Les gens d’Amérique #2014

Sans faire de généralité extrême, il faut que vous sachiez (si vous ne le savez pas encore) que les Américains sont des gens profondément gentils. Comme partout, il y a des exceptions évidemment, il y en a toujours un pour demander si ça va et surtout d’où vous êtes, dans des circonstances où en France siégerait un silence un rien pesant (Ex : à la caisse d’un supermarché, à une station service…).

Cette année, alors qu’on grillait une clope à côté de notre 4×4 sur le bord de la route, on a quand même vu un gars faire un détour d’un kilomètre pour s’assurer qu’on n’était pas en panne et que tout allait bien. « Yes, dude ». Et que dire de cette petite famille qu’on a rencontrée sous le pont de Portland, un samedi après-midi, qui s’était dit qu’elle allait offrir des « free hugs » (des câlins gratuits) pour une journée internationale (pas celle des hugs, c’est le 21 janvier). Le roadtrip 2014 a été riche de rencontres, et en belles rencontres. On n’a jamais autant discuté, échangé.

 

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Que ce soit avec des gens hauts en couleurs qu’on n’a fait que croiser, ou avec d’autres avec lesquels on espère/imagine garder contact. On avait envie de vous présenter ceux-ci, des « characters » qui ont marqué nos vacances, et sans lesquels ces 11000 kilomètres n’auraient pas été les mêmes.

 

Pierre Toutain-Dorbec, l’artiste français de Cannon Beach (Oregon)

Pierre

Pierre Toutain-Dorbec est un vrai personnage et on est très heureux de l’avoir rencontré. C’était à Cannon Beach, au tout début de notre roadtrip, et on devait dormir dans un hôtel historique tenu par son épouse Claudia. On a trouvé la porte close à notre arrivée, à minuit, et pas de clés dans la boîte aux lettres. Il a donc fallu venir nous ouvrir. Claudia et Pierre sont arrivés. Il nous a expliqué qu’il était Français et nous a dégoté des croissants (on n’avait rien à manger). Le lendemain, on a fait plus ample connaissance et il a fait en sorte qu’on vive le 4 Juillet en pleine immersion. Artiste, photographe, ex grand-reporter, ses photos ont fait le tour du monde et la une de publications prestigieuses (Time, Newsweek, Paris Match…) et ont même accompagné les pensées écrites du Dalaï Lama. Cet épicurien touche-à-tout, expatrié, a plus d’un tour dans son sac : il vient de sortir un polar, dont la scène de crime se passe dans l’une des chambres du Cannon Beach hotel. Autant de choses qu’on a apprises autour d’un bon verre de rosé, au soleil. On a eu des nouvelles depuis, notamment parce que ce cher Pierre a dû nous envoyer une veste oubliée au café de l’hôtel. On ne désespère pas de le voir débarquer un de ces quatre, vu que ce Normand d’origine a aussi des quartiers en Bourgogne.

 

Justin, le jongleur de couteaux du Saturday market de Portland (Oregon)

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Portland bataille avec Austin pour le titre de ville la plus « weird » (bizarre) des Etats-Unis. Vous imaginez donc aisément que le marché local, le Saturday market, au bord de la rivière Willamette, est encore plus bigarré qu’ailleurs. Là, entre les étals, les artistes de rue se disputent la vedette. A côté d’un mec qui faisait une sorte de seating pour une cause qu’on n’a pas vraiment comprise et d’un groupe groovy, la foule n’avait d’yeux que pour Justin, un showman né qui a enchaîné les contorsions avant de jongler avec trois grands couteaux, en équilibre sur une planche ! Les lames n’ont même pas frôlé ses curieuses moustaches. Il se poste régulièrement près de la fontaine Skidmore.

 

Dennis Sullivan et Frances Conklin, propriétaires du Dog Bark Park Inn de Cottonwood  et maîtres plus grand chien d’Idaho

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Essayez donc de trouver plus gentils qu’eux ! Nous on est allés jusqu’au fin fond de l’Idaho, à Cottonwood, pour rencontrer Frances Conklin et Dennis Sullivan, les maîtres d’un insolite bed and breakfast en forme de chien (de la race des beagles) qu’ils ont construit de leurs mains. L’accueil est soigné dans les moindres détails, jusqu’aux petits gâteaux de bienvenue en forme de toutou ! Ils nous ont tout expliqué, tout fait visiter et nous on préparé un petit casse-croûte. On a passé une nuit de rêve à l’intérieur de « Sweet Willy ». On reste en contact avec ce couple charmant, et on vous en a même fait une chronique (ça leur a fait hyper plaisir d’être dans un blog français : « Nous, on  un chien, vous un racoon !« ). Dennis nous a même aidé à choisir les plus belles routes pour repartir. Si vous êtes dans le coin, n’hésitez pas à vous y arrêter (de notre part), vous allez faire « wouah » (ou woof, c’est selon).

 

Gil Mangels, fondateur du Miracle of America museum de Polson (Montana)

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On était en train de visiter l’incroyable « Miracle of America » museum de Polson, assez ébahis, lorsqu’IL est arrivé, à bord d’un petit tracteur. C’est Gil Mangels, accompagné de sa femme Joanne, qui a amassé toute sa vie « everything from the walking plow to walking on the moon » (attention, jeu de mots qui ne rend rien en Français « Tout depuis la charrue jusqu’à l’homme qui marche sur la lune » ). Le capharnaüm ordonné qui en résulte est impressionnant. Il y a effectivement de tout, des vieux journaux aux premiers bobsleighs en passant par tout ce qui a existé comme engin agricole sur le sol américain. Il y en a une partie à l’intérieur et une (grosse) partie à l’extérieur, avec de nombreux véhicules (dont un hélicoptère). Gil nous a expliqué qu’il avait attrapé la collectionnite aigüe enfant, en trouvant un caillou sur une plage non loin de là. Combien d’objets a-t-il amassés ? Il ne compte pas, mais imagine avoir dépassé les 500 000. Malgré la chaleur caniculaire, Gil a tenu à nous faire une démonstration et a réussi à démarrer une vieille scie à bois datant de Teddy Roosevelt. Done. Là, il a crié : « Miracle ! ».

 

Rose, mamie de la rue à pantoufles ours à Boulder (Colorado)

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On n’a pas réussi à en savoir beaucoup sur Rose. Cette petite mamie a bravé la pluie pour faire la manche sur le Pearl street mall de Boulder (Colorado), un endroit où les homeless et les artistes de rue font partie intégrante du paysage relativement bobo-hippie. Surmaquillée, soutien-gorge et tambour en avant, Rose a enfilé des pantoufles en ours en peluche après l’averse. On est allés à sa rencontre. Elle a failli nous embrasser en voyant le billet : « It’s very, very difficult you know » a-t-elle lâché avant de reprendre son show.

 

Judy Messoline, la femme UFO d’Hooper (Colorado)

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On a eu un peu de mal à trouver la « UFO tower » d’Hooper. Mais dès qu’on s’en est approchés, les lieux nous ont semblé familiers. Il faut dire que le coin ressemble à s’y méprendre à l’Extraterrestrial highway, proche de la zone 51, où l’on était passés en 2011 (fiche ici). Dès qu’on est entrés sur le site (planté de plein de sculptures d’aliens), on a vu arriver un pick-up derrière nous. C’était ELLE. Judy Messoline a quitté son Denver natal pour élever du bétail dans la San Luis Valley. Et puis, à force d’entendre ses voisins et les fermiers du coin multiplier les récits paranormaux, elle a décidé d’ouvrir un observatoire des ovnis. Elle a monté un dôme, une tour d’observation au-dessus et un camping. Sans trop y croire. Mais depuis 2000, le site est référencé parmi les meilleurs du monde pour l’observation des ovnis. Plusieurs milliers auraient été relevés (elle tient à jour un registre) et reconnaît avoir assisté elle-même à « 26 phénomènes. Mais je ne sais pas ce que c’est, je dis juste  »phénomènes ». A l’arrière du bâtiment, un curieux « jardin » où tous les visiteurs ont laissé un objet. « On est au croisement de deux vortex. Je dis toujours aux gens que quand ils passent dedans, ils « prennent » beaucoup alors il faut laisser quelque chose ». Un « Roadie » est resté là-bas, tandis que Judy, son chien Mac sur les talons, nous montrait fièrement un nid de hiboux protégés qui vivent juste derrière la clôture.

 

Wayne Pratt, contrôleur à bord du Durango-Silverton (Colorado)

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Dans son costume d’époque et avec un humour pince-sans-rire presque britannique, Wayne Pratt se fond parfaitement dans le décor. Il était notre contrôleur dans le train à vapeur qui nous a emmenés (aller-retour), de Durango à Silverton. Une photo ? « Bien sûr ! Je suis sûr qu’elle va être parfaite ! » riait-il en vérifiant les billets. Il a passé le voyage entre deux compartiments, avant d’aider tout le monde à descendre sous une averse diluvienne à l’arrivée, avec une présence discrète et bienveillante. Et je ne crois pas qu’il ait eu à verbaliser.

 

Sonja Ray (et Taz), manager du Ute Mountain Motel à Cortez (Colorado)

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La nuit entre Albuquerque et Mesa Verde faisait partie de celles que l’on n’avait pas réservées à l’avance. On a atterri à Cortez, ne sachant pas trop quel motel choisir. Et on arrive devant le Ute Mountain motel, assez mignonnet de l’extérieur. Ce sera lui, car il y a un comité d’accueil : un petit chihuahua nous saute littéralement dessus et réclame des papouilles. C’est Taz. On pousse la porte et on rencontre sa maîtresse, la manager, encore plus accueillante (mais elle ne nous a pas léché le visage). Sonja Ray n’a repris le motel qu’à la fin de l’année dernière, mais nous annonce des beignets de Louisiane (d’où elle est originaire), des crêpes aux fraises et des french toasts au petit-déjeuner. Un délice, qu’on a dégusté avec Taz, qui a mis un eu de temps à sortir de son lit pour nous rejoindre. Il est arrivé par hasard dans la vie de Sonja lorsqu’elle vivait au Texas, après avoir pas mal bourlingué. C’est vraisemblablement suite à un problème de voiture qu’ils ont atterri là, et ils sont restés. Le motel n’était pas exceptionnel mais l’accueil nous a vraiment fait oublier les petits défauts.

 

Carla Ward, gérante du Tinkertown museum à Sandia Park (Nouveau-Mexique) 

Carla

C’est une amie qui nous a envoyés au Tinkertown museum. On ne l’a pas regretté. A Sandia Park, ce musée-bric-à-brac fait de 51 000 bouteilles de verre et dédié (surtout) au monde du cirque, de la sculpture et des automates, est l’oeuvre de la vie de Ross Ward, décédé en 2002. Il l’avait commencé comme un simple hobby. Fidèle à son leitmotiv (« Show must go on« ), sa famille a continué à ouvrir les lieux au public et à les faire évoluer. C’est sa veuve, Carla, qui nous a accueillis et nous a fait de la monnaie : « Vous en aurez besoin !« . Evidemment, pour actionner tous ces magnifiques automates revenus d’un autre temps. Le gift-shop est lui aussi génial. On demande à Carla le « purpose » exact de l’endroit, qu’on a adoré. « Wow… that’s a good question ! » sourit-elle en sortant des photos d’elle et de son mari, lorsqu’ils faisaient le tour des fêtes foraines. Elle accueille chaque année plus de 20 000 visiteurs sur une saison qui va du printemps à l’automne et qui correspond presque jour pour jour à la présence des humming-birds qui animent les lieux et sont devenus son emblème. Elle est toute heureuse de rencontrer des blogueurs français : son musée n’est pas dans les guides « mais j’ai eu l’émission « Ech…appées belles« . Il faut qu’on s’invite sur Facebook ! « . On est restés un bon moment sous le porche à discuter en regardant le ballet des colibris.

 

Sonny Spruce, artisan au pueblo de Taos (Nouveau-Mexique)

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Le pueblo de Taos, qui a la particularité d’être encore habité par une centaine d’Indiens, est classé par l’Unesco. Ces derniers, qui ont sur place tout plein de galeries et de magasins artisanaux, appliquent des régles assez strictes : pas de photos avant d’avoir le « permis », pas à l’intérieur de l’église, pas des membres de la tribu sans autorisation… On m’a couru après parce que j’étais montée sur une échelle (désolée pour une fois y avait pas de panneau !) et on m’a fait effacer une photo des toits. Sonny Spruce, créateur (entre autres) de bijoux en Turquoise, ne rechigne pas. Au contraire. J’ai osé demander en voyant une photo de lui avec un androgyne peroxydé derrière le comptoir. C’est qui? « Je crois que c’est un acteur qui fait carrière en Asie » répond-il. Mais pour être photographié, il a insisté pour poser avec Jean-Philippe. Sonny collectionne les billets de tous les pays, qui recouvrent un mur de sa boutique. Niaisement (et cherchant si j’avais une petite coupure sur moi), je lui demande s’il connaît les euros. « Ça ?  » demande-t-il goguenard en tirant une guirlande de billets de toutes les couleurs, les 50 en bonne place. On lui a pris un collier turquoise (mais en grains de maïs). Il est sur Facebook et a sa boutique en ligne.

 

Joe, le challenger du Big Texan à Amarillo (Texas)

Joe

On a eu de la chance qu’il soit là ! Joe, un Louisianais, a tenté l’épreuve suprême au restaurant le Big Texan à Amarillo : il a accepté le défi de manger un steak de boeuf de deux kilos accompagné de ses quatre garnitures en moins d’une heure. Une personne sur dix y arriverait. Bon il a abandonné, mais au moins on a eu la chance d’en voir « un » et ça a permis à Jean-Philippe de capituler avant que le monstre à 72 dollars ne soit commandé. Il faut dire que c’est costaud, ça fait presque peur ! D’autant qu’il faut monter sur une estrade et se baffrer en public, sous les flashs des convives qui l’encourageaient avec ferveur, et face à la webcam. Joe est parti bon perdant, avec un t-shirt de consolation. Mais selon nous il n’avait pas choisi la bonne stratégie en faisant d’abord disparaître les accompagnements… On lui aurait bien parlé, mais lui aussi a « mystérieusement » disparu aussi ! On a appris en revanche que la championne en titre, Molly Schuyler, spécialiste des concours de bouffe, a réussi à en engloutir deux d’affilée en 15 minutes. Nous, on a abandonné l’idée.

 

Cécile et Cyrille, les french Austinites (Texas)

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En décidant de retourner à Austin (où on était déjà passés l’an dernier), on avait aussi envie de revoir Cécile et Cyrille, des Français expatriés avec lesquels on avait noué contact en 2013. On était heureux de les revoir comme des amis de toujours. Cette fois, les chauve-souris n’étaient pas au rendez-vous mais eux si, toujours taquets pour nous faire nous immerger dans la ville et découvrir de nouvelles choses à nos côtés. Ils nous ont d’abord emmenés sur la déjantée 6th St pour manger dans l’un de leurs endroits favoris : l’ « Alamo drafthouse », un cinéma dans lequel on peut boire et dîner (on a vu le dernier « Planète des singes »). En plus, cette année, ils nous ont trimballés dans leur voiture… On a fini la soirée sur la terrasse de notre hôtel. On aurait bien aimé les traîner avec nous sur la côte, mais ils n’ont pas pu. On s’est donc retrouvés le lendemain pour un brunch au « Blue dahlia« , une virée dans le quartier historique, aux fresques géantes en plein air et un disquaire. C’était un déchirement de se quitter. Mais eux vont rester encore quelques années, et nous on a très envie de reprendre un bol d’Austin. Ce qu’on a fait dès 2015.

 

En guest-star : Ethan Hawke, dans sa piscine à Austin (Texas)

Ethan

Il y a plein de fois où on a pesté en entendant les collègues à la rentrée, pourtant partis peu de temps aux States, annoncer : « J’ai vu Cameron Diaz on a bien parlé !« . Nous rien, alors qu’on « cherche » volontiers (cette année par exemple on a essayé de voir la maison de Tom Cruise à Telluride et le Wendy’s où Eva Longoria a travaillé à Corpus Christi – elle n’y travaille plus, hein). En 2011, on a croisé l’humoriste Mustapha El Atrassi sur un ponton de Santa Barbara puis, en 2012, on a réussi à se retrouver dans la piscine de notre hôtel à Miami avec l’animateur Cauet. Vous comprendrez qu’on ne se soit jamais vraiment épanchés sur le volet people de nos vacances. Mais là, cette fois, on a de quoi : on a vu Ethan Hawke ! Tandis que vous le regardiez peut-être au cinéma dans « Boyhood », nous on l’avait en vrai. C’était à Austin, (encore dans une piscine), à l’hôtel San Jose, sur South Congress. Un repaire de hipsters, mais pas classos.

On faisait les bagages et on devait aller se baigner mais il faisait beaucoup trop lourd. Je suis quand même allée faire le tour de l’hôtel pour faire quelques photos. J’arrive à la piscine et je vois un mec tout seul, avec deux petits filles. Il me lance un « Hiiii », sympa. Je réponds bien sûr et là je tilte : mais pu… ce mec me dit quelque chose. Du coup je paparazze discret et je vais voir Jean-Philippe qui checkait out. « Hey, hey vas voir je crois qu’y a Ethan Hawke dans la piscine !« . Il y va, sans grande conviction (il faut dire que dès le lendemain j’étais sûre qu’un pêcheur était Tony Parker) et revient : « C’est ça, c’est lui !« . Originaire d’Austin, l’acteur du « Cercle des poètes disparus » ou de « Bienvenue à Gattaca » (entre dizaines d’autres) était là tranquillou avec ses plus jeunes filles, qu’il a eues avec la nounou pour laquelle il a quitté Uma Thurman. On aurait certainement pu être voisins de chambre si on était restés une nuit de plus, puisqu’on a vu plein de bagages arriver. Bref, Ethan, si tu nous lis, t’as raté une Shiner Bock bien fraîche…

 

 

Pour aller plus loin

Notre trip 2014 : le bilan et le « jour après jour »

 

 

13 responses à “Les gens d’Amérique #2014

  1. Big up pour Cécile et Cyril ! La planète Terre est toute petite ; on les connait aussi ! Super intéressant de faire découvrir ces visages de l’Amérique en tout cas… c’est aussi ça qui imprime des souvenirs forts en voyage…

  2. Super cette chronique ! On a toujours envie de montrer de beaux paysages isolés, mais on oublie les personnes vivant dans le pays et qu’on croise le long des routes. C’est vrai que les américains sont sympas et engage facilement la discussion. C’est agréable ! Le problème avec la différence culturelle, c’est que t’as l’impression d’être ami parce que t’as partagé des histoires perso, mais d’après notre expérience, il vaut mieux revoir ses attentes à la baisse pour pas être déçu.

    1. Bien vu Manu. On voulait en parler mais on a zappé. Ce premier contact facile, mais qui ne mène souvent à rien… Les Américains adorent le petit talk, mais ne cherche pas forcément une amitié. Ce qu’un européen pourrait ressentir.
      Vous qui êtes la bas à l’année devez bien le sentir. Beaucoup d’expats nous ont dit avoir très peu d’amis américains. Les amis, ce sont plus souvent d’autres expats… Vous aussi ?

      1. Au final on a réussi à avoir des amis américains, mais c’est un processus long (plusieurs mois je dirais) ! Et encore, la je parle plus pour moi, je sais pas si je peux compter une de ces personnes comme mon besty sur qui je peux vraiment compter… D’un autre côté, déménager au sein de la France vers un endroit différent où l’on connait personne engendre peut-être une situation similaire. Tu as personne pour t’introduire à un nouveau cercle avec une sorte d’assurance « ce gars est un type bien ». C’est dur de vraiment bien voir quels sont les facteurs en jeu…

      2. C’est la premiere fois que je laisse un message ici, mais j’apprecie beaucoup ce blog!
        Je ne pouvais pas m’empecher de repondre a cette question, bien qu’elle ne m’etait pas posee! Ooops… ;)Je suis expatriee aux Etats-Unis depuis plus de cinq ans et me suis toujours fait uniquement des amis Americains. Alors c’est vrai que quand je suis arrivee la premiere fois en Californie le contact s’est fait par l’intermediaire des amis de mon copain (americain), ca aide. Mais quand j’ai demenage, seule, en Louisiane, j’ai tout fait toute seule, et me suis facilement fait un tres bon groupe d’amis, tous americains, qui sont toujours les memes depuis maintenant deux ans et demi. Bref, il fallait que je leur rende justice! Et puis se faire des vrais amis en France, ca prend aussi plusieurs mois apres tout.

        1. Bienvenue ici ! Un autre point de vue sur l’amitié. Très Intéressant. Ces amis us, tu les as connus dans quelle sphère ? Boulot, asso, sport ?

          1. Je reviens par ici par hasard et tombe sur mon propre commentaire vieux de deux ans… lol Il est jamais trop tard pour repondre, non?!

            Je me suis fait mes premiers contacts en me pointant a un rendez-vous d’hotes de « Couchsurfing » dans un bar de la ville de Baton Rouge, ou j’habitais. Tous ne sont pas restes amis proches, mais a partir de certains le cercle s’est agrandi, et encore agrandi au fur et a mesure, de gens qui n’avaient rien a voir avec le groupe original de couchsurfers. A defaut d’etre une grande sportive, on va chercher des amis ou on peut…! ;)
            En tous cas j’ai trouve les gens ici en Louisiane plus facile d’acces qu’en Californie, ou j’avais vecu un peu aussi avant. L’hospitalite du sud j’imagine, ou bien juste un gros coup de chance.

          2. Il est jamais trop tard lol. Merci pour l’explication. Pour la Louisiane, on sent la différence déjà en tant que simple touriste. ;-)

  3. Décidément, aux states, tu peux faire d’un truc anodin une mode de vie! « Free hugs », le bobo-hippie-isme et la dernière en date le ice bucket challenge! J’adore leur manière de vivre sans chichi, on fait ce qui nous plait et on vit la vie au jour le jour !

  4. Je ne savais pas que Jean-Pierre Foucault habitait aux States ;D
    Bon ok je sors… C’est vrai que les ricains sont des gens plutôt cool et ouverts à la discussion, pas comme nous français qui fuyons dès qu’une personne s’approche d’un peu trop près, on devrait en prendre de la graine ;)
    Bon vendredi !

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