris en compte le décalage horaire. Alors, le gars en question était en train de flotter sur les eaux calmes et brumeuses du Lac Supérieur quand les Bleus ont ouvert le score. Et vu que, dans ces coins, le réseau est aussi dense que le palmarès du Stade Rennais, il a dû attendre d’arracher une barre de Wifi pour comprendre que la France était championne du monde et que tous ses potes devaient déjà être pétés…

Bref, passons le foot, on est là pour parler USA. Ce matin, réveil aux aurores. On voit enfin notre motel et notre vue sur le lac Supérieur. Ca tombe bien, c’est là que nous allons. Au programme, Isle Royale NP, le moins visité des parcs nationaux des Lower 48 (environ 25 000 visiteurs/an, seulement devancé par un parc de l’Alaska quasi inaccessible). Pour y aller, plusieurs solutions : croisière (depuis Copper Harbor, Houghton ou Grand Portage) ou un hydravion. Nous avions choisi la première solution, via Copper Harbor. Il faut être un peu souple et imaginatifs car tous les bateaux ne partent pas tous les jours et tous ne vont pas sur la même partie du parc (Rock Harbor ou Windigo).

Nous, après trois heures et demi de croisière, au cours de laquelle un ado au maillot de la Croatie et JP se sont regardés en chiens de faïence pendant que Delphine dormait, on apercevait la terre et le Rock Harbor Lodge. Le coin est charmant, nous sommes pris en charge dès notre arrivée et les visiteurs sont triés : ceux qui sont là à la journée, ceux qui campent, ceux qui dorment au lodge. Et vu qu’on s’embourgeoise avec l’âge, on avait pris l’option lodge et même cottage. Après avoir acheté un nouveau pass America the Beautiful, avoir profité de l’un des deux restaurant, il était temps de jeter un oeil à notre hébergement : superbe baie vitrée sur Tobin Harbor mais odeur un peu forte.

Pas trop de temps à perdre. Avec notre hébergement est venu un ticket pour une demi journée de canoë. Ni une, ni deux, on discute avec les rangers pour connaître les meilleurs spots pour les animaux et on récupère ce canoë. Mise à l’eau au Seaplane dock et c’était parti. L’endroit est tellement paisible qu’on passerait des heures sur l’eau à slalomer entre les îles. Mais on voulait combiner canoë et randonnée. Alors qu’on avance, un grand gars nous fait signe de le berge. « Mooooooooose », semble-t-il dire sans émettre le moindre son. On débarque de suite. Isle Royale est connue pour sa faune : renard roux, loups, lapins, écureuils et élans (ou orignal ou moooooooose). Gagné, ils sont à Hidden Lake, là où nous avions prévu d’accoster. Ted, un grand beau gosse d’Indianapolis, nous aide à mettre le canoë sur la berge et nous indique où il a vu un orignal. Gagné, il est encore là. On avance sur le chemin pour trouver un autre angle… deuxième orignal. Problème, ils sont hyper loin. Delphine a du mal même avec l’objectif 300 tandis que Ted est un peu beaucoup en galère avec sa GoPro. Le chemin, protégé par une armée de moustiques (prenez du spray et des vêtements longs car ce sont des putains de tordus), mène à Louise Lookout, un point de vue en hauteur. A quelques mètres du but, Delphine a des scrupules : « Et si on ratait notre moose ? »

Tandis que JP rejoint Ted au sommet, Delphine redescend. Bien vu, elle a un orignal pour elle toute seule, et beaucoup plus près. Bien sûr, quand JP et Ted reviennent, plus rien. On remercie Ted, on lui promet de lui envoyer nos clichés et on se quitte. Le retour vers le dock est ardu avec un vent fort et du courant. Après une longue bataille, on y arrive. De retour au Visitor Center, on décide de repartir arpenter les sentiers non loin du restaurant, qui boucle à 19h30. On tombe d’abord sur un ancien dock, qui accueillait le bateau America au début du 20e siècle, époque où Isle Royale était une destination vacances avec des resorts et des cottages. On longe les autres unités de notre lodge et, cette fois, c’est un lièvre qui fait le show.

Retour au restaurant, qu’on aime beaucoup avec ses plats simples et sa jolie vue (et ses jeunes serveurs asiatiques exclusivement; on a demandé, ils font partie d’un programme d’échanges pour 3 mois) avant de s’installer à Seaplane Dock pour un majestueux coucher de soleil sur Tobin Harbor. Le bonheur, façon National Park.

Notre hébergement : Rock Harbor Lodge, Isle Royale NP  (qualité/prix sur 5 : ***)  Voir et réserver

Notre resto : Greenstone Grill (prix sur 5 : $$, qualité sur 5 : ****)

Jour 18 : d’Isle Royale NP à Ashland (Wisconsin)

Lundi 16/07/18. Ce matin, c’est le jour qui nous a réveillés à travers la baie vitrée (hmmmmmmm). On a quand même dû sortir se chercher un café car s’il y a toute une cuisine et une cafetière dans notre cabine, rien d’autre. Alors, va (encore) pour le Greenstone Grill ! Si Bryan le Malaisien vous dit « Al Bento », c’est de notre faute, on n’avait pas trop le temps de s’attarder à lui apprendre à prononcer correctement « A bientôt » en français. On est vite remontés à la cabine, car le check-in est à 10h30, et le mec qui récupère les bagages en tracteur était prêt une heure avant.

Revenus au Visitor center acheter quelques trucs souvenirs, laisser notre sac et parler wildife avec le ranger (il a confirmé que notre orignal était une femelle), on s’est lancés à la découverte d’un dernier trail, le « Scoville Point », qui mène, sur une boucle d’environ 8 kilomètres, à l’une des extrémités de l’île. On espérait voir encore un « moose », voire un renard, mais on a dû se « contenter » de papillons (les monarques sont là en ce moment), de fleurs et de vues vertigineuses sur le lac. Et de traces de pattes dans les passages boueux. Une merveille cette rando, entre sous-bois, forêt boréale, rochers, petites plages… (le tout avec peu de dénivelé et pas encore de moustiques).

Ce parc est vraiment une merveille, le dépaysement a été total : pas de téléphone, pas de clim, peu de monde, pas de bruit… On a appris qu’il y avait 1500 orignaux sur l’île, et aux dernières nouvelles seulement deux loups (un mâle et une femelle, mais trop vieux pour se reproduire). Le NPS étudie leur avenir (à tous, car leur sort est étroitement lié) et va sûrement réintroduire des loups.

L’heure était venue de se rapprocher du port pour attendre notre ferry. On a pique-niqué tranquille sur une table au bord de l’eau. Le bonheur (NB : leur fromage ici, au Wisconsin, est exceptionnel). On devait embarquer pour partir à 14h45. le capitaine nous a expliqué qu’ils avaient eu des problèmes mécaniques à l’aller mais que c’était réparé, et de se préparer car il y avait de big vagues qui allaient faire tanguer tout ça.

Un dernier au revoir au loon (« huard plongeur ») du port. Ces oiseaux, qui vivent au nord ( y compris au Canada) sont fascinants. Entre canard et pingouin, ils peuvent plonger loin et longtemps (en plus d’être d’une élégance rare). La traversée a effectivement été épique : ça tanguait tellement qu’en regardant les voisins en face dans l’allée, on voyait un coup un fond d’eau, un coup les nuages… JP en a profité pour avancer sa lecture des « Derniers Grizzlys » de Rick Bass et Delphine a dormi quasi tout le long !

Il était 18h45 lorsqu’on a retrouvé la terre ferme et Copper Harbor. On a repris notre bolide. Ca fait tout bizarre de retrouver cette « maison » roulante. On a roulé un peu et on s’est arrêtés à Houghton, une ville universitaire qui a l’air vraiment sympa. Mais on voulait pousser un peu plus loin… Un peu galère de se décider avec le fuseau horaire qui change et nous a induit en erreur, internet qui passe mal dans ces coins et le peu de villes sur le trajet. C’était soit 6 heures pour rallier Minneapolis, soit une heure pour Ontonagon (mais il n’y avait pas beaucoup d’hébergements dans cette ville de moins de 2000 habitants bien qu’au bord du lac) ou Ashland, cinq fois plus grandes et à 3 heures de route. On est partis sur cette option.

La route est quasi déserte, ponctuée par quelques tout petits bleds (Bergland est l’une des seules options, juste avant le lac Gogebic), les poteaux de plusieurs mètres qui montrent jusqu’où va la neige LOL, des stations essence avec des ours empaillés…

Ça va : le jour met des plombes à laisser la place à la nuit noire (il est 22 heures et ce n’est toujours pas le cas). On rentre dans le Wisconsin et, une fois à Ashland, à la quête d’un motel. Il y en a pas mal (mais avec des prix de bord de lac, autour de 150 dollars la nuit). Et les indépendants ont éteint les néons (il est 23 heures). On se rabat sur ce bon vieux Super 8. Et on va chercher à manger: il y a le Walmart, des stations, un Mc Do et apparemment un bar… « Kitchen closed » ! On finit à la station plutôt très bien achalandée. Et comme on aime bien rallonger les journée, on part sur la traditionnelle lessive de roadtrip. Bonne nuit !

 

Notre hébergement : Super 8, Ashland  (qualité/prix sur 5 : ***)  Voir et réserver

Notre resto : aucun

 

The Lost States #1 : d’Austin à Chicago

The Lost States #2 : Chicago

 

 

Merci à nos partenaires sur ce roadtrip #TheLostStates : Chapka AssurancesCarigamiSim USA Mobi, Choose Chicago et Great American West. Pour cette visite de Chicago, l’hébergement et certaines des activités nous ont été offerts par Choose Chicago. Tous les choix éditoriaux et les avis nous reviennent.

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